Aux fils de Lau

14 janvier 2020

Commencer l'année sous le signe de l'Action...

... et présenter tous mes voeux à celles qui ne vivent pas sur IG et viennent encore ici, avec une mention particulière pour celles qui lisent encore mes élucubrations!

Belle année 2020 !

Résistons, écrivons, lisons

et soyons bienveillantes.

Ce monde a besoin de fantaisie et de douceur...

Et parce que ce début d'année, aux fils de Lau, commence un peu dans le stress (passons), je n'ai toujours pas réussi à monter ma robe Tamara, taillée depuis le 27 décembre ! En revanche, le tricot me fait un bien fou : quelques rangées tous les soirs et je me sens bien !

Du coup, je vous présente encore un châle, toujours tricoté en Vintage Cake de chez Action, où, malheureusement, le filon s'est épuisé puisque les pelotes équivalentes ne proposent plus un camaïeu à partir d'une couleur dominante, mais une succession de teintes très contrastées. Cela ne m'inspire pas.

Portée par la réalisation agréable et rapide de mon Toudou, j'ai eu envie de réaliser un autre châle asymétrique, qui se tricote depuis une pointe. J'ai opté pour le Nurmilintu, accessible gratuitement depuis Ravelry (je vous ai dit combien j'aimais Ravelry ?...) et je ne regrette pas.

Primo, il est rapide à tricoter. Deuxio, la dentelle est jolie et motivante. En outre, comme elle aère le travail, elle "allonge" le châle sans coûter de laine en plus. Et au final, il est hyper joli...

Seule concession personnelle : ma pelote faisait 10 mètres de moins que la longueur conseillée dans le tuto. J'ai donc admis que mon Nurmilintu serait plus petit, qu'il me faudrait rogner un peu sur le modèle. Et en effet, la dernière bande de dentielle, chez moi, est d'un tiers plus petite que celle présentée dans le tuto. Cela ne pose aucun problème esthétique, à l'arrivée.

La preuve :

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Au delà de l'effet produit par la dentelle, j'aime beaucoup celui produit par les bordures : c'est net et travaillé à moindres frais. Et encore une fois, les rayures, aléatoires, certes, rendent bien.

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Je vais essayer de me remettre à la couture... Il faudrait quans même avancer cette Tamara, et puis deux autres petites robes de saison me font de l'oeil... et le matériel est rassemblé. Cela dit, je risque fort de tester immédiatement un autre produit de la même marque, des pelotes 100 % laine qui se tricotent en 8 et pourraient convenir pour un gilet dont le tuto m'est littéralement tombé dessus sur Pinterest. J'espère pouvoir en dire davantage très vite !

Prenez soin de vous.

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31 décembre 2019

Finir l'année sur une note de douceur et de feignâsserie

Après mon combo snood-écharpe bonnet, j'avais envie d'un ouvrage tricot qui aille vite, histoire, ce coup-ci, de ne pas y passer l'hiver. Je voulais du simple, du rapide, du sans effort.

J'ai fait pire.

J'ai pris le toudou, un châle délicieux dont tout l'intérêt réside dans les rayures... et j'ai délégué les rayures ! Oui, j'ai pris le tuto du Toudou, ici, et je l'ai tricoté avec une unique pelote dont la couleur varie en intensité sur environ 375 mètres. J'avais craqué dessus lors de l'ouverture d'un magasin dont le nom énergique m'était inconnu jusqu'à ce qu'une succursale rende dingue pendant au moins quinze jours la population de Auch. La moyenne surface y propose, depuis un an à peu près, tout et n'importe quoi à des prix modiques, dans un décor qui évoque assez bien l'époque riante de l'URSS. Sans que j'aie compris pourquoi, plusieurs magasins de cette enseigne ont ouvert en même temps dans différentes villes moyennes du Sud-Ouest. Est-ce une épidémie ? Mystère...

J'avais donc craqué,en raison du prix (et de mon besoin de ramener un machin) sur deux pelotes de coton mâtiné d'un rien de synthétique dont le dégradé de couleur m'avait tapé dans l'oeil.

Voilà celle qui me reste (enfin, à l'heure qu'il est, elle est entamée...) :

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Avec la jaune, j'ai donc tricoté un Toudou. Et franchement, ça a été un bonheur.

Je n'avais jamais réalisé de châle qui se monte depuis une pointe et j'ai trouvé ça agréable, motivant. En outre, ma pelote bon marché a fait le job au niveau des rayures ! La preuve :

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Franchement, je me demande si ça vaut la peine de faire le moindre effort...

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M'en vais continuer à glander.

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24 décembre 2019

Rendre hommage à la mère Noël (Attention : petit conte iconoclaste)

Derrière tout grand homme il y a, dans l'ombre, une grande femme. Pensez à Michelle, près de Barack, ou à tante Yvonne, aux côtés du Général...

OK Teen', tu ne vois pas de qui je parle... Ici, tu as deux solutions :

Soit tu restes ferme sur l'idée que tout ce qui est arrivé avant tes 12 ans est nul et non advenu, et tu te drapes dans ton mépris ordinaire. Tu peux dès lors passer ton chemin. Je ne sais d'ailleurs même pas ce que tu es venu faire sur cette page.

Soit tu bouges tes grosses fesses et tu vas promener ton acné sur cet objet extraordinaire qui ne demande aucun temps de chargement, ne consomme à l'usage aucune énergie fossile ni même nucléaire et ne plante jamais. Penche toi sur un livre et apprends. Voilà... oui, le Général, c'est ce grand type avec un gros pif qui déambule dans Paris libéré... on progresse... pas vite, mais on progresse...

Revenons à nos moutons et abandonnons un instant la nouvelle génération (oui... la fréquentation abusive d'adolescents finit par agacer...). La mère Noël a toujours été pour moi une source d'inspiration, et je trouve qu'on ne lui rend pas assez hommage.

En effet, celle qui devait devenir la fidèle compagne du Père Noël n'était pas née sous les meilleurs auspices. Fille d'une pole danceuse obèse dont la carrière peinait à décoller et d'un père qui avait rêvé d'entrer en politique avant de sombrer dans l'alcool, son destin menaçait de rester sombre. Les ambitions paternelles avaient ruiné la famille alors que la future dame en rouge était encore toute jeune. Il faut dire que le programme du fringant quarantenaire tenait en une formule ambitieuse : "casser les codes à tout le monde". On se doute qu'à cette époque lointaine et bénie où les gens lisaient les programmes avant de voter, l'individu n'avait aucune chance. Les soirées passée à plier les professions de foi n'ayant servi à rien, et les maigres finances de la famille ayant fondu comme neige au soleil, il avait fallu réagir. Balthazar, le frère aîné, était donc devenu dealer et il avait eu l'idée porteuse d'investir. Profitant de la nuit la plus longue de l'année, il comptait distribuer gratuitement aux enfants de la neige chimique en sachets histoire de fidéliser une clientèle encore jeune, et afin de boucler ce vaste programme dans les temps, il avait enrôlé sa soeur qui n'avait accepté que pour éviter une dérouillée historique. Alors qu'elle jetait les petites doses au hasard dans les boites aux lettres, et un peu aussi dans le caniveau car le sachet qu'elle avait ouvert pour se donner du courage lui avait un peu brouillé l'esprit, elle était tombée, au détour d'une rue, sur un étrange jeune homme roux et joufflu, tout de rouge vêtu, et équipé lui aussi d'une hotte (celle-là, rappelez-vous !). Le temps de décider s'il fallait prévenir Balthazar de l'existence d'un concurrent en risquant de provoquer une rixe, la pauvrette avait déjà été repérée.

Le garçon s'était retourné et l'avait dévisagée avec un sourire étonné, le sourire le plus gentil qui lui ait jamais été adressé. Alors biensûr, l'individu était rondouillard, sa présence nocturne au coeur de ce quartier résidentiel tout à fait inexplicable, et il n'avait pas fallu longtemps à la jeune fille pour se rendre compte que l'un des rennes, celui qui broutait discètement la hotte, était ivre mort alors qu'il était encore tôt, mais ni les bottes trouées, ni le projet stupide de s'introduire chez les gens pas le conduit de la cheminée n'avaient vraiement eu d'effet sur elle. Ce type là, c'était sa chance, son unique chance de s'en sortir. Elle l'avait senti presque tout de suite. Elle avait donc jeté ses sachets et s'était calée dans le traineau, au grand désespoir des cervidés, pour assister au chaud à la fin de la distribution la plus gratuite, la plus ambitieuse et la plus absurde qu'il lui ait été donné de suivre.

Ce qu'il advint du jeune couple au matin du 25 décembre ne nous regarde pas. La décence même nous impose de détourner pudiquement le regard. Qu'il suffise de dire q'une grande histoire était née.

Tout de suite, la mère Noël prit les choses en main et l'entreprise grandit. Elle avait hérité de son frère un solide sens des affaires et de sa mère un moral à toute épreuve. Primo, elle sevra Rudolf. Le renne. Puis elle embaucha des lutins chinois et pakistanais afin de fabriquer des jouets à moindres frais et sur place pour bénéficier du label "Fabriqué en France". L'entreprise grandit et acquit une solide réputation grâce à un marchand de soda auquel elle vendit très cher l'image de son mari. Ils étaient lancés...

Pourtant, les choses ne furent pas toujours simples non plus dans le foyer de Santa Klaus ! Comme beaucoup de compagnes de vedettes, il lui fallut rester dans l'ombre afin de ne pas décourager les groupies. Et puis que fallait-il penser d'un mari qui, lorsqu'elle évoquait son désir de devenir mère, lui répondait invariablement : "Moi, tu sais, mon truc, c'est plutôt les enfants des autres..." ? Elle s'endormit souvent, dans sa résidence de Laponie (oui, la famille avait quitté la France pour raisons fiscales), en se demandant si elle n'avait pas épousé le jumeau d'Emile Louis... Il leur vint pourtant Marie-Noëlle, une année où l'hiver avait été plus froid, et le père Noël se réjouit sincèrement, mais cela n'empêcha pas l'inévitable d'advenir : la mère et la fille continuèrent à passer les fêtes seules. Un comble.

Un tel destin de femme m'a inspirée.

Bon, et puis j'avais aussi de côté trois mètres de viscose lurex d'un rouge foncé dont la couleur n'était pas ce que mon écran d'ordi m'avait dit. Ajoutez à cela qu'une illumination m'avait soudainement fait réaliser le potentiel délirant de la robe Mira de Fibre Mood que j'avais ignorée lors de l'achat du journal, sous prétexte qu'elle ressemblait à toutes les robes à panneaux qu'on voyait partout, sans même un effort de fantaisie au niveau du col. Instagram m'ayant décillée, j'ai foncé.

Voilà la chose :

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Je suis sûre que la mère Noël a la même et qu'elle la portera ce soir pendant qu'elle fera les comptes.

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19 décembre 2019

Faire "Graou Graou..."

Lorsque Batman 2 (celui avec le pingouin) est sorti, ce n'est pas précisément le manchot qui avait attiré mon attention et celle des copines, mais plutôt Catwoman, jouée par la sublime Michelle Pfeiffer. Nous avions été marquées, en particulier par la scène, très Kitch, de sa transformation, lorsque sortie du corps de la petite secrétaire zélée et coincée, elle s'était (inexplicablement, d'ailleurs) changée en créature ultra sexy et un rien déglinguée. Le réplique introductive avait sonné comme un slogan : "Je me sens tellement plus miaou-miaou..."

Alors évidemment, aucune d'entre nous ne s'était mise à coudre des sacs poubelle pour se confectionner une combi SM à oreilles de minette. Les occasions de la porter étaient trop rares et il eut été bien difficile de défendre l'adage (pourtant incontestable) selon lequel un vêtement n'est jamais un consentement, accoutrée de la sorte dans les boites toulousaines de l'époque.

C'est donc sans collant noir et sans oreilles de chat, mais avec un brin de nostalgie, que j'ai photographié mon gilet Monceau léopard. Oui, parce qu'après avoir annoncé une robe Tamara, j'ai évidemment changé d'avis, enfin, de priorité, et il m'a semblé que ce dont j'avais besoin, c'était d'un gilet fantaisie, et d'un peu de rangement dans les coupons déjà attaqués. Or, il me restait de ma robe nouée un joli morceau de milano à utiliser dans une optique homéopathique, l'imprimé félin en total look étant difficilement compatible avec mon quotidien. A ce propos, la robe Silia est en vente sur Vinted... je ne la porterai pas.

Bref, après trois versions du gilet Monceau, une à rayures, usée à force d'avoir été portée, une en broderie et jersey blanc donnée à une amie et une en veste jamais mise, j'ai tenté la version "savane".

La voilà :

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Que dire ? L'imprimé reste radical, mais avec un jean ou du noir, ça passe.On doit pouvoir oser une jupe... peut-être même une jupe midi couleur fauve, rapport au centre des motifs qui est plus orangé foncé que marron.

Le modèle, lui, est sympa comme tout, mais ça, tout le monde le sait depuis dix ans.

Je n'ai pas thermocollé la patte de boutonnage, c'est un tort, mais on s'en passera. Les pressions noires sont très bien et elles évitent la corvée boutons-boutonnières. Et puis j'adore la petite ouverture sur les côtés.

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Et sinon, les chats du fond du jardin vont très bien. Ils sont toujours intouchables, toujours trop beaux même s'ils ont grandi à la vitesse de l'éclair. Ils sont désormais adolescents, c'est à dire blasés et couillons comme tout... Bref, je gagatise toujours et me désespère de ne pas pouvoir leur faire de calin ! Oh, ne riez pas, vous seriez désespérés aussi... Regardez ce petit échantillon...

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On leur donnerait le Bon Dieu sans confession, mais ce sont des Gremlins... Il faut les voir à l'oeuvre, le soir, sautant sur les étendoirs à linge et sur le mobilier de la terrasse !

 

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Lui, c'est Dodu. Il a la sihouette d'un nounours et l'air aimable de sa mère... On ne peut pas tout avoir.

 

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Je craque. Je vais voir s'ils ont mangé.

 

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10 décembre 2019

Revenir à Imani...

Lorsque j'avais réalisé ma première version de la robe Imani, issue d'un numéro de La Maison Victor, j'avais choisi un lin un peu trop épais, rigide, et je n'étais pas convaincue par le résultat. La robe avait l'air un peu grande... Bref, ce n'était pas ça. 

Pourtant, le patron, hyper simple, me faisait l'effet d'être une mine, à condition de trouver LE tissu. Il y a peu, nous sommes passés à Paris, et donc inévitablement place Saint-Pierre... J'y ai trouvé, aux Coupons du même nom, trois mètres d'une viscose pleine de tenue et à l'imprimé charmeur. 

La valse des projets ayant eu raison de moi, l'un chassant l'autre, au point de s'entre-effacer, j'avais besoin d'un projet motivant, c'est à dire :

  • d'un tissu récemment acheté
  • d'un modèle que j'aie vraiment envie de porter dès le lendemain matin
  • d'un patron rapide à mettre en oeuvre à un moment où me poser avec tout mon barda, pour coudre, n'était pas évident.

Imani était la bonne cliente !

J'ai donc repris mon patron, en 36, mais j'ai retiré les marges de couture. Changer deux paramètres à la fois n'est pas scientifique. On ne peut évaluer ce qui, des changements, revient à l'une ou à l'autre des modifications... mais prendre le risque de refaire une robe trop grande était exclu, et ce tissu fluide me plaisait vraiment beaucoup.

Au final, je suis moyennement satisfaite : 

  • J'ai dû commettre une bourde car la ceinture est trop large, bien plus large que sur la précédente version. Je n'ai plus cette dernière, mais les photos sont éloquentes.
  • la viscose colle aux collants, ce qui est insupportable. Une tentative pour l'essayer jambes nues, histoire de voir, n'a pas été plus convaincante. Questions : mes poils sont-ils devenus synthétiques ? Est-ce en raison du réchauffement climatique ? Cela peut-il tuer les ours blancs ?...
  • la robe me déçoit donc un peu. La robe Imani, pourtant superbe sur Instagram, chez d'autres (mais sur un mannequin sans jambes), est-elle une fausse bonne idée ?

Je vous laisse en juger.

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Je vais relire les indications relatives à la ceinture (oui, hein, il est temps !) et aviser. Pour le reste, je crois que je vais laisser de côté ce patron. Deux tentatives, c'est déjà pas mal. Il faut que je me lance : j'ai un patron de robe Tamara à assembler, et une mila à tailler, peut-être en wax, mais ce serait là une prise de risque maximum, encore une fois à cause de la rigidité du tissu.

On verra bien !

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19 novembre 2019

Achever, plutôt que finir, le chemisier de la loose...

Si j'avais voulu donner un petit ton moralisateur à cet article j'aurais évoqué l'excès de confiance, ennemi de la réussite et poison moral !

Restons simple et analysons calmement les choses...

Après avoir cousu un peu sur un nuage, pendant les vacances de Toussaint, j'ai considéré que le temps pour coudre se rétrécissant, il serait intéressant de se lancer dans du classique, du sans surprise, du rodé. J'ai opté pour un chemisier, comme j'en ai fait quelques uns, pour moi et pour Monsieur. J'ai choisi d'abandonner mon patron Marie pour tester Le superbe Liseron de l'Atelier Scämmit, marque que j'estime par dessus tout. J'avais de côté un coupon de Liberty acheté en ligne pas très cher car il s'agissait d'un morceau de deux mètres rescapé des années 80, le genre de tissu voluptueuxà porter et très agréable à travailler. Bref, ça s'annonçait glorieux.

Au départ, j'y ai cru. Bon, il me manquait du tissu et l'empiècement dos niveau épaules, à l'intérieur, a dû être taillé verticalement, et pas dans le droit fil... Mais à part ça, rien à signaler.

Au montage, j'ai découvert que la patte de boutonnage n'était pas faite comme je l'avais cru et que, pour mon raccord, ben... c'était mort. Je ne sais d'ailleurs pas comment, avec une patte de boutonnage montée sur le principe d'un plis sur l'endroit on peut avoir un raccord. J'aurais dû m'en tenir à de l'uni... Retournée sur l'envers, ma patte de boutonnage tombait mal. On voyait le thermocollant. J'ai défait et refait.

Ensuite, il m'a fallu une heure pour comprendre le montage de poignets alors que j'avais déjà réalisé ce modèle... J'ai fini par y arriver.

Une fois les manches montées, j'ai cru que c'était bon. Et effectivement, malgré le temps passé à quitter mon ouvrage pour le reprendre trois jours après, ça avançait, de modif en rectification.

Je vous montre :

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Bon, le col est petit, cela ne vous a pas échappé... J'ai opté pour le col Claudine sans comprendre qu'il n'était pas envisageable sans le volant car il est qualibré pour... Sans le volant, le col est TROP petit... Passons.

Deuxième remarque : avez vous noté comme je vous la montre en biais, cette chemise, jamais de face ? Vous voulez voir pourquoi ?

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J'ai pas été foutue de mettre les boutonnières au milieu... Elles sont trop au bord... Comment ai-je pu réussir un tel exploi ? Ne me posez même pas la question, je n'en sais rien, mais on ne voit que ça.

Je me demande si on peut refaire une boutonnière à côté et espérer que l'ancienne ne se verra pas trop. 

Voilà voilà...

Bon, cela dit, aussi étrange que cela puisse paraître, j'ai l'intention de faire rapidement un autre chemisier. Maintenant que j'ai fait toutes les erreurs possibles, je devrais transformer l'essai !

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12 novembre 2019

Soutenir Greta.

Le réchauffement de la planète, c'est connu, ne s'inversera pas tout seul. Il va falloir faire preuve de volonté, de conviction. Alors j'ai réfléchi...

Logiquement, si on prépare la venue d'un hiver très rude, et qu'on s'y tient, il devrait y avoir moyen d'inverser les choses... Si. La méthode Coué, ça marche !

La preuve.

Ouvrez grand une fenêtre orientée au nord, déshabillez vous, collez vos pieds dans le congélateur et lisez la suite.

Au début de l'hiver dernier, nous étions à Paris pour rendre visite à notre grand, qui était depuis peu venu poursuivre des études dans la Capitale (des études qui, de toute évidence, courent vite car la chose est interminable...). Après un brin de ménage (ouais... un gros brin) et une demi journée passée à regarder tourner le tambour de quatre machines, à la laverie, je me suis payée en retour dans une boutique de la rue Monge (V°), Une Maille à l'Endroit. Malgré les prix élevés, j'avais envie de ramener un petit trophée parisien (c'est mon côté "primitif"... si j'étais née autrefois sous de lointaines latitudes, j'aurais collectionné les têtes réduites de mes adversaires, sans doute...) et j'ai craqué pour un modèle de snood-écharpe présenté en Malou Light de Langyarns, coloris bleu pétrole. Il est visible ici. La vendeuse de cette boutique du V°, grande dame, m'a sans chichis photocopié le patron. Non, c'est vrai, quoi ! Si on commence à se gêner avec de bêtes histoires de droits, on ne fait plus rien ! Et puis bon... il y avait quand même pour enjeu de me fourguer une demi-douzaine de pelotes àplus de 10 € pièce... Ahrg ! (cri de la carte bleue qui s'évanouit)

Soucieuse de ne pas trop dépenser (rires enregistrés), j'avais réduit le nombre de pelotes et choisi de ne réaliser que l'écharpe, très jolie, avec un effet torsade au milieu mais comme si deux écharpes distinctes se croisaient sans se souder. Je pensais que ça irait vite. En fait, à raison d'une demi-heure par jour, j'y ai passé l'hiver, ce qui aurait pu rentabiliser l'achat, parfaitement inconsidéré de cette laine de riches ! C'était compter sans ma nature irrationnelle : lors du séjour suivant, prise d'une sourde angoisse, j'ai racheté de la laine pour faire une très longue écharpe... En février, j'ai craqué. Le cache-nez menaçait de mesurer trois mètres, et l'ouvrage de me tenir occupée jusqu'à la retraite (qui n'en finit pas de s'éloigner, d'ailleurs... Passons.). J'ai arrêté à deux mètres. Mais il restait de la laine. J'ai donc réalisé le snood. Mais il restait encore de la laine...

Désespérée, j'ai écumé internet et trouvé un modèle de bonnet bandeau très très chouette et faisable avec une pelote de malou light (qui coûte un bras mais mesure 20 km).

Un tuto très bien pour le bandeau est trouvable Ici. Le modèle (l'une des versions, en tout cas) sort du site de Marie-Claire Idées.

Pour ce qui est de ma version de tout ça, c'est maintenant !

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A plat, on voit mieux la forme du bonnet :

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Voilà ! J'aurai chaud cet hiver, et je vais enfin pouvoir tricoter autre chose ! Mon petit doigt me dit que ce sera un ouvrage court.

D'ailleurs, si quelqu'un a une idée... J'ai en stock 6 pelotes d'Alpaca drops, 375 m. d'une laine au coloris dégradé pour aiguilles de 3.5, 4, et je rêve d'un châle avec des points de folie, mais dont le tuto serait accessible en ligne sans dépenser... Merci, les filles !

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04 novembre 2019

Se faire quelques illusions...

Lorsque je m'enthousiasme pour un patron de robe, il y a toujours un moment de doute : faut-il tailler ma taille, ou envisager que la maison dont est issu le patron va tailler grand, auquel cas, il est prudent de tailler en dessous ? La question ne se pose pas pour les blouses. Elle ne se pose que médiocrment pour les robes amples. Mais parfois, elle se pose.

Lorsque j'ai acheté le dernier numéro de Fibre Mood, j'ai craqué pour la robe Gusta. Simple, structurée, elle m'a semblé idéale.

J'avais d'autres projets, une sujeteuse enfilée en blanc... Bref, ma Gusta s'est fait doubler par un chemisier Volt, par une inexplicable robe de Cruella (merci, Marguerite, pour la référence ; ça crêve les yeux !) mais l'assemblage étant ultra rapide, j'ai eu le bonheur de la réaliser en un rien de temps. Si j'étais du style à exgérer (Eh... Oh... gardez vos remarques pour vous, ok ?!... non mais...), ben je dirais que le plus long a été de changer la couleur des fils de la bécane !

J'ai utilisé, pour ma robe, un reste de tissu à la composition indéterminée, utilisé pour ma robe Florence.

En bonne feignâsse, j'ai viré les poches et décidé que l'ouverture en haut du dos était totalement inutile, mais alors... TO-TA-LE-MENT. 

Et puis j'ai taillé en 34. Voilà voilà...

Verdict ? Ma Gusta est belle. Je l'aime. Elle a une super coupe, un tomber d'enfer. Mais elle craquera sans doute au niveau de la couture des manches, côté dos, parce qu'elle me serre. Je galère pour l'enfiler. Mais le plus drôle, c'est lorsque je la quitte. Si j'ai besoin d'argent, je me filmerai en train d'essayer de l'enlever, et je mettrai ça en ligne, dix minutes en libre accès, puis en version payante. La fortune est au bout... Pauvre de moi.

Je vous montre la robe, pas la contorsion !

 

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Tout le charme vient des pinces qui partent du bas et remontent le long du buste, ainsi que de l'empiècement du haut.

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J'ai donc décidé :

1 - de porter ma robe en continu, en mode Marilyn chantant pour Mr. President, comme si on me l'avait cousue sur le corps, et d'attendre qu'on me l'arrache, ou qu'elle tombe en lambeaux du fait de l'usure.

2 - d'en tailler une autre dans la même taille, mais dans un tissu extensible qui reste à définir. J'ai des pistes, et même du stock ! En revanche, ce ne sera pas en léopard. Il y a quand même un moment où il faut arrêter les conneries.

3 - de redécalquer le patron en 36, au cas où.

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27 octobre 2019

Feuler. Un peu...

Avant, dans mon jardin, il y avait, des oiseaux en pagaille, des écureuils indiscrets...

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Mais ça, c'était avant. Avant l'arrivée de la horde. De la petite horde...

 

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(Oui, ils sont 5...)

 

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Enfin... 6, si on compte Vilaine.C'est son nom. Devinez pourquoi...

(Vous aussi, elle vous fait penser à un T-Rex ?!)

 

Toute cette famille s'est installée dans le tas de bois du fond du jardin, et ne nous enviez pas trop : ils sont intouchables ! Vilaine est un vrai chat "sauvage" : elle n'a jamais vécu avec qui que ce soit et elle ne transige jamais. Aucun contact, ni pour elle ni pour les petits. Mais elle vient réclamer à manger !

 

Sous une telle influence, j'ai un peu déraillé. Primo, je suis en manque dès que les petits disparaissent de ma vue dix minutes.

Deuxio, j'ai cousu ça...

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C'est entendu, j'ai une excuse. Passons à la couture...

J'ai donc eu envie de réaliser la robe Silia de La Maison Victor de septembre-octobre 2019. Cela fait longtemps que des projets de robes nouées s'accumulent. Celle-là était la bonne, pas trop difficile en apparence... Mais il fallait un tissu, du jersey. Oubliant au passage un coupon qui aurait pu faire l'affaire, j'ai commandé, dans un état de transe inexplicable autrement que par la proximité des félins du jardin, un morceau de milano léopard... Même écrire ça me stupéfie.

Bref, une fois reçu, je l'ai taillé et monté. Verdict ?

  • la robe est sympa à réaliser, même pour quelqu'un de médiocrement latéralisé
  • il faut un jersey FIN, très FIN, sinon, le noeud (le clou du spectacle, quand même...) a l'air d'un potiron
  • le léopard est à éviter quand on n'est pas Catherine Deneuve

Allons au bout. Je vous montre ?

Vous l'aurez voulu.

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(ça fait un peu Sue Helen, là, non ?!)

 

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J'ai taillé en 36. Le 34 aurait peut-être suffi (décidément, j'ai du mal avec les tailles !). Le dos de la robe est droit, ce qui s'est révéléun peu moche.

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J'ai donc ajouté un élastique au milieu du dos, ce qui règle la question.

Au final, cette robe, jolie et correctement réalisée, mais que je ne porterai pas esten vente sur Vinted (cherchez la boutique de Laudette...). Avis aux félines !

A suivre, du tricot (enfin !) et du classique (toujours !). Je vais aller voir ce que font les chats.

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22 octobre 2019

Mettre les doigts dans la prise...

Et coudre hyper vite un chemisier Volt !

Comme vous le savez peut-être déjà le magasine Marie-Claire Idées a la bonne idée de proposer assez régulièrement, dans le journal, un patron, en collaboration avec une créatrice. L'été dernier, nous avons eu une jolie robe cache-coeur signée La Droguerie, que l'on pouvait télécharger sur le site, et bien avant, nous avions eu le petit haut Joy de I am Patterns, planche fournie dès l'achat du numéro. Un bonheur ! Si je n'ai pas trouvé le temps de coudre la robe, le top Joy est un de mes basiques, particulièrement celui cousu en wax. Mais j'aime bien mon vichy aussi !

Bref, je suis entrée en transe quand j'ai découvert qu'un chemisier signé Delphine & Morissette figurait dans le dernier numéro (encore en kiosque, j'dis ça, j'dis rien...) : le Volt !

Je l'ai donc programmé, oublié, perdu, retrouvé, décalqué, et cousu !

Mon choix s'est porté sur un tissu bon marché des Coupons de Saint-Pierre, un coton à chemise assez sobre qui avait tout pour faire le job.

La réalisation a été assez agréable, sans surprises. Le patron est bien fait, même s'il est un peu "allégé" : l'absence de repères pour le montage des manches m'a valu quelques errements, mais au final, c'était faisable.

Un bémol : mes finitions manquent un peu de précision : ma machine a refusé de coudre avec le pied à fermeture, indispensable pour placer une couture dans une couture... J'ai donc fait ça avec un pied basique et je trouve que, vues de près, certaines bordures, celle du col au niveau du volant, par exemple, manquent de netteté. Cela dit, personne n'y perdra un oeil, et puis je suis quand même mal placée pour jouer les perfectionnistes !

Allez zou, des photos :

 

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Oui, j'ai voulu tailler la patte de boutonnage "en travers". C'est sympa, mais le tissu n'était peut-être pas le plus propice... 

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Voilà la chose à plat ! Honnêtement, j'en suis à peu près satisfaite. Ce chemisier produit son petit effet.

A suivre, une petite robe de glandeuse...

Posté par Laudette à 05:50 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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