Aux fils de Lau

02 août 2015

Renouveler ses obsessions

A une époque, j'ai accumulé les théières. Il me semblait que mon épanouissement personnel passait par la possession de la théière ultime, signe évident de sérénité domestique, de temps pour soi. Bref.

Puis, ça  a été le tour des plateaux. Même chose.

La liste serait longue, tous les domaines étant également touchés, depuis le jean ultime jusqu'à LA besace, en passant par le panier de marché qui fait de vous la ménagère épanouie qui a réussi sa vie, rien moins. 

Ne croyez pas que la lucidité me revienne après coup ; je suis parfaitement consciente même en pleine recherche de l'objet fétiche du moment, que tout ceci est absurde, mais j'imagine que le drogué qui cherche sa dose est à peu près dans le même état de fuite en avant délibérée. C'est donc dans un état de conscience nette de ma propre stupidité que je me suis mise à la recherche de MA travailleuse.

Au départ, il y avait un besoin, celui de ranger fils, aiguilles et autres. Mais ce besoin était à peu près satisfait depuis que ma belle-mère, pour un Noel, m'avait offert une petite boite à couture de chez Casa, toute petite mais mignonne et pratique (et que je vais continuer à utiliser). Puis il y a eu la travailleuse ancienne aperçue dans une boutique en guise de déco, et que la aptronne, évidemment, ne voulait pas vendre...

Le vers était dans le fruit. Je me suis mise à écumer les sites d'annonce en ligne, d'enchères, et c'est devenu infernal ! Après des recherches infructueuses, des béguins modérés, je suis tombée sur celle-ci.

Un modèle des années 50-60, sans doute un jouet, du fait de sa petite taille, achetée en raison de son prix très bas, pour sa anse en métal et aussi parce que je ne connaissais pas le système des tiroirs qui se déboitent, habittuée que j'étais aux travailleuses traditionnelles qui s'ouvrent en se dépliant.

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Puis j'ai fondu les plombs pour un modèle que je me suis raté deux fois en enchères et que, fatalement, je vais essayer d'avoir (sans savoir où le mettre d'ailleurs !)

Cette mésaventure m'a néanmoins fait découvrir deux choses : je suis dingue du mobilier et de la déco des années 50-60 (et c'est reparti pour de nouvelles obsessions à venir...), et, en ce moment, le mot magique pour vendre tout est n'importe-quoi, c'est "scandinave". 

J'ai donc, pour d'obscures raisons, foncé pour une travailleuse très 50-60 :

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Et pour une autre tout à fait scandinave selon le vendeur :

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Voilà, voilà... Reste maintenant à coudre !

et à se faire se faire soigner, peut-être.

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24 juillet 2015

Faire simple 2

Parfois, je liquide certains boulets. Il m'arrive même de réaliser des projets anciens. D'aller au bout.

Ne croyez pas qu'il y ait quoi que ce soit d'ambitieux sous cette pompeuse formule. Au contraire, rien moins que du très simple.

J'ai enfin réalisé ma jupe taille haute patron presque maison.

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Attention, la génèse : au commencement était la Poule, puis les méandres de l'évolution m'ont amenée ici, c'est à dire jusqu'à un tutoriel que je n'ai pas pu lire, faute d'arriver à grossir le document d'une manière satisfaisante. Enfin est arrivée l'étape cataclysmique dite du Tuto Perso, à grand renfort de papier, de mesures approximatives et demi-cryptées. Le tout a reposé un an (et des brouettes...), et la semaine dernière, j'ai fini tout ça avec une hâte inexplicable.

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Et sinon, le verdict ? Eh bien la chose rend pas trop mal si ce n'est que ce tissu dont j'adore l'imprimé, est inexplicablement rigide. A proprement parler, il "cartonne" sous les doigts... C'est assez inexplicable mais c'est comme ça. Du coup, ça boudine un peu et je passe mon temps à tirer sur ma jupe. Il aurait aussi fallu donner un ou deux centimètres de plus en largeur, pour le confort, et oser des poches plus grandes : celles-ci sont franchement symboliques.

Mais au final, la jupe est amusante à réaliser et je renoue petit à petit avec ma Mac, ce qui n'est pas rien.

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07 juillet 2015

Mépriser la canicule...

... et s'afficher en manches longues (trois minutes, pour la photo !).

Il y a plus d'un an, dans ma vie antérieure (j'exagère à peine), j'étais tombée sur des photos d'une robe "sac" comme je les aime, sorte d'invitation à l'aisance, mais structurée juste ce qu'il faut. La Pia Dress.

Et puis les événements de l'été se sont précipités. J'ai découpé-collé le patron PDF qui est allé gentiment attendre dans une enveloppe craft que l'heure revienne à la couture. Pour l'heure, j'ai fait le choix du tissu, qui a été lavé, et je me motive comme à chaque fois qu'il faut coudre ou oeuvrer dans la langue de shakespeare.

En effet, les patrons Tessuti, comme leur nom ne l'indique pas, sont en anglais. Je pense avoir saisi que la marque est australienne (ou pas !). Ce qui est sûr, en revanche, c'est qu'à côté des patrons payants, il y a 4 gratuits sur le site : ici. Et l'un d'eux m'a tapé dans l'oeil au moment de me remettre à coudre, malgré le choix étrange opéré par la marque de choisir des mannequins agés pour porter leurs modèles certes simplissimes mais point du tout réservés aux amateurs de Stannah et autres baignoires ouvrantes. Il s'agit d'un truc tout simple, restangulaire, faisable à la surjeteuse et permettant de tester for the first time (yahouhhhhhhhhhh...) l'aiguille double.

J'ai utilisé un coupon de jersey rayé offert lors d'un achat déjà ancien, je ne sais plus sur quel site... et je le regrette car le geste méritait d'être signalé, et parce que ce jersey est lourd et souple juste ce qu'il faut pour être ultra agréable à porter. Par moins de 20°C, évidemment...

Attention, miroir crade, comme d'hab'. Il faudra qu'on m'explique pourquoi ce miroir se ternit en deux jours... Je ne blague même pas.

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Que dire, si ce n'est qu'il est super agréable à porter... Je pense que ce machin va faire partie des classiques du dressing. Toutefois, je dois confesser que mes premiers pas à l'aiguille double ont été laborieux. Je pense avoir produit la couture la plus laide de toute l'histoire de l'aiguille double puisque je n'ai pas réussi à coudre droit, et que j'ai même réussi l'exploit de ne pas prendre les deux épaisseurs de tissu sur une longueur déconcertante, et malgré des repères fort rigoureux... Bref, j'ai défait autant que j'ai cousu et fini par faire le fond à la surjeteuse, en bonne bucheronne, au fil noir sur une rayure noire.

On ne se refait pas !

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28 juin 2015

Enfiler des perles

Cet hiver, quand j'ai eu besoin de faire un truc de mes dix doigts, mais sans avoir l'énergie de me lancer dans une vraie création, j'ai eu envie de me faire des bijoux. Tout part de là, en général, du syndrôme de la petite fille de 8 ans qui ne sommeille jamais très profond, dans un recoin de la conscience. 

Un bijou, ça se fait vite, sur un coin de table s'il le faut. On peut le rater et le refaire, ou l'abandonner sans risque de mauvaise conscience, parce que c'est un rattage de petite taille, moins douloureux.

Et puis il y avait un souvenir à assumer ou à conjurer, ce qui revient un peu au même, celui de mon père toujours consterné quand il me voyait assembler des perles. Voir une femme adulte, sa fille unique de surcroît, exerçant un métier obtenu sur concours au terme d'années d'études dites "classiques", mariée et mère de famille, perdre son temps à une occupation inexplicable, selon lui, au delà de l'âge de 8 ans, lui semblait relever d'une forme particulière de perversion, d'un vice caché confinant à l'idiotie congénitale. Il marquait en général sa désaprobation par un air stupéfait et une demande aussi absurde que "Qu'est-ce que tu fais ????". Puis il secouait ostensiblement la tête en fermant les yeux, bouche tordue sur le côté et s'éloignait en soupirant. Parfois, pour l'agacer, je répondais "J'enfile des perles...". Lorsqu'on sait (ou devine) le double sens obscène de la formule, on comprend que l'agacement atteignait son comble. Notre vie de famille était faite de ces fausses représentations, de ces conflits sans gravité qui marquaient les limites du territoire de chacun.

Cet hiver, j'ai recommencé à enfiler des perles.

J'ai imité un modèle de collier vu en ville, à Albi, et que j'avais trouvé trop cher. Au final, l'achat des perles chez Fifi Jolipois, bien que par lot, sur fil, a coûté presqu'aussi cher que le collier fini, mais on ne se refait pas !

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J'en ai ensuite bidouillé un autre, avec une couleur un peu différente (je n'avais pas su choisir), mais je suis perplexe : je ne l'ai d'ailleurs jamais porté et il me semble appelé à être défait. On verra.

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J'ai aussi essayé d'utiliser des perles achetées à l'unité, sur des coups de coeur et sans projet, ce qui est toujours, chez moi, une très mauvaise idée, c'est à dire le moyen infaillible d'encombrer les tiroirs de choses qui n'auront jamais de destination... J'ai finalement imité un collier porté sur l'une des photos du livre Couture d'été. L'idée est d'enfiler des trucs sur une barre rigide pendue horizontalement au centre d'une chaîne. Oui, je sais, ce n'est pas clair. Regardez plutôt. Ici, le problème vient des proportions...

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Au printemps, je me suis à nouveau changée en mouton. J'ai vu un modèle sur Marie-Claire Idées, le n° 107 de Mars-Avril, et il m'a fallu le même. Certaines perles n'étant plus en vente, j'ai dû adapter, avec l'aide de l'une des vendeuses de la Droguerie de Toulouse.

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Celui-là, je le porte avec un grand bonheur, même s'il a, pour l'heure, retenu principalement l'attention d'Océane, 3 ans, et de Clémence, la plus fantasque de mes élèves de 6°.

Qu'est-ce qu'il disait, mon père, déjà ?

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26 juin 2015

Retrouver nos soeurs

Denise Gamze Ergüven.

Si vous êtes comme moi, vous devez avoir du mal à mémoriser ce nom. Et pourtant. Il est celui d'une belle personne qui vient de nous donner un film précieux. Loin de moi l'idée de crier au chef d'oeuvre : il y aura mille détracteurs pour invoquer des effets faciles, datés (un certain usage du flou déjà exploité avec brio par Andréa Arnold notamment, l'abus du gros plan... j'en passe), ou pour mentionner l'inévitable référence à Virgin Suicide de Sofia Coppola. Passons.

Le film Mustang est juste merveilleux. Il offre un moment de grâce, dans sa lenteur même, parfois, comme lorsque, tout à coup, le rythme s'accélère pour plonger le spectateur dans un suspens qui serre la poitrine...

Loin des clichés, du manichéisme et de la facilité, Mustang donne à voir le basculement de 5 destins, l'espace d'un long été, dans un village turc, à 1000 km d'Istanbul. 

Sonay, Selma, Ece, Nür et Lale sont soeurs, élevées par leur grand-mère, dans la maison familiale où vient oncles et tantes. Libres, vêtues comme n'importe quelles ados françaises, elles évoluent dans un monde qui est celui de nos campagnes du sud, dans un décor qui évoque un village, chrétien, musulman, peu importe. Et ce n'est pas l'intégrisme qui les rattrape, mais une certaine idée de la tradition, la peur du qu'en dira-t-on, la complaisance à l'égard d'une morale qui est encore celle de bien des nôtres, ici aussi.

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Parce qu'elles ont joué avec des garçons, en revenant de l'école, les filles vont être progressivement bouclées dans une maison qui n'en finit pas de se barricader. De mariage en mariage, la fratrie se décime, sous les yeux de Lale, la plus jeune, qui est le double de chacune d'entre nous au même âge : une paire d'yeux qui scrute sans tout comprendre, une paire de mains qui fouillent un monde ancien et familier à la fois, une paire de jambes qui veut jouer et puis fuir.

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Alors oui, c'est un film grave sur la condition des filles dans les sociétés patriarcales, mais sans simplisme, parce que les cinq résistent, mentent, se font avoir, tirent leur épingle du jeu ou se font écraser... Rien n'est écrit par avance et chacune incarne la complexité du féminin, de l'adolescence, du rapport à son corps et aux obligations sociales, de Sonay qui ose tout et obtient tout à Selma qui sera contrainte tout en gardant une liberté intérieure que l'on devine sous les apparences, en passant par Ece qui ne fera aucune concession.

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On rit de l'audace de la tante Emine, mais c'est pour mieux oublier qu'une femme ne couvre les débordements d'une autre que pour, plus sûrement, lui permettre de rentrer dans le rang, de correspondre à l'idéal de mesure incontournable dans ce monde brutalisé par la morale des hommes. En 411 avant JC, Aristophane faisait dire à un de ses personnages féminins que les femmes sont de celles dont on fait les tragédies... Quel talent d'anticipation ! Dans Mustang, on passe sans transition de la comédie à la tragédie, de la bêtise des garçons (soignés, dans le film...) à la douleur des filles, inévitable même après un ultime baroud d'honneur. Même grossières, audacieuses jusqu'au danger, capables d'user de l'obscénité comme d'arme, de se donner à un inconnu pour user de leur corps librement et contre la volonté des adultes, les filles doivent se soumettre, accepter, limiter la liberté à l'espace intérieur.

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Mais le plus fort, le plus émouvant, c'est sans doute la capacité de la réalisatrice à filmer les filles, l'enfance et la promiscuité heureuse entre soeurs, au milieu des tissus, de la nature familière qui est une partie d'elles-mêmes, inaliénable. C'est une manière de filmer les corps des adolescentes entre elles, sans cet érotisme ridicule et affecté qui finit toujours par être de mauvais gout, mais avec une sensualité qui est celle de l'enfance et de la confiance.

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Alors on exulte avec les filles, devant un match de foot (le comble !), on se voit, en robe d'été de coton blanc, jouer seule dans une cour, sous la treille, on se retrouve, petite, écoutant les plus grandes, sans tout comprendre, devant des plateaux de victuailles, de maléfiques gâteaux annonciateurs de catastrophes et qu'il ne faut pas manger sous peine d'être maudite... Et on voit un monde disparaître irrémédiablement, celui de l'enfance, dans ce grand effondrement que produit le temps ravageur changeant irrémédiablement les choses.

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Lale sera peut-être sauvé par l'unique recours, celui du savoir, de l'école, en la personne tutélaire, du professeur Dicec (orthographe approximative), elle qui, du fait de son jeune âge a évité aussi le pire, celui que suggèrent deux séquences nocturnes courtes mais terribles. Entrée dans le tunnel avec ses soeurs, elle en ressortira peut-être.

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23 juin 2015

Faire simple

Au terme d'une année durant laquelle je n'ai eu que peu de motivation pour coudre et absolument pas le temps, me voilà à nouveau dans la posture de l'éternelle débutante...

Pour reprendre le chemin de la MAC, il me fallait balayer les projets excitants venus affleurer à la surface de mon esprit (notamment un twin set bi-matière), et me mettre à du simple, du basique, de l'efficace, du "quiremetlesidéesenplace". Mais il fallait aussi une quête, histoire de tenir le cerveau en éveil, loin des questions existencielles.

Or, ma quête (la nouvelle !) est celle de la petite robe "droitemaispresquetrapèzemaispastrop". Je pensais l'avoir trouvée lorsque j'ai opté pour le modèle Alexia issu du livre Un Eté Couture (p. 28-29). Erreur fatale.

Une fois cousue, avec des finitions échappant à mes canons bucheronnesques ordinaires, il ne s'agissait guère que d'une nouvelle bâche, une yourte portative, un déguisement de baleine écossaise (eu égard au joli petit lin à carreaux acheté sur le blog Les Fraises). J'ai donc tranché de chaque côté, comme à l'ordinaire, et puis dans le fond, aussi. Et, dans ma rage, viré les poches pour obtenir la robe simplissime supposée me changer en écolière anglaise. Ahem...

Au final, la chose est jolie, même si les photos ne rendent pas puisque faire le point et tenir cet appareil énorme et lourd rend impossible tout cliché un peu convenable... J'ai honte : je ne mérite pas cet appareil, mais là, pour ce type d'usage, il faut avouer qu'il est inadapté !

Bref, voilà la chose, un peu molle, un peu mémère, mais pas si mal.

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J'ai renoncé à mettre une coulisse à la taille car j'ai craint que le lin, un peu rigide, ne soit pas adapté et produise un effet bouffant, étrange sur le haut !

Il va falloir attendre donc un peu pour de la vraie couture... La suite (une expérimentation de l'aiguille double) a aussi été un moment d'anthologie !

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13 juin 2015

Revenir un peu...

... même s'il y a un avant et un après, et même si dire que la vie continue après un cataclysme familial est une formule, parce que par définition elle ne continue pas pareil.

Bref.

Mon père, lorsqu'il me voyait tricoter, au mieux, fredonnait avec un air délibérément stupide et une voix de fausset "Moi j'tricote, j'suis idiote..." et passait son chemin, au pire, secouait la tête avec consternation en levant les yeux au ciel. Et passait son chemin.

Cet hiver, entre deux lectures ou deux fiches d'agrégation, j'ai repris les aiguilles avec un inexprimable tremblement intérieur, et une grande envie de faire un truc de mes dix doigts. Mon choix s'est porté sur un modèle de La Poule, déjà bien connu : le Matilda. Comme à l'ordinaire, et parce qu'inexplicablement il y a aussi des choses qui ne changent pas, je n'avais pas la bonne laine, et sans doute pas la bonne quantité, du coup, cela a donné ça :

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(Le blocage n'a pas été fait. C'est dommage sans doute, mais j'étais d'humeur à m'épargner cet effort d'organisation à une saison où faire sécher quoi que ce soit était difficile...)

Le shawl est tricoté en Alpaca Drops (coloris chiné au nom sans doute énigmatique... tellement que je l'ai oublié !). J'ai utilisé 5 pelotes que j'ai tricotées en double. Et là, une question vous brûle les lèvres. Non ? Faites un effort.

Pour tricoter en double fil un nombre impair de pelotes, il faut être magicienne ou un peu cintrée et penser à tirer le fil de la dernière par le coeur de la pelote et par le tour à la fois. Et ça marche.

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Sinon, mon appareil photo de poche m'ayant lachée, j'ai dû réutiliser le "gros" qui refuse de faire la mise au point automatique en moins de 25 minutes (et vas-y que je fais ronfler le moteur du zoom dans d'interminables "j'avance-je recule"...) depuis que j'ai changé d'objectif. Il faudra s'habituer aux clichés flous et mal cadrés, ce qui va être pratique lorsque je montrerai à nouveau de la couture. Mais bon. Ce n'est pas avant huit ou dix jours vu qu'il me reste encore à décider si ma robe à carreaux sera droite et courte ou courte avec un passant à la taille...

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07 janvier 2015

Sans commentaire

charlie

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25 août 2014

Plonger

fuir, s'en aller, mettre les voiles, s'échapper, jouer la fille de l'air, se sauver, s'éloigner, vider les lieux, quitter la scène, mettre les bouts, s'effacer, partir...

 

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Il risque de ne pas y avoir beaucoup plus à lire sur ce blog avant quelques temps.

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18 août 2014

Liquider un boulet

Rassurez-moi : vous voyez ce que cela peut donner de se lancer dans un ouvrage, un peu de biais... Cela vous est arrivé, hein ?!, de commencer une cousette à priori sans histoires tout en sentant confusément que ça s'engage mal, que de modifs en concessions, on joue avec le feu... Vous en avez eu, vous aussi, de ces créas supposées rapides et que tout donne au départ pour gagnées d'avance, mais qui inexplicablement s'éternisent, s'interrompent et ne se remettent sur le métier que pour y subir des dommages irréparables, non ?

Parce que moi, oui.

En voilà une...

J'avais de longue date repéré le tuto super bien fait de la jupe boutonnée par Maggot. Or, j'avais envie d'une jupe, voir de deux ou même trois jupes. Ma penderie en manquait et la seule vue de l'armoire en question (qui vomit le tissu comprimé au point que c'en est honteux...) prenait l'allure d'un reproche muet. 

J'avais aussi un joli reste de lin choco-prune, et la conviction d'avoir du temps en cette fin d'année scolaire (oui, on était en juin). J'ai lancé les hostilités, annoncé l'arrivée rapide d'une cousette dans le tissu en question, et peu à peu perdu la maîtrise du truc... D'abord, une configuration astrale, rien moins, a mis les objets contre moi... J'ai manqué de fil, de boutons, de temps pour en acheter. Ma mercière n°1 a liquidé son stock avant un départ, à mon sens, trop rapide, en retraite, ma mercière n°2 a pris de longues vacances motivées par la naissance de ses deux petites filles, quelque part en Bretagne... Il m'a fallu des semaines pour rassembler le matériel nécessaire.

Ensuite, j'ai voulu apporter des modifs au patron, rallonger la robe (pourquoi ? mystère...), puis la raccourcir (même remarque). J'ai envisagé des finitions stupides dont je vous épargne le détail.

Excédée, ma MAC a décidé qu'elle cochonnerait toutes les coutures de cette créa maudite, et a entrepris de tuer dans l'oeuf toute tentative de boutonnière, ce qui, sur une "buttoned skirt" est un peu balot.

J'ai quand même bouclé la chose en zappant les passants croisés qui font tout le charme du modèle, mais je n'en étais plus à un renoncement près. Voilà donc la jupe finie, avec une ceinture trop large, un boutonnage qui baille sur le ventre, et pas repassée, parce que zut.

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Mais les poches y sont ! Et on reconnait une jupe. 

D'ailleurs, avec un joli veiux haut CDC, ce serait presque pas mal : on ne la voit plus !

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Pourquoi alors ai-je tenté de l'associer avec un haut couleur curcuma ? Tout simplement parce qu'ayant taillé trop court, j'ai dû renoncer à un ourlet et finir le fond avec un biais. Dans un élan boudhiste (je suppose), je l'ai pris orange... bon, et un peu aussi parce que je l'avais en stock !

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Au final, ce n'est pas l'idée la plus stupide que j'aie eue sur ce coup là ! 

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