Au théâtre ce soir
Lorsque je suis née, une bonne copine de ma mère férue d'astrologie (nobody is perfect...) avait travaillé sur mon thème astral et elle avait abouti à la conclusion que je serais une grande tragédienne ou une religieuse fervente...
Bon, pour ce qui est de la deuxième proposition, je pense qu'on peut considérer que c'est mal barré, mais concernant la tragédie et le cabotinage, je suis sur la bonne voie. Jugez plutôt :
Mon adorable mari a sauvé du désastre (comprendre de la destruction à la déchetterie) un petit bout de rangée de sièges de théâtre... A vrai dire, cela fait un bout de temps que nous l'avons, mais je viens tout juste de mesurer son potentiel glamour-vintage ! Aussi l'ai-je associé à des coussins Casa bon marché.
Il y a même le strapontin, pour bizuter l'éventuel mécontent de service...
Reste plus qu'à trouver où caser ce nouveau joyau de la récup', et entamer ma grande carrière de diva du foyer !
Et sinon, de la couture ? Oui... ça vient... peut-être même avant la retraite.
British jusqu'au bout des papilles...
Mais ne croyez pas que je m'en sois tenue à un snood !
Afin de me mettre tout à fait dans l'ambiance British, j'ai absolument tenu à coudre tout en surveillant la cuisson de mon premier Cheese cake, mon obsession du moment.
Rendue folle par l'impossibilité dans laquelle j'étais de me procurer le mythique fromage frais Philadelphia, j'avais, depuis longtemps, écumé la blogo à la recherche de recettes présentant, dans la liste des ingrédients, des équivalents plus faciles à trouver. J'avais donc accumulé des pages de recettes copiées-collées (à base de ricotta, de petits suisses, de Saint Morêt,...), sans jamais oser franchir le pas... Et puis il y a huit jours, le choc, la rencontre... Il y avait du Philadelphia chez Edouard L., le supermarché tout près de chez moi. C'était un signe...
Restait à trouver LA recette, parce qu'à bien y regarder, les choses étaient complexes... D'un blog à l'autre, chacune y allait de son interprétation : et vas-y que j'y mets de la gélatine, et vas-y que j'y colle de la maïzena, ici, on disait pis que pendre du Philadelphia (inutilement cher, snob et dur), là on prétendait que sans "Sour cream" (crême aigre) point de cheese cake... Les unes conseillaient de mixer les biscuits avec du beurre mou, d'autres alertaient les foules sur la nécessité de battre la crême avec des fouets en métal, ceux en plastique risquant de ne pas tenir le choc... J'en étais là de me dire qu'il serait plus prudent de ne commencer la préparation qu'en présence de la Légion étrangère ou du GIGN, quand il m'a semblé plus sain d'envoyer voler tous ces conseils et de faire une libre interprétation avec les moyens du bord. Dehors les uniformes ! Ma cuisine devait redevenir un haut lieu du plaisir non défendu et de la sensualité patissière. Point de champ de bataille ou d'intervention armée ici. Pour le moment.
Ingrédients :
- 200 gr de biscuits (un mélange de Digestives et de Short Breads)
- 600 gr de Philadelphia (ben ouais, quand même...)
- 4 oeufs
- 50 gr de maïzena
- 125 gr de beurre
- 150 gr de sucre
- 2 cuill. à soupe de crême épaisse
Préchauffez votre four th. 6
Mixez les biscuits avec le beurre mou (dans un robot rouge posé sur un plan de travail en matériau composite et éclairé par des spots. Trois spots). Le mélange doit être pâteux.
Etalez ce mélange au fond d'un moule à manqué que vous aurez tapissé de papier sulfurisé et mettez à four chaud 10 mn.
Attention : faites remonter le papier sulfurisé le long des bords du moule. Evitez de faire comme moi et de tapisser le fond en faisant ressortir les bords par en dessous (pour une raison que j'ignore, j'avais décidé que ça simplifierait le démoulage... ) Cela vous évitera de flanquer en l'air l'étanchéité du fond et de voir couler sur la sole des littres de beurre qui s'y changeront en caramel noir en dégageant une fumée noire et piquante...
Pour le coup, le "fog" londonnien s'était invité dans la maison... dans la cuisine, on n'y voyait pas à un mètre... L'horreur. A ce stade, entre le snood qui n'avançait pas, et le brouillard, on pourrait dire que le torchon brûlait entre la perfide Albion et moi. Les anglais nous avaient déjà dézingué la Jeanne au zippo puis bavé sur les rollmops à Waterloo, mais là, franchement, dans ma cuisine, hier soir, ça commençait à faire beaucoup...
Bref...
Au bout de dix minutes, sortez votre fond de biscuit et laissez le tiédir.
Pendant ce temps, mélangez au robot (avec des fouets en métal en forme de crochets à bouts ronds évoquant les bras d'un sportif du dimanche pendant le long des bords du fauteuil lorsque l'équipe chérie perd inexorablement) : le fromage, le sucre, la maïzena, la crême... regardez tourner tout ça en méditant gravement.
Versez tout cela sur le fond de pâte et enfournez en priant pour que ça marche. Et si votre moule à manqué fuit, courez vous mettre aux abris, calfeutrez la cuisine et attendez que ça se passe, mettons pendant 35 mn le temps de passer de ça :
à ça :
Sortez de l'abri. Sortez aussi le gateau du four. Laissez refroidir un moment. Le gateau se rétracte, s'éloigne des bords. C'est le moment de démouler !
Mettez au frais.
Et le verdict ? Ben... un peu bof. C'est lourd. Doux et épais, c'est vrai, mais pas si sucré. Et puis j'avais rêvé qu'il serait blanc et Horizontal. Le mien est jaune et un peu creux... Et puis j'avais oublié le coulis de fruits rouges dont j'aurais bien arrosé les parts... Et puis mes fils ont dit "beurk", le petit a même recraché sa première et unique part dans son assiette. Oui, nous avons quelque-chose des Groseilles, parfois...
Ce sera donc à refaire, en modifiant, en allant chercher à droite ou à gauche des solutions... Parce qu'au final, malgré la déception et la fumée, c'est pas si mal.
(Ajout tardif, du 16 novembre très exactement. J'ai été émue de ce que des copinautes donnent leur recette perso, en commentaires, et je trouve que ce serait dommage que ça ne profite pas au plus grand nombre ! Aussi, afin de vous éviter d'aller chercher dans les comms - il faudrait d'ailleurs avoir l'idée de faire la démarche ! - je copie colle les versions des cops', ici :
Version Elz, ou la légèreté en action :
Concasser deux paquets de roudors ou palets bretons, ajouter 50 gr de beurre fondu et mélanger.
Répartir cette pate au fond du moule.
Dans une terrine, mélanger au fouet 250 gr de mascarpone et 250 gr de ricotta.
Monter 3 blancs d'oeuf en neige avec un peu de sucre glace.
Incorporer cette meringue aux fromages.
Verser cette préparation sur le fond de biscuit.
Lisser la surface et cuire à four chaud 150° pendant 30 minutes.
Voilà, testé plein plein de fois et jamais une réclamation!
Version Caro, ou le petit plus gourmand qui fait la différence :
On fait mi palets bretons mi speculoos mélangés au beurre fondu, et j'utilise de la faisselle (avec des oeufs et du sucre, j'ai pas les proportions en tête). Parfois, j'ajoute du citron. Je mets une couche de coulis de fraise entre le biscuit et la crème, et je mets tout au four en même temps. Bien refroidi, c'est super MIAM
J'ajouterai les autres s'il y en a !
MERCI à toutes pour vos petits mots.
London Calling

Oui, je sais... il faudrait faire une étude statistique pour établir combien de messages, dans la blogophère créative, porteront ce titre aujourd'hui ! On serait sans doute consternées devant son manque d'originalité. Peu importe.
Qu'on se rassure néanmoins, je ne suis pas devenue punk, je n'ai pas ressorti mes vieux Dockmartins (ni mon bracelet à clous... Inutile d'insister, pas de photos). On peut très bien écouter les Clash avec bonheur sans pour autant arborer des épingles à nourrice dans le cou et une iroquoise verte. D'autre part, punk attitude et couture ne sont pas incompatibles : Mme Westwood l'a assez brillamment démontré. Je ne suis donc pas obligée d'en faire autant, ce qui m'aurait demandé de retrousser sacrément mes manches. Oui, je sais, je bavarde, je bavarde... parce que franchement, punk ou pas punk... le défi 13 rossbeef a bien failli tourner au "no future".
Initialement, j'avais prévu de coudre une petite besace à carreaux (dans un tissu de récup'), avec un rabat en cuir... La chose était bien avancée quand les distances prises avec le modèle supposé de servir de base ont été telles que je me suis trouvée seule en rase campagne, comme sur le champ de bataille de watterloo, avec des problèmes difficiles à résoudre en terme de montage. J'ai une excuse (ben oui, off course !) : j'ai eu l'idée tordue d'aller chercher mon patron dans un antique Marie-Claire Idées, or, les coutumières de la revue savent que les explications couture sont souvent le fait d'une personne qui se comprend, et qui, d'éllipse en sous-entendu, donne une version très expurgée de la démarche... style "private Joke" ou connivence entre initiées. Grrrrrrrrrrrrr... Je suis pas initiée.
Bref, depuis trois jours, il était donc évident que je ne proposerais pas de besace aujourd'hui. Avec un peu de chance, vous verrez la chose d'ici huit ou vingt-trente jours. C'est pas comme si vous étiez en manque de sac, cela dit... Et puis une illumination m'avait fait entrevoir une solution idéale : le genre de créa qui fait utiliser à bon escient un tissu trop beau, stocké depuis trop longtemps, qui vous donne satisfaction en un temps record, et avec un minimum d'effort. L'orgasme couturier, quoi (oui, à condition d'imaginer un orgasme rapide, bon... OK, y a débat. Mais c'est pas le lieu, les filles !) Je veux parle du col-écharpe, du snood en tissu, du truc que l'on enfile par dessus la veste, l'hiver, et dans lequel on peut se blottir avec des gestes et des attitudes d'une féminité lascive dignes d'une photo artistique floue de magasine. Tout à fait moi...
Le tissu à carreaux qui n'est pas sans rappeler un carreau célèbre et anglais dont le nom commence par "Burbe" et finit par "rys", vient de la boutique "Tissus Occitans" de Auch. C'est une très belle soie achetée il y a 7 ou 8 ans, dans une autre vie, donc, avec pour projet d'en faire un joli truc... Impossible de dire aujourd'hui si c'est un tissu griffé, de la fameuse marque donc, ou un carreau ordinaire ayant le bon goût de ressembler à l'autre ! La polaire est en réalité une polaire tricotée (sur la face qui se trouve à l'intérieur), dotée d'une belle épaisseur et d'une excellente tenue, et achetée hier matin, pour l'occasion, dans la même boutique.
Toute fière de mon idée, je me suis donc préoccupée, hier soir (12 novembre, donc, vers 21 h. ...) de trouver un tuto, avant de rester perplexe devant ceux que j'ai pu consulter, et de partir, comme d'hab', en live. En gros, j'ai coupé deux bandes de tissu, une dans chacun, de 40 cm sur 1 m. Première erreur : le col est très large et risque de mal remplir son office tout en étant peu pratique... Puis j'ai voulu monter tout ça. Dans ma tête, c'était très clair :
Fourniture : deux bandes de 35 cm de haut sur 100 cm de large, mais on peut tenter en 70 de large pour un résultat plus près du cou (non vérifé)
1 - je referme chaque bande de tissu, endroit sur endroit, pour en faire un anneau.
2 - je mets un anneau dans l'autre, endroit contre endroit, et je pique le haut.
3 - (là commence le récit de mes malheurs...) dans mon esprit (no comment !), j'allais coudre aussi le fond, en laissant une ouverture de 15 cm pour retourner le truc sur l'endroit. Or, je n'ai pris conscience que tardivement, et dans la douleur, de ce qu'un cylindre (le snood en est un) ne réagit pas totalement comme un rectangle... Un fois retourné, le truc ne ressemblait à rien ! En gros, j'avais dans les mains un casse-tête chinois informe avec du carreau d'un côté, tout tortillé, et de la polaire de l'autre, en vrac. Prise de conscience. Sens du ridicule. Un prof de math aurait compris dès le départ que je me fourvoyais, un type comptant parmi ses proches des cônes, des parallélépipèdes, et peut-être pire aurait même ri de mon erreur. Forcément, avec le recul, il m'a semblé évident qu'un truc symétrique par rapport à un axe central ne pouvait se retourner de manière régulière à partir d'une ouverture placée sur un côté. A part que ça, je l'ai constaté !!! Pas conçu à temps !
(Oui, je sais, si j'avais de l'humour, j'aurais pensé à prendre des photos, mais celles qui me connaissent savent déjà que j'ai un sens de l'autodérision à dimension variable. D'ailleurs, c'est bien simple : si à ce moment là de ma soirée d'hier un enfant quelconque était descendu de sa chambre sous le prétexte fallacieux de boire, de faire pipi ou de me demander l'achat pour lundi matin 8 h. d'un stylo 4 couleurs à lampe tempête intégrée, j'aurais pu devenir une très très très mauvaise mère.)J'ai donc sorti mes ciseaux, remis la chose informe sur l'envers et découpé ma couture (faite à la surjeteuse...).
Minute de silence à l'idée du prix qu'avait couté la soie. Merci.
(reprise du simili tuto après cet intermède que l'on supposera -à juste titre- hystérique)
3 bis - A ce stade, on retourne le snood. On fait une piqure à 5 mm de la piqure du haut, pour finir la chose.
4 - En bas, on fait en rentré sur chacun des deux tissus, et on pique bien au bord.
Et cela donne un truc sympa quoiqu'un peu large donc, mais avec lequel, du coup, on peut jouer.
La preuve en images, ou, comment, le ridicule ne tuant toujours pas, je me suis prise pour Kate Moss (on est priées de ne pas me faire remarquer que je ressemble plus au mari de Kate Moss qu'à la Brindille. Thank You.)
(Non, Elz, le miroir crade, ce n'est pas de la négligence, mais de la pure Punk attitude, eh eh eh...)
J'en aurais bien mis 10 de plus, mais je vous entends d'ici soupirer... Vous avez tort : même mon incrédule de fils ainé s'est mis au Burber-snood. La preuve :
Mission
Ils sont revenus.
Les anges, vous vous souvenez ? Ceux avec les petites ailes, les grosses fesses et la trompette... Ils ont rappliqué il y a quelques jours, et ce coup-ci, tenez-vous bien, avec un message qu'ils ont chanté en canon :
"Laudette, réjouis-toi (oui, les anges ont un foutu accent) car nous voilà d'une mission chargés. Un seul mot de toi et tu seras vouée à servir la couture et à montrer la voie ! Convertis la blosphère mécréante à la 14 du livre 5 des JCA (que tu as déjà cousue 3 fois...). N’épargne ni tes forces ni ton courage pour faire jaillir la lumière de la MAC… Tu en seras récompensée. En selle, fille des hommes, chevauche ta Singer, et plus vite que ça, Fêniasse ! Amen »
Impossible de refuser, vous me connaissez.Toute pleine de ferveur et de zèle je me suis précipitée, mains jointes afin de ne pas laisser passer la seule chance qui me serait donnée, sans doute, d'être canonisée (de mon vivant, si possible, histoire d'en profiter) ! Je me suis donc exécutée au milieu des hosannas et des volutes d'encens.
Donc, après la version PRNI, la version marinière, la version voile imprimé, voilà la version presque pyjama mais pas trop de la fameuse 14 (inexplicablement présentée dans le bouquin en version dentelle ou broderie ajourée sur une combinette à coudre séprément...):
C'est donc toujours le patron de la sur-robe raccourci pour en faire un haut et taillé dans un jersey de coton de chez FabbricsAddict (lien en haut à droite), un reste d'une marinière plus large et sans pinces cousue puis cédée à ma belle-mère.
Le patron est décidément impeccable, d'une simplicité biblique...
Le seul problème reste au niveau des pinces de poitrine, trop hautes malgré une rectification sans doute trop timide du patron (je n'ose imaginer que ce soit ma poitrine la responsable. Impossible qu'elle puisse dégringoler autant entre la prise des mesures et la fin de l'ouvrage... Hein, rassurez-moi... Non parce qu'à ce rythme là, d'ici un mois, à la profondeur qu'elle aura atteinte, elle finira par trouver du pétrole et je me vois mal avec un derrick dans le soutif...)
Mais sinon, je suis plutôt contente de ma petite créa toute bête. Oh, ça ne révolutionnera pas la couture, et je conviens qu'il n'y a pas à se pâmer, mais ces petites choses là, je les porte souvent et avec plaisir... ce qui est déjà un petit avant goût du paradis !
Quelques (japo)niaiseries en images ? Allez !
oui, blague minable... je sais.
(oui, celle-là ne sert à rien à part à prendre conscience qu'il me faut aller d'urgence chez le coiffeur faire rectifier les points de "queues de rat" - expression de ma mère - qui me servent de cheveux...)
Et juste parce que je l'aime, le col danseuse de ce modèle que je compte vous infliger encore deux fois d'ici peu... Dîtes-le, si vous en avez ras la casquette ! Mais bon. C'est une Mission, je vous dis.
Vous ne voudriez pas me faire foirer la canonisation, quand même?!
Branle-bas de combat
L'été approche (la plage, les petites robes et les admirateurs aux abois), nos corps de rêve doivent se ressourcer avant cette épreuve. Nous allons donc nous mettre au régime illico en adoptant la diet' gateau... le tout, grace à un tueur : l'ananas !
Vous ne comprenez rien à ce que je vous raconte ? Vous doutez, même... Incrédules, va !
Allez, dans mon infinie bonté, je reprends, point par point :
- Nous n'avons jamais été aussi près de l'été 2012. C'est parfaitement incontestable, et cela va s'aggraver tous les jours, heure par heure...
- demandez donc à votre homme, sur un ton un peu crispé, avant de fare un créneau serré avec sa voiture, si vous n'avez pas un corps de rêve. Vous allez voir comme il va vous le jurer sur un ton rassurant...
- l'ananas est un tueur de graisses. C'est forcément vrai puisque des mecs par droles, avec des blouses immaculées et des pipettes dans les mains nous l'ont fait savoir depuis le fond de leur labo. Argument scientifique. D'ailleurs, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi on enferme ces fruits mal coiffés dans des camisoles en métal après les avoir réduits en rondelles ? Pour les empêcher de nuire, pardi... Pas pour les conserver ! Sans blague... Enfermez un ananas valide dans un frigo. Dès la porte refermée (pas avant, parce que l'ananas est fourbe. A savoir aussi), il se jettera sans pitié sur la tablette de beurre qu'il dévorera sauvagement, peut-être même avec l'emballage. Et vous ne l'entendrez même pas crier... Un vrai carnage.
Bref, moralité : si vous avez de la culotte de cheval, ne tournez pas le dos à un ananas.
Et sinon ? Eh ben la recette, pardi !
Allez en jogging acheter :
- une petite boite d'ananas au sirop. Solide, la boite. On ne sait jamais...
- 250 gr de sucre en poudre (150 pour le caramel, 100 pour la pâte)
- 150 gr de farine
- 3 oeufs
- 125 gr de beurre
- 1 paquet de levure chimique
- 1 cuillère à soupe de rhum
Au retour, allumez le four (th. 7-8), faites quelques assouplissements puis posez lentement la boite d'ananas sur le plan de travail et ne la perdez plus de vue. Au besoin, ordonnez à un bodygard désoeuvré de la surveiller, en équilibre sur un pied, les bras en croix (à défaut d'être efficace, ça peut être marrant)
Dans un moule en métal, préparez le caramel en versant le sucre en poudre au fond, avec un peu d'eau, et en laissant le tout sur la flamme. N'hésitez pas à remuer (avec un gant !) afin que le caramel se fasse de manière uniforme. Lorsqu'il est bien coloré, sortez le du feu et interrompez la cuisson en posant les tranches d'ananas de manière ordonnée (ça va les calmer)
(on peut aussi opter pour un motif plus conceptuel, mais je ne suis pas sûre que cela améliore le goût...)
Cassez les oeufs en séparant blancs et jaunes. Dans un saladier, émulsionnez les jaunes avec le sucre. Ajoutez la farine et le beurre fondu, puis la levure.
Montez les blancs en neige puis incorporez-les à la pâte qui doit être bien lisse.Versez-la sur les ananas et enfournez 30 mn environ.
En gros, ce sera cuit lorsque le dessus du gateau sera bien doré ! Démoulez IMMEDIATEMENT.
Prenez le sirop d'ananas, dans la boite. Ajoutez-y le rhum et arrosez le gateau de ce mélange qui lui évitera d'être sec.
A ce stade, triomphez de l'ananas killer en le laissant se charger de votre peau d'orange.
Si avec ça nous ne sommes pas très vite sublimes à la plage... je mange mon chapeau. C'est cool, le régime, finalement, quand on est bien motivée et organisée !
Deux pour le prix d'un !
Petite leçon d'économie domestique.
Vous êtes une jeune ménagère économe et vous voulez tenir bon le gouvernail du budget en pleine tempète financière mondiale. Vous voulez savoir comment tirer le meilleur du plus banal objet, à moindre prix ? Optez pour le deux en un.
( et arrêtez de dire du mal des grecs qui n'y sont pour rien, les malheureux !!!)
Regardez plutôt, Mesdames :
Ohhhhh... quel charmant petit accessoire ! Comme il est joli et pratique... mais... mais c'est un petit sac-à-tout !?
Ohhhhh... mais je n'y crois pas... Ohhhhh, mais ce n'est pas raisonnable... Un deuxième petit sac-à-tout ?!
Mais non, Mesdames... Qu'on se rassure ! Il s'agit du même petit sac-à-tout (concept révolutionnaire, si on veut bien y réfléchir...), mais RE-VER-SI-BLE !!!
La preuve :
Je vous sens toute retournées. Remettez-vous. Cet indispensable accessoire n'est autre que l'indispensaaaaaaable petit sac à main créé par Riri (!?) pour le Hors série de Coudre s'est facile (en vrai, la traduction du Pochée 9... Quand ils veulent, ils traduisent le 8. Ceci était un message subliminal à l'adresse des éditions de Saxe.), présenté page 56 et sommairement expliqué page 94.
Pour le reste, rien de magique non plus... un petit reste de popeline de coton aubergine de chez Toto (achetée il y a plus d'un an et convertie en partie, l'an passé, en blouse), un bout de liberty Meadow acheté une misère sur Tissu Anglais (lien en haut à gauche. Je ne le remets pas ici. Zut.) parce que décoloré sur une bande étroite au milieu du coupon, et un peu de biais liberty Capel vert amande de la Droguerie... oh, très peu, très peu !
C'était bien la peine de me mettre la ratte au court bouillon depuis des mois à cause de ce sac ! En vrai, il est très simple à réaliser, ludique, même. Bon, pour être tout à fait honnête, je ne sais pas encore ce que je vais mettre dedans, et je renonce à compter combien j'ai cousu de sacs depuis six mois... Mais peu importe ! Ce n'est pas comme si j'étais une dangereuse obsessionnelle, moins dangereuse, cela dit, l'obsessionnelle, que la tueuse en série ou la cannibale ! Franchement, je me demande de quoi se plaint mon entourage.
D'autres photos qui ne servent à rien ? Allez, c'est ma tournée !
(oui, la couleur, ce serait plutôt ça... pour des raisons que j'ignore, la boite à savon qui me sert d'appareil photo confond l'aubergine et le bleu foncé... Coupez-vous en quatre pour mettre un peu de couleur, franchement !)
J'avais décidé de passer l'étape d'autoflagellation, mais ici, ma couture un peu trash du biais saute aux yeux... Pour le reste, le choix du biais en rond autour des poignées mais pas tout autour de l'ouverture est discutable, mais en période de crise économique, il faut tenir serrés les cordons de la bourse (et les râleuses iront se faire voir chez les grecs, expression diablement revivifiée depuis quelques mois ! Merci le libéralisme sauvage décidément !).
Ah, et avant d'oublier : MERCI surtout à Gipsonphile sans qui je n'aurais jamais osé mélanger deux libertys aussi proches-contrastés. Et puis plein de bises aux copinautes auxquelles, par faiblesse, je ne prends pas la peine de répondre comme il le faudrait... Bouhhhh... me voilà toute attendrie ! C'est malin.
Profondeurs
Nous ne faisons jamais tout à fait ce qui était prévu... En lieu et place d'une semaine en germanie, nous avons opté pour un passage éclair dans le Tarn, le temps pour moi de me payer une crise d'arthrose d'anthologie, d'agoniser en voiture, et de faire visiter à notre petit dernier le musée de la Mine, à Cagnac. Idéal la mine, un jour frais et humide, pour l'arthrose...
Et sinon, pour bientôt, de la couleur ! mais pas disco, hein, on est bien d'accord ?!



























































