Image result for Martine Image result for Martine

Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu des Martine entre les mains. La pile d'albums était impressionnante, si bien qu'aujourd'hui, je serais bien incapable de les citer tous ! En outre, certaines images m'avaient marquée, plus que les récits eux-mêmes : l'envol d'une jupe rouge dans Martine à la ferme, la queue de cheval passant par une ouverture du bonnet dans Martine fait du ski (titre approximatif). La robe rose, dans Martine fait du théâtre, resta parmi mes références en matière d'élégance. C'estdans ce volume aussi que j'acquis une forme de fascination pour les greniers pleins de vieilleries, moi qui n'avais vécu qu'en appartement ou dans des constructions dépourvues de combles à entreposer des trésors.

Image result for martine fête son anniversaire

(LA couverture d'époque... Celle des albums que j'ai lus.)

 Martine fête son anniversaire m'a longtemps émerveillée pour les images de gâteaux, tellement plus parfaits que dans la vraie vie, au point que le goût des pommes d'amour m'a fait l'effet d'une mauvaise farce lorsque j'y ai touché. La marguerite dans les cheveux me laissait pensive : comment tenait-elle ? C'était perturbant. Elle pouvait glisser dans la crème fouettée... Mais toutes ces mousses me ravissaient etme frustraient à la fois. Les enfants du livre avaient une sorte de privilège.

See original image

 Mais ce volume là recèle aussi une explication lumineuse, le dévoilement d'une origine, d'un rêve :

Sur cette image, j'étais certes, à mes propres yeux, la petite fille aux cheveux chatains à qui on coud une robe, scène fréquente chez Mamie Odette (même si la Singer à pédale avait une autre allure), mais aussi, déjà, quelquepart,  la jeune maman au visage juvénile de poupée Cathy et aux jambes lisses habillant sa fille comme je parais mes poupées. Tout y est : la machine, le décor pastel et clair, les plantes sur la fenêtre dont je rêve encore parce que rien de tout ça n'est compatible avec mon capharnaüm !

J'ai donc sauté sur l'occasion de m'habiller à nouveau en Martine.

Bon, vous m'aviez vu venir, avec mes gros sabots ?! Je vous montre aujourd'hui la version courte de la blouse Aime comme Martine, presque terminée début juillet et achevée hier seulement, parce que mon été a été une succession de trajets en voiture, d'ouvertures et de fermetures de valises pour accompagner ma mère dans son traîtement (opération, résultats, analyses, injections...) contre un crabe.

J'ai repris la Mac et rangé dans un coin les projets de tenues estivales (certains vieux de deux ans...), cousu quelques empiècements et ourlets, et voilà !

IMG_8361

IMG_8363

IMG_8351

 

J'ai opté pour une version en jersey, dans un reste du tissu de ma robe Burda. Pour éviter de me trouver dans un sac, j'ai taillé en 36 mais viré les marges de couture. Le résultat me convient, même si ça baille un peu sous les bras.

IMG_8365

IMG_8358

 

J'aime beaucoup le dos dont j'ai taillé la partie haute en une seule pièce. Le devant, en revanche, aurait peut-être mérité d'être coupé normalement. J'ai préféré me simplifier la vie en le laissant tout d'une pièce, comme je l'ai vu sur le Blog Bee Made, mais en version robe. Sur ma blouse, le devant est un peu mou... 

IMG_8360

 

J'aime donc toujours Martine ! La saison d'en couper une autre est passée, comme celle de porter cette blouse fluide et facile à vivre mais des projets de jupe en wax tournent ferme. Je laisse la MAC à portée de main. On ne sait jamais !