Aux fils de Lau

04 décembre 2018

Bisser

Lorsque ma mère a vu ma robe Aime comme Malice, elle a aussitôt voulu la même ! La coupe droite, le charme des pressions de part et d'autre de l'encolure, l'écossais... tout lui plaisait. Bonne comme le pain, je lui ai proposé de lui céder ma robe, mais il faut avouer que même si Janine n'est pas grosse, loin de là, elle était serrée et pas du tout à l'aise.

Je me suis donc résignée. Nous avons choisi un joli tissu à carreaux dans un magasin d'Albi, et j'ai décalqué une deuxième fois le patron, en L, cette fois, afin d'avoir de la marge.

Rentrée à Auch, j'ai refait la robe, non sans soigner les raccords de côté (et plus du tout ceux du haut !!!). Le résultat me plait, le tissu est lumineux. J'ai zappé le revers au niveau des manches pour faire un ourlet basique, plus adaptés, à mon sens.

En l'absence de Janine, qui est chez elle, c'est Clothilde qui porte la robe aussi bien qu'elle le peut avec ses formes improbables... Ah, les canons de beauté des années 1900...

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Je vais essayer de lui acheminer ça avant Noël, histoire qu'elle en profite !

D'ici là, les projets avanceront, je l'espère ! J'ai en tête une micro-veste de LMV qui me fait de l'oeil depuis la sortie du dernier numéro, j'ai envie d'une raisonnable jupe midi en lainage gris, à assortir avec de très sages derbies et un pull noir, des envies de pantalon qui montent, qui montent... sans parler des aiguilles à tricoter qui ne chôment pas, en mode "petits ouvrages sympas"... Bon sang, je me demande comment je vais trouver le temps d'aller bosser.

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28 novembre 2018

Attraper à nouveau du pompon...

... comme sur le manège en train de tourner, quand, après avoir choisi stratégiquement le soucoupe volante (celle qui permettait de s'élever jusqu'aux cintres), je tendais le bras, visant le moment où ma trajectoire arrondie croiserait celle, plus capricieuse, du pompon de laine agité au bout du fil par le forrain... C'est terrible, j'ai encore dans la main, la sensation ultime du trophée poussiéreux cédant sous mes doigts, décroché enfin de son attache métallique qui ne résistait que pour la forme !

Bon, mais non. Ce n'est pas de ça qu'il s'agit. Même mes fils sont trop grands pour ce petit jeu là !

Non, figurez-vous que je poursuis mon exploration frénétique du livre de La Droguerie Week-ends entre Filles et je ne sais pas ce qu'ils ont pu coller sur les pages pour que je sois addict comme ça, mais ça marche fort ! C'est bien simple, je crois que c'est mon achat le plus rentable. Bref, après châle, écharpe, snood et moult head-bands par encore photographiés ici, j'ai tenté un vrai bonnet, mon Pussy hat n'étant guère qu'un rectangle plié en deux et cousu sur les bords.

J'ai jeté mon dévolu sur le bonnet à pompon de la page 59, un joli modèle avec des diminutions charmantes. Je l'ai réalisé avec deux vieilles pelotes de Recycline, de Bergère de France, coloris Marin (un reste de je-ne-sai-quel-ouvrage, peut-être bien mon Shalom Cardigan... Pffff... sais plus.)

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Au final, il a été rapide et agréable à réaliser, même si les diminutions, assez moches sur l'endroit, se sont révélées conformes à la photo... sur l'envers ! Qu'on ne me demande pas comment cette étrangeté s'est produite : je n'en sais rien, et je suis si coutumière de ces petites catastrophes en forme de miracles burlesques que je ne m'interroge plus sur le sujet depuis belle lurette !

En fait, ma seule interrogation serait plutôt : avec ou sans pompon ?

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Franchement, je ne sais pas... Le bonnet se suffit à lui-même, et je me sens ridicule avec le pompon, mais sans, ça fait un peu coupe au bol ! 

Si vous avez un avis, je suis preneuse ! Pour l'heure, le pompon n'est pas cousu mais il peut êtrerajouté en cas d'urgence.

Seul vrai regret, ne pas avoir réalisé cet ouvrage aux aiguilles circulaires, pour économiser la couture, réussie mais inutile si on veut bien se donner la peine de calculer un peu.

Bon, je vais de ce pas finir la robe Aime comme Malice cousue en vitesse pour Janine (qui a voulu presque la même que la mienne) et presqu'achevée hier, et si j'ai cinq minutes, je fais la mise à jour head-bands en laine.

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20 novembre 2018

Saroyaner le clair-obscur...

Oui, je sais, ça ne veut rien dire. C'est crypté.

Il y a peu,la châlemania s'est emparée de moi. J'ai réalisé un Saroyan et trouvé qu'un châle allongé et pas trop triangulaire était une bonne option pour glisser sous un manteau, autour du cou. Bref, une fois cet ouvrage terminé, j'ai eu envie d'enchainer avec un autre dans le même style. Il me restait quatre pelotes de Lima Drops entre le vert canard et le bleu, un coloris sublime, celui de mon Saroyan. Et j'ai eu l'idée.

Au lieu de réaliser le Clair-obscur, comme j'en avais l'intention, en suivant le tuto, je l'ai adapté en saroyan.

Attention, explications !

  • J'ai augmenté pendant l'équivalent de 8 fois le motif
  • j'ai supprimé toutes les augmentations et contonué 14 fois le motif
  • j'ai diminuée enfin sur 8 fois le motif.

NB : au niveau des augmentations, j'ai supprimé l'augmentation du rang 7, de sorte que j'augmente ou diminue une fois tous les quatre rangs (sauf entre le 13 et le 1 qui sont augmentés ou diminués tous les deux).Voilà !

Et ça donne ça :

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Le résultat me plait. Il est doux comme tout et beaucoup plus long que mon Saroyan, ce qui sera pratique... Pour un peu, j'aurais envie de voir venir le froid.

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13 novembre 2018

Se couvrir un peu

Bon, finies les bêtises.

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Il gèle !

L'hiver est arrivé et je me suis résolue à l'aborder, couturièrement parlant. Durant la première semaine des vacances de Toussaint, j'ai cousu le petit manteau Ottobre joliment appelé Cool Elegance, dans un lainage synthétique d'un bleu entre ciel et gris acheté à Paris, aux Coupons de Saint-Pierre.

J'avais littéralement craqué sur le modèle qui figure en couverture et qu'arbore une jeune femme pulpeuse absolument délicieuse.

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(la robe, d'ailleurs, sous le manteau, me plait trop aussi...)

J'ai donc foncé, le tissu ayant été choisi à cette seule fin, parce qu'il était joli et bon marché, idéal pour une tentative. En effet, je n'avais jamais tenté les patrons Ottobre et cela m'inquiétait un peu : je m'étais laissé dire qu'ils taillaient grand, je trouvais les explications incertaines...

Bref, j'ai foncé, en supprimant les poches quej'ai jugé inutiles et qui ne l'étaient peut-être pas... et sans trancher entre un bouton et une pression pour le refermer, de sorte que, pour l'heure... ben... il ne ferme pas !

Le réultat est sympa, même si mes mensurations ne le remplissent pas comme je l'aurais rêvé. J'ai pourtant taillé en 34. Cela dit, je n'ai pas rencontré de difficultés majeures, malgré les finitions Hong-Kong, très nouvelles pour moi et un peu laborieuses au départ.

Voilà la chose :

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(Non, vous ne rêvez pas : je suis bien attaquée par un sanglier miniature... qui n'aime pas le bleu, je suppose...)

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 (Attention, plis du cou dégueulasses ! ou comment réhabiliter mentalement le lifting...)

Le col est sympa, surtout de profil.

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Les finitions auraient été parfaites avec le biais que j'avais choisi, mais ma mercière avait décidé de me vendre celui-là... et elle ne m'a pas laissé le choix ! Du coup, c'est un peu criard, les couleurs complémentaires vues par un enfant de six ans, mais bon !

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Oui, donc, pour celles qui ne le savaient pas, les finitions Hong-Kong, c'est ça ! Un biais de finition sur le bord franc des pièces... Mais pourquoi Hong-Kong ? Mystère... Si quelqu'un sait, nous créérons un espace "Culture et vocabulaire" sur ce Blog !

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Le froid peut donc venir. Mais pas trop ! Le manteau n'est pas doublé !!! Cela dit, je viens de terminer un châle écharpe qui devrait aider un peu à affronter les frimas. Je le photographie dès qu'il est bloqué.

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06 novembre 2018

Emmener Eugénie en hiver

Je suis amoureuse du patron Eugénie. Depuis que je l'ai découvert sur des photos, en plein salon, l'hiver dernier, désespérant de l'acheter... jusqu'au jour où je l'ai reçu par la poste, des semaines après, ratant, dans ma hâte une promo qui m'aurait fait économiser les frais d'envoi, je l'ai adoré. Et pour cause : le modèle est simple mais d'une efficacité de rouleau compresseur. Le modèle est ultra bien conçu : la déception est impossible. Et c'est moi qui le dis !

Bref, je ne peux plus m'en passer et j'ai donc éprouvé le besoin de le décliner en mode hiver...hiver gentil, hein ?! Automne serait plus exact.

J'ai opté, après deux versions courtes, ici et là, pour une version robe mais à un seul étage, sans le volant.Une lègère vexation, en constatant que la talentueuse couturière du blog Bee Made y avait pensé aussi, s'est rapidement convertie en certitude selon laquelle, si elle y avait pensé, c'était forcément une bonne idée !

J'ai foncé avec un tissu hors d'âge, acheté jenesaisplusoù (vous connaisez la boutique, vous aussi ?), dans un temps immémorial (celui où la vie était douce, la météo clémente et les enfants obéissants...), parce qu'il reproduisait le motif entrevu sur un foulard hors de prix que j'avais renoncé à acheter.

Assez typé, ce tissu a échoué dans le placard à trucs pour attendre des jours meilleurs... hé hé hé... (rire désabusé)

Ce week-end, je me suis dit que le moment était venu de lui faire un sort. Voilà ce que ça a donné :

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On peut même lui associer un gilet long, spécial frimas pour dadame... Oui, hein... perdez tout espoir : je suis fan du modèle...

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Pourtant, tout y est : les fronces, la largeur qui masque le corps... Tous les ingrédients du "sac" sont là, et puis non. Cette robe, je l'aime. Elle ne mettra pas le feu à la bloggo, et c'est tant mieux, mes ambitions en matière d'incendie étant on ne peut plus modestes, mais je vais la mettre, c'est certain ! Il faudra ajouter un truc autour du cou, pour le matin, et ce sera bon !

Tiens... elle me plait, même floue ! (mais ne parlons pas météo...)

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Et sinon, la suite ? Ben... un mini-manteau, un châle clair-obscur, et des trucs encore un peu brumeux et indéterminés dans mon esprit, entre relens d'été pleins de regrets, et envies d'hiver !

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30 octobre 2018

S'enfermer dans le déni météorologique

Prise par d'autres missions, sous d'autres cieux, je n'ai pas cousu cet été. Ce n'est pas ma faute.

Si je n'ai pas plus de logique dans mes choix que la météo dans ses manifestations, ce n'est certainement pas ma faute.

Je préfère le soleil et coudre des vêtements légers et plus faciles... c'est une loi de la nature. Ce n'est pas ma faute.

Aussi, si je propose aujourd'hui que l'été indien part en vrille un robe Zaria du dernier numéro de La Maison Victor, eh bien... ce n'est pas ma faute !

C'est dit. 

Bon, après, je ne sais pas quand je la porterai, ma Zaria, parce que coudre, c'est une chose, mais porter une robe à manches courtes en jersey fluide et léger, c'en est une autre, surtout quand, comme moi,on est abonnée aux pyjamas en pilou et autres tours de cou molletonnés !

Juste, je n'ai pas résisté au patron adorable de Zaria et à la tentation de remplir un sac gigantesque lorsque,  montée à la capitale, fin septembre, voir mon fils aîné redevenu parisien depuis peu, je me suis jetée tête la première dans les piles de tissu des Coupons de Saint-Pierre. J'avais juré que j'y entrais seulement pour voir, n'ayant ni budget, ni place pour stocker plus de coupons dans mon capharnaüm, mais comme il était stupide d'entrer dans un magasin pour ne rien y acheter, j'ai claqué 85€... Voilà. C'est dit.

Entre un joli lainage synthétique pas cher (acheté pour un petit manteau Ottobre...), un lainage fin et souple comme un rêve et deux ou trois autres machins que je préfère oublier avant de vomir de honte, il y a eu cette viscose presque gratuite qui m'a littéralement fait de l'oeil. A deux doigts de la dénoncer pour racolage passif (enfin, pas si passif que ça : elle dégoulinait sur la pile de Polyesters avec une désinvolture travaillée), j'ai jugé plus sage de l'adopter pour la mettre dans le droit chemin.

Elle a tout de suite été pressentie pour la robe Zaria. Une fois l'achat réalisé, et parce que le patron compte peu de pièce, j'ai lancé le projet, c'est à dire décalqué, perdu du temps, fait autre chose, oublié le projet, revu ma copie... Mais la chose est faite !

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Attention! Opération "Photos Dégueulasses", faute de lumière...

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(opération tous les défauts visbles... réussie !)

 

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Comme on le constate, on peut nouer Zaria dans le dos (assez classiquement) ou sur le devant comme c'est suggéré dans le numéro de La Maison Victor. Le jersey étant plus fluide que le tissu extensible conseillé, c'est un peu mou et le noeud devant produit un effet discutable. La taille 36 pour mon 36 convient, même si je me demande ce qu'aurait pu donner le 34...

Une couture latérale plissouille un peu, rapport à ma surjeteuse qui fait ce qu'elle veut... mais ce sera mieux après lavage, je pense.

Pour le reste, c'est un projet facile et rapide, comme je les aime, même s'il m'a posé les problèmes habituels : les ourlets ! Ceux des manches réalisés au point extensible sont affreux. Si je ne craignais pas d'abimer le tissu, je les déferais pour les refaire au point normal version longue, comme je l'ai fait pourl'ourlet du fond qui ne fait pas du tout parler de lui. A voir...

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Logiquement, je devrais donc penser manteau, manches longues, pantalons... j'ai le matériel et de vagues idées, mais quelque-chose me dit que la dressmania n'est pas terminée.

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24 octobre 2018

Suivre malicieusement la mode

L'automne devait être écossais, à carreaux, tartan... ou rien. C'est ce que j'ai lu, entendu, et ça tombait plutôt bien parce que moi, les carreaux, j'aime bien. C'est simple, j'aime presque autant les carreaux que les rayures. D'ailleurs, j'avais acheté l'hiver dernier, avant d'apprendre ce que serait le diktat de la mode (dont je me fous, en fait. Tout le monde l'avait compris...), un bout de tissu écossais pas cher, chez Toto. Celui-ci avait subi la ronde mentale des projets, il avait été lavé puis remisé en attendant des jours meilleurs.

Dimanche dernier, j'ai décidé de me voter une aprem' couture bien méritée. Ohhhhh combien méritée !!! Vous ne mesurez pas la chance que vous avez d'être sur un blog qui résiste encore un peu à la tentation de l'épanchement autobiographique. Cela seul vous préserve d'un récit pathético-ironique sur les avantages qu'il y aurait à se faire ligaturer les trompes avant d'avoir eu la faiblesse de prolonger une espèce vouée à sa perte. L'expression "jours meilleurs" n'était donc sans doute pas la bonne... Passons.

Je voulais du rapide, de l'efficace, et je pensais depuis plusieurs jours à tenter la robe Aime comme Malice dont le patron avait été gracieusement offert dans le Marie-Claire Idées de Mars-Avril 2018. J'ai dégainé mon tissu et foncé. Je suis donc en mesure de l'affirmer : cette robe se commence et se finit dans la demi-journée ! même si c'est moi qui officie...

Voilà le résultat en images :

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Entièrement réalisé en laine de bébés synthétiques élevés dans des conditions lamentables dans des fermes des Highlands (que la fondation Bardot gagnerait à aller visiter...), le tissu n'a pas un joli tomber. C'est un peu rigide, un peu momoche... La robe, elle, est sympa. Elle aurait mérité mieux. Il eut, par exemple, été bon de la tailler en XS et pas en S : là, c'est large, malgré mes contorsions.

Je me suis fait le plaisir de lui coller des pressions (j'adore... ça s'ouvre, ça se pose en un geste et on oublie les boutonnières ! Joie.).

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Voilà, voilà... Si la force ne me quitte pas, je vais essayer de réduire la largeur de cette petite robe, mais je crains les fausses bonnes idées en matière de retouches.

De toutes façons, une autre robe, de plus en plus hors saison est déjà sous le pied de la surjeteuse qui ne comprend pas ce qui lui arrive ! Préparez vous à revenir dans La Maison Victor.

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16 octobre 2018

Tricoter entre filles, ou presque !

Lorsque j'ai fait, sur un coup de tête, l'acquisition du livre Week-ends Entre Filles, à la Droguerie, c'était pour de multiples raisons, chaque page, ou presque recelant un trésor, mais en grande partie pour le châle moutarde de la page 24, sublimement lumineux. Seul un retour de lucidité momentané m'avait retenue au moment d'acheter aussi la laine (Alpaga et Plumette... on voit d'ici la merveille que ça peut être, en même temps que la grimace de la carte bleue...).

A la fin de l'hiver dernier, ma chance (relative, évidemment, car les choses ont l'art de s'inverser, par ici) est que j'avais comme nouvelle marotte d'acheter ma laine sur Auch, à la mercerie d'Ortholan. Or, j'avais craqué pour de groses pelotes de Mérino Aran de la marque Katia en coloris 58, comprendre un bleu jean satiné et grisé à la fois, profond et émouvant à souhait que la marque appelle bêtement bleu moyen !

J'ai attendu d'être assez motivée pour me lancer dans un diagramme qui me semblait un peu prise de tête au démarrage, puis j'ai foncé. Que dire ? Le modèle est, comme toujours en pareil cas et à mon niveau d'expertise, un rien compliqué sur les 20 premiers rangs (j'ai d'ailleurs fait une boulette pas récupérée sur le motif central, vers le bas....), logique par la suite, et faisable sans le modèle dès le rang 30.

Au final, et malgré la boulette, j'aime ce châle qui donne ce que j'en attendais.

Seul hic : j'ai fait un blocage léger qui n'a servi à rien ! Traumatisée par mon étole irlandaise tricotée dans un fil déjà utilisé dans un précédent ouvrage et donc sans doute un peu fatiguée, et massacrée par un blocage radical, j'ai été si prudente que celui-ci n'a même pas eu d'effet sur la bordure au point mousse qui persiste à se rabattre sur l'avant de l'ouvrage d'une façon désagréable. Peu importe : je préfère un châle indiscipliné qu'une étole  qui, après avoir chauffé mes genoux pendant des semaines de tricot, finit en serpillère...

Voilà la chose.

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L'été indien peut finir, je suis pourvue... pour peu que j'arrête de coudre maintenant les petites robes légères qui m'auraient été utiles il y a deux mois ! A suivre donc de la couture tout à fait hors saison !

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10 octobre 2018

Chercher l'andalousie en wallonie...

J'aime bien les patrons de La Maison Victor. Je me suis souvent fait des fausses joies à cause des tailles, mais dans l'ensemble, le journal est agréable à lire, les modèles variées et les coupes souvent sympas.

Après, il faudra qu'on cause, un jour, de cette mode, initiée par Comptoir des Cotonniers dans les années 90, de donner des noms aux modèles. Tout le monde s'y est mis, y compris dans l'univers des patrons, et parfois, sans lien apparent entre le modèle et son appellation d'origine terriblement incontrôlée.

Lorsque j'ai acquis le numéro de juillet-août 2018, je savais que c'était en grande partie pour le petit top noir en bas à gauche de la couverture : le top Maya (l'abeille ? une cousine des aztèques ?) présenté comme le moyen infaillible de vous changer en "belle andalouse"... Je ne sais pas si vous sentez ma perplexité. Qu'y a-t-il de sévillan dans ce top à maches trois quart conçu sur la base d'un empiècement en dessous duquel partent six plis plats ?! Aucune idée !!!

En revanche, le modèle est charmant et rapide à réaliser.

J'ai opté pour un jersey de lin acheté chez Toto il y a des lustres mais dont on trouve des équivalents parfaits un peu partout.

Le résultat n'a rien d'andalous mais va être très pratique pour la demi-saison qui exige déjà des manches mais prohibe tout tissu trop épais... pour encore trois semainesau moins.

 

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Le modèle est donc plutôt facile. Comme toujours, le montage à la surjeteuse est rapide. Seul bémol : je trouve toujours difficile de faire de jolis ourlets sur du jersey. Malgré le choix d'un point extensible, ça marque un peu. 

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Autre contrariété : mes plis de droite et de gauche ne sont pas symétriques. Malgré des vérifications au moment du tracé puis après la mise en place des plis, il me semble qu'après couture, ce n'est pas tout à fait ça... Cela dit, il n'y aurait que moi qui le verrais.

 

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Je vais m'en contenter, n'ayant pas encore assez de motivation pour me faire désenvouter des doigts.

A suivre, un châle tricoté il y a six mois et à peine bloqué !

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05 octobre 2018

Coudre la première et dernière robe de l'été en même temps

Bon, gagnons du temps. Reprenez le début du message précédent et considérez qu'il vaut aussi pour aujourd'hui !

Oui, j'ai encore craqué pour une robe à fronces, la robe Frida de Wear Lemonade, mais pas pour la version officielle (qui se décline d'ailleurs en variantes qui ne disent pas leur nom...), pour celle, plus raisonnablement ample et froncée trouvée ici et . A nouveau, j'ai été atteinte du même syndrome de la robe toute simple, un peu dame, sur une base "sac".

Mais forte de l'idée que des filles sensées avaient procédé aux modifications nécessaires, je me suis dit que j'allais leur emboiter le pas. J'ai donc imprimé le patron en ligne, gratuit... Et j'ai découpé en enlevant 3 cm de largeur au niveau du haut, mais tout en rallongeant celui-ci de quatre, celui à l'encolure bateau, et en réduisant de moitié la largeur du bas. Une paille, donc !

Prudente, j'ai rallongé la jupe de cinq centimètres, et un peu les manches aussi afin de pouvoir faire un revers.

Etrangement, lorsque j'ai cherché des explications éventuellement utiles dans le hors série de Modes & Travaux paru l'hiver dernier et réservé aux créations de Lisa Gachet, numéro qui proposait aussi la robe Frida, j'ai constaté que mon haut, taille 36, rallongé par mes soins, faisait à peine la longueur du même haut dans la version du journal... Sauf erreur de ma part, mais je suis bien capable de ne pas savoir ce que je dis, il y aurait plusieurs versions différentes, toutes officielles, de la même robe. Qu'on se le dise. Le doute m'a saisie : et si mes inspiratrices, dont une au moins avait rallongé le haut de sa robe, avaient utilisé comme base la version déjà plus longue... Damned ! Peuit-être allais-je me trouver avec un nouveau sac trop court !

J'ai bravement achevé la robe, fait des revers aux manches, opté pour une totale absence de ceinture en tissu (j'aime bien les ceintures à l'ancienne, cuir tressé ou faux croco).

Et voilà ce que ça donne :

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Il me manque les socquettes blanches dans des mocassins et un gilet jacquard horrible pour paraître évadée d'une fiction sur le France de l'après guerre diffusée sur la 3. mais elle m'amuse, cette robe. Je la crois mettable une fois ou deux, sur le malentendu. Après, on verra bien. Au pire, je la raccourcirai en un 20 000ème petit haut bleu à basques facile à mettre!

Non, la vraie question serait plutôt de savoir si je dois me faire désenvouter ou renoncer purement et simplement à coudre des robes... La question se pose vraiment. Je trancherai peut-être après la prochaine, dont le modèle et le tissu sont arrêtés depuis un mois.

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