Strange Summer...
Déjà la fin du mois de juillet. Rien posté sur le blog. Fatigue incommensurable. Contrariétés diverses, démesurées. Impossible de se poser pour profiter. Pourquoi ? Mystère.
Exposition éphémère, au Musée de Verre, à Carmaux (Tarn)
Fin de la lamentation.
Affaire classée
L'UNESCO a classé Albi, ma ville, au patrimoine mondial.
C'est justifié, non ?
Et en vrai ?
Bon, allez !
Ce n’est pas que pour les raisins de notre treille qu’ils l’ont fait. Des mauvaises langues prétendent que ce serait pour tout ça : petit florilège…
Bon, ici, la vedette, c’est elle.
Ça, c’est la photo que tous les touristes sont venu faire, et qui leur vaut d’embouteiller, depuis trois semaines, le bas de notre bon vieux quartier de la Madeleine, au coin du Pont Vieux, rendant hystérique mon père qui doit affronter un vrai embouteillage pour aller chercher son pain. Inutile, donc, de venir en rajouter : la photo est là !!!
D’autres, en promenade dans le vieil Albi
(le vieil Albi, c’est ça :
)
seront ravis d’avoir pris celle là :
Oui, je sais, il faudrait virer ce réverbère, mais si on commence à dégommer tout ce qui dépasse à coups de pierre, on risque des ennuis !
Les noctambules, eux, prendront peut-être celle-ci :
Ou une autre du même style.
Et puis il y a ceux qui rentreront dans l’édifice…
Ceux qui le contourneront pour voir les jardins du palais de la Berbie.
Au-delà , il faut voir le Pont Vieux…
Puis oublier tout ça et se dire que l’essentiel est sans doute ailleurs, ou dans l’ensemble, comme dans toutes les villes, lorsqu’on ne fait qu’y passer !
Un pays qui n’est pas le mien…
Un pays à la beauté sèche et dure, où la joie est en surface et ravine comme un orage
Où le regard porte impitoyablement loin, sans pour autant tout révéler, gardant caché l’essentiel
Un pays de vieux murs et de traces
Où l’ombre, la douceur, vous prennent par surprise, sans que vous sachiez si elles vous attendaient, vous ou d’autres
Où la lumière a l’amertume du tombeau ouvert et la précision de la lame
Où l’on n’est jamais sûr d’être celui à qui les fruits étaient destinés
Pays qui pourtant m’attache par delà mon vouloir
Le pays de l’être aimé.
Orage ou pas ?
Juste un ciel...
Séville déjà si loin...
Voilà déjà plus de huit jours que nous sommes rentrées.
La petite équipe a repris le travail, loin de la Feria 2010, des rues encombrées, des averses lumineuses de Séville. Le rêve flamenco colle pourtant au coeur et avec lui le parfum des orangers en fleur.
Nostalgie, déjà.




































