L'automne devait être écossais, à carreaux, tartan... ou rien. C'est ce que j'ai lu, entendu, et ça tombait plutôt bien parce que moi, les carreaux, j'aime bien. C'est simple, j'aime presque autant les carreaux que les rayures. D'ailleurs, j'avais acheté l'hiver dernier, avant d'apprendre ce que serait le diktat de la mode (dont je me fous, en fait. Tout le monde l'avait compris...), un bout de tissu écossais pas cher, chez Toto. Celui-ci avait subi la ronde mentale des projets, il avait été lavé puis remisé en attendant des jours meilleurs.

Dimanche dernier, j'ai décidé de me voter une aprem' couture bien méritée. Ohhhhh combien méritée !!! Vous ne mesurez pas la chance que vous avez d'être sur un blog qui résiste encore un peu à la tentation de l'épanchement autobiographique. Cela seul vous préserve d'un récit pathético-ironique sur les avantages qu'il y aurait à se faire ligaturer les trompes avant d'avoir eu la faiblesse de prolonger une espèce vouée à sa perte. L'expression "jours meilleurs" n'était donc sans doute pas la bonne... Passons.

Je voulais du rapide, de l'efficace, et je pensais depuis plusieurs jours à tenter la robe Aime comme Malice dont le patron avait été gracieusement offert dans le Marie-Claire Idées de Mars-Avril 2018. J'ai dégainé mon tissu et foncé. Je suis donc en mesure de l'affirmer : cette robe se commence et se finit dans la demi-journée ! même si c'est moi qui officie...

Voilà le résultat en images :

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Entièrement réalisé en laine de bébés synthétiques élevés dans des conditions lamentables dans des fermes des Highlands (que la fondation Bardot gagnerait à aller visiter...), le tissu n'a pas un joli tomber. C'est un peu rigide, un peu momoche... La robe, elle, est sympa. Elle aurait mérité mieux. Il eut, par exemple, été bon de la tailler en XS et pas en S : là, c'est large, malgré mes contorsions.

Je me suis fait le plaisir de lui coller des pressions (j'adore... ça s'ouvre, ça se pose en un geste et on oublie les boutonnières ! Joie.).

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Voilà, voilà... Si la force ne me quitte pas, je vais essayer de réduire la largeur de cette petite robe, mais je crains les fausses bonnes idées en matière de retouches.

De toutes façons, une autre robe, de plus en plus hors saison est déjà sous le pied de la surjeteuse qui ne comprend pas ce qui lui arrive ! Préparez vous à revenir dans La Maison Victor.