Le 16 août, au matin, j'ai eu un "IMPONDERABLE". Un gros. Annoncé par mail, relayé sur papier, sur des panneaux géants, il m'était impossible d'y déroger... J'ai nommé la grande braderie annuelle de Papa Pique et Maman Coud, tout près de la Trinité sur Mer où je me trouvais miraculeusement en vacances fin août (ce message suit toute une série de pré-enregistrée... Bouhhhh que je suis organisée !!!). Cette vente, un temps fort, une expérience à vivre, on s'en doute, j'y avais participé il y a une bonne dizaine d'années. C'était à Saint-Philibert et j'avais le souvenir d'avoir fait deux heures de queue devant la porte d'une salle polyvalente quelconque avant de pouvoir entrer dans un vaste espace bondé, chauffé comme le stade de France un soir de concert de Johnny (enfin ça, j'imagine, hein ! OK ? Je n'ai jamais vu Johnny en concert... Manquerait plus que ça au tableau...), le souvenir aussi d'avoir fouillé des cartons pleins de merveilles presque gratuites dont les plus jolies avaient été raflées par les premières arrivées, celles qui ressortaient avec des sacs pleins et des sourires extatiques pendant que je piétinais encore au soleil. 

Cette année, pas d'histoires. J'allais arriver en avance d'une bonne heure et éviter le gros de la troupe. Je me voyais déjà entrant avec le premier flot de bradeuses, saisissant coupons et sacs colorés, ressortant comblée et exaltée comme après une nuit d'anthologie... 

Vous la voyez venir, la chute ? Ici, très franchement, le mot "gadin" serait plus adapté. Voilà ce que j'ai trouvé en me présentant au lieu dit "les Chênes", à Cra'ch... à 8h. 45 pour une vente à 9h. 30 :

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Sympa, non ? Bon, relativisons.

Pour être la première de cette longue queue, il fallait se présenter devant la porte à 6h. 30 du matin, ce qui est proprement de la folie. A quand la tente jetée la veille au soir et la nuit de veillée ?!.

Deuxième point positif, j'ai passé mon heure d'attente (quand même !) à discuter avec un petit groupe de cinglées de mon espèce capables de faire une heure de queue pour une vente d'accessoires et de tissu PPMC (alors que ma belle-mère, initialement prévue de la partie, s'était carapatée en vitesse dès qu'elle avait vu la foule, m'abandonnant là sans même un biscuit à me mettre sous la dent. Passons...). Il s'agissait mères et de filles venues ensemble. On en aperçoit certaines sur ma photo, d'où le floutage en couleur minable que j'ai tenté après 25 minutes d'essais infructueux pour floutter correctement. Désolée, les filles !!! L'attente a été, du coup, agréable. J'ai appris plein de choses, notamment sur les poupées Corolle et l'histoire de la marque, sur les patrons Petit Faune... C'était beaucoup plus sympa que la fois précédente.

Et puis dernier élément d'encouragement : la queue formée très vite DERRIERE nous !

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Dois-je préciser que lorsque je suis ressortie de la salle polyvalente, vers 11 h. 45 (!), il y avait autant de monde devant la porte que lorsque j'étais entrée ?! J'ai bien pensé à prendre une photo, pour vous montrer ça, mais je me suis dit que les filles qui rongeaient leur frein et me regardaient sortir en louchant sur mon sac ne le prendraient pas forcément bien. Oui, je suis lâche, aussi.

Et à l'intérieur, me direz-vous ? eh ben ça donnait à peu près ça, mais franchement, la photo ne restitue pas l'ambiance, la chaleur, l'hystérie sous-jacente... Et puis vous ne voyez qu'une petite partie de la salle !

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Pour information, les gens alignés font la queue pour payer... sur toute la longueur de la salle et sur quatre rangées... Du coup, j'ai bavardé avec plein de monde tout en remplissant mon sac de quelques petits accessoires (le plus beau était parti, malheureusement !) et de plein de coupons qui, pour la petite histoire, étaient jetés depuis une estrade sur une large table en contrebas contre laquelle nous nous pressions en tendant les bras. Spectacle consternant, comme je l'ai réalisé au bout d'un moment...

Et au final, cela valait-il la peine ? Je n'en sais rien. Je ramène pas mal de tissu, mais pas autant que ce que j'espérais, et sans le discernement nécessaire, sans doute. Mais l'expérience est tellement délirante qu'elle valait d'être vécue.

Voilà mon butin :

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Sous plastique, ce sont les coupons - de tailles variées - , en haut à droite, deux pièces de tissu achetés à la coupe (il y en avait plein, il aurait fallu en prendre d'autres...), un petit maillot pour bébé fille, un petit chapeau et deux sacs pour ordinateur. Trop petits pour contenir le mien.

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Mon principal titre de gloire, en fait, est de n'avoir rien arraché des mains d'une autre, ni rien piqué dans les sacs des copines comme cela se pratique, il faut le savoir...

Il ne me reste donc plus qu'à changer d'ordi pour pouvoir en choisir un qui fasse la taille de mes sacs ! C'est prendre les choses à l'envers, me direz-vous. Sans doute, mais au point où j'en suis après la matinée passée à la braderie, c'est une détail. D'ailleurs, mettez-vous un peu la tête en bas, et vous constaterez que l'envers n'est finalement rien d'autre qu'un endroit qui s'ignore.

A bientôt pour un peu de crochet (et même la fin d'un ouvrage boulet historique) dès que j'aurai vaincu ma flemme et procédé à un peu de blocage.