Snood toujours prêt !
Non, ne croyez pas que j'aie été scout dans une vie antérieure... Mon statut de fille unique m'a protégée durablement des épreuves également effroyables de la colonie, du scoutisme, des éclaireurs et, d'une manière générale, de toutes ces organisations collectives et bien pensantes destinées à faire chier les gosses pendant les vacances au nom du grand air qui fait du bien et de la vie en collectivité qu'il faudrait apprendre à supporter apprécier le plus tôt possible...
Non, je n'ai pas porté de short et de foulard roulé, écouté un blaireau jouer de la guitare près d'un mauvais feu de bois, fumé mes premières clopes planquée dans un bosquet de saine nature ni perdu ma virginité entre deux rondins dans les bras d'un éducateur patenté, lors d'une fête de fin de camp. Je noircis le tableau ? Oh, vous me connaissez, j'adore être injuste...
Non, en fait, c'est juste le plaisir d'un mauvais jeu de mots qui m'a fait choisir ce titre (bon, et puis l'envie d'être un peu vacharde, aussi... Allez, pardon à toutes celles qui défendent les organismes destinés à promener la jeunesse... je le ferai plus, là !)
Un snood, donc, encore un. Ben oui. Du fait d'une déplorable éducation qui m'a empêchée de me défouler au grand air et qui m'a privée des plaisirs sains de la convivialité enfantine, j'ai développé un naturel hargneux et volontiers obsessionnel. Aussi ai-je absolument eu besoin de travailler ma technique de l'aiguille circulaire en commettant un nouveau snood, toujours en coton Nomade, mais marron, ce coup-ci et au point de blé (correction tardive : "de riz" !, au point de "riz", pas de "blé" !!! Ahhhh, ça rigole, ça se moque, mais ça ne me signale même pas mes erreurs... Merci, les filles, franchement, merci !).
Comme pour le précédent, je suis restée fidèle aux consignes d'Anaïk, la Souris du Dressing... Et il faut avouer que c'est un vrai bonheur : ça monte tout seul, c'est amusant... Juste ce qu'il faut quand on n'a pas la pêche pour coudre (c'est à dire installer tout le tralala, prendre le risque de tailler, de se tromper, prendre du temps...).
Petit Hic : mon point n'est pas si régulier que ça (et je n'ai pas fait de bloquage... sur du tricot, je n'arrive pas à m'y résoudre...), et mon snood pendouille un peu... Je l'aurais autant aimé plus serré, mais avec moins de mailles, le premier rang risquait de tirailler un peu sur l'aiguille courbe, même avec un petit cordon de 40 cm.
Deuxième petit Hic : j'ai fait le plein de laine, de coton, et je ne sais trop dans quoi me lancer. je viens de me faire refouler par un modèle Phildar ultra dur (vexation maximum), un pull avec plein de points différents et des découpes de folie... J'ai investi dans du coton Natura de MC mais le catalogue gratuit distribué avec les premières pelotes est épuisé et je désespère de trouver le tuto de l'étole MAGIFIQUE que l'on voit partout et qui y était expliquée. Bref, c'est la loose.
Si je retire tout le mal que j'ai dit des Scouts, des Eclaireurs, des curés, des banquiers (j'ai bien dû en dire du mal quelque-part...), des vendeurs de voitures d'occasion et des belles-mères (à tous les coups, j'en oublie), est-ce que quelqu'un voudra bien me donner une idée ? Ou un tuto ?
J'ai honte...
Lady Glagla
A l'heure où d'autres préparent la garde robe estivale, voir, la ressortent résolument du placard, je me dope au sirop d'argousier de Weleda pour essayer de vaincre une rhino sur-infectée (oui, Madame, SU-RIN-FEC-TEE, il a dit, le docteur !) qui a eu le mauvais goût de résister aux antibios et de me mettre minable. Et je crochète des châles...
Rien à faire. Le matin (c'est à dire jusqu'à 14 h.), et dès que je me trouve à l'ombre, j'ai froid. Mon cou se frippe comme celui d'une pintade, mes cervicales menacent de se mettre en grève... et c'est l'horreur ! J'ai donc profité d'une journée d'immersion à l'université, avec mes joyeux lurons de 1ère L pour boucler un petit ouvrage sanitaire dans le bus. Ben oui, une heure 30 de trajet à l'aller, autant au retour, ça vous fait pile un gentil petit châle en laine crocheté en 9 !
Lui, tiens !
Vous le reconnaissez ? C'est normal ! J'ai pris l'idée chez Mademoiselle Soleil. Il s'agit de monter en grosse laine, avec un crochet de 9 le motif de départ du chêche à la sauce Bidules Chouettes répété jusqu'à épuisement de la laine. Or, justement, il me restait deux pelotes de 100 gr chacune de ma Katia grise, celle de mon trendy shawl... et comme je suis une ménagère responsable qui déteste gaspiller, je me suis fait un devoir de me crocheter un ennième doudou pour grande.
Quelle chance, hein, de ne pas être malade en voiture ?! J'avoue, ce miracle a été possible parce que je me suis postée tout devant, près du chauffeur - à la place du mort, quoi ! - et que j'ai donc pu lever les yeux souvent. Cela dit, à l'époque où nous habitions en Charente et où nous faisions régulièrement le trajet jusqu'au bercail parental, j'arrivais à lire un roman policier sur le trajet aller et un autre au retour... J'avais lu de cette manière, entre autres, La Femelle de l'Espèce de Japp (je crois), Dirty Week-end d'Helen Zahavi, et tous les Marc Behm qui sont de purs bijoux délirants. Envoyez-vous, à l'occasion La Vierge de Glace qui raconte comment des vampires un rien obsédés sexuels et mal assortis se lancent dans l'immobilier, ou Et ne cherche pas à savoir qui raconte les mésaventures de Lucie, employée du Diable, chargée de réceptionner les âmes de ceux qui sont au terme de leur pacte avec Satan, portée sur la boisson et philosophe... C'est juste génial et addictif.
Et sinon, pour le châle, vous savez quoi ? Je l'aime trop ! Il ne vaut pas un bon bouquin, certes, mais il va avec tout (je suis bien capable de l'emmener à la plage, ce truc...) et il est très très réconfortant. Si avec ça, je ne pète pas la fome pour les vacances, c'est à désespérer.
Snood de demi-saison
ou comment préparer la venue de l'hiver avec sept mois d'avance...
Non, ne croyez pas que je sois stupidement en retard ou pathologiquement en avance, les filles, pas du tout ! Vous le connaissez toutes le petit matin traitre du mois d'avril (ne te découvre pas d'un fil, comme dirait l'autre...), à l'heure où il faut pousser les enfants fraichement encartablés vers la voiture, trouver les clés du véhicule perfidement planquées au fond du sac (insondable, le sac, dans ce genre de circonstance) et se préparer aux heures de labeur, le tout dans une température qui oscille, selon les régions, entre 0 et 5 °... C'est en prévision de ces moments douloureux pour la gorge autant que pour le moral que je me suis tricoté un snood (oui, encore un... pas la peine de prendre l'air innocent, j'ai entendu !), et un snood corail, c'est à dire en COULEUR, pour réchauffer l'aube blême. Accessoirement, et parce que je suis un peu obsessionnelle (oui, je le dis avant qu'on me le serve, ça, c'est fait !), j'ai fini par dompter l'aiguille circulaire. Bon, dompter est sans doute un peu exagéré. Disons que je m'en suis servi et que j'ai perçu le plaisir qu'il pouvait y avoir à travailler dessus. Pour ce qui est de maîtriser les potentialités de la bête, il faudra repasser (d'autant que le nouvel opus que j'ai voulu y concevoir est au point mort après avoir été défait deux fois...).
Bref, voilà la chose :
Il vous rappelle quelque-chose ? C'est normal ! J'ai suivi - A LA LETTRE - le tuto d'Anaïk, la Souris du Dressing, qui l'a conçu en version anis. C'est d'ailleurs pour que l'emprunt reste dans les limites de la décence que je n'ai pas choisi la même couleur de laine qu'elle car, en vérité, je trouve sa version à tomber... Cela dit, je n'ai eu que l'embarras du choix car il faut avouer que le coton Nomade est proposé dans plein de coloris génialement tentants, notamment "mastic" et "cendre" qui me font de l'oeil... Petite précision, j'ai opté pour le coton dit rouge... qui, en réalité, selon mes catégories, est corail. N'essayez pas de comprendre.
Bref, j'ai fait tout comme a dit la conceptrice du snood : 92 mailles avec des aiguilles circulaires de 5,5 (les seules que j'ai, ça tombe bien), 4 pelotes de Nomade, du point de blé ("1 maille endroit/1 maille envers répétées sur 2 rangs, on inverse au 3ème rang et ainsi de suite" explication copiée-collée depuis son blog !). C'est bien simple, je suis toute émue d'avoir été aussi docile... tellement que j'en oublierais presque d'avouer que mon point est encore un peu irrégulier, et comme twisté : on jurerait que mon snood tourne ! Mais bon, ce n'est pas bien grave... D'ailleurs, je vous montre !
Voilà. Reste à espérer qu'il ne se mettra pas à faire des températures caniculaires tout de suite... et que je vais trouver un peu de temps pour vous montrer, d'ici la fin de la semaine, un peu de couture (oui, oui, j'ai dit COUTURE ! Et l'ouvrage est FINI et il a même été déjà PORTE. Dingue, non ?)
Voir grand
... et puis apprendre à lire.
Au début était le seigneur des anneaux. J'ai nommé, le snood. Au début, en réalité, était le désir de snood. Sur la blogo, toutes avaient fait le leur (voir les leurs), dans toutes les tailles, toutes les couleurs... La tentation était forte de me lancer, mais outre le fait que je ne pouvais mettre la main sur la laine conseillée ici ou là qu'en achetant sur internet, sans la tripoter d'abord, il me fallait dompter l'aiguille circulaire, et j'avoue que les premières tentatives furent épiques... Oh, j'avais bien essayé d'en coudre un, sympa, d'ailleurs, à mon goût, mais le snood de mes rêves était irrémédiablement tricoté ou crocheté. Ni plus, ni moins.
Bref, j'étais à deux doigts de régler la question en achetant un snood tout fait, en solde, chez Camaïeu (ben ouais... 2 €95 !) quand une voix a résonné dans mon oreille : "Ressaisis-toi, ma fille ! Relève la tête, et puis à y être aussi, le défi, et surtout, dégage d'ici avant d'acheter ce pantalon rouge à 7 € 95, que tu ne mettras que deux fois !!!" Docile, j'ai acheté le pantalon en vitesse puis obtempéré et foncé allumer mon ordi pour trouver le snood idéal à plagier.
(Oui, je m'appelle souvent "ma fille", parce qu'à défaut d'en avoir conçu une, j'en suis réduite à être ma propre fille... Et à élever, je vous jure, je ne suis pas une sinécure... A deux doigts de me coller à la DDASS, j'étais, encore hier ! Mais bon, c'est une autre histoire.)
Après un casting d'enfer, j'ai constaté que je bloquais sur un modèle précis vu chez deux ou trois bloggeuses sympas qui m'ont renseignée (et qui, du coup, ne m'en voudront pas si j'ai oublié les noms de leurs blogs... hein, les filles ?! Je ne suis pas encore tout à fait éduquée...). Le modèle était celui-ci :
sorti de ce livre là :
Les filles qui l'avaient réalisé vantaient sa facilité et donnaient plein de petits tuyaux concernant la nature et la quantité de laine nécessaire. J'ai tout bien noté, posé plein de questions, archivé les infos, puis, comme d'habitude, je n'ai tenu compte de rien. Bon, d'un autre côté, si j'étais une fille logique et rigoureuse, ce ne serait pas moi, mais bon sang que ce serait reposant - pour MOI !!!
En un mot, j'ai investi dans une laine que j'ai trouvé sublime, dans une petite boutique d'Auch, rue du Pouy : de la Fashion Super Chunky (apparemment, c'est l'appellation à la mode...) de chez Rico, en pelotes de 100 gr, 90 m. donc, à travailler en 10. J'en ai bravement acheté 6, et vogue la galère ! Vous voyez se profiler le truc infernal ?
Une fois montées les 50 mailles de chainette, mon snood partait pour faire 50 cm de côté au lieu des 38 prévues... Crocheté avec un crochet de 9 (Pourquoi ?... parce que !), il était rigide... Je me suis obstinée quelques heures, me racontant que j'allais détourner le modèle pour en faire un truc unique et génial, puis j'ai tout défait, un peu vexée... La laine me plaisait beaucoup, mais les choses, à l'évidence, tournaient mal. J'ai investi dans un crochet de 10 (oui, forcément !!!) puis j'ai monté 42 mailles... alors qu'il aurait fallu s'arrêter à 38. Passons.
Une fois l'oeuvre (ahem !) achevée, elle était, comment dire... particulière ? Jugez plutôt :
Bon, positivons. Mon snood peut avantageusement se convertir en poncho
en couverture de survie
en truc (!)
Oh, joie. Me voilà donc l'heureuse propriétaire d'un gigantesque machin avec lequel les rues étroites me sont interdites, qui m'imposera de me faire poser des rétroviseurs, mais m'accordera le privilège de pouvoir migrer en antarctique dès que l'envie me prendra d'aller faire suer les manchots.
Oui, parce que de l'autre côté de cette fenêtre, il fait 25 °C... Autant dire que Monsieur le snood géant va gentiment attendre l'année prochaine pour faire ami-ami avec le caban, le manteau... A moins que je n'envisage de m'en faire une robe façon Pierrafeu, portée sur du nu intégral ! Humpf... me fait l'effet de devoir gratter, cette histoire là. Allez, vade retro snoodas ! Au porte manteau.
Cela dit, le bon côté de l'aventure, c'est que je me suis un peu calmée, et lancée dans un autre snood qui m'a valu de dompter l'aguille circulaire (ehhhhhhh ouais...), et pour lequel j'ai respecté le numéro d'aiguille, la marque de la laine, le nombre de mailles et le point recommandé. Je vous montre ça dès que j'ai fini, si je me remets d'une expérience aussi traumatisante...
Mise en conformité
Elles avaient toutes fait le leur. Il m'en a forcément fallu un. Le mien.
MON Trendy Shawl. Et en anglais, s'il vous plaît !
Evidemment, comme à chaque fois qu'il y a de l'enjeu, j'ai tergiversé. Devant la simplicité (réelle, supposée, trompeuse ?) du truc, je me suis méfiée... Il fallait un tuto... C'est Mademoiselle Sophie qui me l'a donné, non sans m'avoir auparavant fait copieusement baver devant les merveilles en vente sur Breaking the Wool. Et vous savez quoi ? Il avait l'air vraiment simple à faire, le truc !
J'ai donc investi dans cinq pelotes (on n'est jamais trop prudente...) de laine grise, mais pas celles conseillées dans le tuto. Ben ouais, ce serait trop simple. J'ai pris du plus gros, et en lieu et place des aiguilles de 5, j'ai mis du 8. Je le voulais gros, mousseux, roots, mon Trendy... La laine, achetée à la Couserie Créative, à Narbonne est la Peru de la marque Katia, une laine mélangée (40 laine, 40 acrylique, 20 alpaga) qui se tricote théoriquement en 6 ou 6,5. En tout, j'ai mis 3 pelotes de 100 gr dans mon châle, un peu plus de 300 m., donc (si l'étiquette ne raconte pas n'importe quoi !). Et au final, ça a été ultra rapide et trop trop simple : j'ai bouclé l'affaire dans la semaine, sachant que c'était la semaine de la rentrée - le type même de semaine durant laquelle je n'ai jamais le temps de rien !
Et à peine bouclé, j'avais déjà mon châle sur le dos, enfin, autour du cou ! Et je n'ai pas été déçue : il est doux, chaud, moelleux, un vrai doudou pour grande. Enfin un peu de douceur dans un monde de brutes...
La preuve en images.
Bon, et maintenant, le reste de la mise en lumière, de la mise à jour, de la mise en conformité...
Le tagg.
J'ai donc été taggée par Princesse Dina, Anne-Sophie des Escargots à l'Opéra, ainsi que la Lajules... qui ne m'en a pas dit plus... Je n'ai donc eu que l'embarras du choix pour les questions... Alors, en live et dans un désordre coupable :
- 11 trucs sur moi - top chrono :
- je suis plutôt une fille tourmentée qui soigne ses angoisses et ses complexes en faisant l'andouille partout où c'est possible, et en priorité sur son blog
- j'ai souvent le sentiment d'être un imposteur, de ne pas être au niveau, et à deux doigts d'être percée à jour... Et en couture, faut avouer, ça se voit souvent !... et au tricot et au crochet aussi, d'ailleurs !
- j'adore dormir, de préférence sous des tonnes de couvertures, couettes, édredons superposés. Le sommeil m'a toujours sauvée de tout, et j'ai besoin d'avoir très chaud pour dormir.
- je suis une acheteuse compulsive (et je me soigne plus ou moins). Mon armoire fait peur... même à moi. Et, comme d'autres, je n'ai jamais rien à me mettre le matin.
- je crois à la supériorité naturelle de la copine (avec qui tout est léger et gratuit) sur l'amie, parce que je me méfie de ce qui est fusionnel (j'y ai laissé trop de plumes. Du coup, je ne touche plus du tout à ça et ça me réussit)
- j'aime les gens autant pour leurs défauts que pour leurs qualités, ce qui ne simplifie pas mes rapports avec l'humanité en général.
- Dieu et moi, nous entretenon une relation compliquée. D'ailleurs, ne le lui répétez pas, mais je doute qu'il existe...
-La contrariété me coupe l'appétit et me fait maigrir. Résultat, je n'atteindrai le Nirvana qu'obèse ! ça fait relativiser.
-J'idolâtre Jacqueline Maillan, mon modèle en matière d'humour, d'audace, de classe fêlée.
- En 1981, j'ai serré la main de François Mitterand, fraîchement élu et en visite dans ma ville pour inaugurer le chantier de la rocade. J'avais 9 ans, j'étais au milieu de la foule, il ne m'a même pas vue.
- ça, c'est moi.
- Les questions (florilège réalisé à partir des questions proposées par les coupables qui vous valent ce consternant exercice...)
- La première chose que tu fais en te levant le matin?
Je me lève dans le noir, je descends l'escalier dans le noir, je vais à la cuisine et je bois un grand verre d'eau. (comment ça, ça fait quatre choses... Tu veux t'battre ?!)
- A quel âge as-tu eu ton premier amoureux ?
3 ans ! J'étais en vacances au camping en Espagne, et dans la tente à côté, il y avait une famille de hollandais, blonds comme les blés. Un petit garçon, de 4 ans, Emilio (très hollandais, comme prénom), me suivait partout et venait sous ma tente s'assoir au pied de mon lit de camp pour me regarder dormir pendant ma sieste.
Je n'ai gardé que l'image floue d'un petit blond torse nu, sur fond de lumière d'été.
- Tu sens un truc bizarre au fond de ton lit,tu regardes! tu préfères y trouver une araignée,une souris ou un serpent?
Mon mari déguisé en souris, ou déguisé en ce qu'il veut, finalement...
Ouais... trop d'émotion tue l'émotion.
- Ta plus grosse bêtise avouable
Franchement ? J'ai trop l'embarras du choix... Enfoncer la porte du garage de mes parents avec un permis de conduire plus si frais que ça en poche ? Sêcher ma rentrée en IUFM pour prolonger une soirée de fête jusqu'à 10 h. du matin ? Il y en a d'autres...
- Le truc que tu détestes faire...
Alors là aussi, il y a une liste : me lever le matin pour aller bosser, corriger des copies, ranger une pile de papiers-vêtements-... qui attend depuis longtemps, faire les comptes,... J'ai bon ?
- Qu'est-ce qui te révolte ?
La mauvaise foi, le culot des politiques qui mentent pour monter les gens les uns contre les autres... C'est à pleurer, parfois.
- Le truc qui te met du baume au coeur juste en y pensant?
Mon plus jeune fils, regardant Dujardin à la télé en train de pérorer sur le fait que tout le monde appelle la femme de sa vie "minou", et se retournant pour dire dans un sourire "Moi, la femme de ma vie, je l'appelle Maman"
- Sais-tu déjà pour qui tu vas voter ?
Je me paie le luxe d'hésiter entre un spécimen "grande-gueule" réjouissant, une femme à lunettes intègre et intelligente (c'est assez rare pour être signalé), et un gars pas sexy mais rassurant sur lequel je me rabattrai sans doute par réflexe d'utilité, comme on dit.
- Tu préfères copier ou être copiée ?
Je copie beaucoup (je ne fais même que ça), mais j'imagine qu'être copiée doit être génial pour l'ego.
-Tu voulais faire quoi quand t'étais gosse ?
"Maman-maîtresse". Comprenne qui veut.
- Si tu devais aller vivre dans un autre pays, ce serait ?
Le Brésil. Pour voir s'il me pousse un cul de brésilienne (prépubère de préférence)
- Mes victimes colatérales (qui sont bien libres de ne pas jouer le jeu, surtout si elles ont été taggées 15 fois...)
- La Compagnie des Petits Princes
- TDC (ajout tardif... oubli inexplicable... j'ai honte... Tu vas pas m'engueuler, hein, Marine ? mais non pas la blonde du FN, la géniale de TDC !!! Pour qui vous me prenez ?!)
et puis ce sera tout, parce que j'ai des scrupules à aller déranger d'autres idoles de la blogo qui évoluent dans les hautes sphères créatives et doivent être lassées de répondre aux questions d'indiscrètes inconnues !
Oups, désolée, j'en rajoute une parce que j'aime trop ce qu'elle fait... Elle m'enverra bouler si elle le veut !
- Madame Zavatavectout (je croise les doigts pour qu'elle joue le jeu)
Allez ! je m'en vais prévenir tout ce petit monde.
Ultime ajout : bon, j'ai essayé de faire ma feignâsse, mais je me suis fait reprendre de volée. Il me faut fabriquer 11 questions (honte à celle qui m'a dit que je n'avais qu'à répondre à celles déjà posées, hien ?!). Donc, les v'la :
1 - Quelle est ta chanson préférée, celle qui te fait le truc à tous les coups ?
2 - sucrée ou salée ?
3 - ton premier grand amour s'appelait ? avait quel âge ?
4 - quel est ton jour de la semaine préféré ? Pourquoi ?
5 - tu as commencé à coudre, tricoter, crocheter,... à quel âge et avec qui ?
6 - chien ou chat ?
7 - ton plus ancien souvenir ?
8 - la personne qui t'a le plus influencée (quel que soit le domaine) ?
9 - ton rêve d'avenir ? On se fout du réalisme...
10 - ton achat le plus débile ?
11 - la couleur de ton pyjama (ou de ta nuisette) pour ce soir ?
C'est du n'importe-quoi, mais bon... Du pire peut sortir le meilleur, hein, comme on dit !?
Non, on le dit pas... bon, ben tant pis alors.
Les Bidules, c'est Chouette !!!
Oui, je sais, il m'est arrivé de faire mieux en matière de titre mais les forces conjuguées des dernières copies qu'il faut corriger pour pouvoir remplir les bulletins pour les conseil de dans moins de huit jours, des réunions qui fleurissent plus vite que les Narcisses du jardin, et des portes ouvertes diverses, m'interdisent de blogger comme il le faudrait...
(à ce propos, je viens d'être taggée trois fois en deux semaines, et je vais devoir passer aux aveux... ça vient, ça vient, et merci, dès aujourd'hui, les filles, pour l'honneur que vous me faites !!!)
Bref, tout le monde a compris à mon titre que j'allais rendre hommage au blog de Bidule Chouette, géniale crocheteuse, créatrice et bienfaitrice de l'humanité crochetière ! Je n'en rajoute pas dans le suspens...
J'ai enfin réalisé le Chèche à la Sauce Bidule Chouette. Et je confirme, c'est du bonheur !
Les photos ne sont pas menteuses : ce chèche, je l'aime. Je l'ai réalisé avec ma laine "brouillon", à 1 € la pelote au supermarché... Le modèle aurait sans doute mérité mieux, mais il est si réussi que, d'un autre côté, il s'accomode très bien de la simplicité totale du matériau.
Les trois motifs sont agréables à réaliser, même si je n'ai pas été aussi efficace dans la réalisation du dernier, moins élégant dans ma version bucheronnesque...
(hein, c'est moins précis, quand même...)
Bon, cela dit, vous n'avez pas tout vu... A crocheter comme une désespérée pour profiter du temps qui m'était donné et qui ne se présenterait plus en telle quantité avant longtemps, autant que pour ne pas penser, j'ai mal compté mes rangs, mes augmentations, et l'erreur ne s'est révélée qu'à la fin, lorsque j'ai réalisé la bordure. Alors que le motif du bord (qui m'avait bien inquiétée) me semblait facile, alors, donc, que je commençais à me tresser mentalement des couronnes de laurier, j'ai dû admettre, tout au bout du chèche, qu'un truc clochait : sur l'un des bords, le dernier, le motif débordait la fin du rang ! Acte manqué, je n'ai pas pris de photo...
Bon, en tricheuse que je suis, j'ai camouflé le truc lors du blocage, mais ce n'est pas très heureux. Me voilà soulagée de l'avoir avoué. Comme quoi, une bonne petit confession, un mars, et ça repart !
Allez, encore un petite image de mon chèche ! ou deux...
Allez... elle est pas si mal, la vie.
I love you, Capitaine Crochet !
Sa fine moustache, sa veste rouge, ses cheveux noirs... bref, son faux air de Willy Deville... et puis ce regard mauvais... J'ai toujours craqué pour les "beaux méchants" (pour de faux, au cinéma, vous emballez pas !!!)... ne me demandez pas pourquoi...
Bon, voilà. Je reviens de ma lune de miel avec le Capitaine Crochet, donc. C'est tout ce que vous saurez de mes vacances un peu glauques à me prendre la tête avec de vieilles histoires, comme trop souvent depuis bientôt deux ans. Considérez donc que j'étais en voyage de noces avec le Capitaine du bateau pirate ! (faudra que je voie ce que ma psy pense de cet arrangement avec la réalité...) Et je vous présente donc l'un des enfants conçus pendant le séjour ! Et venu au monde forceps et sans épisio ce qui n'est pas négligeable.
Tout le monde a reconnu la shawlette de Caro, déjà testée ici avec une laine à brouillon.
Cette version a été crochetée avec un fil plus proche - enfin, il me semble - de ce que préconisent celles qui ont testé le modèle avant moi. Il s'agit de la laine "Angel" de Bergère de France, en coloris Kentia, que mon appareil photo s'obstine à restituer en jaune pipi alors qu'il s'agit d'un joli vert anis...
J'ai utilisé un peu plus d'une pelote pour le nombre de rangs prévus (nombre que j'avais dû augmenter dans ma précédente version parce que le crochet était plus petit et que la taille du châle risquait d'être réduite si je n'ajoutais pas des tours).
Le résultat me plait. Le travail est rapide et agréable, au point que, pour tout vous dire, cette shawlette a une soeur jumelle, crochetée juste avant, mais que ma mère a adoptée dès qu'elle l'a vue (sans même me laisser le temps de faire le moindre bloquage...). Vous imaginez à quelle vitesse il faut que l'ouvrage se fasse pour que j'aie pu en crocheter deux exemplaires en moins d'une semaine. D'ailleurs, j'ai d'autres trucs à vous montrer qui sont en train, l'un de se bloquer, l'autre de s'achever !
Et sinon, portée ? Eh ben ça donne ça :
(avec un pli dégueu sous le cou... plus jamais je ne tourne la tête en levant le menton JA-MAIS.)
(en version bavette, mais j'ai d'autres idées...)
(pour rejouer la Petite Maison dans la Niaiserie)
(ou en version plus Copacabana... top less sous les cocotiers... enfin, faut imaginer, quoi !)
Résultat des courses, je suis calmée pour ce qui est de la shawlette ! Je me tenterais bien, quand même, une version en crochet de 6 avec une laine un peu épaisse afin de réaliser le modèle baptisé "mother of the Bride", toujours chez Lion Brand, dont le pattern est strictement le même que pour la "South Bay Shawlette", mais préconise un travail plus épais et moins ajouré.
La suite -déjà bien avancée, donc - est à venir dans les jours prochains... J'ai sévi encore au crochet... ça aurait même pu être pire si je n'avais pas défait l'intégralité d'un snood à mon goût trop large et crocheté trop serré... Mais j'ai aussi ressorti les aiguilles pour du "jouissif-basique". Vous verrez.
Voilà. Comme qui dirait, l'hiver peut arriver !!!
Nous étions jeunes et larges d'épaules...
etc etc... vous connaissez la chanson ! Vous connaissez aussi ma propension naturelle à m'épancher, alors je vais rester digne et m'en tenir à du factuel :
- ce pull est une copie : il a été librement interprété à partir d'une photo de magasine qui donnait à voir quelques moments d'un défilé Rykiel (si ma mémoire est bonne !!!) quelque part au tout début des années 90...
- j'ai cherché sur Google sans parvenir à trouver un cliché de l'original, le seul, le vrai, celui de la marque !
- j'avais 19 ans quand j'ai commis ce truc. Il a vieilli dans l'armoire et mériterait d'être aéré...
- je le montre parce que trois personnes me le demandent en com', et chez moi, trois, c'est beaucoup !!!
- Je laisse à Clothilde, ma top model maison, le soin de vous montrer l'essentiel : elle porte ce pull beaucoup mieux que moi.
- Le point m'est définitivement sorti de la tête, mais j'avais fait, ce me semble, des quadruples boucles (mais non, c'est pas du patinage !!!)
Attention, avalanche de photos...
(oui, il se porte sexy, tombant de l'épaule... c'est ainsi que le portait la fille brune, de type brindille, qui l'arborait, sur la photo du journal. Une fille à cheveux brillants coupés au carré. Je crois.)
(Petit picot bordure... enfin, gros picot ! Vue la laine...)
(grafting au crochet... non, je sais, ça n'existe pas... mais sur le moment, je n'avais pas envie de faire autrement.)
Allez... je vous montre quand même ce que ça donne sur la bête, mais je crois que le vrai pull était bien plus long que le mien !
Shawl devant !!!
Il est beau, il est frais, il est chaud, mon shawl, allons-y mesdames, il n'y en aura pas pour tout le monde !!!
Enfin, façon de parler, parce qu'objectivement, j'arrive après la bataille. Oui, tout le monde a déjà réalisé ce petit châle au crochet, j'en fais le pari, et si je n'avais pas hésité à ressortir le crochet de sa boite (occupée que j'étais à me démener contre deux ou trois boulets tricots) eh bien moi aussi je vous l'aurais présenté depuis longtemps. Hein, que je vous l'aurais montré depuis longtemps ?! Cachez votre enthousiasme...
Bon, petit historique (vous l'aurez voulu, fallait faire un peu mieux semblant d'y croire...)
- 7 ans (ah ben oui, c'est un historique complet ! Faut ce qu'il faut !). Ma grand-mère qui ne tricote pas mais crochète comme un dieu vivant (même pas j'exagère) me colle un crochet dans les mains et me fait faire mes premières brides, demi-brides, doubles-brides... Love story. Le crochet est mon ami.
- 16 ans. Ma grand-mère disparait. Dans les mois qui suivent, je remplis la maison de mes parents de napperons-dentelle au crochet, en coton blanc. Ma mère en met partout, sous les lampes, sur les tables. Impossible de me faire lacher le fil que je plie, noue, assemble sans fin. Inutile de faire appel à un psy, je crois que l'image est claire...
- 19 ans. Dans un magazine, une photo de défilé donne à voir un pull XXL ajouré de chez Sonia Rykiel réalisé au crochet. A partir de la seule photo, je refais le modèle (qu'il faudra que je vous montre...). Je ne le porterai jamais, faut d'occasion d'arborer un truc aussi improbable. Mais le défi m'a plu, et je regarde encore non sans fierté cette étonnante pièce.
- de 20 à 40 ans. En dehors de quelques tentatives avortées de tuniques d'été jamais finies, je ne crochète rien. Je n'en ai plus envie. Dans les magazines, le crochet est définitivement out. Je doute. Je suis incapable de finir quoi que ce soit. Je doute vraiment. et mamie est bien loin.
- 4 novembre 2011. Caro, de la Cabane d'Elilou réveille la bête qui sommeille en Laudette. Elle me fait découvrir par hasard un modèle trop charmant de châle au crochet... Elle tient le modèle (et l'idée de se lancer) d'une certaine Marjoline... qui, vérification faite, crochète super bien. Damned. Le vers est dans le fruit. Ou l'idée dans ma tête, si vous préférez. et tout au fond, la voix me redit doucement mais fermement que je suis la petite fille d'Odette.
Me voilà donc devant l'ordi, à la recherche du "pattern" gratuit qui doit me mener au nirvana crochetier ! Je fonce donc docilement chez Ravelry... où tout est EN ANGLAIS !!! Perfide Albion, tu ne m'auras pas... Une pensée pour l'Empereur... la morne plaine de Waterloo se profile devant moi, dévastée... Mais bon. Je clique.
Me voilà redirigée chez Lion Brand... Plus anglais, tu meurs... Que faire ? La pensée de Jeanne, brûlée à cause des Grands Bretons, traverse mon esprit... La pensée de la Gascogne aux mains de Richard Coeur de Lion me tord l'estomac... Richard Coeur de Lion ou un autre, hein, peu importe... Et puis zut ! Je serai une mauvaise française !!! Le temps de m'inscrire, et je suis récompensée pour ma trahison anti-patriotique : il y a une foule de "patterns" gratuits... God save the Queen, my taylor is rich, vive le plumcake... Je suis à deux doigts de demander la naturalisation roastbeef...
Après quelques minutes de recherche, mon "pattern", le Spécial Caro, dans mon jargon à moi, est là. Illisible.
Dieu merci, il y a un schéma. Rodée à la pratique du patron japonais, le dessin me suffira pour enchaîner mailles coulées et brides. Victoire.
Je précise afin d'être complète que pour les filles un peu moins inconscientes courageuses que moi, il existe un lexique très utile pour traduire les "patterns" en "patrons". Caro en communique le lien que je vous restitue afin de vous faire gagner du temps. C'est vrai, il y a des gens qui ont besoin de passer par les mots, pour communiquer. C'est respectable. Personnellement, n'étant dans le civil que prof de français, je me fais principalement comprendre avec les mains... chacun son truc !
Restait à trouver le matériel. Topo rapide : on est un samedi, il doit être 22 h. et je veux me lancer TOUT DE SUITE !!! Aucun espoir de retrouver le crochet 5,5 que je suis pourtant convaincue d'avoir mis quelque-part (mais où ? la maison semble faire 8000 M carrés de recoins, tout à coup), impossible de dénicher dans mon stock (ordonné selon des critères stricts, certes, mais hérités d'ancêtres sans doute extra-terrestres) la moindre pelote correspondant à ce qui semble être indispensable : du fin, du diaphane, du pelucheux à souhait pour un effet léger et gonflant.
Après avoir dû lutter contre mon sentiment patriotique, contre le souvenir de la défaîte de Waterloo (et je vous épargne l'empoisonnement à Sainte-Hélène...) et celui de la crémation forcée de la bergère aux acouphènes, plus rien ne me semble insurmontable : je vais utiliser un crochet de 4 (inexplicablement, j'en ai 2...) et une laine grise, pure laine d'après l'emballage pourtant peu loquace, achetée en supermarché parce qu'elle ne coûtait qu'1 € la pelote (que les snobs qui n'achètent que des écheveaux aux noms exotiques et à rallonges, de préférence sur des sites confidentiels, n'hésitent pas à se déconnecter. Je confirme, nous n'appartenons pas au même monde... Bon, mais si elles sont sympas et veulent rester, c'est possible aussi, hein, les filles !!!)
Du coup, ma version ne ressemble pas du tout à celle donnée par les autres réalisatrices du " south Bay Shawlette" (c'est son petit nom), mais pour un brouillon, elle me semble pas mal quand même. Elle m'a pris 150 gr de laine (3 pelotes) et elle fait une taille suffisante pour constituer un shawl de bonne famille...
Ultime épreuve : le blocage... L'envergure du truc (largement plus d'un mètre, quand même) rendait l'exercice périlleux. j'ai donc épinglé directement sur le dossier du clic clac de la chambre d'amis-salle de jeux, inutilisée en ce moment parce que mal chauffée. Le dossier ayant le bon goût d'être en mousse sous une housse en coton blanc... c'était parfait !
Personne ne s'en est aperçu ! Au final, je suis contente de ma créa, moins jolie que dans une version légère et aérienne, plus "grand-mère", mais - on l'aura compris - plus émouvante à mes yeux! D'autant que j'ai déjà inversti dans quelques grammes de laine moumoute et pelucheuse à souhait afin de réaliser un (ou deux, ou trois) autres shawlettes, plus orthodoxes que celle-là... et un peu moins "Odette"
A suivre, donc...
Héritage
Certaines héritent de fortunes, de villas dans le Lubéron, d'immeubles de rapport dans le Marais, de chevaux de courses, de bijoux anciens, de lingots endormis dans d'impeccables coffres suisses...
En ce qui me concerne, j'ai hérité d'une arthrose génétique précoce. Merci, Maman. Une fois tous les deux ans (je croise les doigts pour que ce ne soit pas plus fréquent...), les vertèbres de la base du cou hurlent de douleur, irradient jusque dans le crâne et dans le bras gauche. Je suis bloquée et je souffre le martyre, assise, debout, couchée.Le reste du temps, ma nuque existe. Elle se manifeste par de subtiles gènes, de sensibles raideurs matinales, des sensations confuses, qui font que je ne l'oublie pas.
Aussi ai-je composé un ensemble conséquent de foulards, écharpes, shawls (c'est vrai que c'est beaucoup mieux en anglais...) dans une foule de matières, afin de la protéger du froid. J'en ai acheté de temps à autres, j'en couds ou j'en tricote/crochète parfois. Bref, tout ça pour dire que je viens de me débarrasser d'un boulet qui trainait depuis l'été. Le style de boulet qui aurait, pour certaine gallinacée que je ne nommerai pas (et que j'idolâtre en secret, malgré des sarcasmes dictés par ma seule jalousie maladive...), constitué un intermède bref, une petite soirée de détente...
J'ai nommé "L'Echarpe Point de Croquet Arcachon" présentée en page 35 du Léger et Douillet de la Droguerie, et expliquée page 36, de manière succinte mais efficace.
Vous ne la reconnaissez pas ? C'est normal.
Primo, j'ai opté pour une matière qui n'est pas le lin préconisé au départ. Ben oui, je n'ai pas de Droguerie en bas de chez moi ! Je me rabats sur ce que je trouve, notamment chez Phildar, lorsque je passe par Albi, Condom... Et justement, en juillet, j'ai eu l'occasion d'acheter en solde un gentil coton doux comme de la laine et du coton réunis (Phil Outlast qu'il s'appelle), tout synthétique, certes, mais pas cher et supposé (je cite) "apporte(r) confort et bien être, régule(r) la température du corps et rédui(re) la transpiration corporelle". Comment dire non à un tel programme ?! Quel dommage, en même temps, que la marque n'ait pas fait l'effort de plus -minime l'effort- qui aurait permis à mes six pelotes de faire aussi la vaisselle et le café...
Deuxio, j'ai élargi le modèle de départ qui me semblait un peu étroit, prévu qu'il était pour constituer une écharpe décorative estivale. Ce qu'il me fallait, moi, c'était un vrai cache-nez souple et doux et surtout couvrant ! J'ai donc ajouté des mailles afin d'ajouter des motifs. Il fallait monter 34 mailles. J'en ai monté 63. Avec 6 pelotes d'à peu près 80 m. trocitées en aiguilles de 4, j'ai obtenu une écharpe d'à peu près 1 m. 70... Je vous laisse voir à peu près ce que ça donne :
Je suis assez contente du résultat. J'aurais bien aimé disposer de 20cm de plus, mais la longueur obtenue est néanmoins suffisante pour attacher la chose comme j'en ai envie...
Le point est facile comme tout, y compris pour une bucheronne du tricot, et assez joli, je trouve.
J'ai néanmoins réussi un joli plantage que je n'ai pas défait parce que je l'avais réalisé le soir et constaté le lendemain après avoir ajouté plusieurs rangs (et défait plusieurs fois le debut...)
Tant pis, hein ?! De toutes façons, c'est trop tard ! Me voilà donc débarrassée d'un boulet et libre, donc, d'en mettre un autre en route, sauf si je résous d'abord l'insoluble question de mon granny shawl, à savoir : un rang de plus ou pas, un croquet autour ou une bordure plus compliquée (oui, je sais Mithe, j'aurais dû trancher depuis longtemps...) ? Bref, on est pas sorties du sable...
Allez, encore une photo pour la fin, dans un esprit de totale autodérision. On jurerait, dessus, que j'ai vu la vierge en couleurs... Jugez plutôt...
PS : pour les grincheuses qui trouvent que le gilet est bien plus intéressant que l'écharpe maison, il vient de chez Etam Lingerie, et devrait être soldé d'ici cinq ou six jours. La chemise, elle, est un dégât collatéral des soldes d'été, seul moyen pour moi de m'offrir une Tommy Hilfiger (orthographe approximative et faute éventuelle tout à fait involontaire, sur ce coup là !)






























































































