On l'aura compris, j'ai beaucoup de défauts, mais je ne suis pas têtue. Lorsque je suis certaine d'avoir, à l'arrivée, exactement ce que je voulais, je suis même capable de consentir d'étonnantes concessions... Aussi, lorsque j'ai découvert que le défi 13 d'avril (ne te découvre pas d'un fil !!! ouf ouf ouf !!!) exigeait du corail, ai-je commencé par ronchonner, par prendre mon air dégoûtté, avant de sauter de joie devant l'idée !

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Il était exclu de plier devant le diktat de la mode... J'avais bien remarqué, en fréquentant les blogs sur lesquels il faut aller, que le corail était incontournable. Certaines semblaient même avoir ratissé tous les récifs de Méditerranée à la recherche des dernières branches rouges.

Moi pas. Gagnée récemment à la cause écologiste et pratiquant avec ferveur la religion des granules qui soignent, j'ai décidé que le corail serait homéopathique ou ne serait pas ! Du coup, le voilà en mélange avec plein d'autres rayures (du bleu, du vert, du pur, du mélangé à du blanc par la magie du tissage...). Comme ça, au moins, si je me fais lourder de la mosaïque du défi 13, je saurai pourquoi.

Pour la forme, rien d'original. Célébrant aussi le culte de la Poule (Louée soit-elle et bénie à jamais. Ave!), je suis entrée en religion, il y a plusieurs mois, et j'ai fait voeu, non pas de silence (faut pas déconner, non plus !!!), mais de chemiserie. Je ne vous donne pas le lien vers les pages du blog gallinacesque, tout le monde les trouvera sans moi, mais j'ai été inspirée par ses créas. Aussi suis-je partie du même modèle qu'elle : la S du Stylish Dress Book 3, mais en ne tenant aucun compte des indications qu'elle donne, ni des photos qu'elle propose... Ne souhaitant pas faire rimer couture et plagiat et incapable de suivre mon modèle beaucoup beaucoup trop douée pour mes maigres compétences j'ai bidouillé mon truc.

Dans l'ordre, les modifs :

- j'ai rallongé la bête de 10 centimètres

- j'ai opté pour des manches longues, prises -au plus simple- sur la planche de patron du Stylish Dress Book... En gros, j'ai opté pour un modèle qui s'adaptait à l'emmanchure de la S et semblait plus long, et j'ai rajouté des centimètres, au juger...

- J'ai froncé le devant, sous l'empiècement des épaules. Ici, j'ai un regret : j'ai froncé au milieu, et je trouve le résultat moyen. La prochaine fois, je répartirai les fronces sur toute la largeur.

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- j'ai viré le col et gardé le pied de col, élargi pour l'occasion (un peu trop...)

- j'ai retaillé l'empiècement des épaules de manière à ce qu'il descende sur le devant.

- j'ai fait le devant tout d'une pièce pour avoir une chemisette polo.

Au final, je suis contente d'avoir bouclé ! Mais j'ai des regrets :

- à trop me répéter que les modèles japonais sont étroits du haut, j'en oublie leur propension naturelle à l'effet parachute en bas... Ce sera à revoir en rectifiant les coutures latérales qui gagneront à être droites et pas en trapèze

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Pourquoi je ne corrige pas ce défaut tout de suite avec deux coups de sujeteuse ? Eh bien parce que j'ai sué sang et eau sur le fond arrondi, façon vraie chemise, et que rectifier la largeur ferait disparaitre l'effet arrondi pour la réussite duquel j'ai épuisé mon stock de gros mots avant d'envisager très sérieusement de vendre au diable ma mère, mon père, mes fils (qui ont un peu tendance, en ce moment, à avoir un avis sur tout, et surtout, à avoir un avis...), mes cheveux, mes dents, mon oeil droit (le gauche n'y voit rien) mon Canon en panne... Bref, même pas en rêve, je coupe.

- je remonterai le col (dès vendredi ! si si) que j'ai posé comme une brutasse, à 22 h. 15, hier soir, et qui est une horreur. Non, pas de photos de près, sur ce coup là ! Vendredi, peut-être !

- je coudrai les deux boutons qui manquent !

Non, parce que, on a beau être le 13, je n'en ai pas moins du travail. Du vrai. Et comme je vais devoir passer une écrasante partie de ma journée avec Valmont (oui, celui des Liaisons... un libertin... je suis sûre que je vais apprendre des trucs !), et comme je déteste coudre les boutons, je n'ai pas fini de les poser ! Mais ce sera fait vendredi. Oui, ça aussi !

Du coup, je ne vais pas porter ma chemise d'ici là... et m'en tenir à des essayages critiques :

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Au fait, je dois vous avouer un truc... cette chemise aurait dû être une robe... Au départ, j'étais restée perplexe devant le tissu, acheté chez Toto au prix de 12 € pour trois mètres. Ce compromis entre un tissu de chemise, un madras, un truc qui fait mal aux yeux, me titillait et me posait problème... Bref, c'est lorsque je l'ai imaginé en robe que ça s'est éclairé : une robe d'été, à col polo, un peu trapèze. Une robe de copine de surfer... J'ai toujours rêvé d'être une meuf à surfer, une de ces filles aux cheveux châtains impeccablement lisses qui portent sur un bronzage permanent des maillots triangles fluos et des fringues sportswear girly, ces filles musclées qui rangent des planches de surf dans des combi volkswagen et ont un  air naturel et renfrogné qui est l'air de la vie, quand on est une sportive d'éternel été... Le tout sur fond de ciel bleu et de mer basque déchaînée... Ahhhh...

Il y aura donc une suite à ce message, une réapparition de ce madras surfer très bientôt. Suivez le monstre du lock Ness... il va forcément ressortir.

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 (Ajout tardif - c'te honte !!! - dans la liste des trucs à modifier, la prochaine fois, ajouter au crayon sur l'écran de l'ordi : Penser à couper droit le tissu, surtout s'il est à carreaux ou à rayures !!!)