L'été arrive, et avec lui sa cohorte de frustrations, de propos débilitants. Bientôt, les kiosques déborderont de magazines nous suggérant de nous peser, nous sommant de traquer la peau d'orange, vantant les mérites de méthodes diverses supposées nous faire perdre 1 à 10 kg en 8 à 40 jours... Ce sera sous peu le règne de la pensée unique, comme un bourrage de crane généralisé supposé nous convaincre des bienfaits de l'épanouissement personnel par l'anorexie choisie.

Résistons. 

Devant le perte de tous nos acquis sociaux, devant la disparition des services publics, devant la baisse du pouvoir d'achat (pour les non-initiées, il n'y a pas une once d'ironie dans ce qui précède), refusons de lâcher sur tout, arc boutons-nous sur nos capitons !

Bref, jouissons.

Et aujourd'hui, ce sera avec l'arme absolue martiniquaise, j'ai nommé la doucelette. Aux Antilles, cette merveille est vendue par cinq ou six dans de petits sachets transparents, sur les marchés. Il y a peu, ma belle-famille, sise près de Fort de France, nous a fait parvenir un petit paquet de survie contenant quelques uns de ces trésors au goût de coco, et je me suis rappelé (une fois le sachet vidé par des mains anonymes aussi bien que coupables) que j'avais une recette sur une carte postale achetée il y a des années, en prévision des froids hivers métropolitains !

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Et dans mon infinie bonté (si si), je me suis dit qu'il ne fallait pas grossir en profiter toute seule.

IMG_5101

IMG_5100

Au supermarché, fuyez les allégés, les aspartames (pleins de trucs immondes et parfois même de cheval sans sucre), et achetez :

- une boite de crème de coco

- une boite de lait concentré sucré

- un kilo de sucre roux

Dans la cuisine, prévoyez :

- un demi-bâton de vanille gratté (on garde les graines !)

- un peu de cannelle

- une cuillerée à café d'huile

IMG_5032

 

Dans une cocotte, mélangez tout puis mettez à chauffer. Dès lors que cela bout, baissez le feu (sinon, vous allez irrémédiablement vous cramer) et remuez pendant 30 minutes. Versez immédiatement dans un moule beurré (ou recouvert de papier sulfurisé ) et laissez refroidir entièrement. Coupez en cubes et dégustez n'importe quand. De toutes façons, il n'y a aucun moment vraiment adapté à la dégustation de cette confiserie exotique friable, croquante, écoeurante à souhait et addictive à la fois...

Encore un mot : ne parlez pas de ça à votre médecin, ni aux services sociaux si vous tenez à vos enfants !

Merci qui ?