Aux fils de Lau

17 septembre 2019

S'accrocher aux rêves...

Que celles qui veulent de la légèreté, de la couture et du sautillant passent leur chemin ou s'en tiennent au début du message.

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Aujourd'hui, c'est"Crochet", comme un retour à mes premières amours puique c'est par là que j'ai commencé à triturer du fil. Dès l'enfance, ma mamie m'a collé un crochet dans les doigts. Du plus loin que je me souvienne, je l'ai vue crocheter, et faire comme elle était naturel, facile. Toute petite, je savais déjà tenir l'instrument, faire glisser le fil, alors qu'encore aujourd'hui, me voir tricoter est un supplice pour les puristes qui me regardent faire avant d'aller inévitablement, hurler leur agacement. J'ai d'abord aligné des rangées de mailles serrées en laine rose, avant de pousser mes investigations jusqu'à la dentelle ronde des naperons... J'adorais ça !

Il y a peu, j'ai eu envie de décorer cette couronne de sarments que j'avais habillée de rubans à Noël et qui me semblait désormais un peu nue. Assez vite a germé l'idée de l'orner d'un napperon fait au crochet, afin d'imiter les nombreux accroche-rêves home made que l'on voit dans toutes les vitrines. On est bien loin du modèle originel, indien, dont une amie m'avait ramené un exemplaire en 1995, d'un voyage aux Etats-Unis. Mais j'apprécie le détournement du napperon qui assure son retour en grâce (retour inespéré, il faut l'avouer) et le charme de ces montages parfois très réussis.

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J'ai retrouvé un vieux numéro Phildar, choisi un modèle que j'avais déjà réalisé autrefois et qui décore encore la table de chevet de ma mère, et je me suis lancée. La chose a été rapide puisque la taille de la couronne ne permettait même pas de réaliser le napperon entier. J'ai fait mon montage vendredi soir et samedi matin, j'ai improvisé les rubans de perles. Je ne suis d'ailleurs pas très convaincue...

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Le côté vieille méduse pelée ne m'échappe pas. Je verrai si je retouche, ou pas.

En fait, j'ai bien peur que cette déco de devant de porte ne reste pas accrochée très longtemps. Dans l'heure qui a suivi sa mise en place, nous avons appris la disparition brutale, inattendue, d'un beau-frère, d'un cousin. Il n'y a pas de terme exact pour désigner la place de ceux que nous aimons dans ces familles plusieurs fois recomposées qui sont aujourd'hui notre lot, mais Sylvain disait "cousin" pour ceux qu'il aimait.

Sylvain était entré dans nos vies au bras de ma belle-soeur, il y a 20 ans. En uniforme, parce qu'il était légionnaire. Réservé, un peu maladroit, parce que la vie de caserne lui avait forgé des réflexes et des habitudes peu compatibles avec la vie civile, il m'avait un peu dérangée dans mon antimilitarisme bébête et pas précisément conceptuel de gamine que les uniformes ont toujours inquiétée.

Sylvain était né sur une île, en Polynésie, où ses parents cultivent encore la vanille, et qu'il avait quittée pour la Légion. Il en avait gardé un phrasé à la douceur carressante, et le verbe rare de ceux qui disent beaucoup avec peu de mots. Il s'était fait, peu à peu, à nos bavardages, à l'affection emportée de cette belle-famille du sud-ouest faite d'enseignants revendicatifs (alors que lui ne pouvait même envisager de manifester) et de viticulteurs fantaisistes. Les fils s'étaient noués, bien plus que je n'avais pu m'en rendre compte.

Sylvain aimait pêcher la nuit, chanter en s'accompagnant sans affectation avec son Yukulele, s'attabler longuement pour partager un verre. Il cuisinait la salade de poisson cru, la salade russe, les nems qu'il mettait une demi-journée à préparer. Il travaillait le bois, connaissait la mécanique, savait creuser en quelques minutes, un trou profond et large avec une simple barre à mine. N'essayez même pas : vous risquez, au mieux, une dépression, au pire, un accident.

Sylvain plantait des noyaux, des pépins, et faisait pousser des arbres. Il pouvait se balader en paréo sans que personne n'en soit surpris. Il exprimait peu ses sentiments mais le faisait parfois avec une force et une simplicité qui auraient bouleversé n'importe quel faiseur de phrases. Il avait ri un jour en m'écoutant et m'avait dit sans méchanceté qu'il y avait "beaucoup de mots" dans mon explication. Cela m'avait plus touchée qu'une remarque de jury de concours.

Sylvain nous réunissait. Il cuisait le cochon à la polynésienne, dans la terre. Il savait creuser la fosse, choisir les pierres, faire le feu et le stopper au bon moment, recouvrir le cochon et le sortir du "four" pile quand il le fallait. Ce savoir nous quitte avec lui, son fils de 12 ans n'ayant pas eu le temps d'apprendre. L'affection qu'il accordait était forte comme une roche, incontestable car posée sur le chemin. Visible. C'est l'image qu'il employait pour affirmer que quelque-chose avait du poids : "C'est posé, comme une pierre" disait-il avec le geste de la main, tendue doucement devant lui, doigts repliés, comme pour couver un objet précieux...

Sylvain oubliait parfois le pyjama de son fils lorsqu'il venait dormir chez ses beaux parents, ou un gilet pour sa fille. Il dormait avec ses enfants, parce que c'était plus simple, et il nous arrivait d'échanger, entre nous de ces regards réprobateurs et un peu désabusés, comme en ont les imbéciles qui n'ont jamais rien oublié et qui se rassurent entre eux à bon compte, oubliant ainsi hypocritement leurs propres manquements et rattages. Sylvain faisait toujours de son mieux. Il nous est arrivé de considérer que ce n'était pas assez et j'en ai terriblement honte, comme d'une facilité, d'une bassesse.

Sylvain est mort dans son sommeil, sur son vieux canapé, devant une télé en veille, parce que son coeur fatigué et trop grand a cessé de battre dans la nuit de jeudi à vendredi. Puisse son âme si pure voler haut jusqu'à ce bout de terre, si loin dans la Pacifique.

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10 septembre 2019

Tenter une manoeuvre désespérée pour faire revenir l'été

"Eh, l'été,... Eh...T'en va pas, faut que j'te parle... Non, j'te jure, c'est pas une agression... Faut que j'te parle. Si, j'ai un problème, un truc, tu vas rire... J'ai un petit haut spécial canicule, trop top, tu vois, et... quand je l'ai cousu en août, je me suis gourrée de taille... Si, le truc... J'te dis pas ! Si, j'te jure, ça peut arriver. Non mais rigole pas, quoi ! Et là, j'l'ai refait et j'voudrais l'mettre, pas l'année prochaine, tu vois... Tu peux pas faire un truc pour moi ? Allez... vas-y, quoi ! Avec le dérèglement climatique on peut même pas avoir une petite canicule en septembre ? J'sais pas moi, trois jours, quoi ! Mais allez,fais pas ta p*** !"

Fin de l'acte I.

La rentrée est passée. Les températures ont chuté. Le niveau de mon vocabulaire s'est effondré. Et je me mettrais des giffles. Non, pas pour des raisons lexicales ! De ce côté là, il est clair depuis belle lurette que je joue sur plusieurs registres, pas toujours clairement identifiés. Non, en raison de mon foirage d'il y a un mois...

Comme je l'ai expliqué dans le message précédent, j'ai réussi à me tromper de patron et à tailler un top Alice de Tessuti dans une taille bien trop grande pour moi,comme je l'avais déjà fait lorsque j'ai tenté le modèle. C'est d'ailleurs de là que vient le problème, puisque je n'avais pas mis de côté la première version du patron, gardée et pas balancée à la poubelle "parce que c'est dommage, quand même..." !

Après avoir ruminé quelques temps, enfilé des perles et laissé la rentrée me rouler dessus, je me suis remise en selle. Inutile de commencer quoi que ce soit d'autre (une autre catastrophe couturière m'ayant bien mise à ma place), j'ai décidé de refaire le top Alice, dans la bonne taille, histoire d'en finir.

Et c'est fait.

Je crois que j'ai fait le tour de la question. A moins d'un tissu raccoleur susceptible de me faire revenir sur le modèle, j'ai assouvi mon désir de Top Alice. C'est bien simple, j'ai fait celui dont la photo m'a fait acheter le patron :

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ça, c'est le leur.

Et là, c'est le mien !

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Bon, je n'ai pas joué sur l'orientation des rayures au niveau de l'empiècement du haut mais y a comme un air, non ?

Me voilà donc en possession du Top Alice, un bon mois trop tard pour en profiter, et en double !

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Heureusement, Janine est là, avec son solide sens de l'économie et du sacrifice ! Elle a déjà proposé de récupérercelui que j'ai cousu par erreur... Décidément, on est toujours sauvée par sa maman.

Allez, encore un petit compte à régler avec une cousette foirée et je pourrai passer à autre chose !

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03 septembre 2019

Se mettre au tissage Peyote et renoncer, donc, au tissu !

Le mot Peyote est entré dans ma vie dès la plus tendre enfance... Ma grand-mère, occitane, dont la langue maternelle n'était pas le français, utilisait, pour lustrer les chaussures qui venaient de recevoir leur comptant de cire, un "pellot", ou "peliot", ou "peyot"... Ecrivez ça comme vous voudrez, ou ne l'écrivez pas, d'ailleurs ! Cela se prononce "péliot" (avec un "o" comme dans "ohhhh, tu es exagères !") et cela désigne un chiffon un peu sale ou abimé, mis au rebut. Il ne faut pas le confondre avec le "pétass", petit bout de chiffon pratique que l'on a sous la main, terme que l'on utilise aussi pour désigner affectueusement mais en mode bourru une toute petite fille qui a chiffoné ses habits, ou qui se trouve perdue dans une robe plus grande qu'elle. Longtemps, on m'a appelée "Pétassou" (-ou étant un diminutif, tout le monde avait compris). On saisira donc sans peine mes difficultés avec l'insulte "pétasse", incompréhensible pour moi, et mon amusement devant la technique du tissage Peyote !

C'était pour le cadre.

Cet été, j'ai ressorti mon métier à tisser les perles. On est donc loin du Peyote, mais on y vient ! J'avais acheté, il y a des plombes, des sachets de Miyuki que je n'avais pas eu le temps d'utiliser, et l'envie était revenue de m'en servir. J'ai donc commencé par un petit bracelet sans prétention achevé avec des apprêts issus d'un vieux kit de la Droguerie. Mais le choix des couleurs m'a vite bloquée. Je suis tout sauf coloriste et en dehors d'une bouffée d'inspiration frénétique, je peine à partir de rien...En vérité, ce bracelet a eu le mérite de me remettre en jambes ! Je vous le montre quand même :

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(ahhhh... la peau qui plisse !!!)

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J'aurais pu remettre le couvert, associer des bracelets de métier à tisser avec des rangs de perles comme le font certaines marques un peu chères et concocter des manchettes.J'y ai pensé. Mais lors d'une virée à Toulouse chez Fifi Jolipois, j'ai regardé de plus près les tissages à l'aiguille dits Peyote, du nom du peuple qui aurait popularisé cette technique (je crois !). Pour mon malheur, j'ai causé avec une vendeuse adorable, pas du tout "pousse au crime" et je me suis donc immolée seule sur l'autel de la dépense. J'ai craqué pour un kit quipermettait de réaliser un bracelet et une bague. Tout était inclus, le modèle -très beau- me dispensait d'inventer, et il y avait des explications !

J'ai donc commencé par tisser la bague, de petite taille, idéale, donc, pour découvrir la technique. La voilà :

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Et puis je me suis lancée dans la manchette. Je n'ai pas compté les heures... mais ça a été long ! La technique, sachant que les perles sont en nombre pair sur le rang, est très simple. Suivre le motif demande de l'attention, mais une fois que l'on a réalisé un demi triangle, ça suit presque tout seul. Le plus agaçant, en fait, c'est que même avec un fil très long au départ, il faut faire des raccords, et ça, ce n'est pas dit et encore moins expliqué dans la notice ! Je vous passe les détailsdes noeuds trop gros, des multiples fils qui bloquent tout... Certaines soirée ont été agitées et je me suis demandé en quoi ce loisir constituait une détente, mais bon !

Au final, j'ai fini mon bracelet et je le trouve très beau.

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Le tissage est souple sous les doigts, c'est magique ! Je suis plus réservée concernant le fermoir qui ne m'inspire aucune confiance, mais c'est d'une manière générale, le talon d'Achile des bracelets en perles faits maison. 

Autre petite contrariété : il manquait l'un des deux anneaux servant à fixer les pompons et aucun de ceux que j'avais en stock n'était passez fin pour passer dans la chaîne ! GGGGRRRRRRRRRR... Je ne suis pas sur place pour aller beugler dans la boutique, mais je ne manquerai pas de le signaler la prochaine fois, même s'il s'agit, à mon avis, d'un oubli malheureux. C'est d'autant plus dommage que le kit est très bien fait, et la quantité de perles TRES généreuse, comme toujours chez Fifi Jolipois.

Voilà.

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C'est donc, cette semaine, une petite pause dans la couture. N'y voyez pas l'effet de la rentrée mais plutôt celui d'un double drame. Si si ! DOUBLE DRAME. Jugez plutôt :

J'ai cousu un Alice Top de Tessuti dans un sublime voile de coton rayé...et taillé, sans m'en rendre compte, dans une taille au dessus de la mienne ! En fait, j'ai utilisé le patron découpé en S lorsque j'avais testé le modèle en broderie anglaise,  et pas le vrai, redécoupé juste après pour ma version 2, la bonne !

Juste après, vexée, j'ai changé mon fusil d'épaule et testé la "robe housse" du hors-série de Modes et Travaux de cet été. J'en étais aux finitions, la veille de la pré-rentrée, lorsqu'un coup de surjeteuse inexplicable m'a fait découper une jolie bande de tissu en travers du nombril... C'est parfaitement irrécupérable. Comment un truc pareil est-il possible ? Je n'en sais rien, mais le polyester que j'avais choisi pour ce qui n'était, Dieu merci, qu'un crash test, glisse beaucoup lorsqu'il est travaillée en épaisseur...

Je suis donc un peu refroidie, et la reprise des cours ne va pas aider à aller de l'avant. J'ai quand même espoir de tenter le chemisier magnifique fournir dans le supplément de Marie-Claire Idées de l'automne, un Delphine & Morrissette à tomber, ou de faire une dernière petite robe d'été pour titiller la nostalgie des beaux jours. Nous verrons bien !

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27 août 2019

Laisser l'imprimé faire tout le boulot

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Vous voyez ce que je veux dire ?

En fait, si j'aime le wax et le liberty, c'est un peu pour la même raison : le tissu peut assurer le spectacle pour peu qu'on ait eu l'idée de choisir le patron sobre qui va bien. La chose est assez aisée avec le wax, plus difficile avec la fleur anglaise, toujours susceptible de vous déguiser en adepte de Béatrix Potter, de Sarah Kay et des Silvanians family.

Lorsque j'ai vu le hors série de Modes & Travaux de cet été, j'ai littéralement craqué pour le "Top Minimaliste" qui aurait justifié à lui seul l'achat du journal s'il n'y avait eu aussi à l'intérieur plein d'autres jolies petites choses. Présenté en lin blanc, ce haut me semblait devoir être réalisé en totale conformité avec le modèle. Si ce n'est que le temps est passé et que l'idée a germé d'utiliser un coupon minuscule de Liberty acheté il y a des plombes et inutilisable du fait de sa petite taille (1 mètre ! De quelle abominable maladie cérébrale faut-il souffrir pour acheter des coupons d'1 mètre ?!!!). Le lin blanc, dont le coupon avait été attaqué pour une cousette antérieure (sais plus laquelle...), s'est trouvé relégué au rang de doublure, et avec un minimum de chaque matière, j'ai cousu mon top.

La chose a été aisée, même si je suis perplexe quant à la consigne d'ouvrir au fer les coutures des deux raccords de devant... Cette action suffit en effet à masquer les marges qui permettent d'assembler le dessus et la doublure... Mystère. J'ai dû mal comprendre un truc. Chez moi, les marges sont rabattues sur un côté, ce qui a permis un assemblage facile.

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En fait, ce qui m'a plu, c'est l'emmanchure carrée... le côté "boite".

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Le top me plait beaucoup, même s'il est assez étroit (le lin n'est pas un tissu de doublure, je sais !) et un peu décolleté aux emmanchures... Soutifs fantaisie s'abstenir ! Dans une version 2, unie ou en wax, je vais élargir sensiblement la partie centrale devant et réduire sur le dessous de bras, histoire d'avoir plus de marge pour le sous-vêtement.

Mais bon. Pour l'heure, je suis surtout heureuse d'arborer enfin ce Liberty dont l'imprimé est de William Morris, ce qui n'est pas rien dans mon panthéon personnel, comme dans l'Histoire des Arts décoratifs en général !

Ah, et sinon, il y a un raccord au milieu de la photo qui suit,pas parfait, mais plutôt meilleur que ceux qui ont précédé !

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25 août 2019

5 ans

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 5 ans à te chercher en vain là où tu n'es plus, à regarder le monde qui tourne, dans l'indifférence et vers la catastrophe, et sans toi, 5 ans à sentir l'effacement des traces infimes que sont un parfum, l'usure d'un coussin.

Mais 5 ans à te retrouver fugitivement dans une expression qui revient sur les lèvres, dans un geste au moment de soulever un verre de vin. 

5 ans à te reconnaître, l'espace d'un instant dans une mimique ou une réaction de l'un des garçons. Et laisser résonner la vibration de l'instant, Toi, à tout jamais.

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20 août 2019

Creuser...

Dans ma représentation, quand on cherche un trésor, on creuse. On est soit sur une plage, près d'un bâteau pirate, soit dans un sous-bois, ou près d'un château cathare. Et on manie la pelle, la pioche. Bref, on sue !

Dans ma recherche à moi, on se salit moins les mains, mais le résultat est tout aussi aléatoire. J'ai refait une robe Trésor, et je dois être la seule fille au monde à qui ce patron donne du fil à retordre. Après une version "hiver" sympa mais loin de la merveille imaginée (rapport à passepoil un peu trop étendu...), j'ai tenté la version été dans une viscose lurex des Coupons de Saint-Pierre aujourd'hui épuisée.

Le résultat n'est pas mal, mais pas ce que j'imaginais :

  • ma fermeture invisible est la plus visible de toute l'histoire de la fermeture... J'ai regardé des tutos, utilisé le bon pied... Mystère...
  • le roulotté du bord du volant est moche alors que ma surjeteuse sait théoriquement faire ce gene de truc : j'avais même fini le bas d'une robe, comme ça !
  • la robe taillée en 36 est un poil trop grande
  • Je vais devoir déplacer le point qui ferme un décolleté trop ouvert.Bon, maisça, c'est pas grave.

Voilà. J'ai du mal à me réjouir d'avoir fini cet ouvrage dont la réalisation a été interrompue par un court séjour à Paris (ménage chez mon grand puis visites et restos), un saut à Arcachon histoire de découvrir le site, un peu de temps à Auch avec ma mère, etc... Et, je le sais, les ouvrages qui traînent finissent mal, en général. C'est donc un peu le cas ici.

Allez, quelques images quand même :

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Et la gallerie des horreurs...

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(Ahhhh... Yeux qui saignent...)

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(Point qui tire...)

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(Roulotté dégueu... blanc, forcément : je n'allais pas acheter trois cônes de rouge orangé pour si peu !)

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(taille qui flotte...)

Heureusement, je vieillis et j'ai donc droit à des anniversaires - un par an, mais c'est déjà pas mal. Et voilà une partie de mon cadeau de cette année !

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A quoi bon chercher ailleurs un trésor ?!

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13 août 2019

Convertir Rosalie au wax

... et me faire une séance d'autosatisfaction qui touche à l'onanisme (vous chercherez, si vous avez un doute...) !

Oui, après ma première réalisation sur la base du patron Rosalie de Fibre Mood (numéro 5), j'avais le sentiment d'avoir mal choisi mon tissu et de n'avoir pas tiré parti de ce génial modèle. J'avais envie de le refaire et de le convertir en petit haut (toujours moins décevant qu'une robe en cas de ratage) et d'utiliser des restes. Au final, je suis à deux doigts de considérer que l'exploitation des fonds de tiroir est encore ce que je fais de mieux ! J'ai ressorti un bout de broderie anglaise bleu nuit, reste de mon aime comme miroir, et un bout de wax, vestige du kimono court Fibre Mood (déjà !).

J'ai viré les volants, par choix esthétique, par nécessité économique (pas assez de tissu) et par flemme ! Tout concordait ; c'était un signe.

Le biais d'encolure a été remplacé par une parementure, comme toujours.

Les emmanchures sont finies en mode "bûcheronne" : un zig-zag pour bloquer le bord du tissu et un simple revers. Et c'est pas si mal !

La preuve :

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Vous savez quoi ? Je l'aime d'amour,ce haut... Il a une tête de "meilleur copain" que je reconnais entre mille...

Même dans ses détails les plus modestes !

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Et puis bon, voilà, quoi ! C'est bon d'avoir raison : ce patron est une tuerie. CQFD.

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06 août 2019

Se faire une contrariété viennoise

On connaissait les valses de Vienne, le chocolat et le café viennois. Eh bien je viens d'inventer la contrariété viennoise ou, si l'on préfère la contrariété Vienna. Oui, la malédiction de la robe continue...

Pour résumer, je dirai que lors de l'achat du numéro 4 de Fibre Mood, au terme d'une traque haletante, je n'avais pas manqué de remarquer la robe Vienna. Très vite, l'idée d'utiliser un coupon rayé jaune et blanc aperçu sur le site des Coupons de Saint-Pierre a fait son chemin. Mais encore plus vite, les Vienna ont fleuri sur plusieurs blogs et à plusieurs reprises, cousues dans le tissu que j'avais repéré... La déception d'avoir été si lente et la peur de refaire en moins bien m'ont découragée et lorsque je suis passée à Paris, je n'ai pas acheté le coupon rayé de jaune, pas plus que son homologue rayé de rouge (super beau)... parce que j'avais le doute. Je me suis rabattue sur un pyjamatesque bleu finement rayé de blanc. On ne se refait pas !

Mais Vienna n'était pas mon projet n°1. Plutôt un projet de repli en cas de doute... C'est donc la semaine dernière, en pleine hésitation sur ce que j'avais envie de coudre, que j'ai foncé. Or, surprise : Vienna n'est pas si évidente et mes problèmes de latéralisation ont ressurgi au moment de monter le haut avec le bas ! Au final, la robe est faite et ça n'a pas été si long mais le résultat me déçoit un peu, pour plusieurs raisons.

Primo, j'ai taillé en 36 et je pense que le 34 aurait suffi.

Deuxio, mon tissu est un peu épais et les fronces sont moches (elles sont joliment régulières mais elles gonflent !) d'où la nécessité de rajouter une ceinture. J'aurais dû aller vers une version fluide, viscose : celle de Nele Van Daele, ici, est juste parfaite... Encore une fois, moutonner n'a pas été prudent.

Voilà quand même la chose en images. J'espère au moins qu'elle sera confortable lorsqu'il fera à nouveau chaud, c'est à dire demain !

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Je ne sais pas si je referai une Vienna, mais l'hypothèse d'une viscose lurex dans le vert me semble tout à coup intéressante. A voir...

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30 juillet 2019

Décliner le top Vita.

Non, je ne suis toujour pas rémunérée par Fibre Mood et je ne suis pas assez célèbre pour l'être un jour. C'est donc en toute franchise et dans un esprit de gratuité que je vais vanter ànouveau les mérites du numéro 5, encore disponible en kiosque.

Lorsque je l'ai feuilleté, c'est la robe Rosalie -en passe d'être tentée à nouveau- qui a retenu mon attention, mais je n'ai pas manqué de remarquer le joli top Vita, tout simple et charmant sur les photos des pages 42 et 43. Fluidité, décolleté en V, manches un peu papillon... tout y était, y compris un petit défi : réussir un V convenable.

De retour sur Auch pour une soirée, je me suis lancée sans réfléchir. Avez-vous remarqué comme c'est parfois le plus sûr moyen d'avancer ? Bref, pas totalement dingue, j'ai taillé mon brouillon dans un bout de jersey de lin qui restait de mon top Maya

J'ai taillé en 36, utilisé avec un plaisir inattendu l'aiguille double et conclu en une soirée ! Autant dire que le top Vita est idéal pour utiliser un petit reste de tissu et sa faire plaisir quand on n'a que peu de temps pour coudre.

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Verdict : je suis satisfaite du résultat même si :

  • mon décolleté n'est pas parfait : la couture verticale de la pièce du milieu n'est pas bien centrée.
  • les mancherons sont plus courts que sur la photo du magasine, ou ils flottent moins... Bref, ilsne font pas précisément l'effet dont je rêvais
  • rentré dans la ceinture du pantalon, le top ne blouse pas comme sur les images. Est-il trop étroit ? Fallait-il tailler en 38 ? Mystère.

Forte de l'idée que le top Vita est intéressant et surtout ultra-confortable et pratique, je l'ai décliné en robe !

J'avais de côté un jersey de lin cerise. J'ai parcimonieusement taillé une robe avec le haut du coupon afin de pouvoir faire un top quelconque avec le reste. Au final, le résultat est sympa mais un peu décevant : le bas de la robe est un peu informe, bien que j'aie utilisé le bas du patron de la robe Givre pour l'ajuster. Le haut, en revanche, est pas mal. J'ai pu mettre à profit l'expérience du top pour progresser.

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Voilà ! Je suis donc bien équipée pour les fortes chaleurs... Il serait temps, maintenant, de trancher entre les six ou huit projets de jolies robes qui se débattent mollement sous mon crane.

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23 juillet 2019

Se satisfaire enfin, grâce à Citronille !

Attention, ce message a une double visée.

Primo, il vise à un peu d'auto-satisfaction. Oui, pour une fois, je suis satisfaite de ce que j'ai cousu, et c'est assez rare pour que je le dise. Oh, il s'agit d'un motif de satisfaction modeste : je n'ai pas cousu la robe de l'été, photographiée par un semi-pro complaisant dans un décor choisi. Il s'agit d'un petit haut tout bête, mais réussi et qui me plait. Il fait d'ailleurs partie du Top 5 (j'avais tapé Top 10, mais, en fait, c'est 5) des vêtements portés en vrai avant d'avoir été montrés ici. C'est dire

Deuxio, je dois rétablir la justice. Depuis quelques années, on ne jure plus que par les patrons de créatrices et autres maisons aux noms amusants qui proposent des patrons à l'unité, charmants, hyper bien vendus, et assez chers ainsi que des dispositifs conviviaux de partage ou d'abonnement. Oh, je ne cracherai pas dans la soupe : ces patrons, j'en achète aussi et, le plus souvent, j'en suis très contente. Cela dit, il faut bien reconnaître que nous avons toutes été perplexes devant une création aperçue en ligne, dont nous avions immédiatement déterminé la coupe (celle d'un patron jap' vieux de 10 ou 12 ans)et qui se révèle être une nouveauté au nom ampoulé, déjà sold out sur le site de la créatrice. On en oublierait presque que l'on cousait avant, et que certaines marques existaient et proposaient un joli catalogue qu'il serait bon de ne pas oublier trop vite.

Cet hiver, lors d'un passage à Paris,je me suis trouvée par hasard devant l'Entrée des Fournisseurs. Même si nos virées dans la capitale se sont multipliées depuis que notre grand y est revenu, chaque passage a encore un petit goût de première fois et je connais si mal les lieux que je m'y fais des surprises. Rue des Francs Bourgeois, j'ai été stupéfaite de découvrir la cour de la mercerie. Il m'a fallu y entrer, évidemment. A part qu'une fois dedans, je n'avais rien à acheter. Je me suis rabattue, l'air affairé, sur des patrons : Aime comme Macumba (il tombait bien, celui-là !) et deux Citronille qui trainaient par là.

C'est de Cassiopée (de Citronille !) qu'il s'agit aujourd'hui.

Lors d'un autre séjour ménage-laverie chez notre Grand, j'avais eu l'occasion d'écumer les Coupons de Saint-Pierre et d'en ramener quelques trophées. Oui, j'ai un côté "chasseur-cueilleur" bien ancré, vestige, sans doute, de mes origines néanderthaliennes... qui me pousse à ramener des preuves de mes triomphes en terres lointaines. Passons. J'avais donc arraché aux autres clientes qui tournaient dans la boutique avec des airs de poissons carnivores des mers du sud, plusieurs coupons indispensables qui attendent encore la Bonne Idée, et un morceau de voile coton à 15 € à peine qui m'avait tapé dans l'oeil du fait de sa couleur : un vert comme je les aime, mat et grisé. Un vert moisissure ou vert bronze clair, si l'on préfère. Si j'en parle au passé, c'est moins parce que j'ai taillé dedans que parce que toutes les autres personnes qui l'ont vu l'ont déclaré bleu gris. Passons.

Après deux robes moyennement satisfaisantes, j'avais envie de coudre un haut, un petit haut léger, mettable sans réfléchir, avec un jean ou une jupe, un haut simple, droit mais avec de la fronce... et qui serait vert lichen, verde que te quiero verde, quoi !

J'ai eu raison. La preuve.

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Les photos sont prises à Albi, lors d'un petit séjour au début de l'été pendant lequel j'ai cousu mon haut. Du coup, je cherche un peu l'angle, le lieu pour le montrer au mieux, mais c'est compliqué, hors de mon milieu naturel...Vous risquez donc de voir cent fois la même chose !

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Que dire ? Ce patron est juste parfait, clair, facile, équilibré. Le voile de coton est pile la matière qu'il faut. J'ai pu, grâce à sa faible densité coudre sur l'envers la totalité des empiècements qui emprisonnent les fronces. J'y ai gagné en nombre de coutures et en propreté, ce qui est hyper gratifiant. J'ai remplacé le biais d'encolure par un empiècement, comme d'habitude. Les boutons, que je voulais ton sur ton, ont été trouvés à Albi, zone du Séquestre aux Tissus des Ursules. 

Voilà ! Reste à trouver le temps de me lancer dans les autres projets de l'été... Quelques petits hauts et des robes, entre lesquels il faudra choisir car le temps file déjà à toute vitesse !

Merci à toutes celles qui ont laissé un petit mot au pied des précédents messages ! Je ne suis pas douée pour répondre individuellement, surtout depuis qu'outlook m'a plaquée comme une crotte sans aucune forme d'explication. Passons. Bref, j'ai donné la robe Tessuti à Janine qui l'a déjà portée, raccourcie, reportée... J'attends la plage pour tester ma Rosalie. Ou une cure de sommeil.

  

Posté par Laudette à 05:30 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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