Achever Rufus
J'ai acheté le patron du pull Rufus, de La Poule, avec beaucoup de conviction. Pourtant, il est rare que je paie pour tricoter (autre chose que ma laine, je veux dire !) : j'ai un goût prononcé pour les gratuits que je télécharge à tour de bras, comme une pie qui thésaurise sans ordre et sans grande méthode. Bref, j'avais acheté Rufus, bien convaincue de son potentiel. Je le rêvais Camel, en mohair. En vrai, j'étais influencée par un modèle vu dans une boutique chère de ma petite ville et porté par une jeune collègue dont la belle-mère tient la boutique en question...
Le temps a passé et, écumant Vinted, j'ai traversé une crise "laine". Obsessionnelle de nature, je passe de lubie en lubie et ce qui a pu m'obséder de manière pathologique (lampes d'inspiration marine de Vallauris, pichet Moulin des Loups, photophore en forme de petite maison nordique...) sort de mon champ de pensée de manière naturelle et radicale sans prévenir. Cet hiver, j'ai donc traversé une période "laine", avec une nette perversion pour les cônes garantissant des qualités élevées en quantité phénoménale... Un italien sympathique (bon vendeur, quoi !) a donc réussi à ma placer plusieurs articles dont un cône d'alpaga de plus d'un kilo, couleur mastic. Il ne correspondait donc en rien au Camel, mohair qu'il me fallait, mais en raison d'un aveuglement certain, j'ai foncé et je me suis lancée dans Rufus.
Très vite, le résultat m'a semblé terne, et, comme toujours quand la motivation s'en va, j'ai lambiné. En outre, j'ai retrouvé en mars mon chat, ma Lili, perdue fin avril 2025 ! Ce petit miracle (elle zonait à 5 km de la maison depuis près d'un an sans retrouver son chemin) m'a bien occupée puisque la donzelle, aussi caractérielle qu'avant sa fugue, a passé ses soirées sur le canapé à exiger des caresses - avec les deux mains- sans quoi elle demandait à ressortir avec des airs de diva prise de vapeurs... Autant dire que c'était mort pour Rufus !
Il a fallu ces vacances de printemps pour que je me mette le coup de pied au derrière salutaire.
Voilà donc le truc, après blocage.
Le blocage a été nécessaire pour bien placer les bordures.
Pour le reste, c'est un pull court, chaud (merci l'alpaga italien !) et équilibré. Il faudra que j'accepte de ne pas tricoter systématiquement la taille 1 car mon phantasme de grand pull loose est peu compatible avec ma tendance à tricoter serré. Quand, en plus, je me convainc que je fais du 1, ça peut être étriqué sans raison.
Concernant la laine, il m'en reste en quantité... Je vais peut être me faire un châle texturé, ou un pull style irlandais pour l'hiver prochain. Je sens poindre une obsession pour les torsades et les alvéoles, je la sens bien venir à petits pas...
En attendant, je me suis lancée dans la version col V du Turtlle Dove (le Classique, pas le Turttle Dove II ! Attention...) et les explications en anglais sont "velues", quant à Chat GPT que j'ai appelé à l'aide, il traduit de manière parcellaire, sans le dire. Bref, je me prends copieusement la tête à comparer le patron de départ, six pages en anglais pleines d'abréviations, et les bêtifications successives de l'intelligence artificielle (bien mal nommée, si vous voulez mon avis !!!), mais avec une laine Drops dont la couleur ma plait follement. On en reparlera si je ne deviens pas rapidement folle à lier !!!
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