HEEEEEEEEEELLLLLP !!!
C'est bon, tout le monde a encore l'usage de ses oreilles ?
Qu'on se rassure, je ne hurle pas depuis le fond d'une cave humide où on m'aurait enfermée depuis début août... Je n'ai plus l'âge d'être séquestrée par un maniaque... Autant s'en réjouir. Non, je reviens aux affaires avec un vrai problème.
Cet été, j'ai passé beaucoup de temps à :
- me faire des noeuds aux neurones à force de déterrer des morts qui m'empêchent de vivre (occupation que j'avais cru laisser derrière moi et qui est - pour mon malheur - redevenue un passe-temps). Rideau
- regarder pousser mes tomates
et y lire des messages codés (cf. la rubrique précédente...)
(elle milite bien en faveur de l'indépendance de l'occitanie, non ?!)
-chercher mon chat. Forcément, pas de photo : il a fugué (une fois de plus) il y a quatre jours...
- ranger mon bureau
- crocheter ceci :
Et c'est bien là qu'est le problème : ce charmant petit chèche, que j'ai pas trop mal réussi pour quelqu'un qui n'avait pas touché un crochet depuis 10 ans, est presque fini. Presque.
En fait, c'est un modèle Phildar proposé dans le catalogue 007 (ça s'invente pas...), et fini comme ceci, avec une débauche de tressouzes, perlouzes et frangeouilles...
Je n'ai rien contre un peu de "roots" de temps en temps, mais là, franchement, je ne le sens pas... D'autant que j'ai opté, en lieu et place de la laine Super Baby conseillée, pour un coton Phil Coton 3, à l'aloé vera qu'ils disent... En fait, l'idée était de finir ce truc pour le porter cet été, en fin de soirée... On saisira le concept, et sa nullité en regard de la lenteur avec laquelle j'usine. Et puis franchement, pour passer l'été à se prendre la tête avec des vieilles histoires déprimantes et dégradantes, a-t-on besoin d'un chèche ?! Bref.
Je ne sais pas comment finir ce truc : un picot tout autour ? Lequel ? Mystère.
So, I Want You, comme disait l'affiche !
Ne laissez pas ce malheureux chèche finir sa route au fond d'un plaquard, pas même passé à l'eau et au fer ! Il me faut des idées...
Soyez cool, les filles ! Je vous ferai peut-être une surprise... Allez...
Avant-Après
Lorsque j'étais gamine, il y avais pas mal de pubs gentiment comparatives. On vous montrait un plat à gratin coupé en deux, un côté lavé par Paic Citron, l'autre par un produit tellement minable que le plat ressemblait littéralement à une maladie de la peau. Il y avait les cheveux partagés par la raie entre côté enneigé et versant miroitant de netteté... Autant dire que ça m'a marquée. Du coup, j'ai voulu jouer aussi.
Alors au risque de passer pour la souillon de service, je vous montre l'état dans lequel se trouvait mon salon il y a trois jours :
Pas brillant, hein ? Comment on peut en arriver là ? Par amour pour les romans de Zola ? Non... Prenez un sublime tissu Bouchara des années 80, rêvez-en avant même d'avoir rencontré le prince charmant... Sautez dessus dès que l'occasion se présente pour en faire LE tissu qui va recouvrir les lits en fer forgé servant de canapés. Puis faites des enfants qui sautent dessus, mangent, dessinent au feutre... Vautrez-vous aussi dessus, à l'occasion, défoncez le matelas, changez-le pour un plus épais... Lavez mille fois les housses en oubliant de régler la température. (Amour, Amour, quand tu nous tiens !!!) Adoptez aussi un chat qui, comme chacun sait, a besoin de faire ses griffes... Saupoudrez d'un rien de fatalisme, d'accoutumance et de pas-le-temps, et vous avez le résultat !
Il fallait réagir. Ma mère me l'avait bien dit. D'ailleurs, dès Toussaint, elle m'avait contrainte aidée à choisir un nouveau tissu. Qui était resté bien sagement dans son sac ! Mais qui dit vacances dit réalisation-des-corvées-qui-attendent, et il faut bien avouer que je n'avais plus beaucoup d'arguments à présenter pour justifier les délais que je m'étais impartis... J'ai donc pris mon courage à deux mains et fait ça, avec le tissu rayé choisi sans conviction à l'automne, et un morceau de lin brut acheté je ne sais plus quand je ne sais plus où :
Bon, rien d'artistique là dedans ! On est loin des coussins merveilleux de Gipsonphile ou des adorables créas de Caro. Ici, c'est du brut de brut, du vite fait, du fonctionnel, histoire qu'on ne me retire pas les enfants !!! D'ailleurs, je pense avoir réussi à photographier des plans larges sur lesquels on voit pas de bouteilles de vin, ni de gros moutons de poussière...
En revanche, faut avouer, les couleurs des rayures mi-matelas mi-bayadère sont apaisantes et l'ensemble appelle à la méditation. Non ?
Me sens une furieuse envie de méditer, moi... Oui, je vous entends d'ici me dire doucement que maintenant, il faudrait repeindre les deux lits, que ce blanc laqué, c'est terrifiant, et qu'il part en sucette, mais je sens venir d'ici le chantier à priori rapide et susceptible de durer des semaines (décaper des dizaines d'années de peintures -peut-être au plomb- superposées est un calvaire si on veut bien le faire). Alors je crois que les choses vont rester en l'état.
C'est vrai quoi... trop d'efforts tuent l'effort.
Oh ben non, quand même...pas sur la table !!!
Ce serait dommage d'utiliser une si gentille toile cirée -pardon - enduite, pour bêtement manger dessus !!!
En plus, nous sommes punis : nous n'irons pas en Bretagne, cette année... Hasta la vista Kouign Amann, far aux pruneaux, balades dans la vasière, crabes ébouillantés vivants, embruns, plage, binious et bigoudaines... Ahhhh, c'est bien triste... Mais le pire était que je risquais d'être privée de rayures (j'avais pris ma dose, l'an passé, et la désintox est toujours une épreuve)...
J'ai donc pris le bulot par les cornes et taillé un sac dans ce gentil morceau de toile cirée, histoire d'aller faire un marché rayé, donc breton, à Auch et ailleurs si affinités.
Bon, je vous donnerais bien la référence du patron du truc si ledit truc n'avait pas été inventé au fur et à mesure...
Mais grosso modo, on prend quatre rectangles de toile cirée (de 40 sur 50... à la louche), on les assemble deux par deux pour obtenir deux sacs, on recoupe les angles (façon Lalimaya) pour avoir un fond, on trousse deux anses avec des chutes prises dans la longueur, on les pique dans l'un des deux sacs (celui qui sera dedans). Enfin, on enfile un sac dans l'autre -en laissant dépasser les anses (riez pas, un malheur est vite arrivé...) - et on assemble le tout en faisant un petit repli vers l'intérieur que l'on pique bien au bord.
Et ça donne ça :
Bon, en fait, ce sac est mon autre work in progress (il y a la chemise, aussi...) : je cherche la forme et le TRUC absolu pour obtenir un sac à en toile cirée joli, facile à réaliser et SOLIDE !!! Le style de sac dans lequel on peu mettre du poids... ce qui n'est pas superflu pour un sac supposé servir à faire des courses ! Ici les coutures des anses sont assez conséquentes et cachées à l'intérieur. Toute la difficulté consiste à fixer sans imposer à la Mac des épaisseurs qui la feront hurler puis fumer...
Et l'enjeu est de taille puisque je réfléchis au sac idéal que je veux faire pour une collègue qui m'a ramené une petite merveille de Londres, au printemps... Oui, inutile de me faire remarquer que je suis très très à la bourre pour la remercier, je sais !!! Du coup, le sac aura intérêt à être juste parfait. D'où des plans que je n'ose même pas vous livrer parce que les plans de montage des circuits électriques d'un A380, à côté, c'est du flan...
Ah, et sinon, je fais de l'art, aussi... enfin des trucs supposés artistiques, avec ma boite à savons qui prend des photos.
Alors, Elz... il est comment, le miroir, là ???






























