02 mai 2012

In Petto

Il y a des mots, des expressions qui me mettent en joie (je vous en épargne la navrante liste)... Le très suranné "in petto" en fait partie... le genre de formule que plus personne n'utilise (si tant est qu'il ait été utilisé un jour), et qui donne un relief décalé à n'importe quel propos fade. Vous voilà prévenues.

Sur ce coup là, c'est néanmoins in petto que j'ai cousu la petite robe n°1 du hors série Coudre c'est Facile n° 4. Repéré en magasin jeudi et abandonné là par manque de conviction, le journal en question a fini dans mon sac le vendredi après une soirée passée à repenser à la petite robe en lin bleu entrevue à la page 6... Dès le vendredi 17 h. 30, possédée par l'esprit de Elz (qui devait passer par là) qui m'avait un jour confié qu'elle ne connaissait pas la procrastination et faisait illico ce qu'elle avait le projet de réaliser, j'ai décalqué mon patron. Le soir même, je pestais contre les coupons de lin que j'envisageais de convertir en robe, et qui se révélaient tous trop petits. L'air de rien, la petite robe en question demande plus de 2 m. de tissu, rapport à l'empiècement des épaules qui se taille d'une seule pièce devant et dos... J'ai pensé trop tard à rétablir une couture aux épaules. Et puis bon, j'avais moyennement envie de me prendre la tête !

Ce n'est que le lendemain, samedi donc (in petto, mais pas trop !), que j'ai repensé à un morceau de coton stretch acheté chez Fabbrics Adict il y a des plombes. Ce n'était sans doute pas le candidat idéal, comme on va le voir, mais il était de la bonne taille. Je me suis donc lancée. Et franchement, la réalisation de ce modèle est une promenade de santé. Sur ce coup là, rien à dire. J'ai juste remplacé le biais du col par un empiècement, parce que je sentais bien mon biais de n'en faire qu'à sa tête. Et le résultat ? Ben le voilà :

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Pour l'effet "dirigeable", tout le monde est édifié, j'imagine... Ben oui. Il aurait sans doute été possible d'éviter ça en utilisant du lin. Mais là, mon rigide coton élastique (dont l'élasticité ne servira à rien, on est bien d'accord) me met directement dans un sac. J'aurais aussi pu réduire la largeur (mais pour ça, il aurait fallu un peu de capacité d'anticipation, autre denrée dont j'étais dépourvue).

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Point positif, l'empiècement du haut est joli, je trouve.

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(particulièrement sur le 42 opulent de Clothilde...

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... un peu moins sur moi depuis que ma poitrine est portée disparue !)

Mais bon, j'ai cousu une robe en une journée, et 24 heures ou presque après avoir acheté le modèle ! PO-SI-TI-VONS !

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24 avril 2012

Plagiat 2, le retour... ou presque !

Faux départ pour ce message préparé dimanche, planifié pour ce matin 6 h., et perdu corps et biens dans la bataille. Qu'on ne me dise pas après ça que le sort ne s'acharne pas sur moi en cette fin de mois d'avril qui fait figure, pour moi, de triangle des Bermudes... Trève de gérémiades ! J'ai de la couture à vous montrer ! Voyez plutôt :

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Non, vous ne rêvez pas. J'ai dit "de la COUTURE", avec du tissu, des aiguilles, la Mac, mais pas la sur-jeteuse, vous saurez pourquoi un peu plus tard... Inutile de déclencher l'Alerte Enlèvements : tout cela était encore disponible ici, prêt à servir dès qu'un peu de temps, d'énergie, me permettrait de m'y remettre. A  plagier, allons y à  fond  : paraphrasons la Poule qui s'exclamait au début d'un article, cet hiver "Il parait qu'ici, avant, il y avait quelqu'un qui cousait"'... et comme elle, revenons un peu embêter la mac.

Pour ce ennième retour Dans de Beaux Draps (oui, c'est mon côté "compagnons de la Chanson"), j'ai opté pour le modèle 21 du livre 5 des JCA récemment traduit en français, mais trop tard pour moi. C'est donc à partir des dessins de la version Jap' que j'ai concocté une nouvelle 21, la première en date, déjà modifiée par rapport à l'origignal étant visible ici. Mais pour cette version 2, je me voulai résolument novatrice, créatrice, aussi n'ai-je pas hésiter à copier bassement plusieurs internautes repérées depuis des semaines déjà (des mois, en fait...) sur la blogo. Attention, florilège : pour comprendre d'où m'est venue l'inspiration, foncez chez :

- Mademoiselle Soleil, ici et

- chez Lou & Jo

- A la Compagnie des Petits Princes

- et sur plein d'autres blogs que je me suis cassé les cakes à lister pour rien dimanche soir, et que je n'ai aucune envie de chercher à nouveau sauf si j'ai décoléré avant la fin de ma rédaction (auquel cas vous ne lirez pas ce que je suis en train d'écrire...)

Le plus drôle est que toutes ces tuniques n'ont pas été extrapolées à partir de la 21 du livre 5... mais on peut noter de belles constantes d l'une à l'autre. Listons les. Comme mes inspiratrices, j'ai :

- viré le col tunisien sur l'empiècement du haut, devant et gardé un col danseuse que j'aime au delà du raisonnable

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- viré les fronces sous l'empiècement du devant

- ajouté un passepoil (posé à l'arrache, comme toujours... il va vraiment falloir que j'arrête de faire semblant, sur ce coup là, et que je me penche vraiment sur la question !)

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- posé une poche (de bucheronne. Relisez la parenthèse qui précède si le coeur vous en dit...)

- ajouté un empiècement en haut du dos (il était taillé d'une pièce sur le modèle d'origine) et froncé sous le dit empiècement

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Honnêtement, je ne suis pas sûre que ce soit l'idée du siècle : ça bouffe... La prochaine (en noir, certainement...) comportera des plis plats.

Incapable, en revanche, de tout extrapolation en terme de longueur, j'ai taillé ma blouse plus long que prévu, puis retaillé la chose. Il est trop tard, donc, pour me donner votre avis, mais je justifie quand même mon coup de ciseau par un subtil avant-après :

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Ne me dîtes pas que ce n'est pas net ! Longue, cette tunique n'avait aucune allure... J'ai juste perdu, dans mon coup de ciseau, la découpe en arrondi que j'avais consenti à mettre en place au fond.

Le tissu vient de chez Toto Toulouse. Il s'agit d'un coupon de 3 m. à 6 €. A ce stade, c'était un crime de le laisser, d'autant qu'il est lisse et doux comme du satin, rigide à l'oeil comme du lin mais moins prompt à se froisser (bon, disons qu'il se froisse plus modérément...), légèrement strié en biais dans la trame et... surprise...

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Vous ne rêvez pas : il brille. Il est composé de coton, viscose (ou autre truc synthétique, je ne sais plus...) et de... métal ! C'est d'ailleurs ce qui m'a fait renoncer à utiliser la sur-jeteuse dont j'ai eu peur de fusiller la lame. Je n'ai peut-être pas eu tort, car à porter cette jolie petite choses sans rien dessous, je sens comme un picottement au niveau de la couture sous les bras... Nous verrons bien ce que ça donnera après lavage. Comment ça se lave, d'ailleurs, le métal ?! mystère...

Au final, j'ai arboré ma créa hier avec un vrai plaisir. Elle est facile à mettre, à assortir, et elle tenait juste assez chaud, avec son nouveau pote le sous-pull en coton, pour que je ne sois pas encore plus malade...

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Voilà. C'était la traditionnelle cascade des photos...

Un mot encore pour vous dédommager de mon verbiage (pour celles donc qui sont alllées au bout !). Figurez-vous qu'on peut vivre parfois tout près d'un trésor et ignorer son existence. Je travaillais depuis huit ans avec un collègue qui m'impressionnait beaucoup. Plutôt taiseux, proche de la retraite, cet ours élégant me faisait un peu peur. Ce n'est que cette année que le hasard des services (qui fait parfois bien les choses, le bougre !) m'a amenée à travailler un peu plus avec Christian. celui-ci, devant la machine à café, m'entendant un jour parler de mes amusements créatifs et de mon blog s'est montré plus ouvert et intéressé que je ne l'aurais cru. Il a même assez spontanément évoqué les ouvrages de son épouse et le site de celle-ci. Je ne sais pas si certaines d'entre vous voient venir le quiproco d'anthologie, mais en ce qui me concerne, je n'ai vu là que l'occasion de renconter une semblable. J'ai eu le choc de ma vie en allant sur le site Gingembre... Martine n'est pas une créatrice du dimanche qui passe le temps : c'est une artiste... Oubliée la honte que j'avais de lui avoir communiqué l'adresse de mon misérable blog de gacheuse verbeuse, j'ai passé un moment merveilleux à découvrir son univers, en particulier les colliers qu'elle réalise... Mention spéciale aussi à la robe de mariée en voile, indescriptible... Allez voir, faites-vous plaisir... Si ce massage sert à ça, alors, il aura été le plus utile de tous ceux que j'ai commis jusqu'ici !

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30 mars 2012

La femme qui valait trois milliards

à quelques centimes près...

Oui. Telle Super Jaimie qui entendait siffler le train deux heures avant qu'il arrive, tordait des barres de fer avec ses cheveux (non, zut, ça, c'est une pub de shampoing...) et se payait des acouphènes carabinés, j'ai réussi un exploit.

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Impressionnant, non ? Vous vous demandez toutes, haletantes, comment j'ai pu dézinguer un harpon à cachalot ? Allez ! J'avoue. Il ne s'agit que de mon "découd-vite" également appelé "répare-connerie" ou "sauve-boulet"... et je l'ai brisé net en essayant de découdre un bouton que je venais de poser. Eh oui, je ne peux pas me vanter de grand-chose en couture comme en tricot ou au crochet, mais une chose est sûre : lorsque je couds un bouton, il tient, le bougre ! C'est au cutter qu'il a fallu le retirer, lui et ses homologues cousus en vitesse, un poil trop haut, le tout pour faire une surprise à Monsieur (qui, du coup, a dû attendre...). Et la surprise, la voilà :

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Une gentille chemise en lin réalisée à partir d'un patron Burda un rien modifié (le même que la dernière fois, le modèle visible page 16 pris dans le magasine n° 137) !

Le lin vient du blog Les Fraises, mais je l'avais stocké depuis près d'un an... Inutile donc d'espérer le trouver, là, sur la boutique. Un réassort est toujours possible, néanmoins, dès lors que la saison du lin sera revenue. Allez voir : le choix des tissus y est toujours un plaisir pour les yeux et l'envoi est rapide et soigné comme un cadeau !

Cette chemise, donc, ce fut une longue histoire... Prévue de longue date, projetée comme cadeau de Noël, puis envisagée comme cadeau d'anniversaire (en février), elle n'a été attaquée que début mars, et réalisée par étapes pour trouver son achèvement dimanche dernier vers 21 h. (après une deuxième couture des boutons montés trop haut dans un moment de délire intégral... vers midi moins dix), dans une version un peu différente de ce qui était prévu au départ. Initialement, j'avais envisagé de lui faire des manches longues et de me fendre de pattes de poignets impeccables, jolies comme des mini-cols polo ! C'était oublier que je ne sais pas lire. J'avais cru comprendre en feuilletant mon magasine Burda que mon mètre 50 de lin suffirait à réaliser une chemise à manches longues... Oui, faisons une minute de silence.

En fait, la mention "150" désignait la LARGEUR du tissu, pas la hauteur indispensable pour réaliser l'ouvrage et qui s'élevait à 2 m. !!! Mon tissu, d'ailleurs, ne faisait que 140 de large. On imaginera ma consternation lorsque j'ai compris (après avoir commencé à tracer sans comprendre pourquoi j'étais aussi à l'étroit) que j'étais juste ridicule. Grand moment de solitude. j'ai donc opté (en jurant comme une poissonnière) pour des manches courtes finalement de saison.

Voilà donc le résultat, c'est à dire la chemise-pas-comme-prévu-mais-bien-en-lin-gris-taupe-marron-glacé. Oui, on pensera ce qu'on veut du résultat, mais la couleur est sublime. Rien moins.

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Quelques détails pris juste après la première utilisation (l'homme s'est promptement emparé de son bien et l'a arboré dès lundi matin !!!), donc dans des conditions réelles d'utilisation. Bon, froissée, quoi !

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Et sinon, avec un homme dedans ? Ben, y a qu'à demander !

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Tout chaud, tout froissé, tout marron glacé... brrrrrr...

Oui, je sais, je suis consternante ! Mais n'empêche, j'ai cousu un truc, et ça c'était pas gagné d'avance. Reste à s'y remettre vraiment.

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30 janvier 2012

Trouble Obsessionnel Compulsif

Oui... j'ai failli oublier de vous dire... Je crois que je suis atteinte.

Juste avant la vareuse réalisée à l'atelier Double Boucle, j'ai récidivé. J'ai rien pu faire. J'avais une idée créative et originale (bon, à la limite du plagiat, voir de la contrefaçon, vous me connaissez quand il s'agit d'inventer !) et le seul modèle de base sur lequel j'ai envisagé de partir pour extrapoler ensuite, ça a été celui de

(roulement de tambours...)

la 14 du livre 5 des JCA !!! (personne ne m'avait vu venir, c'est ce qu'il y a de bien.)

Une minute de silence consterné à la pensée de ça, ça, ça, ça et ça.  Vous aussi vous trouvez que ça fait beaucoup ?! Moi itou, mais d'un autre côté, c'est rassurant d'avoir un modèle "doudou", rassurant, auquel on peut à peu près tout demander parce qu'on le connait assez pour pouvoir extrapoler !

Quelques temps avant les soldes, j'avais repéré chez DDP une charmante tunique en coton gratté style sweat, avec un pli creux sur le devant, mais affublée de manches courtes (je rappelle qu'il s'agissait de la collection HIVER... et que rien n'est plus contraignant que les superpositions obligées) ainsi que d'un volant, au fond, avec lequel j'aurais été à coup sûr aussi gracieuse que cet oiseau qu'on appelle le boeuf. La version tee-shirt était, quant à elle, trop trop trop courte (le style de pièce que je suis capable d'acheter sur une impulsion puis de recaler, matin après matin, comme une erreur de casting), mais dotée d'un pli creux au milieu du dos. STUPEUR. TREMBLEMENT. ILLUMINATION. Le coup du pli creux dans le dos... Mais bien sûr...

 La chose était compatible avec la base d'une 14 (au hasard, donc...), et j'avais de côté un morceau de jersey de chez Fabbrics Addict, gris clair tirant un peu sur le blanc cassé, parfait pour la tentative...

Une fois rajoutés 20 cm -à peu près- au milieu du dos, voilà ce que j'ai obtenu. Attention, vous êtes prévenues, je ne m'en lasse pas ! Le DOS, donc...

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 (Oui, je vous montre six fois la même chose... mais quoi ? Vous voudriez me gâter mon plaisir ?!)

Pour le reste, c'est une 14 tout ce qu'il y a de basique. Elle se porte avec une jupe ou un pantalon, par dessus le jean ou rentrée dans la ceinture (je réalise que je n'ai pas testé avec une ceinture obi, mais ça doit être bien aussi !!!)... La preuve en images (non non, vous ne vous en tirerez pas comme ça)

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 Le col est toujours "danseuse"

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(Un petit clin d'oeil au passage à mon petit chéri qui m'a encore gâtée...)

 Le montage, comme la coupe du modèle, est toujours aussi facile et agréable... et la tunique est ultra-confortable et facile à porter. Cela dit, je vais vraiment essayer de changer de modèle et de me renouveler un peu. Promis-juré-craché !!!

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Oui, et je vais essayer, aussi, de coudre droit ! Soyons folles !!!

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25 janvier 2012

Plus belle la couture, chez Double Boucle !

D'ordinaire, le dimanche matin se déroule à la maison selon un rituel bien établi qui m'amène d'une fausse grasse matinée (enfants levés TROP tôt, coups d'oeil pleins de culpabilité au réveil lumineux, levers ronchons à énumérer mentalement les tâches déjà en retard...), à un repas baclé en vitesse avant le retour du footeux local (chargé de gadoue mais généralement souriant !), en passant par le coup de fil hebdomadaire à ma mère. Ahhhh... le coup de fil à ma mère ! D'une durée moyenne de 45 minutes (mais c'est généralement le seul de la semaine, sauf cas exceptionnel), il permet de prendre des nouvelles de parents éloignés dont je me passe, d'anciens voisins ou camarades perdus de vue depuis des lustres, de connaître par le menu la liste des douleurs dont ma mère - une sainte - est affligée, la liste des gens qu'elle a vus, et avec lesquels, le plus souvent, elle s'est disputée... J'ai également droit à un résumé commenté des épisodes de Plus Belle la Vie narrés avec une telle chaleur, une telle implication, qu'il me semble parfois être parente avec la famille Marci, avoir été en classe avec Guillaume Lezermann, voir même être une ex de Benoit Cassagne...

Eh bien cette semaine, rien de tout ça au programme ! Cette semaine, j'ai enfin pris ma fidèle Clio 2 et cavalé vers Toulouse pour profiter du cadeau d'anniversaire offert par Mag et Caro l'été dernier (je vous aime, les filles !!!) : un stage couture d'une demi-journée à l'atelier Double Boucle.

Imaginez un petit atelier blanc niché contre les premières piles du Pont Saint-pierre, côté Saint-Cyp' - pardon - Saint-Cyprien.

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Une fois la porte poussée (figure de style... elle était ouverte !) impossible de fuir. Dès l'entrée, les forces conjuguées d'un petit dèj' charmant, d'un cup cake en laine et d'une pieuvre de fils électriques nichée au plafond m'ont bien fait comprendre que je ne m'en tirerais pas comme ça...

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L'atelier Double Boucle, c'est d'abord un lieu, l'atmosphère dont on rêve quand on coud seule chez soi, en repliant honteusement ses affaires, le soir,  lorsque la vague familiale reflue sur la maison... Mais ce n'est pas qu'un décor, une enveloppe soignée et prétentieuse comme on en voit parfois dans certaines boutiques de loisirs créatifs, chargées comme des magasins de théâtre et hantées par des mégères prétentieuses. Ici, l'ensemble est charmant mais surtout fonctionnel, ordonné avec un faux air désinvolte, intemporel parce que rempli d'objets du passé plus ou moins transformés et d'outils actuels très performants (je tire mon chapeau aux machines Pfaff que je n'avais jamais essayées et dont j'ai apprécié la bonne nature sur les épaisseurs multiples de ma créa !)...

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(oui, je sais, cette photo là est floue, mais je suis en pleine transe... venez pas me gacher mon truc avec des détails insignifiants !)

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 Le rythme de la demi journée (commencée à 9 h. 30 et terminée un peu après 14 h.) a été intense comme l'avait annoncé Agathe, l'une des animatrices qui nous a reçues. Nous, ce sont les 11 filles qui ont cousu ce dimanche matin, toutes motivées et souriantes... En effet, c'était presque le pays de Oui Oui !

Bon, vous voulez savoir ce que j'ai cousu ? Allez ! J'y viens. Le catalogue de l'association propose un grand nombre de modèles à réaliser lors du stage du dimanche. Oui... on ne vient pas pour faire du free style ! Ce ne serait pas gérable. Le deal est que chaque participante reparte avec sa créa (idéalement) finie. Un peu gonflée, j'ai choisi la "vareuse", un classique de l'atelier que nous avons été trois à choisir, à tailler à partir du patron cartonné fourni par l'atelier, dans des tissus choisis sur place dans le stock sympa mis à notre disposition...

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Après plusieurs heures, un petit repas délicieux cuisiné par une jeune femme pendant la matinée et servi sur les tables vite débarrassées, quelques moments d'attente et de doute aussi, j'en suis arrivée là :

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Bon, alors... cette vareuse, qu'est-ce que c'est ? Ben, une fausse veste, un faux sweat, et à coup sûr une vraie trouvaille ! Il s'agit d'une coupe de tunique (un peu une 14, en fait... non, je blague !) : un dos droit, deux manches un peu trompettes, un devant avec deux pinces, mais très très large, ce qui fait qu'on le replie sur un côté ! Ajoutez un col droit doublé dans un coloris plus ou moins contrasté, et vous y êtes. L'épingle à nourrice a été fournie par l'atelier, Agathe proposant aussi deux pressions que j'aurais eu à coudre chez moi vu que j'ai fini juste juste... En fait, j'ai même fini l'ourlet des manches et du fond comme une dératée, portée que j'étais par l'idée que je ne sortirais pas ma singer en arrivant et qu'il serait frusrant d'attendre pour finir ma créa.

Aveu, auto-flagellation...

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Je me suis un peu cachée pour commettre ce délit, j'ai surtout évité Ingrid, l'autre animatrice (et accessoirement la fondatrice d'Arsenic et Vieilles Dentelles) hyper positive et vraiment très sympa mais aussi directe et psychologue puisqu'elle avait détecté très vite en moi un gros potentiel bucheronnesque... Me trouvant devant une surjeteuse en train d'assembler deux pièces de lainage sans avoir auparavant cousu les deux à la machine, elle m'a gratifiée d'un souriant "Ah, mais en fait, tu es une brute !"... et elle m'a, après discussion, fait comprendre que je faisais ce que je voulais, mais que selon elle, la chose n'était pas correcte. Penaude, j'ai ajouté une couture machine à côté de ma bordure surjetée, et j'ai pas ramené ma fraise... Ben oui, si on veut apprendre, on se tait et on se corrige. Merci Ingrid.

Vous savez presque tout ! Ma vareuse est en lainage et en coton pour l'intérieur du col. Elle est ultra-douce et confortable, et elle va m'imposer d'investir dans des broches et attaches variées !!! c'est bêêêêête ! En attendant, florilège de photos :

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Et sinon, si on ouvre le pli ? Ben y a qu'à demander !

IMG_2649 Impeccable si on attend des sextuplés !!!

Au final, je pense que si j'étais toulousaine, j'irais volontiers place Lange, à l'atelier, en semaine pour des cours ou un thé, un chocolat, consommations ouvertes à des prix modiques aux adhérent(e)s de l'association, et qui permettent d'utiliser les machines. Il y aurait aussi un rendez-vous tricot-crochet-broderie le vendredi... Là, depuis Auch, ça fait un peu loin pour envisager une fréquentation régulière du lieu, mais c'était un chouet' moment et je compte bien revenir faire un ou deux autres ateliers. Il y a d'ailleurs une petite jupe que je me tenterais bien...

A suivre...

Voyez donc, même le clocher de l'Hôtel Dieu est de mon avis !

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Merci encore Mag et Caro.

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13 janvier 2012

Luxe calme et volupté. Ou presque...

En novembre, des obligations professionnelles ont entrainé l'homme loin du foyer pour une longue semaine. Comme à l'ordinaire, j'ai déprimé à l'avance à l'idée des petits matins gris lors desquels, seule à la manoeuvre, j'allais devoir lever les monstres, les souquer pour qu'ils se préparent... avant d'aller au boulot, à peine sortie de mon grand lit vide...

Puis j'ai eu l'idée. La même qu'à chaque fois, en fait : faire venir ma mère (qui ne demande que ça) dans l'espoir qu'elle se cogne dans la joie les corvées domestiques, me ramenant par la même occasion au statut de "fille aînée", pour huit jours de repos et d'injustice (une grande soeur, ça peut torturer les petits, non ?)...

C'était oublier que janine est hyper-active, qu'elle plie le repassage et la préparation d'un repas maison et équilibré  (avec entrée et dessert ! Un luxe dont on n'ose rêver, en temps normal, par chez moi...) en deux coups de cuillère à pot, sans louper Slam, Questions pour un Champignon et Des Chiffres et des Lettres... Bref. Passés deux premiers jours de repos relatif (à devoir rendre compte du contenu de la boite aux lettres et de chaque coup de fil passé ou reçu...), il a fallu occuper le monstre ma mère. Et coudre enfin un truc pour la maison qui attendait depuis la fin du mois d'août (2011 ! Quand même !!!).

Nous avons donc fait ça :

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et ça :

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Pour celles qui suivent un peu les tribulations de la petite couturière indigne qui sévit ici, il s'agit de la suite (et presque fin) de la restauration des coussins et housses de canapé réalisées l'été dernier. Il s'agissait d'ajouter un dossier au plus petit des deux canapés (celui fait à partir d'un berceau dont un côté est replié sous le matelas), et de recouvrir un repose pieds initialement recouvert de tissu à carreaux bleus.

Nous avons fait simple : les dosserets sont en mousse, recouverts de tissu rayé Eurodif (un modèle qu'ils suivent) et de lin brut pour l'arrière.

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Des attaches avec du velcro permettent de fixer les coussins à l'armature en métal. Le tout est un peu approximatif, mais bien confortable.

Le repose pieds n'a pas été refait : nous lui avons taillé une petite housse élastiquée qui tient aussi parce que trois élastiques passent, par en dessous, derrière ses pieds.

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Bilan : pour le luxe, c'est relatif. Pour le calme, je vous raconte pas. Pour la volupté, y a de l'idée. D'autant que l'homme a remarqué ce changement sensible de décor dès son retour à la maison !

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25 décembre 2011

Christmas tunique

Ou pas.

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Non, parce que bon... le liberty, pour l'hiver, c'est moyen... mais voilà, on ne se refait pas... et puis depuis un moment, je suis dans un théma "anachronisme mon amour"...

Il me fallait un modèle évident pour coudre vite un truc sympa, et j'avais ce coupon de liberty acheté chez Tissus Anglais... J'ai opté, sans surprise pour la tunique 14 du livre 5 des JCA déjà testée ici, , et .

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Seul problème, j'ai parfois un rapport au réel particulier. D'abord, j'avais décidé de tailler une robe. Dans 1 m. de liberty. Une minute de silence. Merci. Ensuite, j'avais rêvé de monter un col polo blanc, mais franchement, je n'ai eu qu'une envie, une fois lancée : boucler le job vite et sans fioritures !

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J'en étais donc là de mon autosatisfaction quand j'ai repéré deux perforations sur mon coupon (au demeurant minuscule...) qui interdisaient même de placer les manches... Désespoir, repliage de tissu sur fond de tragédie grecque avec larmes dignes, tremblements hautains  et projets de sacrifices (humains, à y être...). Quand l'homme a surgi et décrété que les trous étant minuscules, personne ne les verrait s'ils étaient sous le bras. Hein... personne ?! (regard du grand inquisiteur...)

Après une nuit passée à ruminer, j'ai taillé et monté tout ça, et je confirme, personne ne les verra, ces trous ! D'ailleurs, cherchez les. Ils sont invisibles.

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Mais bon, avouez que j'ai pas de bol. Pour une fois que j'avais pensé à faire une symétrie convenable !

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Cela dit, au final, ma tunique, je l'aime, et je compte bien la porter, froid ou pas froid. Je mettrai des gros pulls, des écharpes, des gants, je trusterai les radiateurs, j'attraperai des rhumes, des pneumonies, je cracherai mes poumons, contaminerai mes collègues, mes élèves, compromettrai même leur descendance. Et si ça ne suffit pas, je me baladerai en doudoune et me ruinerai en antibiotiques. Comme bonnes résolutions de nouvel an, je pense qu'on est bien !

Allez, les filles ! Bon réveillon !!!

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18 décembre 2011

Chronos et moi

Le temps et moi, ça a toujours été compliqué.

A l'origine, je suis venue au monde avec la nostalgie d'époques que je n'avais pas connues : les années 50 et 60, époques dans lesquelles la vie semblait s'être arrêtée, chez ma grand-mère.

A 8 ans, sur le chemin de l'épicerie, je me rappelle avoir avoué à ma mère, dans un soupir de lassitude, que j'étais une "vieille petite fille" tellement le temps me semblait se tirer avec lenteur. J'en étais venue à concevoir l'idée que les rôles étaient donnés une fois pour toute et que j'étais appelée à rester une sorte de petite fille à vie, de "petite fille professionnelle", quoi !

A l'adolescence, j'ai développé une forme de nostalgie évolutive, regrettant tour à tour : l'enfance et la cour de l'école, le collège et notre voyage en Italie, le lycée et le club théâtre... Une fois adulte, les choses ont continué sur ce mode, et j'ai magnifié mes années de prépa, la découverte d'un Toulouse qui n'existe plus... J'en passe.

Aujourd'hui, je me soigne (d'autant plus facilement qu'il y a aussi, dans une petite vie de 40 ans plein de trucs que je l'on préfèrerait oublier...). Mais faut avouer que c'est pas facile. Rassurez-moi... Vous aussi vous perdez des heures à vous répéter que vous n'avez pas le temps de vous y mettre ? Vous aussi vous avez des envies de cuisiner des endives au mois d'août et des veloutés au petit pois en décembre ?

Pour moi, la dernière en date, c'est ça :

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Cette petite chose diaphane qui a le toucher de la soie (et est aussi chiante intéressante à travailler...), qui ressemble un peu à du satin mais est légère comme du voile (et s'effiloche pareil...), bref, cette merveille insupportable que j'ai achetée l'été dernier à Auch (et rachetée à Narbonne en octobre parce que j'en avais retrouvé, moins cher qu'à Auch, et toujours aussi magnifique), je l'ai cousue il y a dix jours !

En fait, après moult projets abandonnés les uns après les autres (faut dire que j'avais eu le temps...), j'ai opté pour la tunique célébrissime du Pochée 8, celle de la Poule, celle de Caro de la Cabane d'Elilou. Après avoir foiré le modèle en essayant d'en faire une robe en velours (récupérée par ma mère qui ne perd pas le nord), j'ai récidivé avec mon petit coupon de synthétique indéfinissable... et au final, je ne suis pas sûre que ce soit le tissu idéal : c'est un peu trop mou, trop fluide... et j'ai foiré le devant de l'encollure (par pure sottise, j'avoue... et refaire n'a rien arrangé aux plis que j'ai formés en plaçant mal mon empiècement).

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Autant dire que j'arborerai ce chef d'oeuvre au printemps prochain, avec un gros collier pour cacher la bordure du décolleté... En attendant, j'ai pris quelques photos au risque de ma santé. Si si.

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(non, Elz, les traces, sur le miroir, c'est le soleil. Je l'ai LAVE, le miroir. Juste avant de faire les photos.)

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N'empêche, ce coup-ci, y a de la couleur.

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07 décembre 2011

L. la maudite

Quand ça veut pas, ça veut pas.

Depuis des mois, je n'arrive pas à dégager assez de temps pour coudre (c'est même en train de devenir n'importe quoi...), et moins j'en ai, plus je doute... Vais-je encore savoir décalquer un patron, réussir une patte de boutonnage, choisir un tissu... Et plus je doute, et plus je tergiverse... Et moins je couds. Un vrai cercle vicieux.

Bref, j'avais décidé de me briser le cycle infernal, mais le sort s'acharne. J'avais jeté mon dévolu sur la sublime blouse du Pochée 8 souvent choisie par La Poule, mais aussi modèle fétiche de Caro, de La Cabane d'Elilou, qui m'avait très gentiment fait parvenir le patron... Il fallait lui faire honneur.

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Et puis j'avais ce petit bout de velours prune, idéal pour l'hiver (oui, parce qu'on se coud quoi de facile et de rapide pour les grands froids, hein ?! Comment ça, j'ai déjà posé la question l'année dernière... me cherchez pas, hein !?), et un mètre de liberty Mitsy...

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Décidée à frapper un grand coup et consternée devant la multiplication de tuniques et de blouses cousues depuis deux ans, je me suis dit qu'une version robe, à porter avec des bottes, serait sympa. Mais, pas folle, la guêpe ! j'allais virer une partie des fronces pour éviter l'effet ballon, et choisir des manches longues pour contrer les courants d'air vicieux de l'hiver gascon. Trop maline, la fille...

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Sauf que, comme à chaque fois que j'essaie de coudre, depuis quelques temps, les choses n'ont pas tourné  comme prévu... Une fois la robe finie, la douche... Le velours, un peu rigide, faisait "soutane", les manches me semblaient trop larges, et une fois passée la petite merveille, on ne voyait que ma petite tête au dessus d'un sac informe. Déprime. Remise en question. Ne ferais-je pas mieux de me mettre aux cendriers en rotin ou à la peinture sur coquilles de moule ?

Et puis j'ai entrevu la solution...

 Par qui est-on toujours sauvée ? Par sa maman  !

La mienne est venue passer quelques jours et a trouvé ma robe tout à fait à son goût, pas trop large, pas trop froncée, agréable à porter du fait que le velours est légèrement stretch... Elle l'a donc récupérée (malgré les fronces inégalement placées le long de l'empiècement), et sauvée in extremis d'une fin pitoyable au fin fond d'un placard sombre. D'ailleurs, voyez :

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Oui, ça plissouille au niveau de l'aisselle, mais je rappelle que j'avais taillé pour moi, en petit 38 (et que ma poitrine est portée disparue depuis un nombre d'années conséquent), alors que ma mère (qui a jeté sa thyroïde par dessus les moulins il y a 20 ans) fait un petit 42.

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Du coup, je me sens un peu moins misérable, mais enfin, si la poisse voulait bien me lacher, ça m'arrangerait...

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13 novembre 2011

London Calling

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Oui, je sais... il faudrait faire une étude statistique pour établir combien de messages, dans la blogophère créative, porteront ce titre aujourd'hui ! On serait sans doute consternées devant son manque d'originalité. Peu importe.

Qu'on se rassure néanmoins, je ne suis pas devenue punk, je n'ai pas ressorti mes vieux Dockmartins (ni mon bracelet à clous... Inutile d'insister, pas de photos). On peut très bien écouter les Clash avec bonheur sans pour autant arborer des épingles à nourrice dans le cou et une iroquoise verte. D'autre part, punk attitude et couture ne sont pas incompatibles : Mme Westwood l'a assez brillamment démontré. Je ne suis donc pas obligée d'en faire autant, ce qui m'aurait demandé de retrousser sacrément mes manches. Oui, je sais, je bavarde, je bavarde... parce que franchement, punk ou pas punk... le défi 13 rossbeef a bien failli tourner au "no future".

Initialement, j'avais prévu de coudre une petite besace à carreaux (dans un tissu de récup'), avec un rabat en cuir... La chose était bien avancée quand les distances prises avec le modèle supposé de servir de base ont été telles que je me suis trouvée seule en rase campagne, comme sur le champ de bataille de watterloo, avec des problèmes difficiles à résoudre en terme de montage. J'ai une excuse (ben oui, off course !) : j'ai eu l'idée tordue d'aller chercher mon patron dans un antique Marie-Claire Idées, or, les coutumières de la revue savent que les explications couture sont souvent le fait d'une personne qui se comprend, et qui, d'éllipse en sous-entendu, donne une version très expurgée de la démarche... style "private Joke" ou connivence entre initiées. Grrrrrrrrrrrrr... Je suis pas initiée.

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Bref, depuis trois jours, il était donc évident que je ne proposerais pas de besace aujourd'hui. Avec un peu de chance, vous verrez la chose d'ici huit ou vingt-trente jours. C'est pas comme si vous étiez en manque de sac, cela dit... Et puis une illumination m'avait fait entrevoir une solution idéale : le genre de créa qui fait utiliser à bon escient un tissu trop beau, stocké depuis trop longtemps, qui vous donne satisfaction en un temps record, et avec un minimum d'effort. L'orgasme couturier, quoi (oui, à condition d'imaginer un orgasme rapide, bon... OK, y a débat. Mais c'est pas le lieu, les filles !) Je veux parle du col-écharpe, du snood en tissu, du truc que l'on enfile par dessus la veste, l'hiver, et dans lequel on peut se blottir avec des gestes et des attitudes d'une féminité lascive dignes d'une photo artistique floue de magasine. Tout à fait moi...

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Le tissu à carreaux qui n'est pas sans rappeler un carreau célèbre et anglais dont le nom commence par "Burbe" et finit par "rys", vient de la boutique "Tissus Occitans" de Auch. C'est une très belle soie achetée il y a 7 ou 8 ans, dans une autre vie, donc, avec pour projet d'en faire un joli truc... Impossible de dire aujourd'hui si c'est un tissu griffé, de la fameuse marque donc, ou un carreau ordinaire ayant le bon goût de ressembler à l'autre ! La polaire est en réalité une polaire tricotée (sur la face qui se trouve à l'intérieur), dotée d'une belle épaisseur et d'une excellente tenue, et achetée hier matin, pour l'occasion, dans la même boutique.

Toute fière de mon idée, je me suis donc préoccupée, hier soir (12 novembre, donc, vers 21 h. ...) de trouver un tuto, avant de rester perplexe devant ceux que j'ai pu consulter, et de partir, comme d'hab', en live. En gros, j'ai coupé deux bandes de tissu, une dans chacun, de 40 cm sur 1 m. Première erreur : le col est très large et risque de mal remplir son office tout en étant peu pratique... Puis j'ai voulu monter tout ça. Dans ma tête, c'était très clair :

Fourniture : deux bandes de 35 cm de haut sur 100 cm de large, mais on peut tenter en 70 de large pour un résultat plus près du cou (non vérifé)

1 - je referme chaque bande de tissu, endroit sur endroit, pour en faire un anneau.

2 - je mets un anneau dans l'autre, endroit contre endroit, et je pique le haut.

3 - (là commence le récit de mes malheurs...) dans mon esprit (no comment !), j'allais coudre aussi le fond, en laissant une ouverture de 15 cm pour retourner le truc sur l'endroit. Or, je n'ai pris conscience que tardivement, et dans la douleur, de ce qu'un cylindre (le snood en est un) ne réagit pas totalement comme un rectangle... Un fois retourné, le truc ne ressemblait à rien ! En gros, j'avais dans les mains un casse-tête chinois informe avec du carreau d'un côté, tout tortillé, et de la polaire de l'autre, en vrac. Prise de conscience. Sens du ridicule. Un prof de math aurait compris dès le départ que je me fourvoyais, un type comptant parmi ses proches des cônes, des parallélépipèdes, et peut-être pire aurait même ri de mon erreur. Forcément, avec le recul, il m'a semblé évident qu'un truc symétrique par rapport à un axe central ne pouvait se retourner de manière régulière à partir d'une ouverture placée sur un côté. A part que ça, je l'ai constaté !!! Pas conçu à temps !

(Oui, je sais, si j'avais de l'humour, j'aurais pensé à prendre des photos, mais celles qui me connaissent savent déjà que j'ai un sens de l'autodérision à dimension variable. D'ailleurs, c'est bien simple : si à ce moment là de ma soirée d'hier un enfant quelconque était descendu de sa chambre sous le prétexte fallacieux de boire, de faire pipi ou de me demander l'achat pour lundi matin 8 h. d'un stylo 4 couleurs à lampe tempête intégrée, j'aurais pu devenir une très très très mauvaise mère.)J'ai donc sorti mes ciseaux, remis la chose informe sur l'envers et découpé ma couture (faite à la surjeteuse...).

Minute de silence à l'idée du prix qu'avait couté la soie. Merci.

(reprise du simili tuto après cet intermède que l'on supposera -à juste titre- hystérique)

3 bis - A ce stade, on retourne le snood. On fait une piqure à 5 mm de la piqure du haut, pour finir la chose.

4 - En bas, on fait en rentré sur chacun des deux tissus, et on pique bien au bord.

Et cela donne un truc sympa quoiqu'un peu large donc, mais avec lequel, du coup, on peut jouer.

La preuve en images, ou, comment, le ridicule ne tuant toujours pas, je me suis prise pour Kate Moss (on est priées de ne pas me faire remarquer que je ressemble plus au mari de Kate Moss qu'à la Brindille. Thank You.)

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(Non, Elz, le miroir crade, ce n'est pas de la négligence, mais de la pure Punk attitude, eh eh eh...)

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J'en aurais bien mis 10 de plus, mais je vous entends d'ici soupirer... Vous avez tort : même mon incrédule de fils ainé s'est mis au Burber-snood. La preuve :

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Posté par Laudette à 11:47 - - Commentaires [15] - Rétroliens [0]
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