18 septembre 2011

PRNI 2, le retour

Elle en a eu envie.

Elle a essayé.

Elle s'est vautrée.

Elle s'est relevée.

Elle revient. Et elle est très en colère.

(Bon, il faut imaginer l'intro avec la voix mâle et d'outre-tombe qui se charge du Off dans les BO de films d'action testostéronés d'outre-atlantique... Tout le monde avait compris ?)

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(Attention, pause naturelle de rock Star des bacs à sable...même pas honte. Et zéro retouches, hein Mithe !)

J'ai donc récidivé après ma première tentative de P(etite) R(obe) N(oire) I(ndispensable), un fiasco comme se le rappellent peut-être les habitués de la maison (même si après les apéros de l'été, la mémoire flanche un peu... pas de panique, tout est normal !!!). Mais cette fois, j'ai abandonné Burda. Oh, j'y reviendrai, je ne me fais pas d'illusions, dès un j'aurai un peu oublié l'humiliation de la dernière fois... je reviendrai, pleine d'illusions, un bouquet de fleurs dans les mains, promettant de bien suivre les consignes, de ne plus faire n'importe-quoi... Comme d'hab'... Promesse d'ivrogne, tiens !

En attendant, je suis revenue au japonais -mon premier amour, mon socle, ma paire de chaussons- qui ne me fait jamais la tronche si je l'abandonne, ne me pose aucune question désagréable (ou me les pose dans une langue que je ne parle pas, ce qui revient au même !!!) et me parle par petits dessins. J'ai opté, bons souvenirs obligent, pour la 14 du livre 5 des JCA que j'avais adaptée en tunique ici et , et dont j'avais été contente. Le col, un peu danseuse, est joli, j'avais d'ailleurs, je trouve, plutôt bien négocié sa couture dans la version rayée que je porte souvent, et avec un vrai plaisir...

Mais hier, j'ai voulu me tenter le modèle entier (de la robe, sans la sous-robe), long, quoi ! Et ça donne ça :

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Comme on le constate, j'ai renoncé, une fois de plus, à suivre la photo du livre qui suggère de tailler dans de la dentelle noire (AAAAARRRRGGGHHHHHHH... ) et impose donc de superposer la robe à une combinaison ton sur ton (on peut aussi essayer le rouge ou le léopard, à  y être...). J'ai opté pour un jersey de coton noir acheté une misère sur ebay (je rajoute le lien sous peu si je retrouve la page du vendeur mais c'est pas gagné...). Pour le reste, la chose est taillée en 7 avec les marges de couture aléatoires que je pratique dans ma semi-ébriété permanente. (Petite mise au point fondamentale : je suis naturellement ivre, Natural Born Bourrée pourrait-on dire... Je ne suçotte pas continuellement du goulot. Pas besoin. Compris ? Bon, ça, c'est fait.)

Le modèle peut se porter avec ceinture, ou sans, si l'on veut se mettre à la burqa (remarque de mon fils ainé, qui commence à l'ouvrir beaucoup, je trouve...)

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Et au final ? Je ne suis pas totalement conquise, mais c'est ma faute : mon retour à la couture, après une pause un peu forcée et la crise de doute qui s'en suit, est laborieux et trop expéditif pour pouvoir donner des résultats. J'ai voulu coudre la finition du col avec le point élastique de ma MAC, or, le tissu, plus souple que je ne le pensais, a mal réagi - un comble !- Le point est irrégulier et fait un petit zigzag pas net, alors qu'il m'avait semblé susceptible de donner des finitions correctes par le passé. Il a même fallu que je refasse le milieu du devant (oui, parce que quand je plante, c'est rarement sous un bras...) franchement tordu.

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Oui, je sais, on ne voit pas grand-chose, et c'est tant mieux. Merci le mauvais temps !

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Sinon, pour les pinces poitrine, de deux choses l'une : ou elles sont placées trop haut, ou mes nibards ont dégringolé plus bas que ce que je pensais encore hier soir... Or, vus les souvenirs qui surnagent de mes cours de géo relatifs aux ravages de l'érosion sur les vieux massifs montagneux, je crains que ce ne soit la deuxième hypothèse la plus plausible. Crotte. Prise de conscience.

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Cela dit... si on envisage de la chirurgie, ou un wonderchose... ou de marcher sur les mains, ça peut le faire.

Dernier point, la couture latérale me joue le mauvais tour de "rebiquer" vers l'extérieur, en bas de la robe, et de lui donner un petit côté trompette du plus vilain effet... (même mon mari l'a remarqué... autant dire que c'est la loose totale) Les vraies couturières (elles se reconnaitront) ont-elles une explication et une solution ? Je suis preneuse des deux à condition qu'on ne m'engueule pas ! Merci !

Posté par Laudette à 04:22 - - Commentaires [22] - Rétroliens [0]
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17 septembre 2011

La pelicula que habito

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu de film de Pedro Almodovar. Pedro, je l'avais découvert en amuseur emblématique de la movida, dans les années 80-90, avec des films dont le principal mérite était de faire bouger les mentalités... enfin, d'essayer.

Puis le bonhomme a changé, soigné son style pour nous habituer à ses à-plats de couleurs, en très gros plan, à ses décors soignés, à ses actrices aux grands yeux... Et je suis entrée avec délectation dans son univers de travestis malgré eux, d'individus en recherche d'identité, d'intrigues cousues et limpides à la fois. J'ai fredonné les BO élégantes. Puis j'ai laché... les transexuels, les religieuses enceintes, la psychologie envahissant tout l'espace m'avaient lassée. Il n'y a rien de pire que les enfants surdoués qui montent en graine et se prennent au jeu de leur propre génie, bref, qui se prennent au sérieux. Catégorique et expéditive, c'est ainsi que je jugeais le cinéaste, et je m'en tenais là, jusqu'à La Piel que habito (foutu clavier qui m'interdit les accents espagnols...), que je suis allée voir bien tard, au risque de le louper alors que le film avait été annoncé, célébré par la critique...

Je serais bien en peine de dire ce que c'est qui m'a tentée...

(Capture d'écran fenetressurcour.blogspot.com)

quel résumé (forcément impuissant à rendre le contenu du film) a pu retenir mon attention... Mais j'y suis allée. Et je n'en suis pas revenue.

Pour synthétiser (déformation professionnelle oblige) Pedro Almodovar a franchi un cap, il a comme qui dirait basculé de la psychologie, directement dans la mythologie.

Certes, on reste en terrain connu : la question de l'identité, de l'identité sexuelle entre autres reste centrale, le motif de la séquestration, de la possession de l'autre, structure les espaces. Le lien des mères à leurs fils est toujours aussi problématique, mais le film ne se contente pas de raconter une histoire, de nouer une intrigue habile. On pense aussi, thème de la séquestration et présence d'Antonio Banderas obligent, à Ata me, mais c'est pour mesurer le chemin parcouru depuis ce gentil divertissement...

Almodovar a puisé (volontairement ?) dans le fond universel de la tragédie. C'est la malédiction de Phèdre qui frappe les femmes, Gal et sa fille, à partir de la transgression, le choix de suivre le monstre. Pas un minotaure, cette fois, mais un fauve grotesque qui grogne, se frotte, lèche l'image de ce qu'il désire... Et toute la question du choix de la nature, aléatoire, trompeuse, décevante, est posée, comme se trouve mise en question la tentation de la remplacer par l'artifice, parfait, réfléchi, fiable dans son imperfection même. Ce choix, c'est celui opéré par le chirurgien dont la maison, toute minérale, ne tolère de nature que deux bonsaïs que leur propriétaire cercle de métal pour contraindre leur forme.

On a parlé, au sujet du film, de Frankenstein, d'un personnage mythique cherchant à recréer la femme aimée disparue... Le film est bien au delà... D'abord parce que le docteur, joué par Antonio Banderas -parfait-, ne refabrique pas cette épouse décevante et punie qu'il retaillera comme il aurait fallu qu'elle soit : immortelle, certes mais aussi toute à lui et impénétrable. Il se venge. De quelqu'un d'autre... mais il dérape, et le souvenir de l'épouse perdue, fautive et imparfaite rejoint l'autre, en une improbable combinaison qui défie l'entendement.

Oui, il est question de chirurgie (oui, on voit un peu de sang... pas de quoi fouetter un chat, cela dit !), de refabriquer un être, mais l'abîme du film n'est pas là : nous sommes accoutumés depuis des lustres, dans le cinéma et la littérature, à accepter l'idée de la prouesse scientifique. La convention littéraire ou cinématographique nous amène à admettre que l'on peut fabriquer un individu, lui donner telle ou telle forme, le ressusciter, même. Puisqu'on nous le raconte. Dans La Piel, l'enjeu est ailleurs, dissimulé dans ce "point aveugle" du film qui nous dérobe l'essentiel grace au double flash-back qui structure le récit (et rend le résumé impossible !!!) : comment Véra peut-elle être devenue cette femme qui désire son pygmalion, comment  ce désir physique est-il possible ? A quel moment de la transformation du personnage, cette mutation là, qui engage l'intériorité, l'identité profonde, s'est-elle produite ? C'est cette question là qui fait vibrer et miroiter le film, qui en est le mystère et nous y aspire irrésistiblement, comme nous capte l'oeil rond, terrifié et sans fond d'Elena Anaya.

Pourquoi voir le film ?

Et il y a des réponses, esquissés auparavant... Le personnage qu'était Véra, avant d'être Véra, évoluait déjà dans un univers de robes fleuries, d'artifice... univers dans lequel cette personne semblait ne pas bien se connaître, dans lequel elle se cherchait, de prise de drogue en échec amoureux... Déjà, on la voyait coudre un buste décoratif, sans arriver à le finir, revêtir un mannequin d'un robe. Et si l'enlèvement, l'opération comprise comme une punition, étaient une révélation, une naissance terrible, au terme de cette gestation merveilleusement esthétisée qu'est la représentation de la séquestration dans la cave ?

C'est toute la question de notre identité qui est posée, et de notre rapport à l'autre et à son impossible possession... Autant dire qu'on ne va pas voir La Piel que Habito pour se détendre, se changer les idées ou pour passer un bon moment (que l'on passe quand même, d'ailleurs !!!). On doit y aller en se préparant à un choc intérieur, dont la vibration, la résonnace, va perdurer, nous habiter durablement, et pour le meilleur. Cela dit, n'est-ce pas ce que l'on attend de l'art ?

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05 septembre 2011

Décidément pas de la couture...

Well well... la reprise, celle des enfants, et le doute... je ne sais pas si je vais oser coudre avant un moment... Tout me semble difficile, long...

Alors en attendant, voilà  la suite de mes aventures bijouteuses !

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Un empilage kaki, ce coup-ci, mais un peu moins pathologique que le précédent : juste trois pièces !

Et puis pour changer un peu, presque le même. En bleu.

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Cette fois, néanmoins, les sequins sont montés sur des anneaux séparés. Mais j'en ai remis des tonnes !

Cela dit, j'ai eu peur de manquer de bleu. Sait-on jamais... Alors voilà la suite :

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Et vous savez quoi ? Je les adore !!! Si j'avais réussi à prendre une photo portée digne de ce nom, je vous aurais montré la chose : elles vont super bien ! Comme quoi, inutile de se mettre le foi au court bouillon : il suffit de prendre la monture (achetée à la Droguerie) et d'enfiler un sequin et une pastille !

C'est simple, même mon fils y arrive...

Et sinon ? Quand j'arrête mes enfantillages pour me remettre à coudre ? Pfffffff... sais pas...

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03 septembre 2011

Petite maroquinerie. Rien que ça !

Du plus loin que je me souvienne, mon Bien Aimé a toujours eu un problème avec la petite monnaie, les papiers...

mon Bien Aimé aux prises avec sa grand-mère, dont la machine à laver se bloquait fréquemment parce qu'une pièce de monnaie fugueuse était venue se plaquer contre le trou d'évacuation de l'eau...

mon Bien Aimé, le soir, jetant posant son pantalon sur une chaise dans un grand fracas de pièces déversées sur le parquet, échappées de l'une de ses poches...

mon Bien Aimé bourrant un portefeuille agonisant de billets froissés, de facturettes qui débordent...

mon Bien Aimé et ce geste rituel, dans la voiture, au moment de démarrer après des courses, ce tapotement subit et angoissé de toutes ses poches, à la recherche de la carte bleue, du ticket, du billet,...

mon Bien Aimé et tous ces gestes, ces manies, ce cliquetis de pièces au fond des poches, qui sont lui autant que son visage et ses mains... aimés, chéris...

... jusqu'au jour où y en a juste marre.

Enfin, soyons honnête, où IL en a eu juste marre ! Et ce jour est arrivé. Topo rapide : voilà ce qui servait de portefeuille à mon mari depuis plusieurs années. Mais non... je ne critique pas ; j'explique.

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Aucun commentaire, SVP. Merci.

Cet été, pourtant, c'est mon Bien Aimé lui-même qui a semblé prendre conscience de la nécessité d'investir dans un portefeuille. Or, ne me demandez pas pourquoi, mais cette perspective a annihilé en moi toute forme d'intelligence, de lucidité et de capacité d'anticipation. Emue, juste émue (on va le voir comme ça, si vous le voulez bien), j'ai immédiatement proposé de lui en concevoir un de mes blanches mains. Sur mesure. En cuir.

Rassurez-moi, vous aussi, cela vous est arrivé de faire ces sortes de déclarations hors de propos, mais qui vous engagent, parce que l'autre, en face, qui vous entend, n'a aucune (mais alors aucune !!!) raison de penser que c'est une énormité, une bouffée délirante qu'il conviendrait d'oublier ?! Hein ? Rassurez-moi...

Bref, une fois revenue à la maison, il y a huit jours, je n'ai plus eu aucun motif pour reculer. Et puis bon... Essayez de comprendre, vous... J'avais envie de le lui coudre, ce truc, et pas que pour essayer un truc nouveau, juste pour le lui donner, pour me dire qu'il l'aurait partout avec lui, pour lui faire plaisir, même, éventuellement... Attention, les filles, nous voilà en plein dégoulinage sentimental !!! J'assume.

J'ai donc mesuré l'ancien portefeuille (puisque mon mari voulait que le nouveau soit aussi facile à caser dans la poche. Ben oui, j'avais dit "sur mesure"...), réalisé un patron, si l'on peut  dire...

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Toujours sans modèle et en inventant au fur et à mesure, j'ai décidé de placer d'un côté un porte cartes, au milieu une large poche pour les papiers d'identité et la carte grise (et tous les machins parasites qui vont forcément s'y ajouter !), une autre, du même style, pour la monnaie... fermant avec un velcro (orthographe plus qu'approximative) pour qu'elle soit fermée sans effort, et à tous les coups !

Pour les matériaux, j'ai opté pour un morceau de cuir d'agneau acheté place du Capitole, à Toulouse, il y a des mois (en prévision !), au marché du mercredi matin, des chutes du tissu dans lequel j'avais taillé ma ceinture Obi, un peu de coton beige acheté chez Eurodif en octobre dernier (au cas où...). J'ai ajouté, au pied levé, des morceaux de plastique fin obtenu en découpant un classeur souple déjà HS, glissés à l'intérieur des trois panneaux qui composent le portefeuille afin de rigidifier l'ensemble (J'avais pensé à du carton, au départ, mais il faut avouer que son comportement sur le long terme et, en particulier, au contact de l'humidité, l'a éliminé du casting).

Et au final ? Eh ben ça donne ça :

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Rempli, il a déjà l'air un peu "de traviolle", mais il est à peu près comme je le voyais. Un regret néanmoins, et de taille, parce que ça jure vraiment, la couture du velcro sur la poche beige, à gauche... Je n'avais pas de fil beige (j'ai oublié d'en acheter...) et le fil noir fait très très moche. Je vais devoir trouver une application à poser pour cacher tout ça, même si le légitime propriétaire de l'objet ne voit pas où est le problème. Cela dit, je me connais, je risque fort de ne pas avoir le temps de rectifier, et cultiver l'art de ne plus y penser me ressemblerait assez.

 Mettons que ce truc serait un prototype... Hein ?!

Posté par Laudette à 17:11 - - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
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02 septembre 2011

Ultimate tuerie

Amie de la finesse et de la subtilité, toi qui cherches du raffinement et de la délicatesse,

passe ton chemin.

(Déjà, quelle idée de chercher de la finesse ICI !!!)

Aujourd'hui, c'était la pré-rentrée. Prise de conscience.

Bientôt, il fera froid. Un jour, mes fils partiront, couverts de barbe, et je serai vieille. Bref, la vie est moche. Alors j'ai eu comme un besoin de douceur, et je l'ai voulue sans concessions. Or, dans mes références, en matière de douceur A-BSO-LUE, il y a la confiture de lait. Je résume : du lait, du sucre, un chaudron, et quatre heures de cuisson, ce qui n'est pas du tout "dévelopement-durable" (ce qui est surtout très chiant, si vous voulez mon avis !).

Sauf, si vous avez trouvé le TRUC, la parade, la martingale... Parées pour la recette de la mort qui tue ? Allez, en voiture Simone.

Prenez :

- une boite de lait concentré sucré

IMG_0100 ce style... mais il y a d'autres marques !

- une cocotte minute

- de l'eau.

Ouvez la cocotte minute. Posez à l'intérieur le pot FERMé de lait concentré

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, c'est à dire tel quel, tout juste sorti de son rayon, quoi. Versez de l'eau autour du pot, jusqu'à mi-hauteur à peu près. Fermez la cocotte avec la soupape et tout et tout, et faites chauffer. Comptez 30 minutes à partir de la mise en rotation de la soupape puis chassez la vapeur. C'est TOUT !!!

Dans le pot (que vous ouvrirez après refroidissement, sans quoi vous risquez fort de crépir le plafond de la cuisine), vous découvrirez un extraordinaire caramel à la consistance rappelant, à chaud, un peu celle d'un flan, puis, une fois refroidie, celle soyeuse et lisse d'un caramel mou à l'état liquide...

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(à chaud, donc...)

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(un rien refroidi)

Et à partir de là, attention, restez dignes : non, vous n'êtes pas une mère irresponsable et régressive qui nourrit ses enfants de sucreries grossières ! Que nenni ! Vous êtes une ménagère économe et astucieuse qui a trouvé l'astuce imparable pour assurer à ses enfants des os solides sans chimie ni disputes. Oui, parce qu'il faut voir comme les mioches se battent pour se soigner... Ah ils en veulent du calcium, c'est moi qui vous le dis...

Et si vous vous faites prendre, en short sur la terrasse, au soleil, trempant l'index direct dans le pot, montez dans les tours illico : non, vous ne vous amusez pas - c'est bien mal vous connaître - consciente des modifications de votre métabolisme à l'approche de la ******taine, vous synthétisez votre vitamine D (d'où, le soleil) afin de fixer du calcium sur vos os et d'éviter l'osthéoporose qui coute si cher à la sécu. Et franchement, est-il nécessaire pour y parvenir, d'imiter les cruches des pubs télé et de manger à plusieurs, sur l'improbable terrasse d'un refuge de haute montagne, des yaourts au nom ridicule en se faisant croire que l'on va entreprendre l'ascention du Mont  Blanc ? Et pourquoi pas le Nanga Parbat, tant qu'on y est ? Non... une bonne petite confiture de lait concentré maison fera l'affaire ! De la dignité, on vous dit ! Que diable !

Bon, ici, je me rends bien compte que je devrais vous conseiller d'utiliser le dit caramel à doses homéopathiques, pour accompagner une boule de glace à la vanille allégée, une compotée de pommes bio, sans sucre, une meringue en ouate de cellulose... et autres trésors diététiques et raffinés. Très honnêtement, tout ceci n'est pas interdit. Il n'est pas exclu que ce soit même bon... Mais je ne vais pas vous mentir. Ici, ce soir, je crois que je vais m'envoyer le pot (le fond, parce que les gosses sont passés avant moi !) direct dans la boite, en feuilletant la Redoute. Comme d'hab', en fait !

Posté par Laudette à 22:37 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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La femme aux bijoux...

Entendons-nous bien : tout est de VOTRE FAUTE !!!

Jamais je n'aurais imaginé m'y mettre toute seule, jamais je n'aurais trouvé le matériel, jamais je n'aurais dépensé un centime là dedans. J'étais pure et innocente, revenue à la couture, tentée de quelques incursions dans le tricot, c'est tout...

Jusqu'à ce que je tombe sur des blogs pleins de bijoux home made... avec les références des fournisseurs. Et j'ai craqué. OHHHHH Dieu, prends pitié de ma grande faiblesse... Promis, je m'autoflagellerai avec des orties. Dès que j'aurai 5 minutes. Et des orties. (oui, pour info, je suis allée au cinéma voir Le Moine de de Moll et c'est une brave tentative pour adpter un chef d'oeuvre de la littérature parfaitement inadaptable... Lisez-le, à l'occasion : Le Moine, de M. G. Lewis, un bijou anglais du XIX°... Brrrr...)

Donc, en gros, je me suis mise à bijouter.

Pour commencer, j'ai fait le collier que tout le monde avait fait avant moi :

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mais en un peu trop court...

Puis, j'ai assumé mon nouveau Toc (trouble obsessionnel compulsif pour les bijoux en toc. OK, blague de prof.) et j'ai investi dans des sequins émaillés, également désignés comme pastilles colorées sur certains sites vendeurs, ce qui ne simplifie pas la recherche... Mais au lieu de les monter séparément sur des anneaux avant de les glisser sur la chaîne, je les ai empilés, et ça donne ça :

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Le montage est brut de décoffrage, mais bon...

 

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Et étrangement, je les porte, mes machins en toc !!!

Allez, je ne vous fais pas languir. Le matos vient de :

- la Droguerie, pour les pampilles couleur laiton (on prend ses petites jambes et on y va...),

- Breloques et Pendentifs pour les chaines, les clous, l'oiseau, les fermoirs,

- La Cabane en Ligne, pour les sequins.

Me demande juste si c'est sympa de vous passer l'info, pardon, le virus... Je préfère vous prévenir, il y a un gros risque d'addiction... D'ailleurs, je ne vous montre pas tout aujourd'hui, mais il y a déjà d'autres créas en attente de diffusion ! A très bientôt...

Et la couture ? Ben... après une robe pour ma mère que je n'ai pas prise en photo faute de temps et de soleil, j'ai ajourné... mais, je vais m'y remettre. Parole d'ivrogne !

Posté par Laudette à 19:02 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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01 septembre 2011

Remonter le temps...

Quand nous sommes partis visiter Villefranche de Conflans (de Conflens ?), je ne pensais pas découvrir un aussi beau paysage, et encore moins tomber sur un bouquiniste fou de vieux journeaux...

Et voyez un peu sur quoi je suis tombée :

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Du pur patron années 60, à un prix ridicule, en plus !!!Les tailles vont du 40 au 48, ça promet de ne pas être triste... Je ne sais pas du tout comment je vais pouvoir adapter tout ça... Mais l'objet vaut le détour. Je soupçonne les patrons d'êtredonnés dans un format réduit. On verra bien !

Je vous en dis plus, si je sors de la contemplation bête pour tenter ma chance !

Posté par Laudette à 18:37 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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