Aux fils de Lau

16 octobre 2018

Tricoter entre filles, ou presque !

Lorsque j'ai fait, sur un coup de tête, l'acquisition du livre Week-ends Entre Filles, à la Droguerie, c'était pour de multiples raisons, chaque page, ou presque recelant un trésor, mais en grande partie pour le châle moutarde de la page 24, sublimement lumineux. Seul un retour de lucidité momentané m'avait retenue au moment d'acheter aussi la laine (Alpaga et Plumette... on voit d'ici la merveille que ça peut être, en même temps que la grimace de la carte bleue...).

A la fin de l'hiver dernier, ma chance (relative, évidemment, car les choses ont l'art de s'inverser, par ici) est que j'avais comme nouvelle marotte d'acheter ma laine sur Auch, à la mercerie d'Ortholan. Or, j'avais craqué pour de groses pelotes de Mérino Aran de la marque Katia en coloris 58, comprendre un bleu jean satiné et grisé à la fois, profond et émouvant à souhait que la marque appelle bêtement bleu moyen !

J'ai attendu d'être assez motivée pour me lancer dans un diagramme qui me semblait un peu prise de tête au démarrage, puis j'ai foncé. Que dire ? Le modèle est, comme toujours en pareil cas et à mon niveau d'expertise, un rien compliqué sur les 20 premiers rangs (j'ai d'ailleurs fait une boulette pas récupérée sur le motif central, vers le bas....), logique par la suite, et faisable sans le modèle dès le rang 30.

Au final, et malgré la boulette, j'aime ce châle qui donne ce que j'en attendais.

Seul hic : j'ai fait un blocage léger qui n'a servi à rien ! Traumatisée par mon étole irlandaise tricotée dans un fil déjà utilisé dans un précédent ouvrage et donc sans doute un peu fatiguée, et massacrée par un blocage radical, j'ai été si prudente que celui-ci n'a même pas eu d'effet sur la bordure au point mousse qui persiste à se rabattre sur l'avant de l'ouvrage d'une façon désagréable. Peu importe : je préfère un châle indiscipliné qu'une étole  qui, après avoir chauffé mes genoux pendant des semaines de tricot, finit en serpillère...

Voilà la chose.

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L'été indien peut finir, je suis pourvue... pour peu que j'arrête de coudre maintenant les petites robes légères qui m'auraient été utiles il y a deux mois ! A suivre donc de la couture tout à fait hors saison !

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10 octobre 2018

Chercher l'andalousie en wallonie...

J'aime bien les patrons de La Maison Victor. Je me suis souvent fait des fausses joies à cause des tailles, mais dans l'ensemble, le journal est agréable à lire, les modèles variées et les coupes souvent sympas.

Après, il faudra qu'on cause, un jour, de cette mode, initiée par Comptoir des Cotonniers dans les années 90, de donner des noms aux modèles. Tout le monde s'y est mis, y compris dans l'univers des patrons, et parfois, sans lien apparent entre le modèle et son appellation d'origine terriblement incontrôlée.

Lorsque j'ai acquis le numéro de juillet-août 2018, je savais que c'était en grande partie pour le petit top noir en bas à gauche de la couverture : le top Maya (l'abeille ? une cousine des aztèques ?) présenté comme le moyen infaillible de vous changer en "belle andalouse"... Je ne sais pas si vous sentez ma perplexité. Qu'y a-t-il de sévillan dans ce top à maches trois quart conçu sur la base d'un empiècement en dessous duquel partent six plis plats ?! Aucune idée !!!

En revanche, le modèle est charmant et rapide à réaliser.

J'ai opté pour un jersey de lin acheté chez Toto il y a des lustres mais dont on trouve des équivalents parfaits un peu partout.

Le résultat n'a rien d'andalous mais va être très pratique pour la demi-saison qui exige déjà des manches mais prohibe tout tissu trop épais... pour encore trois semainesau moins.

 

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Le modèle est donc plutôt facile. Comme toujours, le montage à la surjeteuse est rapide. Seul bémol : je trouve toujours difficile de faire de jolis ourlets sur du jersey. Malgré le choix d'un point extensible, ça marque un peu. 

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Autre contrariété : mes plis de droite et de gauche ne sont pas symétriques. Malgré des vérifications au moment du tracé puis après la mise en place des plis, il me semble qu'après couture, ce n'est pas tout à fait ça... Cela dit, il n'y aurait que moi qui le verrais.

 

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Je vais m'en contenter, n'ayant pas encore assez de motivation pour me faire désenvouter des doigts.

A suivre, un châle tricoté il y a six mois et à peine bloqué !

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05 octobre 2018

Coudre la première et dernière robe de l'été en même temps

Bon, gagnons du temps. Reprenez le début du message précédent et considérez qu'il vaut aussi pour aujourd'hui !

Oui, j'ai encore craqué pour une robe à fronces, la robe Frida de Wear Lemonade, mais pas pour la version officielle (qui se décline d'ailleurs en variantes qui ne disent pas leur nom...), pour celle, plus raisonnablement ample et froncée trouvée ici et . A nouveau, j'ai été atteinte du même syndrome de la robe toute simple, un peu dame, sur une base "sac".

Mais forte de l'idée que des filles sensées avaient procédé aux modifications nécessaires, je me suis dit que j'allais leur emboiter le pas. J'ai donc imprimé le patron en ligne, gratuit... Et j'ai découpé en enlevant 3 cm de largeur au niveau du haut, mais tout en rallongeant celui-ci de quatre, celui à l'encolure bateau, et en réduisant de moitié la largeur du bas. Une paille, donc !

Prudente, j'ai rallongé la jupe de cinq centimètres, et un peu les manches aussi afin de pouvoir faire un revers.

Etrangement, lorsque j'ai cherché des explications éventuellement utiles dans le hors série de Modes & Travaux paru l'hiver dernier et réservé aux créations de Lisa Gachet, numéro qui proposait aussi la robe Frida, j'ai constaté que mon haut, taille 36, rallongé par mes soins, faisait à peine la longueur du même haut dans la version du journal... Sauf erreur de ma part, mais je suis bien capable de ne pas savoir ce que je dis, il y aurait plusieurs versions différentes, toutes officielles, de la même robe. Qu'on se le dise. Le doute m'a saisie : et si mes inspiratrices, dont une au moins avait rallongé le haut de sa robe, avaient utilisé comme base la version déjà plus longue... Damned ! Peuit-être allais-je me trouver avec un nouveau sac trop court !

J'ai bravement achevé la robe, fait des revers aux manches, opté pour une totale absence de ceinture en tissu (j'aime bien les ceintures à l'ancienne, cuir tressé ou faux croco).

Et voilà ce que ça donne :

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Il me manque les socquettes blanches dans des mocassins et un gilet jacquard horrible pour paraître évadée d'une fiction sur le France de l'après guerre diffusée sur la 3. mais elle m'amuse, cette robe. Je la crois mettable une fois ou deux, sur le malentendu. Après, on verra bien. Au pire, je la raccourcirai en un 20 000ème petit haut bleu à basques facile à mettre!

Non, la vraie question serait plutôt de savoir si je dois me faire désenvouter ou renoncer purement et simplement à coudre des robes... La question se pose vraiment. Je trancherai peut-être après la prochaine, dont le modèle et le tissu sont arrêtés depuis un mois.

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18 septembre 2018

Coudre et customiser dans la foulée...

Inévitablement, je craque pour les robes froncées, les Baby Doll, les robes amples qui bougent joliment autour du corps. J'en tente régulièrement, et à chaque fois, c'est le drame. Est-ce le choix du tissu ou une malédiction personnelle ? Mystère. Mais dans tous les cas, une fois le truc dessus, je suis dans un sac, un machin disgracieux et sans intérêt.

Lorsque je suis tombée sur la version robe du haut Aime Comme Miroir, j'ai fondu, et cet été, lors d'un passage éclair à la maison entre Tarn et Bretagne, j'ai taillé une robe, celle de la rentrée, dans un charmant coton rayé bleu des Coupons de Saint-Pierre. Les alés de la rentrée ont retardé le montage, mais lorsque celui-ci a été assez avancé, la semaine dernière, le verdict a été sans appel :

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Un sac.

Toutefois, ce coup-ci, je ne me suis pas résignée. J'avais hésité entre une robe et un petit haut. J'ai tranché -bon, avec du recul et des pertes (mais qui peuvent servir !)- et je me suis fait un petit haut à basques.

Le voilà :

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Bon. Il ne renouvellera pas l'univers de la couture contemporaine, mais il y a des chances que je le porte !

 

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12 septembre 2018

Faire son Saroyan après tout le monde... mais avant l'hiver !

La couture n'est pas un loisir nomade. C'est connu.

Le tricot, si.

De ce fait, lorsque nous avons échangé nos 35°C gascons avec 21  délicieux degrés bretons, en août, j'ai pu emmener quelques pelotes de Lima Drops dans un sac, des aiguilles n°4 et me trouver motivée pour réaliser un châle.

Cela faisait longtemps que j'avais envie de tenter le Saroyan (tuto gratuit sur Ravelry, accessible ici) et je trouvais intéressante l'idée d'un châle-écharpe, étroit et donc facile à mettre avec une veste ou un manteau. Oui, j'ai foule de grands châles triangulaires et je dois reconnaître que j'ai du mal à les mettre de manière satisfaisante autour de mon cou. Passons.

Au final, le Saroyan est un ouvrage parfait : il est beau, il est rapide et motivant car le motif de feuille se fait sur 14 rangs ce qui permet de faire une feuille en peu de temps, et de se voir avancer. Il n'est pas cher, surtout en Lima Drops dont il n'a consommé que deux pelotes et demie (même pas tout à fait demie, en fait !). Cela met le châle tricoté main en laine et alpaga au prix d'un cache nez de supermarché ! 

Après, j'avoue qu'avec 31°C cet après-midi, je n'ai pas eu le courage de m'habiller pour le montrer... Du coup,un châle en laine et alpaga sur un tee-shirt en lin, c'est zarb'... Mais bon, vous ferez abstraction !

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Voilà, voilà... et si je m'énerve un peu, je vais aussi arriver à coudre !

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25 août 2018

4 ans

4 ans, qui sont comme 4 jours, 4 heures,

avec la sensation du choc et l'insupportable conscience de l'irréversible.

Parce que tu es si près, et si loin,

que ne plus pouvoir rebrousser chemin, toucher encore une fois ta main, entendre encore un instant ta voix est l'injustice même.

 

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20 août 2018

Poursuivre la série des petits hauts vite faits

... avec un Areli, de République du Chiffon, modèle dont je ne me lasse pas, puisque mon premier est en tête de mes hauts d'été favoris (chose assez exceptionelle si on fait une moyenne de tout ce que je commets et ne porte pas, depuis huit ans en torturant du tissu...). Bon, mais il faut dire qu'il a été taillé dans un wax sublime trouvé par hasard à Paris. Ceci explique cela.

Bref, le deuxième a eu droit, lui aussi, à un tissu chouchou longuement  stocké, carressé, déplié, couvé du regard et promis à tant de brillantes réalisations qu'il a bien failli rester dans la pile ! Il s'agit d'un lin jaune-ficelle-mastic indéfinissable comme je les aime, le genre de truc qui rend chèvre la mercière qui cherche le fil correspondant et désespère de me faire entendre que ce tissu n'est pas du tout jaune  alors que je m'obstine à lui démontrer le contraire. Passons...

Le passepoil est gris anthracite. Et il est en crêpe ! Adieu le coton rêche et rigide : il existe (oui, tout le monde le savait sauf moi...) du biais en crêpe, tout doux, tout souple et qui plissouille au montage sur la cordelette, trop joli ! J'ai tenté l'expérience et je renouvellerai : le rendu n'a rien à voir, même si le biais dans les arrondis me colle toujours des émotions.

Ayant acheté -oui, c'est inexplicable- un petit mètre de ce sublime lin, je n'ai pu réaliser que la version top, mais la dimension bonnesoeurisante du modèle en version robe, particulièrement avec mon faciès d'évadée de la Trappe, ne m'ayant pas échappé, je me contenterai d'un haut, plus facile à porter, sans doute.

La preuve en images avec mon jean de croisière...

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Que dire si ce n'est que ce modèle ne ressemble à aucun autre, qu'il est rapide à faire, modulable, un tantinet perturbant à l'assemblage puisque l'arrêt de la couture côtés au niveau du passepoil peut entraîner des "impropretés" qu'il faut gérer... mais indispensable !

La série des hauts d'été devrait donc prendre fin... Aurai-je le temps de coudre l'une des quatre robes projetées et oubliées faute de temps à la maison ? Mystère...

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13 août 2018

Revenir au Japon

Dans la vie, il y a ce qui change, les enfants qui grandissent, les maisons qu'il faut adapter, les chambres qui "tournent" et changent de destination ou d'occupant, les photos qui ne seront plus prises au même endroit... et il y a ce qui reste, les étés compliqués au lieu d'être reposants, les questions sans fin sur le sens de la vie, et le patron japonais.

Je suis donc revenue momentanément au japon pour un petit haut Lisette, le deuxième, longtemps après le premier. Comme à l'époque, je suis un peu perplexe. Celui-ci me semble serré, un peu court... Je ne sais trop. Pourtant, je l'aime bien. Il est sage, un rien ennuyeux. Il raconte une histoire de vie rangée et sereine, le genre de vie qui doit être bien reposante.

Le tissu vient d'internet, il y a des plombes... Ce serait un coton japonais...

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Voilà... c'est maigre comme cousette d'été, mais quand on n'est pas chez soi, ou qu'on y fait les corvées qui ont attendu toute l'année, forcément, on ne coud pas beaucoup. Allez. Je file avant de m'épancher. Je reviendrai peut-être. 

Bon été à celles qui passent par ici. Profitez-en pour deux !

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17 juillet 2018

Débrider la broderie...

Le problème, quand on stocke des coupons achetés sur une impulsion, c'est qu'ils changent de destination mille fois, se perdent parfois, se démodent ou subissent des changements de goût...

Lorsque j'ai craqué pour ce bout de broderie anglaise bleu marine, j'étais sûre. Il me le fallait. Mais pour faire quoi ? Mystère. La chose a trainé deux ans... Chance, la broderie se porte encore, mais l'âge posant sa marque, je suis moins à l'aise avec. Une robe droite ou trapèze serait franchement mémérisante, une blouse sans manches et froncée sans doute trop juvénile...

Il y a deux semaines, j'ai tranché et coupé un Aime comme Miroir. C'est mon deuxième et je trouve ce patron formidable. Je compte d'ailleurs tenter le modèle à basque dans un coton blanc à motifs géométriques...

Bref, j'ai tranché et le résultat est bien, mais discutable : le rythme des motifs s'accomode mal de la coupe, même si j'ai été réglo avec les raccords. En fait, je suis perplexe...

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Les jours vont demander des calculs au niveau des sous-vêtements...

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En outre, une jolie blouse, dans le dernier numéro de la maison Victor, me fait l'effet, après coup, d'être la candidate idéale. Décidément, on ne se refait pas !

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10 juillet 2018

Mettre Josette à la chaine...

Un jour,je suis tombée par hasard sur le patron Jolene de Ready to Sew, et j'en ai été illico raide dingue. Cela m'arrive parfois, et rien, dans ces cas là ne me fait reculer, pas même le prix, souvent élyséen, d'un patron à l'unité. Sans différer, j'ai commandé le PDF, avec le tremblement caractéristique de la junkie qui va forcément coudre la nuit même.

(rires en registrés...)

Or, me baladant de page en page, sur le site, je suis tombée un autre indispensable que j'ai acheté aussi pour réduire les frais postaux (chose, on le devine, cruciale quand on commande des PDF...). Emportée par une vague de mauvaise foi, j'ai donc acheté aussi Josette que j'ai oubliée aussi sec.

Il y a quelques semaines,je me suis rappelé ce patron, tout à fait adapté à la vague de chaleur qui s'installait. Je l'ai assemblé, découpé (à lire sur l'air de la Reine des Niaises : "Assemblééééééé, découpéééééééé...") et j'ai découvert qu'en version top, il suffisait de chutes de tissu pour tenter l'aventure. J'ai donc exhumé du placard des restes de lin noir, taupe et bleu nuit, et j'ai taillé 2 Josettes et demie (la demie qui reste ira en version robe avec un lin rouge que je dois encore chercher et peut-être même trouver).

La version 1, la toile, est un peu moche, rapport à une couture pas droite au niveau de l'encolure. En fait, je n'ai pas bien compris comment on assemblait le devant : j'ai voulu coudre bord à bord l'empiècement bas avec ceux du haut plus loin que prévu. Il y a un repère qui m'a échappé ! Bref, je suis un peu déçue...

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Pour la version 2 (noire et bleue), j'ai tout réussi hormis la pointe du décolleté, pas hyper propre... mais pas repassée non plus et rigidifiée par un thermocollant pas forcément utile à mon avis. Cela dit, je suis plutôt contente de cette cousette rapide et sympa, ultra confortable pour les grandes chaleurs.

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Reste à finir la version robe... c'est à dire à retrouver ce foutu coupon dans mon barda...

Courage !

 

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