Aux fils de Lau

17 mai 2016

S'en remettre à la Madone...

En cette période où les nuages s'amassent à nouveau à l'horizon de la santé familiale, j'ai décidé de coudre quand même, et - à défaut de prier, chose difficile pour une mécréante comme moi- j'ai cousu une blouse Madone, de Marie. Ce n'est pas ce que j'avais prévu, mais il faut croire qu'on n'est jamais sûr de rien, et que le mieux est parfois de suivre ses intuitions sans trop planifier.

Ainsi, le tissu très sombre que j'avais choisi pour ma deuxième Blonde m'a tout à coup semblé sinistre et je suis allée vers un patron que je venais d'acheter lors de ma dernière crise d'achats compulsifs, et vers un tissu rayé clair et coloré qui fait un peu pyjama d'après mon plus jeune fils) et qui n'est pas du coton - à mon avis -  alors qu'on me l'avait vendu comme tel. En effet, il a un tien de rigidité sous l'aiguille qui me semble suspect...

Le modèle est agréable à réaliser, assez original, surtout au regard de ce que je couds d'habitude. Marie teste, visiblement, des modèles avec des dos originaux, comme on le verra dans un prochain article si la suite des événements me permet de coudre un peu dans les mois et les semaines qui viennent.

Ici, d'ailleurs, c'est le dos que j'aime le plus ! A vrai dire, je l'aime beaucoup. Cela tient aux rayures et au passepoil que j'ai absolument voulu ajouter pour cette version.

IMG_8043

IMG_8079

IMG_8056

Le Hic, en revanche, c'est la finition du décolleté. Le modèle est prévu pour être fini avec un biais qui m'a donné, au niveau du V de vraies sueurs froides ! Au final, j'ai négocié le truc... et renoncé à le défaire lorsque j'ai réalisé que le biais en V avec un tissu à rayures était une idée débile puisque je me trouve avec une bordure rayée à l'horizontale d'un côté et à la verticale de l'autre... Ridicule !

IMG_8062

Il aurait fallu poser une parmenture sur le devant, doubler la pièce en U qui se trouve en haut du puis procéder au montage du devant sur les manches et le dos. C'était la solution, mais il fallait défaire au delà du raisonnable lorsque je m'en suis aperçue. Tant pis !

Au final, je pense que je porterai cette blouse qui tombe plutôt bien, à mon avis.

IMG_8065

IMG_8070

C'est bien simple, elle m'a presque réconciliée avec les manches froncées et boutonnées. En vrai, j'ai triché : il y avait une épaisseur terrible au niveau du biais des poignets. Je me voyais galérer pour réaliser une boutonnière et je n'avais aucune envie de me pourrir la vie pour de la couture. Du coup, j'ai dégainé un de ces bouts de rubans que l'on trouve au niveau des épaules des vêtements vendus dans les marques bon marché et qui doivent faire tenir les tee-shirts sur les cintres. Oui, depuis des années, je les coupe après achat, et je les garde... J'en ai coupé deux morceaux de quelques centimètres avec lesquels j'ai réalisé deux boucles que j'ai glissées dans le biais de chaque poignet en laissant dépasser un petit anneau. Il ne restait plus qu'à coudre un bouton en face. Ni vu ni connu j't'embrouille.

IMG_8078

 

Ce ne sont pas les envies qui manquent pour la suite, mais je ne sais trop à quel rythme je vais coudre. Il est possible que les messages soient un peu espacés, mais le pire n'étant jamais sur, on verra. Peut-être les avions en perdition vont-ils se décider à aller se crasher ailleurs que sur mes pompes, histoire de changer un peu !

 

Posté par Laudette à 05:47 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :


19 avril 2016

Adopter la "Blonde" attitude

... qui ressemble à s'y méprendre à celle de John Wayne, si j'en crois la photo...

IMG_7914

Et voilà ! Je tente de coudre une blouse féminine et raffinée, et je me retrouve, bide en avant, à me tenir comme un cow-Boy tout juste sorti du saloon... Quel désespoir, franchement ! Je comprends ma mère...

Bon, sinon, tout le monde a compris que j'avais fini de découper et de coller une partie (eh eh eh !!!) de mes patrons PDF, et que je m'étais cousu une Blonde de chez Delphine et Morrissette. Avant toute chose et parce que c'est important, je me hâte de préciser qu'il FAUT faire travailler l'adorable personne qui se cache derrière le site en question (ICI). Cette fille est délicieuse et j'ai été bluffée par la confiance qu'elle témoigne à ses acheteuses. Celles qui ont déjà commandé savent ce que je veux dire.

Concernant le modèle, tout a été dit par les cousettes qui, depuis 30 ans, réalisent ce modèle à raison de 20 000 par jour. Je n'ajouterai rien d'intelligent. Du coup, considérant qu'il est inutile d'ajouter un truc débile, je vais me taire... ça fera des vacances !

Qu'il suffise de dire que le tissu vient d'une boutique de coupons, place Saint-Pierre, à Paris, un peu hâtivement confondue avec l'incomparable Coupons de Saint-Pierre... mais plus chère et moins bien achalandée. J'en étais néanmoins ressortie, fin décembre avec ce tissu délicieux au motif japonisant et un coupon de wax tellement beau que je n'ose le couper. On en reparlera. Le passepoil a été trouvé sur ebay, mais il est d'assez mauvaise qualité quoique satiné et sa mollesse a rendu les coutures incertaines...

Le petit coton dans lequel j'ai taillé ma blonde a été agréable à travailler, il a un joli tomber et il est souple. Toutefois, le motif n'est pas imprimé précisément selon le droit fil et cela m'a joué des tours au moment de procéder aux raccords (que j'ai donc relativement foirés). C'est bien simple, j'ai refait la plupart des coutures deux fois (#ledécoudviteestmonmeilleurami) et retaillé tout le devant pour recommencer à zéro et refaire la même horreur avant de monter la chose sur l'endroit pour reprenre ensuite la couture sur l'envers).

IMG_7916

(C'est le maximum auquel j'ai pu prétendre...)

Pour le reste, j'ai fait des super plis aux manches...

IMG_7924

(Comment ça, on les voit pas ? Faites un effort !)

(et, à y être, faites abstraction de la fronce sous l'empiècement dos : c'est un effet -inexplicable - de la photo : cette erreur là n'y est pas ! Je le jure. Pour une fois...)

... tellement super, les plis, qu'ils ont nécessoté la totalité de ma concentration. Du coup, j'ai juste oublié le truc qui se voit : aligner les deux côtés du passepoil.

IMG_7917

IMG_7919

(Bon, OK, je triche un peu en tirant, mais il y a quand même plusieurs millimètres d'eccart...)

Pourquoi je n'ai pas refait ? Parce que je venais de me payer un démontage quasi-intégral des deux côtés (pour une obscure raison de hauteur de l'empièdement et de raccords foirés...) et que mon mari, sentant l'ambiance de la soirée partir en sucette a soutenu mordicus que ça ne se voyait pas. Et moi, Mesdames, quand mon mari dit quelque-chose, eh bien je le crois et j'obtempère. Tout bonnement.

Ahem.

Du coup, si ma blouse est foirée, je peux dire que c'est de sa faute... C'est quand même pas rien.

Sinon, vous voulez quand même en voir un peu plus ? Allez.

IMG_7890

IMG_7892

IMG_7903

 

Voilà. Je suis contente et presque étonnée parce que la Blonde ne faisait pas partie de mes projets. J'avais trouvé les réalisations accessibles en ligne le plus souvent très belles, mais le modèle me semblait trop raffiné pour ma garde-robe et sans nul doute trop complexe pour moi. C'est en commandant deux autres patrons (eh eh eh !!!) que j'ai trouvé trop bête, peu ambitieux, de ne pas prendre aussi celui là. Résultat, c'est par lui que j'ai commencé !

Et vous savez quoi ? J'ai une deuxième Blonde en préparation ! Tout bonnement.

Posté par Laudette à 06:39 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :

12 avril 2016

Papillonner...

... en faire un peu, s'arrêter, se dire que ça ira vite ! Lorsque je commence un ouvrage au tricot, je suis toujours très enthousiaste, motivée mais dans un esprit de légèreté.

Lorsque je me suis attelée au châle Papillon de la Droguerie, je pensais que ce serait simple. Cela n'a pas duré. Cet ouvrage, je l'avais en tête depuis des années, d'ailleurs, c'est simple, j'avais acheté mon premier livre de la Droguerie, le Léger et douillet, presque exclusivement pour lui.

Résultat de recherche d'images pour "léger et douillet avec la droguerie"

La lecture des explications m'ayant momentanément calmée ( je n'arrivais pas à comprendre dans quel sens il se montait...), j'avais ajourné mais gardé ça dans un coin. Des années ont passé - oui, un certain nombre - et j'ai ressorti mon livre. Or, avec un peu plus d'expérience, le schéma m'a semblé limpide, celui-là même qui me faisait saigner le cerveau... Comme quoi, parfois, même en bûcheronnant, on avance.

Je m'y suis donc mise, avec trois pelotes de laine Alpaca Drops, la même que pour mon "Emporté par le Vent". Et là, j'ai compris, en prenant le schéma complet du châle (quelle idée étrange, si on y réfléchit, de concevoir un schéma complet comprenant plus de 110 rangs, ça aurait dû m'alerter...) que ça allait être une épreuve pour les nerfs, non pas parce que l'ouvrage était long, mais plutôt parce qu'au delà de la régularité visible du motif, les bordures de côté et les bords de l'épine centrale répondaient à une alternance sur, respectivement, 8 et 4 rangs... Au vingtième rang, j'ai admis que j'allais tricoter avec le schéma sous les yeux en continu et que j'allais cocher rang par rang, ce que j'avais déjà fait... Et ça a été long. Très long. Les 40 derniers rangs ont même été un calvaire. je n'ai pas compté, mais avec 13 mailles au départ et 2 augmentations tous les deux rangs, 4 tous les deux rangs, sur - de mémoire - 118 rangs, ça faisait du monde sur les aiguilles à l'arrivée.

Le picot, sur deux côtés et non trois, qui a été réalisé au crochet et non avec les aiguilles (je ne comprends pas du tout comment ça marche) a aussi beaucoup rallongé la chose, surtout si l'on considère qu'un accident inexplicable et nouveau m'a valu de tout reprendre parce que la chose se défaisait sur le début, comme si une maille avait sauté. Je n'ai toujours pas compris.

L'aboutissement a lui aussi été tragique : bloquer ou pas bloquer, telle a été la question !

L'ouvrage "au naturel" était doux et mousseux, avec un beau relief... J'ai bien failli le garder en l'état, mais l'arrête centrale était un peu molle et irrégulière. Je me suis résolue au bloquage, et je ne sais trop si c'était une bonne idée...

IMG_7875

IMG_7879

IMG_7948

Il est plus fin, plus transparent... Mais je l'aime bien, et il a parfaitement joué son rôle aujourd'hui puisque je suis en plein rhume de la fin de l'hiver... une vraie calamité. Allez ! Photos !

IMG_7934

IMG_7935

IMG_7939

Posté par Laudette à 06:03 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

05 avril 2016

Moutonner...

... faire comme tout le monde, suivre le groupe ou bien la tendance, et se coudre une petite veste carrée en matelassé.

IMG_7823

IMG_7834

D'un tempérament grégaire, j'ai plutôt l'habitude de faire comme tout le monde, en couture du moins. C'est à peine si mon mauvais caractère associé à mon sens aigu de l'organisation m'autorise à différer la réalisation des pièces les plus indispensables que, par chance, je découvre parfois avec un temps de retard. Je maquille cela en désinvolture, en refus de me plier au diktat de la mode, mais en vérité, je suis aussi  cloche que les copines.

Bref, il m'a fallu ma petite veste carrée. Le tissu, plutôt tissu d'extérieur que molleton surpiqué, a été acheté à Auch, aux Tissus Occitans, pas plus cher que bien des matières comparables vendues en ligne. Le patron, en revanche, a été choisi après de stupides hésitations : j'aurais bien fait ma veste sur un modèle japonais plébiscité par d'autres bloggeuses - avec raison -,j'avais envisagé d'acheter un patron de veste dite "japon" , vu par ci, par là, mais je me suis rabattue sur le gilet Monceau de Cozy Little World que j'ai déjà réalisé (ici et ) et que je trouve vraiment formidable. A 3 € le PDF, suivez le lien, allez l'acheter tout de suite, si vous ne l'avez pas déjà, et revenez après !

Pour cette réalisation, j'ai néanmoins choisi d'opérer des modifs. Ben oui, je voulais une veste zippée. Du coup, j'ai coupé les devants au niveau de la ligne de milieu (indiquée sur le patron) en négociant une petite marge de couture, évidemment... Et j'ai posé une fermeture séparable noire.

IMG_7842

IMG_7853

IMG_7856

IMG_7860

IMG_7864

J'ai choisi de virer les parementures afin d'éviter les épaisseurs disgracieuses, le tissu étant quand même épais. J'ai opté pour un biais noir posé à cheval. Cela m'a permis d'oublier, d'enlever les fentes de côté et de faire au plus simple. Jusqu'ici, c'est la couture au pays de Oui-Oui... Si ce n'est que je ne suis pas Oui-Oui, et que j'ai une mémoire de bullot frit...

Quand on taille un patron prévu pour de la popeline ou du chambray, dans un jersey, que fait-on ? Oui, Kévina... tu as un avis ?

Non, on ne "déchire pas sa mère"...

Oui, Marie-Sixtine, je t'autorise à prendre la parole... On commet... ? Comment ?... un péché ? Noooooooooooooooooon, pas du tout ! Rassure-toi, range tes orties, tu te flagelleras une autre fois. Oui, au catéchisme, avec Monsieur l'abbé qui est si gentil qu'il cache des bonbons sous sa soutane...

Personne d'autre ? Non ?

Eh bien on taille avec un patron plus petit d'une ou deux tailles.

Et quand on fait l'inverse, les enfants... quand on utilise un patron prévu pour du jersey avec un tissu qui ne s'étire pas du tout...

Eh bien on fait l'inverse, têtes de pioches ! Et toi, Laudette, au fond, prends des notes au lieu de rire bêtement !!!

 

IMG_7858

(Question amplitude de mouvement, je suis à fond, là...)

Tout le monde a compris. Ma veste, je l'adore, mais elle est un peu juste au niveau des emmanchures. Je ne peux absolument pas envisager de la porter avec un pull, sauf s'il est en soie, ajouré, fin, bref, idéal pour la messe... et je suis moyennement équipée de ce côté là. Ce sera donc la veste des petits matins frais de la fin mai ou du mois de septembre, celle que l'on tient au bout du doigt sur une épaule, dès 10 h. du matin.

C'est néanmoins regrettable car j'avais résolu de soigner les finitions à l'intérieur et de poser du biais pour éviter que les épaisseurs de tissu ne s'effilochent. Bon, posé comme ça, il ferait sans doute froncer le nez d'Amparo Lellouche et de ce grand dadais de Pee-Wee Scavigni, mais c'est un début. Cela "manque un peu de propreté" (sic) mais comme j'ai renoncé depuis longtemps à manger mes crottes de nez et que je me mouche de préférence dans un mouchoir, finalement, y a pas mort d'homme.

IMG_7870

IMG_7871

Pour le reste, j'ai un châle à bloquer, et des patrons à découper (des PDF... plein de PDF...). Je me remets tout doucement de l'inspection à laquelle j'ai fait face mardi dernier et dont la sur-préparation inutile m'a pourri le week-end de Pâques. La vie couturière va enfin pouvoir prendre un rythme de croisière (surtout si mon inspecteur me valide l'agreg' comme c'est prévu...)

Du coup, j'ai aussi été prise de délirium post-traumatique :

IMG_7867

Si quelqu'un peut m'expliquer ce qui m'a pris (ou ce qu'on en fait...), je suis preneuse !

Bise à toutes (à toutes celles qui n'ont pas déjà déconnecté, horrifiées).

Posté par Laudette à 07:21 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

15 mars 2016

Accommoder les restes

Toute maîtresse de maison digne de ce nom excelle dans l'art de ne rien gaspiller et de sublimer dans des recettes astucieuses les restes de la veille. Aujourd'hui, nous pourrions parler de customisation culinaire ! Il s'agit de faire une sauce avec la viande du roti pas fini, de mouler de jolies croquettes en purée, de faire sauter en beignets sucrés le riz blanc qui n'a pas été achevé. Tout ceci se perd, chez moi aussi d'ailleurs. Ma génération qui n'a manqué de rien et placé son orgueil ailleurs que dans cette gestion rigoureuse et néanmoins souriante a abandonné ces pratiques d'économie domestique.

En revanche, parce qu'un bout de laine, un reste de pelote, traine toujours dans un coin comme un reproche muet, il y a parfois de ces souvenirs familiaux qui resurgissent et me mettent en mouvement.

J'avais dans mon placard-à-tout (une horreur dans laquelle toute incursion prend la tournure d'une expédition de spéléo...) un fond de pelote de laine rouge de la Droguerie, un mélange Alpaga-Plumette, je crois, vestige de mon gilet à rangs raccourcis. J'étais, depuis longtemps décidée à ne pas laisser perdre une matière aussi jolie (et aussi onéreuse), et j'avais assez récemment remis mon nez dans les free patterns de Ravelry (j'y fais une incursion, en forme de crise violente, à peu près tous les trois mois avec à la clé téléchargements en chaine, impression au collège, en cachette, parfois même en couleur dans la salle 28. CHUUUUUUUT !!!) et retrouvé un modèle de châle au crochet déjà remarqué il y a longtemps mais pas encore réalisé : le Elise Shawl.

Je me suis donc lancée pour m'occuper les doigts en voiture, le crochet étant beaucoup plus facile à mettre en oeuvre dans ce genre de situation qu'un ouvrage aux aiguilles un peu complexe et nécessitant l'usage d'un diagramme d'un mètre sur deux (j'exagère à peine...). Oui, j'ai un truc sur les aiguilles qui, après m'avoir motivée à la folie m'exaspère en proportion. Passons.

Je n'ai pas été déçue de ce côté là : le Elise shawl est un bonheur à réaliser, même si, petit bémol, il est le jumeau de la South Bay Shawlette dont je ne comptais pas créer de nouvel exemplaire... Seul Hic, je n'avais que très peu de laine rouge, et si le crochet, très ajouré, consomme peu, il faut quand même avoir un minimum de fil si l'on ne veut pas se cantonner à des créations pour Barbie. J'ai donc dû infléchir mon projet de châle rouge en laine naturelle et fouiller dans le vieux stock récupéré à Albi. Or, il restait dans un coin un reste de fil des années 80, le reliquat d'un gilet que m'avait tricoté ma mère en 1989, très beau, un peu dans l'esprit du Lady Marple. Ce gilet doit être quelque part dans un carton (ma mère garde tout), mais j'ai encore à l'esprit le souvenir de l'avoir mis avec un bonheur sans partage en prépa, avec des robes, des jeans, une jupe culotte... Le modèle était proposé par Phildar dans un lot appelé "Une pelote, un pull". La laine était de la "coup de phil". Le pull  avait été en partie réalisé au Cap d'Agde, pendant l'été, dans le carré du bateau. Je nous y vois. Ma mère râlait à cause de cette grosse pelote unique qui l'avait emballée et qu'elle ne trouvait, au final, pas du tout pratique. Il faut dire qu'elle prenait le fil à l'extérieur de la pelote et pas au centre ce qui constituait une erreur stratégique majeure, dans cette circonstance là. Du coup, j'étais chargée de dévider le fil, et de suveiller les jetés et les mailles lorsqu'elle en arrivait au motif qui ornait chaque côté du gilet. Je partageais du coup la responsabilité de toutes les erreurs !

L'étiquette, chiffonnée, était encore au centre de la pelote.

IMG_7822

Il n'y a que ma mère, pour garder les choses comme ça, et garantir le surgissement de témoins du passé improbables. 

J'ai donc associé la laine noire à l'autre, avec un brin de contrariété quand même parce que le mélange de ces deux teintes est un peu "too much", plus Jeanne mas que Stendhal, et parce que j'avais rêvé d'un châle ROUGE.

Mais bon ! quand on décide d'être une ménagère économe, il faut s'y tenir et balayer d'un revers de la main les contrariétés superficielles. La réalisation de mon châle bicolore n'a pas été bien longue. Voulant éviter que la laine initialement choisie ne devienne une "pastille" au milieu de l'autre, je m'en suis tenue à un mini-châle tour de cou que je trouve assez mignon. j'ai donc évalué empiriquement la largeur du bandeau noir afin qu'il joue son rôle (garantir un tour de cou qui écarte tout risque de strangulation !) sans jouer la vedette. J'ai fini par le picot règlementaire.

Place aux photos.

IMG_7806

IMG_7812

IMG_7814

IMG_7816

IMG_7817

IMG_7819

Posté par Laudette à 06:19 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :


08 mars 2016

Aller à l'essentiel...

Dépouiller, élaguer, simplifier.

Tailler droit, net.

Eliminer les fioritures, les détails.

Bref, coudre une veste Amber de La Maison Victor, mais la coudre en laine et cachemire (des Coupons de Saint-Pierre) bleu nuit et la doubler en Liberty Pelagia (de Tissus Anglais, lien en haut à droite)... et en coton ordinaire pour les manches, parce que mon coupon de Pélagia était trop petit ! Promis, juré, craché partout, je ne rachèterai jamais de tissu à raison d'un mètre sous prétexte que je serais économe (rire gêné).

Le résultat est sobre et sans surprise, ce qui suffit à mon bonheur d'autodidacte branquignole.

J'ai suivi le patron à la lettre, mais réutilisé la technique proposée dans un numéro plus ancien pour doubler la veste Chloé. Adaptée au patron de la veste Amber, elle a été aussi simple à mettre en oeuvre que la dernière fois, malgré la minute d'angoisse au moment de retourner tout l'ouvrage par le dessous de l'une des manches... Durant quelques minutes, on se trouve être l'heureuse propriétaire d'un authentique chou fleur en tissu, qui se transforme en veste, par magie, quand on insiste un peu.

IMG_7790

IMG_7787

IMG_7783

La veste est de coupe droite, avec des poches cachées dans les coutures latérales. Le col est un "vrai", avec un pied de col, et tout et tout, mais - vous savez quoi ? - pas de boutonnières ! Le top. Il suffit (mais c'est déjà très chiant) de coudre des pressions (trois, pas plus).

IMG_7791

IMG_7793

Oui, je retarde le moment de montrer la chose portée parce que je l'ai taillée en 34, forte de l'idée (stupide) que LMV taillait grand... Une minute de silence. Merci. Me voilà condamnée à m'en tenir à des pulls fins, des chemises, des blouses en soie, et à la pneumonie, voir à jouer la Dame aux Camélias, devant mes 6èmes qui auront forcément plein d'idées pour me soigner. J'en ai d'ailleurs un dont la tante par alliance (ou la cousine, ou la je ne sais trop quoi...) aurait un plant de canabis au fond du jardin "pour la tisane" (sic). Le chérubin a donné cette information au policier venu animer la séance d'information sur les addictions. J'ai cru que l'officier, en uniforme, allait faire un malaise. Passons.

Revenons à la veste... J'allais ajouter que faire des photos seule avec un appareil lourd impose des contorsions préjudiciables... En gros, la veste me va bien, mais en photo, ça plissouille de partout. Bon. J'avoue. Sur ces photos, en plus, il est net que j'ai entamé une transformation en cochon d'inde. Si j'ose le collant jaune rayé de noir, on m'appellera Pikatchou... Passons.

On y va quand même ? Allez, zou.

IMG_7751

IMG_7727

(Non... je ne suis pas enceinte, non... J'ai juste du bide...)

 

IMG_7728

IMG_7755

IMG_7765

IMG_7766

Oui, j'ai craqué pour le col Claudine... C'est mon côté jeune fille en fleurs (pour lequel il faut faire abstraction de mes rides, de mes cheveux blancs, et s'en tenir à mon acné sénile... mais de loin, à cent à l'heure avec des lunettes noires, ça peut le faire par une nuit sans lune.). Voilà.

IMG_7777

IMG_7778

Plus sérieusement, je suis perplexe quant au montage du col qui pose des problèmes d'épaisseur et quant à l'arrondi du dit col qui manque un peu de symétrie, mais la chose est pas mal. Je progresse.

Le problème, en vérité, c'est la météo. Je vois mal comment mettre ma veste (en LAINAGE) sous le déluge prévu pour encore quelques jours... Je comprends mieux, tout à coup, ce que voulait dire Manue, de la Compagnie des Petits Princes...

Du coup, je ne sais pas si je reprends mon coupon de laine pour tenter d'y tailler une cape (des modèles "faciles" étaient proposés par Burda à l'automne) ou si je rtente une chemise, mais avec des raccords. Vous avez été traumatisées par celle d'Oriane, dans Cousu Main, vous aussi ?

Posté par Laudette à 06:45 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :

23 février 2016

Recevoir le prix citron...

Et s'en réjouir parce que c'est plein de vitamines, ces petites choses là !

Résumons-nous : tous les hivers, une recette de dessert au citron me tape dans l'oeil. Inévitablement, je tombe dessus et l'évidence apparaît : il faut mettre du citron dans ma vie, sous peine de carences graves, de scorbut, de botulisme, de rupture d'anévrisme du bras gauche (gravissime quand on a deux shawls en cours sur les bras, un au tricot, un au crochet, et les finitions d'une veste Amber à soigner un peu !).

Cette année a commencé par un réveillon à deux dans un compartiment de TGV. Nous redescendions de Paris où nous avions profité de l'appartement de notre aîné, dans le V° arrondissement ( au prix qu'il nous coûte, autant rentabiliser...). Nous avons réveillonné avec des sandwichs anglais, une petite bouteille de cava rosé et des petits gâteaux achetés avant de partir dans un supermarché anglais au nom connu. La chose ne nous a pas pris bien longtemps, photos souvenir incluses, et j'ai pu me plonger dans les lectures sélectionnées à la va-vite dans la gare. Trop fatiguée pour m'attaquer à un Joyce Caroll Oates de 800 pages, je me suis mise à feuilleter distraitement un magasine de cuisine gracieusement offert pour l'achat d'un Marie-Claire Idées. Et là, le choc.

Je vous épargne le formidable Pie de confit de canard aux pommes, testé et adopté depuis, le rôti de porc au speck et à la sauge (validé il y a peu par l'équipe au complet), ainsi que quelques autres étrangetés en orbite pour dans pas longtemps... Je vous parle aujourd'hui du cake glacé au citron. Un truc sans prétention en apparence et juste sublime à l'arrivée.

Ingrédients :

  • 200 gr de farine
  • 160 gr de beurre
  • 200 gr de sucre glace
  • 3 oeufs
  • 2 citrons bio (obligatoirement BIO!!!)
  • 1 sachet de levure chimique
  • IMG_7688

Préchauffez le four à 180 ° (th. 6).

Lavez les citrons et zestez en deux dans un saladier. A part, pressez les et réservez le jus.

Faites fondre le beurre.

Dans le saladier, ajoutez la farine aux zestes, la moitié du sucre glace, la levure, le beurre fondu et les oeufs battus. Remuez bien. Oui, parce que "remuez mal", c'est nul. Ajoutez le citron pressé SAUF l'équivalent d'une grosse cuillerée à soupe. Remuez à nouveau.

Versez dans un moule à cake beurré ou en silicone et enfournez pour 30 mn à peu près.

Une fois cuit, le cake doit être démoulé et mis à refroidir. Attention : l'étape suivante ne peut être envisagée que si le cake est froid, sous peine de malédiction millénaire, de calamités naturelles, d'hémorroïdes foudroyantes, ou de réélection de Nicolas Sarkozy (ça calme, hein ?!) (bon, OK, ça marche aussi avec François Hollande) (et avec quelques autres, en fait...). Dans un bol, mélangez le jus de citron restant avec le reste de sucre. Le mélange doit être liquide mais très épais. Au besoin, ajoutez du sucre en plus ! 

Etalez ce glaçage sur le cake et laissez sécher.

Ne zappez pas cette étape : c'est elle qui assure la goût sucré et acidulé du truc. Sans elle, votre gâteau ne satisfera que les grincheux amateurs de pâtisseries "pas trop sucrées". Les malades, quoi !

Posté par Laudette à 09:34 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

13 février 2016

Faire sa parisienne...

... et donc faire comme tout le monde ! Oui, il me semble parfois que des poils soyeux bouclent sur mon dos et que de longs bêlements vont sortir de ma bouche si je cesse de brouter ! C'est moche d'être faible.

Bref, emballée par l'idée d'accéder à un free pattern, de me coudre une robe d'une forme originale et de  rendre une copie (oups, mais qu'est ce que je dis, moi ?!), j'ai donc cédé au mouvement et cousu ma Parisienne, d'après le patron aimablement offert par Louis Antoinette.

Après moult hésitations sur le tissu, je me suis rappelé que j'avais en magasin un coupon improbable acheté sur le site Etoffes des Héros, il y a un siècle et demi, un truc géométrique à petits motifs, sur une base de gris perle avec de la couleur, typiquement le genre de machin superbe sur lequel je craque avant de devoir admettre, seule devant mon placard, que je ne vois pas du tout quoi en faire !

IMG_7679

Dans mes représentations personnelles, ce tissu était le top pour une robe un peu raffinée, un peu habillée, de type cocktail (inutile de préciser que je ne fréquente pas ce type de réjouissance) ou de type baptème un peu empesé ( idem). A partir de là, mon imaginaire se chargeant de tout, j'ai lu sur les conseils de couture fournis par la marque du patron qu'il fallait privilégier un tissu un peu lourd, pour un joli tomber, et déduit aussitôt qu'un tissu rigide ferait parfaitement l'affaire. Ben oui, "lourd" et "rigide", ça a toujours été synonyme... Non ?

IMG_7673

Du coup, ma robe finie gonfle et reste en place un peu en mode meringue, quant aux coutures, elles hurlent à chaque mouvement, et j'inclus là-dedans l'enfilage et le seul fait de descendre un escalier ou de s'asseoir...

Portée, elle peut donc faire illusion sous certains angles, mais pas sous d'autres ! la preuve en images :

IMG_7654

IMG_7651

 

(oui, j'ai cousu les pinces sur 3 cm sous le raccord avec la doublure, parce que l'effet "meringue" était juste terrifiant... On dira que c'est ma "touche perso". N'ayons peur de rien...)

IMG_7657

IMG_7658

Bon, tout ça, c'était l'illusion, on est d'accord, avec la doublure et tout et tout, mais pas de repassage, parce que zut.

IMG_7662

IMG_7664

IMG_7666

Et ça, c'est le double effet Kiss cool en mode "oups, j'ai bougé, résultat ça gonfle ou ça tire voir les deux à la fois..."

Moralité : on apprend en faisant des bêtises ! Mais on apprend, et c'est ce qui compte. Cette fois, j'ai procédé à un montage ordonné, et pas à un montage japonais également appelé montage à la Jocelyn pour les adeptes de Cousu main... J'ai d'abord fermé les manches avant de les coudre. Résultat : un conflit de dimension... qui s'est fini en manche gigot !

IMG_7663

Mais j'ai aussi monté ma première fermeture invisible, et figurez-vous qu'on ne la voit pas ! si l'on excepte une mocheté en bas...

IMG_7668

IMG_7669

Je n'indique pas sur quelle photo est la mocheté, je pense que tout le monde aura trouvé...

Voilà le bilan. Je ne suis pas sûre de porter cette petite robe qui me serre étrangement en bas de la cage thoracique (je dois avoir de gros poumons, c'est l'info du jour...), pas plus que de l'offrir à Kate Middleton qui serait bien capable de ne pas la porter !

Mais je suis quand même contente d'avoir oeuvré. Toutefois, je crains bien de ne me lancer très vite dans un truc plus sûr, plus convenu, du style chemise...

Posté par Laudette à 12:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

02 février 2016

Avoir envie de chocolat

Oui, les fêtes sont passées, les jours rallongent... Les excès de Noël devraient être les moteurs d'une conversion à la saine bougeotte, au ski, à la marche, le tout ponctué de cocktails vitaminés et de soupettes maison annonciatrices des légumes du printemps. Bientôt, les magazines proposeront de la détox, du régime, comme on suggère à une personne chargée de se délester de ses bagages.

Et on ne verra plus que des photos de très jeunes femmes suant avec fraicheur dans des corsaires de gym, queuedechevalées au soleil, prenant les poses statiques de la sportive hallucinée qui s'éclate et qui n'a, objectivement,rien d'autre à faire. On se délectera de photos de bouillons ambrés servis dans des tasses transparentes, vaguement thaïs pour les ingrédients afin de donner la touche exotique et épicée...

Cette intox ne passera pas par moi. Ce qu'il me fallait, moi, ces jours-ci, c'était du chocolat bien chaud. Oh, pas de celui qui se boit ou se mange : je l'aime de moins en moins avec l'âge, et j'en ai quand même abusé, par pur esprit grégaire, pendant les fêtes.

Non, j'ai eu une grosse envie de douceur, d'immobilité et de réconfort en ces temps troublés et gris. De CE style de douceur chocolat...

IMG_7637

 

Vous le reconnaissez ? C'est bien lui, le Textured.

IMG_7636

Lorsque j'ai découvert Yes we Shawl, il y a peu, j'ai aussi découvert des modèles que je n'avais jamais remarqués sur la blogo. A côté de ceux (fort rares) que j'avais déjà réalisés, il y avait les connus, voir les convoités, mais aussi des perles que j'ai pu observer, détailler... Et j'avoue avoir peu à peu acquis l'idée qu'il me fallait un textured shawl. Visez un peu le diaporama, vous m'en direz des nouvelles ! J'aurais adoré le réaliser dans une laine légère et douce, brumeuse... mais j'avais en stock une laine chocolat achetée à l'origine pour réaliser un pull de La Poule, puis recalée au profit d'une autre, plus proche de celle suggérée dans le tuto...

Bref, les échevaux mis en pelotes par ma mère, à l'époque, n'attendant que ça et mes comptes étant dans le rouge, il eut été bête de ne pas s'en servir. Au final, le résultat est doux, chaud, mais promet de pelucher... Peu importe puisque ce shawl est appelé à m'aider face aux grands froids comme aux douces soirées d'hiver près du feu !

En albigeoise, hérétique comme il se doit, je vous le montre sans blocage. Je vois mal, à la vérité, quelle pièce je pourrais condamner, le temps que cette chose gigantesque veuille bien sécher, mais je confirme, il faudra y penser car ce châle refuse, pour l'heure, d'adopter la forme triangulaire des fichus de bonne famille. Ce sale gamin s'obstine à jouer le quadrilatère à tête plate... Bref, c'est n'importe quoi.

IMG_7609

 

Le point gagnera aussi à être un peu "placé"...

IMG_7610

 

Pour le reste, le texturé est un bonheur à tricoter. Il monte vite, il est répétitif juste ce qu'il faut, et l'alternance des bandes est hyper motivante pour celles qui, comme moi, s'épuisent dans les ouvrages un peu longs.

Porté, il tient ses promesses : il est doux, chaud, mousseux, en un mot comme en cent, taillé pour devenir mon meilleur pote de l'hiver. La preuve en images, tiens !

IMG_7619

IMG_7616

IMG_7623

Oui, c'est tout pour l'avalanche. On excusera la tenue informe, mais un syndrome grippal me gratifie d'une machine à laver en mode essorage dans chaque oreille, d'une toux qui me retourne le gosier et d'une fatigue générale que je ne croyais pas possible. Ce post m'a coûté deux jours d'efforts. Je retourne au lit et vous embrasse : je retourne bosser demain, il paraît...

Posté par Laudette à 16:12 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

26 janvier 2016

Renouer avec la PRN... peut-être bel et bien PRNI !

I comme "indispensable" !

Oui, il est assez rare que je sois satisfaite d'une création (si j'excepte des babioles en perles et autres enfantillages navrants). En général, mon travail de couture est un hommage à Balzac qui rédigea, comme chacun sait, Les Illusions Perdues, illusions renouvelées à chaque projet et abandonnées en cours de route à des degrés d'avancement variables selon le modèle, l'humeur, le niveau de difficulté.

Lorsque j'ai attaqué ma Lora, de La Maison Victor, j'étais motivée, comme à l'ordinaire, mais dangereusement en mode "brouillon" : je n'étais pas sûre au départ d'avoir assez de Jersey noir (dans le reste de ma Skater Dress que je ne porte pas), j'avais même envisagé une improbable version bicolore... Bref, je me lançais pour essayer. C'est sans doute ce qui explique le problème au niveau de la petite pince de droite et de la poche qui refusent de fonctionner ensemble malgré mes efforts pour les réconcilier...

Contrairement à ce qui arrive d'ordinaire, c'est en cours de travail que je me suis prise au jeu : peu à peu, la robe apparaissait...

Oh, elle n'est pas parfaite : les pinces, devant (à y être, autant que ça se voie !), ne sont pas placées de manière symétrique et il y a une mocheté au niveau de la poche. Mais sinon, je l'ADORE !!!

J'ai rallongé jupe et manches et je trouve que ça le fait. Lora est ultra confortable et elle a de la gueule. Plus en vrai qu'en photo parce que le miroir, la lumière maladive et les positions asymétriques pour cadrer seule déforment l'ensemble. 

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRGGHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHh (cri de jouissance). Pour une fois, ce n'est pas la douche froide (même si je garde froide ma tête folle, parce que tout n'est pas fait, loin de là, sur ce modèle encourageant)

Bon, et sinon... je vous la montre ?

IMG_7580

IMG_7584

 

...ça, c'est pou montrer que j'avais aligné les pinces, dans le dos... Parole, c'est vrai aussi à droite (oui, ça, c'est la gauche, dans le miroir !)

IMG_7589

 

Bon. Et ça, c'est pour montrer que je kardashianise de la culotte de cheval.

IMG_7591

 

Ici, la mocheté... Je m'y suis reprise deux fois, en défaisant pour essayer de donner de l'aisance ! et c'est pire...

IMG_7595

 

Finitions à la main et tout le tralala...

Voilà. Je l'aime.

 Ajout tardif :  je manque à tous mes devoirs... J'ai taillé en 34 pour un 36 qui flirte avec le 38, en ce moment. Cela dit, j'ai pris un jersey très extensible et je me suis fait peur au moment de passer les épaules au niveau de la taille lors du premier essayage. Une fois en place, la robe va bien, mais je doute de pouvoir l'enfiler ou la quitter en mode "bête sauvage"...

Posté par Laudette à 06:16 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :