Vidabide C
Oui, à la baison, dou le bonde a le dez gui goule...

AAAHHHHHH TSHIIIIIIIIIM !
Bardon.
Il vallait vaire guelgue-chose. Dans un esbrit de dodale abdégazion, j'ai cuisidé de la vidabine C...
Exbligazion...
AAAAAAHHHHHHH TSHAAAAAAAAA... C'est bon, je crois que je me suis dégagé les sinus. Allez, un cognac hors d'âge pour la route (on est jamais trop prudent...) et on y va.
Bon, vous savez ce qu'on dit : il faut vaincre le mal par le mal !
Couverture neigeuse contre couverture neigeuse !
Oui, je suis d'une totale mauvaise foi. Ici, ce serait plutôt sucre glace contre poudreuse, mais l'image y est. Je me suis inspirée ici d'un bouquin pour lequel j'ai fondu (ah ah ah) les plombs la semaine dernière, en grande partie en raison de la photo de couverture :
que l'on retrouve en page intérieure...
et que l'on a aussi figitivement retrouvée chez moi...
Voilà un gâteau qui mériterait d'être financé par la sécurité sociale (si vous cherchez des idées pour résorber le trou de la Sécu, demandez-moi !) parce qu'il est fait à base de citron, c'est à dire de pur extrait de concentré de vitamine C. Mais oui !!!
Allez, travailleuses et mères de famille désireuses d'affronter bravement la vague de froid, sortez vos calepins et vos Moon Boots. Au supermarché, achetez :
- 150 gr de farine T65 ou T55 (pour la pâte) + 5 ou 6 cuillerées de plus pour le flan au citron
- 30 gr de sucre glace (pour la pâte) et d'autre - au pif - pour le saupoudrage
- 4 cuillères à café de maïzena
- 1/2 cuillère à café de sel
- 125 g. de beurre coupé en cubes
- 18 cl. de jus de citron (5 ou 6 citrons pressés à peu près...)
- 250 gr de sucre en poudre
- 6 oeufs
- 1 zeste de citron (bio, du coup, pour zester... ben oui ! Soyez logiques !)
Une fois de retour, quittez les moon boots, la parka, le snood, le bonnet, les moufles, le string à maches longues (oups, qu'est-ce que je dis, moi !!!), et foncez vous verser une rasade d'Armagnac pour vous remettre les idées en place.
Pour la pâte, préchauffez le four à 180 °. Sablez les 150 gr de farine avec les 30 gr de sucre glace, la maïzena, le sel et le beurre. Versez le sable obtenu dans un moule (recouvert de papier sulfurisé) et enfournez 20 minutes à peu près : il faut que ça dore un peu. Remettez-vous une rasade d'Armagnac, si vous vous sentez faiblir et jetez donc un oeil sur vos mails... On ne sait jamais... Bref, tuez un bon quart d'heure !
Pour le flan, fouettez énergiquement le jus des citrons, le sucre en poudre, les oeufs entiers, le zeste et les 5/6 cuillerées de farine. Versez le mélange sur la pâte encore bien chaude et remettez au four à 150 ° pour 40 mn environ. Le test du couteau (qui doit ressortir propre ou à peu près) sera indispensable. Il faut que le flan ait bien pris.
Sortez du four. Laissez refroidir puis recouvrez de neige sucrée.
Puis soignez-vous !
Je n'ai pas d'actions chez eux, mais si vous voulez en voir un peu plus, investissez dans le petit livre dont sort cette recette... Il coûte 7, 90 € et il est super beau, en plus !
British jusqu'au bout des papilles...
Mais ne croyez pas que je m'en sois tenue à un snood !
Afin de me mettre tout à fait dans l'ambiance British, j'ai absolument tenu à coudre tout en surveillant la cuisson de mon premier Cheese cake, mon obsession du moment.
Rendue folle par l'impossibilité dans laquelle j'étais de me procurer le mythique fromage frais Philadelphia, j'avais, depuis longtemps, écumé la blogo à la recherche de recettes présentant, dans la liste des ingrédients, des équivalents plus faciles à trouver. J'avais donc accumulé des pages de recettes copiées-collées (à base de ricotta, de petits suisses, de Saint Morêt,...), sans jamais oser franchir le pas... Et puis il y a huit jours, le choc, la rencontre... Il y avait du Philadelphia chez Edouard L., le supermarché tout près de chez moi. C'était un signe...
Restait à trouver LA recette, parce qu'à bien y regarder, les choses étaient complexes... D'un blog à l'autre, chacune y allait de son interprétation : et vas-y que j'y mets de la gélatine, et vas-y que j'y colle de la maïzena, ici, on disait pis que pendre du Philadelphia (inutilement cher, snob et dur), là on prétendait que sans "Sour cream" (crême aigre) point de cheese cake... Les unes conseillaient de mixer les biscuits avec du beurre mou, d'autres alertaient les foules sur la nécessité de battre la crême avec des fouets en métal, ceux en plastique risquant de ne pas tenir le choc... J'en étais là de me dire qu'il serait plus prudent de ne commencer la préparation qu'en présence de la Légion étrangère ou du GIGN, quand il m'a semblé plus sain d'envoyer voler tous ces conseils et de faire une libre interprétation avec les moyens du bord. Dehors les uniformes ! Ma cuisine devait redevenir un haut lieu du plaisir non défendu et de la sensualité patissière. Point de champ de bataille ou d'intervention armée ici. Pour le moment.
Ingrédients :
- 200 gr de biscuits (un mélange de Digestives et de Short Breads)
- 600 gr de Philadelphia (ben ouais, quand même...)
- 4 oeufs
- 50 gr de maïzena
- 125 gr de beurre
- 150 gr de sucre
- 2 cuill. à soupe de crême épaisse
Préchauffez votre four th. 6
Mixez les biscuits avec le beurre mou (dans un robot rouge posé sur un plan de travail en matériau composite et éclairé par des spots. Trois spots). Le mélange doit être pâteux.
Etalez ce mélange au fond d'un moule à manqué que vous aurez tapissé de papier sulfurisé et mettez à four chaud 10 mn.
Attention : faites remonter le papier sulfurisé le long des bords du moule. Evitez de faire comme moi et de tapisser le fond en faisant ressortir les bords par en dessous (pour une raison que j'ignore, j'avais décidé que ça simplifierait le démoulage... ) Cela vous évitera de flanquer en l'air l'étanchéité du fond et de voir couler sur la sole des littres de beurre qui s'y changeront en caramel noir en dégageant une fumée noire et piquante...
Pour le coup, le "fog" londonnien s'était invité dans la maison... dans la cuisine, on n'y voyait pas à un mètre... L'horreur. A ce stade, entre le snood qui n'avançait pas, et le brouillard, on pourrait dire que le torchon brûlait entre la perfide Albion et moi. Les anglais nous avaient déjà dézingué la Jeanne au zippo puis bavé sur les rollmops à Waterloo, mais là, franchement, dans ma cuisine, hier soir, ça commençait à faire beaucoup...
Bref...
Au bout de dix minutes, sortez votre fond de biscuit et laissez le tiédir.
Pendant ce temps, mélangez au robot (avec des fouets en métal en forme de crochets à bouts ronds évoquant les bras d'un sportif du dimanche pendant le long des bords du fauteuil lorsque l'équipe chérie perd inexorablement) : le fromage, le sucre, la maïzena, la crême... regardez tourner tout ça en méditant gravement.
Versez tout cela sur le fond de pâte et enfournez en priant pour que ça marche. Et si votre moule à manqué fuit, courez vous mettre aux abris, calfeutrez la cuisine et attendez que ça se passe, mettons pendant 35 mn le temps de passer de ça :
à ça :
Sortez de l'abri. Sortez aussi le gateau du four. Laissez refroidir un moment. Le gateau se rétracte, s'éloigne des bords. C'est le moment de démouler !
Mettez au frais.
Et le verdict ? Ben... un peu bof. C'est lourd. Doux et épais, c'est vrai, mais pas si sucré. Et puis j'avais rêvé qu'il serait blanc et Horizontal. Le mien est jaune et un peu creux... Et puis j'avais oublié le coulis de fruits rouges dont j'aurais bien arrosé les parts... Et puis mes fils ont dit "beurk", le petit a même recraché sa première et unique part dans son assiette. Oui, nous avons quelque-chose des Groseilles, parfois...
Ce sera donc à refaire, en modifiant, en allant chercher à droite ou à gauche des solutions... Parce qu'au final, malgré la déception et la fumée, c'est pas si mal.
(Ajout tardif, du 16 novembre très exactement. J'ai été émue de ce que des copinautes donnent leur recette perso, en commentaires, et je trouve que ce serait dommage que ça ne profite pas au plus grand nombre ! Aussi, afin de vous éviter d'aller chercher dans les comms - il faudrait d'ailleurs avoir l'idée de faire la démarche ! - je copie colle les versions des cops', ici :
Version Elz, ou la légèreté en action :
Concasser deux paquets de roudors ou palets bretons, ajouter 50 gr de beurre fondu et mélanger.
Répartir cette pate au fond du moule.
Dans une terrine, mélanger au fouet 250 gr de mascarpone et 250 gr de ricotta.
Monter 3 blancs d'oeuf en neige avec un peu de sucre glace.
Incorporer cette meringue aux fromages.
Verser cette préparation sur le fond de biscuit.
Lisser la surface et cuire à four chaud 150° pendant 30 minutes.
Voilà, testé plein plein de fois et jamais une réclamation!
Version Caro, ou le petit plus gourmand qui fait la différence :
On fait mi palets bretons mi speculoos mélangés au beurre fondu, et j'utilise de la faisselle (avec des oeufs et du sucre, j'ai pas les proportions en tête). Parfois, j'ajoute du citron. Je mets une couche de coulis de fraise entre le biscuit et la crème, et je mets tout au four en même temps. Bien refroidi, c'est super MIAM
J'ajouterai les autres s'il y en a !
MERCI à toutes pour vos petits mots.
Branle-bas de combat
L'été approche (la plage, les petites robes et les admirateurs aux abois), nos corps de rêve doivent se ressourcer avant cette épreuve. Nous allons donc nous mettre au régime illico en adoptant la diet' gateau... le tout, grace à un tueur : l'ananas !
Vous ne comprenez rien à ce que je vous raconte ? Vous doutez, même... Incrédules, va !
Allez, dans mon infinie bonté, je reprends, point par point :
- Nous n'avons jamais été aussi près de l'été 2012. C'est parfaitement incontestable, et cela va s'aggraver tous les jours, heure par heure...
- demandez donc à votre homme, sur un ton un peu crispé, avant de fare un créneau serré avec sa voiture, si vous n'avez pas un corps de rêve. Vous allez voir comme il va vous le jurer sur un ton rassurant...
- l'ananas est un tueur de graisses. C'est forcément vrai puisque des mecs par droles, avec des blouses immaculées et des pipettes dans les mains nous l'ont fait savoir depuis le fond de leur labo. Argument scientifique. D'ailleurs, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi on enferme ces fruits mal coiffés dans des camisoles en métal après les avoir réduits en rondelles ? Pour les empêcher de nuire, pardi... Pas pour les conserver ! Sans blague... Enfermez un ananas valide dans un frigo. Dès la porte refermée (pas avant, parce que l'ananas est fourbe. A savoir aussi), il se jettera sans pitié sur la tablette de beurre qu'il dévorera sauvagement, peut-être même avec l'emballage. Et vous ne l'entendrez même pas crier... Un vrai carnage.
Bref, moralité : si vous avez de la culotte de cheval, ne tournez pas le dos à un ananas.
Et sinon ? Eh ben la recette, pardi !
Allez en jogging acheter :
- une petite boite d'ananas au sirop. Solide, la boite. On ne sait jamais...
- 250 gr de sucre en poudre (150 pour le caramel, 100 pour la pâte)
- 150 gr de farine
- 3 oeufs
- 125 gr de beurre
- 1 paquet de levure chimique
- 1 cuillère à soupe de rhum
Au retour, allumez le four (th. 7-8), faites quelques assouplissements puis posez lentement la boite d'ananas sur le plan de travail et ne la perdez plus de vue. Au besoin, ordonnez à un bodygard désoeuvré de la surveiller, en équilibre sur un pied, les bras en croix (à défaut d'être efficace, ça peut être marrant)
Dans un moule en métal, préparez le caramel en versant le sucre en poudre au fond, avec un peu d'eau, et en laissant le tout sur la flamme. N'hésitez pas à remuer (avec un gant !) afin que le caramel se fasse de manière uniforme. Lorsqu'il est bien coloré, sortez le du feu et interrompez la cuisson en posant les tranches d'ananas de manière ordonnée (ça va les calmer)
(on peut aussi opter pour un motif plus conceptuel, mais je ne suis pas sûre que cela améliore le goût...)
Cassez les oeufs en séparant blancs et jaunes. Dans un saladier, émulsionnez les jaunes avec le sucre. Ajoutez la farine et le beurre fondu, puis la levure.
Montez les blancs en neige puis incorporez-les à la pâte qui doit être bien lisse.Versez-la sur les ananas et enfournez 30 mn environ.
En gros, ce sera cuit lorsque le dessus du gateau sera bien doré ! Démoulez IMMEDIATEMENT.
Prenez le sirop d'ananas, dans la boite. Ajoutez-y le rhum et arrosez le gateau de ce mélange qui lui évitera d'être sec.
A ce stade, triomphez de l'ananas killer en le laissant se charger de votre peau d'orange.
Si avec ça nous ne sommes pas très vite sublimes à la plage... je mange mon chapeau. C'est cool, le régime, finalement, quand on est bien motivée et organisée !
Ultimate tuerie
Amie de la finesse et de la subtilité, toi qui cherches du raffinement et de la délicatesse,
passe ton chemin.
(Déjà, quelle idée de chercher de la finesse ICI !!!)
Aujourd'hui, c'était la pré-rentrée. Prise de conscience.
Bientôt, il fera froid. Un jour, mes fils partiront, couverts de barbe, et je serai vieille. Bref, la vie est moche. Alors j'ai eu comme un besoin de douceur, et je l'ai voulue sans concessions. Or, dans mes références, en matière de douceur A-BSO-LUE, il y a la confiture de lait. Je résume : du lait, du sucre, un chaudron, et quatre heures de cuisson, ce qui n'est pas du tout "dévelopement-durable" (ce qui est surtout très chiant, si vous voulez mon avis !).
Sauf, si vous avez trouvé le TRUC, la parade, la martingale... Parées pour la recette de la mort qui tue ? Allez, en voiture Simone.
Prenez :
- une boite de lait concentré sucré
ce style... mais il y a d'autres marques !
- une cocotte minute
- de l'eau.
Ouvez la cocotte minute. Posez à l'intérieur le pot FERMé de lait concentré
, c'est à dire tel quel, tout juste sorti de son rayon, quoi. Versez de l'eau autour du pot, jusqu'à mi-hauteur à peu près. Fermez la cocotte avec la soupape et tout et tout, et faites chauffer. Comptez 30 minutes à partir de la mise en rotation de la soupape puis chassez la vapeur. C'est TOUT !!!
Dans le pot (que vous ouvrirez après refroidissement, sans quoi vous risquez fort de crépir le plafond de la cuisine), vous découvrirez un extraordinaire caramel à la consistance rappelant, à chaud, un peu celle d'un flan, puis, une fois refroidie, celle soyeuse et lisse d'un caramel mou à l'état liquide...
(à chaud, donc...)
(un rien refroidi)
Et à partir de là, attention, restez dignes : non, vous n'êtes pas une mère irresponsable et régressive qui nourrit ses enfants de sucreries grossières ! Que nenni ! Vous êtes une ménagère économe et astucieuse qui a trouvé l'astuce imparable pour assurer à ses enfants des os solides sans chimie ni disputes. Oui, parce qu'il faut voir comme les mioches se battent pour se soigner... Ah ils en veulent du calcium, c'est moi qui vous le dis...
Et si vous vous faites prendre, en short sur la terrasse, au soleil, trempant l'index direct dans le pot, montez dans les tours illico : non, vous ne vous amusez pas - c'est bien mal vous connaître - consciente des modifications de votre métabolisme à l'approche de la ******taine, vous synthétisez votre vitamine D (d'où, le soleil) afin de fixer du calcium sur vos os et d'éviter l'osthéoporose qui coute si cher à la sécu. Et franchement, est-il nécessaire pour y parvenir, d'imiter les cruches des pubs télé et de manger à plusieurs, sur l'improbable terrasse d'un refuge de haute montagne, des yaourts au nom ridicule en se faisant croire que l'on va entreprendre l'ascention du Mont Blanc ? Et pourquoi pas le Nanga Parbat, tant qu'on y est ? Non... une bonne petite confiture de lait concentré maison fera l'affaire ! De la dignité, on vous dit ! Que diable !
Bon, ici, je me rends bien compte que je devrais vous conseiller d'utiliser le dit caramel à doses homéopathiques, pour accompagner une boule de glace à la vanille allégée, une compotée de pommes bio, sans sucre, une meringue en ouate de cellulose... et autres trésors diététiques et raffinés. Très honnêtement, tout ceci n'est pas interdit. Il n'est pas exclu que ce soit même bon... Mais je ne vais pas vous mentir. Ici, ce soir, je crois que je vais m'envoyer le pot (le fond, parce que les gosses sont passés avant moi !) direct dans la boite, en feuilletant la Redoute. Comme d'hab', en fait !
Mamma Mia...
Si j'étais italienne,
- je roulerais en vespa
- je parlerais très fort dans mon portable, au milieu de la rue
- je me casserais les chevilles sur des stilettos
- je parlerais en faisant encore plus des gestes avec les mains
- pour le nouvel an, je porterais une culotte en dentelle rouge
- je ferais des scènes terribles, avec des assiettes cassées et des cris
- je serais toujours bronzée (aux UV)
- je ne voterais pas Berlusconi (hein Elz ?! Toi non plus !)
- euh, je crois que je n'épouserais pas non plus Nicolas Sarkozi, mais bon, c'est pas le sujet...
- je parlerais encore plus fort si tant est que ce soit possible
- j'idolâtrerais mon père, mes frères...
Mais à coup sûr, je ne ferais pas un Tiramisu meilleur que celui que je fais déjà, parce qu'il est juste à tomber. Tout bonnement.
Oh, je sais bien, il n'a l'air de rien, comme ça,mais ne vous y fiez pas... C'est une tuerie, le style de truc qui vous met à genoux n'importe quel homme entre 6 et 77 ans (au delà, c'est un problème d'arthrose). Et je ne parle pas des filles...
Allez, je vous la donne, la recette ? Hein ? Hum, je suis trop bonne. Allons-y.
Chaussez vos ballerines, moulez-vous dans une jupe crayon, dégainez le bustier qui fait siffler les garçons, et sautez dans la Fiat pour aller faire les courses. Ramenez :
- 3 oeufs
- 80 gr de sucre
- 250 gr de mascarpone
- une vigtaine de boudoirs
- 2 c. à café de marsala aux amandes (versez-vous en un petit verre pour la route, dès que la Mamma regarde ailleurs...)
- 1 tasse de café fort (maison !)
- un citron non-traité
- 1 cuillerée à café de cacao amer
De retour dans la cuisine, embrassez la Mamma, faites lui un compte-rendu exhaustif et mensonger de tous les endroits par lesquels vous êtes passée, remettez en place vos cheveux, remettez du rouge à lèvres, ouvrez la fenêtre, celle qui donne sur la rue avec les cordes à linge, faites coucou du bout des doigts à Gino, Mario, Baggio, Romario, angelo, Nevio, et aux autres, puis prenez deux saladiers et un plat :
Cassez les oeufs en séparant les blancs des jaunes, ça leur apprendra à bavarder.
Dans le plat, versez la moitié du café, la moitié du marsala (et un peu d'eau si la chose vous semble corsée... Petite Nature, va !) et plongez-y la moitié des boudoirs pour qu'ils boivent. Oui, eux aussi ! Disposez-les ensuite au fond du plat de service pour qu'ils le tapissent. Il faut qu'ils soient bien imprégnés, presque difficiles à saisir.
Pendant ce temps, versez le sucre dans les jaunes et émulsionnez jusqu'à ce que ça blanchisse (bon, modérément, on est d'accord, c'est du pipeau que ça devient blanc ? Hein, rassurez-moi...), puis ajoutez le zeste de citron et le mascarpone.
En même temps, montez les blancs en neige très ferme.
Comment ça, on ne peut pas tout faire à la fois ?! Mais vous le faites exprès... embauchez ! Ah non mais, vraiment, c'est la France, ça... On vous dit qu'on est en Italie, là ! Alors mettez la main sur le petit frère, la Mamma, ou le beau Gino qui ne demande qu'à se rendre utile... ça ne durera pas, profitez-en.
Bref, associez les blancs bien montés (je parle des blancs d'oeuf ! franchement, vous avez l'esprit bien mal tourné, en ce moment... C'est l'air de l'Emilie Romagne, ou quoi ?) avec la crême au mascarpone, en essayant de maintenir la légèreté de l'ensemble.
Versez la moitié de ce mélange sur les biscuits imbibés. .Préparez-en vite d'autres, avec ce qui reste et posez les sur la crême déjà en place, puis ajoutez ce qui reste de crême par dessus.
Saupoudrez le dessus de cacao. Pour le répartir sans faire de paquets, un petit truc : mettez le cacao dans une petite passoire et secouez la au dessus du plat. C'est magique !
Bon, le plus dur est à venir... Maintenant, il faut laisser ce petit trésor au frais 6 à 8 heures. Honnêtement ? Chez nous, il n'y est jamais resté plus de 3 ! Mais vous pouvez toujours essayer, pour voir... Si avec ça, la bella ragazza ne se fait pas épouser "in peto" par son Roméo, je jette mon tablier.
Essayez donc !
C'est vrai quoi... le temps s'est rafraichi, et le tiramisu, c'est réconfortant, doux et crêmeux, chocolaté même. Cela dit, c'est très bien aussi quand il fait chaud, parce que ça ne cuit pas ! Et puis je rappelle que le cacao vient d'une cosse qui pousse - devinez où - dans un arbre ! Si c'est pas pour nous aider à manger des fruits et des légumes, ça...
Tarte au bois
Je ne sais pas vous, mais moi, en cette saison, une fois les fêtes passées, avec le froid qui persiste, j'ai comme des envies de chemise à carreaux rouges, de gigot de caribou grillé au feu de bois dans une cabane en rondins... une envie de peau de castor... une envie de Canada, quoi !
Alors à défaut de trappeur, de mains calleuses et de muscles sur fond de forêt enneigée, je me suis essayée à la tarte au sirop d'érable. Ca vous dit ? Allez ! Sortez la longue robe à carreaux gris, le pannier en osier, partez en charrette (comme une gentille petite mère amish) au super U et investissez dans :
- un gros bol de farine
- une cuillerée à soupe de sucre en poudre
- une pincée de sel
- 100 gr de beurre
-un verre d'eau
- 3 oeufs
- deux cuillerées à soupe de crême entière épaisse
- une pincée de cannelle
- 150 ml de sirop d'érable
Telle Caroline Ingalls, ma mère spirituelle du moment (c'est rock'n Roll, à la maison, je vous dis pas...), prenez une jatte, versez y la farine, le sucre, le sel et posez y le beurre en petits morceaux. Abandonnez le tout sur la table en bois brut de votre petite cuisine et allez nourrir les poules, étendre le linge, puiser l'eau dans la cour... reluquer Charles qui fend du bois torse nu derrière la maison... abusez éventuellement de la situation, puis revenez, petite coquine, en vous rajustant vite fait, mélanger les ingrédients sus-cités. Ajoutez juste ce qu'il faut d'eau pour que la pâte prenne (si vous avez eu la main lourde -l'émotion, sans doute - rajoutez de la farine). Etalez la boule obtenue dans un moule beurré et piquez la à la fourchette.
(c'est pas plus sexy que du tout fait droit sorti d'un emballage plastique, ça ?!)
Dans une autre jatte (à bords hauts, très hauts, si vous ne voulez pas crépir le rondin, ce qui est toujours d'un goût déplorable) cassez les oeufs, versez la crême, la cannelle et le sirop ambré...
Mélangez, de préférence au fouet (électrique) jusqu'à ce que ça mousse un peu...
Versez cette crême dans la pâte et enfournez, assez bas dans le four (mais pas au fond contre la sole, non plus !) pour une petite demi-heure, thermostat 7, c'est à dire à 210°C... je crois ! Cela dit, surveillez : il faut sortir la tarte dès qu'elle est dorée.
Et sinon, à quoi ça a goût, le sirop d'érable ? Eh bien, cela fait penser à un caramel un peu corsé, mais sans l'arrière goût amer du caramel trop cuit, avec une nuance de café ou de chicorée... Cela dit, le sirop d'érable a surtout un furieux goût de ... sirop d'érable !
Prenez en donc une petite part, vous verrez bien !
Pour rendre à César ce qui n'est pas à Caroline, je dirai que cette recette est plus ou moins tirée d'un livre offert par ma belle-soeur, pour Noël, ravie qu'elle était de me donner 500 tartes à la fois !
J'ai juste modifié quelques détails : j'ai fait MA pâte, j'ai mis 3 oeufs au lieu de 4,remplacé la yaourt par de la crême, éliminé 30 ml de sirop d'érable pour n'en garder que 150.
Orgasme au chocolat...
Oui... vous avez bien lu.
Collez les enfants devant Dora l'exploratrice, ou au fond du jardin à compter les buses, et sortez l'artillerie lourde. Notre objectif n'est pas des moindres : l'orgasme chocolaté. Ni plus ni moins.
Comme l'a dit Choderlos de Laclos (tout un programme), l'auteur des Liaisons Dangereuses, "une place forte assiégée doit tomber". Pas le temps de faiblir.
Courbez-vous jusqu'au placard, ondulez vers le frigo et ramenez d'un geste souple :
- 200 gr de chocolat noir pâtissier
- 160 gr de beurre doux (+ une noix pour le moule)
- 125 gr de sucre en poudre
- 75 gr de farine
- 3 oeufs
Au bain marie, faites fondre de plaisir votre beurre. Lorsqu'il se liquéfie, joignez lui le chocolat coupé en morceaux et associez souplement les deux. Le feu, très vite, ne sera plus nécessaire. Préparez néanmoins le four en l'allumant th. 7/8...
Loin des flammes, ajoutez le sucre. Mélangez.
Versez voluptueusement la farine. Mélangez.
Invitez enfin les oeufs, un par un, pour que dure le mouvement. (Oui, un par un, sérieux !!! Sinon, tout foire !)
Versez la pâte alanguie dans un moule beurré. (Tant d'émotions ont pu lui donner un aspect étrange, lisse et brillant... C'est normal) et enfournez th. 7/8.
Surveillez la cuisson : l'étreinte sera brève désormais... 20 mn à peu près. Le test de la lame sera nécessaire : celle-ci devra ressortir un peu comme ça... pas plus !
Si avec ça, vous n'êtes pas dans tous vos états... envisagez d'autres activités !
Ah... et si les enfants arrivent ? Restez digne (vous ne faites rien de mal) et ayez le geste qui sauve...
Etre maman, c'est se sacrifier tous les jours... la preuve, il reste de la vaisselle...
Comment ça, ce post est à la limite du pornographique ?! Vous en avez des idées mal placées, vous !!!
Coco in progress
Dans une vie antérieure, j'ai dû être un vers. Mais si, vous savez, ces gros vers blanchâtres qui séjournent dans les noix de coco et que les ahuris de Koh-Lanta avalent dans un haut le coeur télégénique pour le plus grand plaisir des décérébrés qui les observent depuis leur canapé... Oui, j'ai dû appartenir à cette espèce là, qui barbotte doucement dans du lait de coco, mollement alanguie dans l'obscurité odorante de la noix fermée sur son trésor sucré...
Parce que oui, pour cette merveille crémeuse et ferme à la fois, je veux bien m'imaginer en une version minuscule de Bibendum, modèle homme tronc. Je veux bien renoncer à mes compensées en daim, à porter des rayures, à toute la littérature, et même à la glace à la réglisse, si c'est pour revenir loger dans le secret de la noix de coco.
Seulement ce n'est pas possible ! Alors, j'ai opté pour un plan B : mettre au point la recette de LA tarte à la noix de coco, mais attention, pas n'importe quelle tarte à la noix de coco, pas de celles, craquantes, qui vous sèchent la bouchent avant de vous laisser, en fond de gorge un arrière goût aigre inexplicable... no no no , LA tarte crêmeuse, douce et fondante, qui vous remplit toute entière et vous fait courir le risque d'un coma sucré dès la deuxième part.
Donc, depuis des mois, je cherche. J'ai écumé internet, consulté des livres, interrogé des anciennes. Et j'en suis là -POUR LE MOMENT - Femme, recueille toi ! Ce qui va suivre est mon work in progress (un S ? deux ? oh, et puis zut, j'en mets deux, c'est pas plus cher), et je te le fais partager, oui, à toi, copinaute inconnue ou presque !
Sur le sable blanc de la plage, ramasse :
- ce qu'il faut pour faire une pâte (ici) ou une achetée toute faite (mais franchement, c'est du gâchis)
- 3 oeufs
- une petite brique de crême de coco
- 3 cuillerées à soupe de crême fraiche épaisse
- 100 gr. de sucre
- 1/2 paquet de noix de coco rapée.
Revenue dans la case fraiche sous son toit en natte de palmier, fais donc la pâte comme indiqué ici. Fonce un moule, pique à la fourchette la dite pâte.
Dans un saladier, bats tes oeufs (si tu ne sais pas pourquoi, eux le savent sans doute. "no one is innocent" a dit le poète hurleur), ajoute leur le sucre, puis la crême de coco, puis la crême tout court, puis la coco rapée. Mélange bien de ton roseau taillé en spatule.
Verse la chose dans la pâte et enfourne au feu de bois, thermostat 7/8. Je n'ai pas de montre sur mon île... Ben oui, forcément !!! (Y en deux qui suivent, c'est navrant...) alors il faudra surveiller la cuisson. La tarte est achevée lorsque le dessus est bien doré et gonflé. Le test de la pointe du coupe-coupe peut être utile et concluant.
Bon, après refroidissement, la tarte va dégonfler (toutes les mêmes !!!). J'envisage d'améliorer le truc en séparant les jaunes des blancs d'oeufs et en battant ces derniers que j'incorporerai à la recette vers la fin, avant la poudre de coco, sans doute.
A suivre, donc !
Je vous laisse... Robinson Clooney m'attend nu sur la plage pour un monopoly. Quel farceur celui-là !
Va pour le Valalla...
Vous vivez maintenant dans une cabanne en rondins au pignon orné d'une tête grimaçante, vous arborez des nattes blondes, vos fils s'appellent Vick et Erick, vous vous meublez exclusivement en design suédois et votre mari ne va plus travailler qu'en drakkar ? Vous êtes mures pour les verrines suédoises !
Sur le pont, les filles, épée à la main !!! Cuisinons vaillamment.
Donc, au pillage, ramenez (pour six grosses verrines) deux pamplemousses roses, deux avocats murs, deux sachets de crevettes décortiquées, quatre tranches de saumon fumé, une grosse cuillerée à soupe d'huile, un bouquet d'aneth.
Commencez par peler sans pitié les pamplemousses roses. Attention, il s'agit d'enlever la pellicule amère qui entoure chanque tranche pour ne garder que la chair, les petites vésicules qui contiennent le jus. En gros on passe de ça :
à ça :
Là dessus, posez votre butin d'avocats pelés et réduits en cubes (ils ne noirciront pas puisque le jus de pamplemousses va stopper net leur oxydation... c'est cool, la physique !)
Egouttez les crevettes et ajoutez-les (les puristes les achèteront fraiches et les décortiqueront... tant mieux si ça leur fait plaisir !). A y être, réduisez le saumon en charpie et jetez-le avec vos autres victimes.
Ciselez l'aneth par dessus (cinq ou six brins...) ou privilégiez des herbes hachées surgelées qui font beaucoup d'effet... comme on va le constater (il y en a de très bien et pratiques à utiliser dans une officine dont le nom commence par pi- et finit par -card)
Versez l'huile, puis remuez délicatement. Il ne vous reste plus qu'à répartir la préparation dans des petits verres !
En gros, on ne peut pas faire plus simple, et si avec ça votre viking de bonhomme n'est pas comblé, je mange mon casque à cornes !
Et alors, le théma grossesse, il est où, là, hein ??? Eh ben il y est pas !!! Et toc !
Y a de la triche dans l'air...
Si je vous dis Pastis, vous pensez à quoi ? Allez, avouez... C'est tonton Robert en bob Ricard et Marcel blanc qui pointe sa boule sur celle du gros René, près du parking du camping ! C'est le petit jaune que les hommes servent à l'apéro avec un coup de main exemplaire et toujours la fausse peur de "le noyer", chose qu'ils ne font jamais (mais que les femmes commettent inévitablement quand elles servent...). Eh bien, encore une fois, vous avez tout faux.
Visez plutôt :
Rien à voir avec la boisson anisée un peu bof qui peut néanmoins servir à relever un plat de poisson si l'on est en manque de fenouil... et que l'on boit en cachette pour se rappeler les vacances ! Vous avez bien vu : c'est un gateau. Aux pommes, pour être précise, et qui se déguste dans le sud-ouest.
Mon goût naturel pour l'érudition m'impose de vous infliger une minute doctorale et culturelle... En fait, Pastis est un mot d'origine occitane qui désigne le gateau, ou plus précisément la pâte que l'on a obtenue par mélange et écrasement... Le pastis est une recette traditionnelle de Gascogne, des Landes et du Lot. Entre les trois, des variantes, on s'en doute... mais aussi un point commun : la pâte fine et croustillante qu'il faut préparer, étaler sur une longue table de ferme, laisser sécher un peu (pas trop !), plier, froisser... Pour maîtriser l'art du pastis, il faut donc avoir une demi-journée devant soi (minimum...) et une vraie tradition séculaire derrière relayée par grand-mères, tantes et marraines. Rien à voir, donc, avec l'apéro... sans compter qu'on n'est pas sorties du sable pour déguster la chose, mais rassurez-vous :
1 - la recette comporte une proportion librement variable de gnôle
2 - j'ai un truc de tricheuse imparable pour contourner la difficulté (la pâte !!!)
3 - on peut, du coup, s'envoyer un guignolet (ou toute autre espèce de boisson pour dame !) en le préparant. Oui ! avec modération, là !!! C'est bon, on peut y aller ?
Donc, il nous faut : 7 pommes parfumées (rainettes par exemple), 6 c. à soupe de sucre en poudre (pas plus ! c'est limite une recette de régime, on vous dit !), 150 gr. de beurre doux (vous voyez !!!), du rhum (d'un dé à coudre à trois c. à soupe, selon l'humeur) et... et ??? un paquet de pâte filo (vous la voyez venir, l'entourloupe ?)
Bref, au micro-ondes, faîtes fondre le beurre dans un bol. Pendant ce temps, retrouvez ce fichu pinceau culinaire avec lequel les gosses ont peigné le chat (mais qu'est-ce que je raconte, moi ?!)...
Dans une cocotte en verre avec couvercle, émincez les pommes (ou refilez ce travail fastidieux à quelqu'un d'autre ! Voir recette précédente...). Versez dessus 3 c. à s. de sucre. Couvrez et mettez au micro-ondes 7 minutes.
Pendant ce temps, posez les feuilles de pâte filo devant vous et munissez vous du pinceau (propre) et du beurre. Prenez aussi un plat en verre ou en terre pouvant passer à table (on va pas démouler, non plus ! Et puis quoi encore ? De toutes façons, un pastis ne se démoule pas...) et, avec le pinceau, beurrez le.
Ensuite, tartinez de beurre l'une après l'autre 6 feuilles et empilez-les au fond du plat en faisant déborder l'excédent de pâte de tous les côtés, et en appuyant bien pour que chaque feuille épouse la forme du moule.
Egouttez les pommes cuites et posez-les sur la pâte. Versez dessus ce qui reste de sucre (ben oui, le précédent est parti dans l'évier, avec l'eau de cuisson !!!) et arrosez de rhum. Rabattez la pâte beurrée qui débordait du moule mais en la froissouillant pour donner du relief. Beurrez 3 ou 4 feuilles de plus et chiffonez les sur le dessus du gateau pour couvrir. Versez ce qui reste -peut-être- de beurre sur le dessus, ce qui reste de sucre, s'il y en a.
Enfournez th. 7 (210 °C) pendant à peu près 20 minutes, mais en surveillant ! Le gateau doit être doré mais pas trop : trop brune, la pâte filo prend un goût décevant...
Et voilà comment on passe pour une perle héritière de la tradition, le tout sans se fouler ! Ne me remerciez pas, les filles... Envoyez-moi juste un chèque !
































































