Homéopathie
Pour la couleur, ce sera petit à petit, donc.

Du mieux très bientôt...
Qu'est-ce qu'elle fait, la fille, quand elle n'a pas le temps ?!
Ben... elle sort ses pinces, ses clous, ses perles et ses sequins émaillés, et en dix minutes, elle se fait deux petits colliers à pendentifs !
Et hop !!!
De la couleur, donc, pour le premier...
Et re-Hop !!!
Toujours les mêmes fournisseurs :
- Breloques et pendentifs (pour les étoiles)
- la cabane en ligne (pour les sequins émaillés)
- la droguerie (pour tout le reste !)
Et sinon, pourquoi des étoiles ? C'est simple : PARCE QUE !
Sortir du brouillard...

Et peut-être aller bien !
Obsession, by Calvin Laudette...
Une grande philosophe contemporaine (comprendre Elz) a un jour expliqué qu'un défi 13 n'avait de sens que dans deux cas :
- lorsqu'il collait avec un en-cours sur le point d'être fini... (On boucle la chose, on livre le boulet et ni-vu-ni-connu-j't'embrouille, on participe)
- lorsqu'il permettait de relever un défi personnel (coudre enfin un truc projeté depuis longtemps, se mettre un coup de pied dans le derche pour se remettre à la couture, ...)
J'étais plutôt dans le deuxième cas à cinq jours du défi 13 "Bleu" du mois d'octobre. Une terreur superstitieuse me retenait au moment de sortir la mac de sa housse, et ce depuis déjà un moment... Oh, les projets bleus ne manquaient pas ! Seulement tous demandaient un investissement en temps et en soin que je me sentais incapable de consentir. Il faut dire que tout coupon un peu intéressant me donnait une furieuse envie de coudre une chemise passepoilée... Forcément...
Et puis la lumière est apparue, les anges ont chanté tout en descendant autour de moi, avec leurs petites ailes (comment peut-on voler avec de si petites ailes et de si grosses fesses ?! Il n'y a que moi que ça perturbe ? OK...) et j'ai VU. J'allais utiliser un petit reste de chambrai à 3 € le mètre de chez TOTO, et un bout de ce coton blanc qu'on dit mercerisé, de même provenance, acheté au même prix, et qui hésitait depuis trop longtemps à se charger de plis religieuses comme le voulait le projet de départ, lors de l'achat. Le tout allait me permettre de faire un brouillon de la robe liquette à plastron présentée dans un liberty Meadow parme à la page 40 de Coton, Lin et Liberty d'Astrid le Provost. Oui, un brouillon parce que dans mon esprit, cette robe liquette devait être cousue - sous peine de mort - en lin taupe et liberty Hanako (un petit bout qui me reste et que je vais fatalement retrouver...), ou en lin gris et liberty whiltshire rouge... et au prix du liberty, ben vaut mieux avoir fait un brouillon !!!
Voilà donc, en images, mon entrée en religion, toute virginale (on peut rêver), dans le soleil de l'après-midi
Tout y est, sauf les boutons, que j'ai éliminés, comme à mon habitude, en grande partie par pure flemme, mais aussi parce que j'aime bien l'idée de ce col qui fait ce qu'il veut... (Pour la virginité, on repassera.) Cela dit, après quelques heures de réflexion, et avec les photos sous les yeux, je me dis que je vais peut-être forcer ma nature et les ajouter, ces boutons !
Qu'on se rassure, sur le chemin de la sainteté, quelque part entre Lourdes et Lisieux, une main secourable m'a retenue... ou un ange, plus lourd que les copains, a dégringolé et entrainé dans sa chute toute l'escouade venue me hisser jusqu'au faîte du mysticisme. Revenue à Soeur Marie-Thérèse des Batignolles, ma sainte-patronne, j'ai recouvré assez de lucidité pour admettre que :
- ce modèle s'accommode fort mal d'un assemblage d'unis particulièrement lorsqu'ils sont fades. Il faut de la couleur et du motif (ou un sacré talent !!! ou l'Idée de génie qui fera baver toutes les autres devant l'évidence...)
- Mon empiècement carré est médiocre. Je galère toujours sur les empiècements et je vais devoir m'y mettre sérieusement si je veux progresser... Pour l'heure, je fais un peu comme ma bonne copine Karine qui, avec un permis de 6 mois en poche, avait peur de croiser des camions et, lorsque cela arrivait dans une rue étroite ou encombrée, fermait les yeux, criait et écrasait l'accélérateur ! L'avantage, avec la couture, étant que le crash-test n'est pas mortel...
(Ouhhh... vilain, l'angle, vilain !!!)
- Bon, à y être, j'avoue... j'ai passé un temps considérable à réparer des erreurs navrantes, des initiatives irréfléchies, des coutures pour rien rendant impossibles des finitions pourtant faciles et déjà négociées par le passé sur d'autres modèles.
- La robe ne me semble pas envisageable... en robe.
à moins d'envisager de passer, sans transition, du couvent à l'hôpital psy ! Quelle idée que ce fond "liquette" qui révèle le blanc de la cuisse... et est en plus particulièrement chiant très délicat à finir !
- Mais grosse nouvelle : je crois que je suis revenue à la couture, parce que l'envie est là. Celle de coudre autre-chose, celle de mettre de la couleur, celle d'y mettre du soin. TADAM !!! mini-miracle.
Bon, cela dit, tout n'est pas réglé, parce qu'avant de repartir, les anges à cellulite (il n'y a que moi qui la remarque, la peau d'orange des "putti" ?!) ont attiré mon attention sur un ou deux détails. Visez le truc :
A gauche : une liquette Comptoir des Cotonniers et un chemisier Esprit. A droite : crimes et délits persos... Que peut-on en déduire ?
1 - la dame abuse du mélange blanc et bleu. Cela révèle : (Coche la bonne réponse)
- le désir secret d'être un garçon (et... "sans contrefaçons", comme disait l'Autre ! Oups... citation foireuse !!!)
- une dévotion cachée (mais bien cachée alors !) pour la Vierge
- une vocation contrariée de supporter de l'OM
2 - le dame ne coud que pour refaire - en beaucoup moins bien - des habits qu'elle a déjà.
Si quelqu'un connait le nom de cette pathologie, merci de me le faire connaitre. Ce sera du temps de gagné quand il me faudra consulter pour ça... A 60 € de l'heure en moyenne la consultation psy, chaque minute compte. Gagnons du temps ! Merci d'avance, les filles !!!
Ne jamais désespérer...
Jules Lavallois, dans Mémoires d'un Critique rapporte : "Je voudrais, disait Baudelaire, avec son air de pince sans rire, des prairies teintes en rouge et les arbres peints en bleu. La nature n'a pas d'imagination."
Courage, Charles... ça vient !
Délire d'automne
L'automne s'est invité chez moi.
Et avec la lumière d'automne est venue une furieuse envie... de pois ! Essayez d'y comprendre quelque-chose, si vous pouvez !
Mais alors furieuse, l'envie...
à en coller partout dans la maison... Aussi, afin d'éviter des remarques désagréables de la part des hommes de la maison (nombreux... au point que ça frise l'indécence... et pas discrets, en plus !), de m'épargner des explications alambiquées, de retarder le moment d'enfiler la camisole, peut-être, j'ai fait d'Eileen mon dégât colatéral.
Eileen, vous ne la connaissez pas. C'est une collègue. Imaginez deux yeux bleus rieurs, un accent anglais plein de charme (avec voix de velours, of course !), un humour tout en finesse (oui, je sais, avec le mien, ça fait une moyenne... ok ok...), et vous aurez un vague aperçu. Et puis avec Eileen, nous causons couture, tissus, mode... et il y a déjà des mois, elle m'a ramené cette petite merveille signée Cath Kidston
On comprendra aisément combien je voulais rendre la pareille (enfin, presque pareille...) à ma cops-collègue ! Or, celle-ci avait envie d'un sac pour le marché, un truc en toile cirée assez grand pour contenir Auch et les environs, statue de D'Artagnan comprise. Du coup, j'ai fait ça :
(ça, c'est le paquet - commencez pas à rire...)
(oui, j'ai longtemps pensé qu'un brin ou deux de paille pouvaient faire un paquet champêtre et classe... mais il faut croire que le naturel, ça se travaille. Bref)
Comme on le constate, il s'agit de ma version free-style du petit sac de Lalimaya, en version anis (que mes photos rendent en jaune pipi...), et d'un cabas basique taillé sans modèle dans la même toile enduite à pois, mais taupe.
Le petit, donc, c'est lui :
Le grand, le voilà :
Je résume : il est taillé dans 1 m. 50 de toile enduite. De part et d'autre, sur la hauteur, j'ai prélevé de quoi faire les anses (pliées en 2 endroit vers l'intérieur et piquées puis retournées). J'ai partagé en deux, dans le sens de la hauteur aussi, ce qui restait. Chaque morceau a été plié en deux, cousu des deux côtés. Le fond a été bisauté de part et d'autre sur 8 cm afin de délimiter un fond assez large. J'ai cousu les anses sur le sac qui devait constituer l'intérieur, puis j'ai enfilé celui qui devait constituer l'extérieur par dessus le reste. Un petit rentré tout le tour a permis de finir la chose. Tout ça, c'est le film, la version en direct de la petite maison dans la niaiserie, parce qu'en réalité, ça s'est compliqué très vite... Ma mac n'a pas supporté les épaisseurs multiples : les anses n'ont été rattachées à la partie intérieure du sac qu'au prix des hurlements de cette pauvre machine. Très clairement, il était improbable de lui demander de coudre les 4 épaisseurs (6 au niveau des anses) nécessaires pour la finition, tout autour de l'ouverture. J'ai donc opté pour une couture à la main (attention cascade !!!) avec un cordonnet rouge. Au final, avec un point régulier, ça aurait pu être très joli. Là, c'est roots...
Et sinon... coudre un habit ? un truc bleu pour le défi 13 ? Un machin avec un peu d'enjeu ?
Ouhhhh làààà... je me méfie des claquages... faut faire gaffe, les filles !
En boucle
Oui, je sais, il y a un défi 13 qui arrive à terme la semaine prochaine, et dont le thème m'est connu depuis un mois... Je n'ai rien cousu de bien ambitieux depuis des lustres... Mon blog est en friches... Je suis une enseignante, donc, théoriquement en vacances toute l'année...
Et vous savez quoi ? eh ben... ça risque de durer ! Je n'arrive pas à tout faire, et me mobiliser pour coudre m'est inexplicablement difficile.
Alors en attendant, et à défaut d'aligner les plis religieuse, de biaiser ou de froncer, je bijoute ! Parce qu'honnêtement, en dix minutes, et à condition de ne pas trop se montrer exigeante avec les finitions, on peut se faire bien plaisir.
Exemple 1 :
Toujours des boucles, des sequins, de la couleur laiton.
Les fournitures viennent de chez Breloques et Pendentifs (qui gagnerait à refaire ses stocks de temps en temps !!!), et de La Cabane en Ligne, comme d'habitude.
Pour le reste, j'ai honte, mais juste un peu, juste histoire de me raconter que je suis une fille bien. Tout est pompé et je suis une plagiaire minable, c'est entendu, mais il faut avouer que l'idée était trop belle, trop simple. Rendons donc à César ce qui est à la Poule. Voilà les liens pour aller voir les originaux (et de deux), bien mieux travaillés et finis que les miens, mais j'ai une excuse. Ma pince à bouts ronds achetée chez M. Bricolage est trop grosse et je n'ai pas pu en trouver de plus petite.
Oui, promis juré craché partout, je ne dirai plus à demi-mots que la Poule est un extra-terrestre dont le talent me frustre, entendu, je ravalerai ma jalousie maladive et je baiserai ses pieds à tous les coups hyper bien chaussés (oui, j'ai acheté les mêmes derbys Zara qu'elle il y a un an... c'te honte...)
Bon, je vous montre un peu mieux (je peux sans verser des droits à l'autre ?) :
Voilà... confession, autoflagellation... Je crois que c'est complet pour le sermon de ce soir.
Bon. Ben, Amen, alors !
Et bonne semaine à toutes.











































