Aux fils de Lau

31 mars 2020

Se confiner

Quand tout, dans le quotidien, confine à l'étrange, quand plus rien n'est à sa place, quand plus rien ne va de soi... il reste à obéir (pour éviter le pire, dans l'immédiat) et à chercher des ressources pour ne pas devenir dingue à se demander comment tout ceci est possible, comment on a pu en arriver là.

L'heure des comptes viendra, je l'espère, moins par goût des grandes messes hystériques que par souci de justice. Parce qu'on ne peut pas dire qu'on ne savait pas ce qui se passait ailleurs... Parce qu'on n'a pas voulu nuire à l'économie... Parce qu'il fallait que l'hôpital soit rentable (moins de lits, moins d'équipement, moins de personnel)... Parce que les grèves des urgences, c'était quantité négligeable... J'en passe.

Depuis deux semaines et demi, nous sommes sortis des rails.On nous raconte des fables.On nous désigne des coupables. On nous berce d'éléments de langage. En attendant, ma mère est seule à 250 km de moi, perclue d'angoisse, et mon grand est à Paris qu'il n'a pas voulu quitter pour une foule de raisons plus ou moins bonnes, plus ou moins absurdes. Mais je ne suis pas à plaindre. Je ne suis pas infirmière, mal protégée et confrontée au virus, à la mort, au choix de qui intuber ou pas. Je ne rentre pas chez moi après des gardes interminables en me demandant si je vais infecter ma famille.

Alors j'assure la continuité pédagogique qui me bouffe 8 heures par jour...Je cherche comment ne pas accabler les élèves et leur famille avec des trucs infaisables... tout en cherchant à avancer. Je cumule des heures d'écran qui me font voir trouble jusqu'au coucher. Je négocie avec l'impression de faire mal.

La couture aurait dû être mon autoroute, mon exutoire. Elle passe un peu au second plan... Mais je lui dois quand même quelques moments salutaires.

1) Quand j'ai cousu des masques

Non, je ne fournis pas les hôpitaux : je ne suis pas assez sûre de moi ! Je ne parviens pas à sortir des débats sur coton /pas coton, molleton / pas molleton.

Mes expérimentations m'ont amenée à adapter le modèle "coque" pour ménager un espace destiné à un filtre amovible, mais je produis lentement et adapter à sa morphologie est long, difficile et important... J'ai donc cousu pour l'usage local, en cas de besoin.

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 Cela dit, il y a du nouveau tous les jours. Allez voir ici, si vous voulez vous tenir informée. Ily aurait moyen de remonter à la sources des infos officielles...

2) Quand j'ai fini ma marinière unie Afra deFibre Mood.

J'avais craqué pour le modèle lorsque j'ai feuilleté le mag. C'est un de ces patrons dont la simplicité me semblait diabolique, sorte de couteau suisse adaptable à l'infin. Au final, je confirme, Afra se coud vite, si on n'est pas fauché en plein vol par les effets colatéraux d'un confinement. Mais mon jersey de lin des Coupons de Saint-Pierre n'est pas un si bon client... Il est un peu mou et le rendu me déçoit.

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J'espérais avoir cousu le nouveau Tee-shirt maison "meilleur copain" et ce ne sera sans doute pas le cas.

 

3) Quand j'ai fait de l'utile

Dimanche, désespérée, j'ai fait de la couture en pilote automatique... C'était peut-être au final ce qu'il y avait de mieux à faire !

J'ai remplacé un vieux Tote bag de dix ans, moitié mort, par un autre dont le motif inspiré du wax est mignon.

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Comme toujours, il est doublé et les anses sont cousues sur toute leur hauteur sur la doublure, ce qui garantit une solidité à toute épreuve. Mais bon. Comme j'ai oublié de thermocoller les poignées... ben ce sera moyen !

J'ai ensuite jeté mon dévolu sur des lingettes démaquillantes lavables, en faux wax, en motif lampion... avec ruban, sans ruban, tordue !

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Voilà. Pour le grand enthousiasme, il faudra repasser, mais positivons : je ne suis pas encore allé hurler au fond du jardin !

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16 mars 2020

Improviser des coronactivités...

Ce week-end, nous étions à Paris.

Oui, hein, dans l'atmosphère ambiante, cette déclaration fait pousser des cris à tous les provinciaux, cris proportionnels au kilométrage qui les sépare de la capitale...

En fait, nous avions pris nos billets il y a déjà des semaines, en tenant compte des dates du voyage scolaire en Andalousie qu'accompagnait mon mari (voyage annulé alors que le groupe était en route), des dates de conseil de classe et de celles des matinées portes ouvertes dans nos établissements respectifs... Le week-end restant, le seul possible, était celui du vendredi 13 mars ! Nous pouvions partir, exceptionnellement, le jeudi 12 à 19 heures et revenir samedi soir afin de préparer la semaine, le dimanche 15, après avoir voté. Sur le papier, c'était parfait... Comme à l'ordinaire, lorsque nous montons voir notre fils aîné, nous devions consacrer une demi-journée au ménage et au soin du linge (4 heures à la laverie, en gros), une demi-journée aux courses et aux imprévus divers. Le reste du temps pouvait se répartir aimablement entre balades, expos, petits restaus et conversations en famille.

Si ce n'est que notre président avait visiblement décidé d'attendre que nous soyions dans le train pour annoncer des mesures. C'est par SMS que ma mère m'a informée que nos établissements scolaires fermaient ce lundi, puis par mail que sont tombées les consignes ministérielles et rectorales relatives à la complexe "continuité pédagogique" qui doit atteindre aussi les élèves non connectés (?????!!!). Penchée sur des copies, sous la lumière relative de la loupiote du TGVInoui, je me suis trouvée bien bête.

Les deux jours, dans la capitale, ont été étranges... Vendredi matin, nous n'avons pas senti de changement notable, mais l'après-midi, le bistrot du coin où nous prenons nos petits déjeuners et nos cafés, le Verse Toujours que j'aime beaucoup, était désert. Le restaurant Thaï de la rue du Fer à Moulin faisait salle vide le soir même, ce qui est impensable en temps normal tant le chef est bon et le patron adorable. Nous avons compris que tout ce que la capitale comptait de musées fermait en catastrophe, et comme ma seule concession à la parano - seule mais de taille- consistait à refuser de prendre le métro, nous étions un peu coincés... Bon. Coincés dans le 5ème, c'est quand même pas si terrible ! Il y a bien pire. D'autant que mon samedi a été en partie sauvé par un heureux hasard.

Comme nous divaguions dans la rue Monge, vendredi vers 18 heures, je me suis arrêtée devant la vitrine du Phildar local. Une affichette annonçait un café tricot pour le samedi 11 heures 30. Après vérification, il est apparu qu'i était maintenu. Je rappelle que nous ne sommes passés au stade 3 que samedi soir, à l'heure où nous étions dans la train pour rentrer chez nous, et que les magasins étaient donc encore ouverts. 

Samedi matin, après une méga crise de doute (elles vont toutes se connaître... je ne sais pas tenir mes aiguilles et ça va se voir... j'ai peur...), je me suis présentée à la boutique pour rejoindre un mini-groupe de quatre personnes seulement(d'autres avaient annulé dont l'animatrice !) adorables, débutantes motivées et venant d'horizons divers. J'ai passé un délicieux moment durant lequel le virus est resté entre parenthèses, même si nous avons, sans affectation, évité tout contact et tenu entre nous une distance respectueuse et de bon aloi.

N'ayant rien prévu pour tricoter pendant le week-end, j'ai acheté mes fournitures sur place, ce qui m'a évité de payer les 10 € d'inscription puisque la somme est déductible des achats de laine et d'aiguilles. Ayant un en-cours à Auch, j'ai opté pour un petit ouvrage rapide, aux aiguilles circulaires parce que je comptais tricoter dans le train du retour. Munie de ces critères, j'ai jeté mon dévolu sur un bonnet figurant dans un catalogue pour débutantes.Je le regrette un peu car le reste des modèles ne me motive pas beaucoup. Je m'en déferai bientôt. Avis aux amatrices !

Voilà la chose :

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Le bonnet est donc fini ! J'ai pris un plaisir infini à tricoter dans la train, alors même que nous passions au stade 3, sans que nous en soyions informés. Au fait, je vous rassure : je ne compte pas reprendre le train avant un bout de temps... ça devrait donc se calmer sur le front des annonces (oui, je sais, mauvaise blague...).

Allez, je vais plutôt vous montrer mon bonnet, en situation.

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(ça, c'est le côté où se font les changements de rang, et je peux, de toute évidence, progresser encore...)

Porté ? Allez, on y va :

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On va dire que c'est à peu près ça ! Le modèle est super sympa à réaliser, rapide comme tout. Je le conseille sans réserve à toutes celles qui en ont la curiosité, débutantes ou expertes désireuses d'aller vite.

Et sinon, nous sommes donc le 16 mars, premier jour du reste de notre vie, et, pour moi, anniversaire de mariage et anniversaire de relation... Il y a 30 ans aujourd'hui, mon mari me prenait fébrilement la main dans un café du quartier Arnaud Bernard, à Toulouse (et aucun virus n'était en cause !). On était un vendredi, il faisait beau et doux. Le bistrot a disparu depuis, et nous avons un peu vieilli. Il n'y aura pas de sortie au restau pour fêter ça. Nous serons à la maison avec notre ado de 16 ans qui compte mettre à profit le confinement pour rater son bac et devenir semi-pro sur CSGO... Mon époux fait cours en ligne sur Discord à ses lycéens. J'attends de mon côté les directives de l'équipe réduite qui planche ce matin sur les modalités des cours à distance pour nos collégiens. Ce ne sera pas un anniversaire fastueux (nous ne fêtons pas cette date, cela dit, même en temps normal ) mais nous prendrons soin de nous, nous penserons à nos proches, à nos amis, nous caresserons les chats, nourrirons les oiseaux, prendrons un café en famille et croiserons les doigts pour ceux qui sont malades.

Je vous embrasse toutes : par écran interposé, nous ne risquons rien !

Cousons, créons, lisons et gardons le moral.

Il doit être possible de paraphraser le titre de Garcia Marquez, L'Amour au Temps du Choléra, et de sauver l'essentiel de  l'amour au temps du corona !

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12 mars 2020

Développer l'Ammour de Soi

Non, ce coup ci, ce n'est pas une faute de frappe. Oh, je le sais, j'en laisse ! Etant dyslexique des doigts, je multiplie les inversions de lettres, les oublis, les lettres parasites, et comme je ne sais pas me relire sur écran, j'ai tendance à les y laisser jusqu'à ce qu'une relecture, un jour, me fasse dresser les cheveux sur la tête de honte.

Cette fois, rien de tout cela. La collection Ammour de Soi figure au catalogue de Popeline et Linon. Il s'agit d'un ensemble comprenant une combi, une robe, un top, une jupe culotte et uen jupe baptisée l'Elégante... C'est elle que je vous présente aujourd'hui, dans un wax issu du stock. No comment.

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La photo n'est pas menteuse. Elle livre tout de suite les raisons de mon craquage : la découpe en V sur le bandeau de taille... Ce petit détail figurait sur une robe en jean, avec un pli creux sur le devant, proposée cet hiver au catalogue d'une grande marque de prêt à porter classique. Lorsque j'ai découvert le modèle, il était sold out, non seulement dans ma bonne boutique d'Auch, mais aussi en ligne.

Résultat de recherche d'images pour "caroll jupe jean" C'est elle... Elle s'appelle Dolly. Comme la brebis clonée, mais en mieux.

J'étais au bord du désespoir lorsque je suis tombée sur le patron de l'Elégante. Un hasard heureux a voulu que ce soit le Black Friday. Toute la planche, avec la totalité des modèles précédemment cités, était accessible pour 3 € !!! Qu'auriez-vous fait à ma place ? Hein ?!!! Ben voilà...

J'ai donc stocké mon patron (80 pages à assembler, ça calme) avant de décider, fin février, que c'était le moment. J'ai dégainé mon wax d'il y a deux ans, tellement adoré que je n'avais osé le tailler, et j'ai foncé.

La chose a été lente, du fait d'un certain manque de temps, mais aussi parce que les explications m'ont laissée parfois perplexe. J'ai monté les poches à ma manière, la ceinture aussi, dans le doute... J'ai galéré sur les plis, mais parce que c'est un point technique qui me pose toujours problème.

J'ai thermocollé toute la ceinture côté extérieur, et pas seulement en bordure. J'ai également fini les bouts de laceinture en pointeet pas en carrés... Mais sinon, c'est bien elle !

Le plus compliqué a été de tailler dans mon coupon au motif géométrique mais pas symétrique du tout ! En outre, le wax n'est pas vendu en grande largeur. Le devant n'y entrait pas. J'ai donc dû consentir une couture au milieu.

Voilà la chose portée :

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(avec de la lumière, c'est mieux)

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Au final, je suis assez contente, même si elle est un peu large en haut du bandeau de taille alors que l'emplacement de la couture avec le bas est ajusté correctement. Je vais attendre les beaux jours avec un vrai tremblement à l'idée de la porter... Pour une fois ! Voilà qui fait du bien.

Et sinon, la jupe caroll ayant réapparu au catalogue, ben je l'ai achetée aussi. Je suis faible...

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18 février 2020

Faire sa mise à jour

La couture est un artisanat, un ensemble de techniques qui exigent rigueur et précision. Idéalement, on se forme, on apprend le métier... En toute logique, j'aurais dû prendre des cours, m'y tenir. Seulement il se trouve que la couture telle que je la pratique occupe une place de choix dans mon périmètre de liberté inaliénable. Mon P-L-I. De ce fait, les obligations extérieures n'y ont pas leur place, la logique même, parfois, y subit les assauts de ma liberté individuelle qui s'y exprime à plein régime. Ceci explique mes annonces rarement suivies d'effet, mes achats anarchiques de tissu et de patrons (qui, généralement, ne vont pas ensemble), mes lubies diverses, mes complexes nombreux... et ma progression technique inexplicablement limitée, malgré des ambitions variables.

Il y a près de 10 ans, lorsque toute la bloggo s'est enflammée pour Moneta, je suis tombée en pamoison. La machine infernale s'est donc enclenchée : j'ai commandé le patron comme si ma vie en dépendait, l'oeil rivé sur les délais de livraison. J'ai reçu la chose comme d'autres ont cru saisir le graal, parcouru les pages en anglais et déplié des planches en papier de soie fragiles comme des ailes de papillon, replié tout ça avec une vague nausée de honte et décidé de différer. Une lecture providentielle de la notice en français m'avait un peu rassérénée, des mois plus tard, mais la nécessité de recourir à de l'élastique transparent m'avait à nouveau découragée... Moneta devenait mon arlésienne, mon Everest. (Merci de ne pas me rappeler que le patron est côté "pour débutante".)

Il y a quelques jours, j'ai cousu une Gusta dans un jersey sympa comme tout, acheté en coupon de 3 mètres. Il m'en restait en quantité. J'ai d'abord pensé à un petit haut de chez Fibre Mood, un Cosette, mais je n'étais pas sûre de moi, le patron n'était pas décalqué... Je trouvais que tout ça manquait d'ambition. Et d'un coup, d'un seul, j'ai pensé à Moneta. Miracle, il y avait assez de tissu ! J'ai décalqué le patron, taillé le tissu et commencé le montage. Il y a de ces moments où ne pas se poser de question est juste la solution. Aucune des difficultés précédemment rencontrées ne venait troubler ma progression. Les finitions à l'aiguille double se sont imposées comme une évidence (alors que je n'avais pas été foutue d'y penser pour Gusta...).

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Un bref passage à Albi et une visite dans un magasin de tissu, placé en lisière de la rocade qui mène à l'autoroute, m'a permis de mettre la main sur l'élastique considéré jusque là comme introuvable... Au retour, j'ai pu assembler la jupe et le haut.

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Le rêve s'est-il prolongé ? Ben non. 

Mon jersey, trop épais, ne donne pas le résultat idéal observé ici ou là. Il faut un jersey UN PEU fin, mais pas trop... L'aiguille double m'a donné un peu de fil à retordre et mes fronces ne sont pas parfaites. En outre, j'ai un peu passé l'âge de ce genre de robe... Mais bon. Moneta a vu le jour. Je réfléchis à des versions plus longues, plus estivales, mieux adaptées, quoi !

Je vous montre quand même ma victoire sur moi-même.

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Du coup, je regrette un peu le haut Cosette... Mais bon. Je préfère éviter de cultiver les remords. Ce sont de sales fleurs dont les pétales sont coupants comme du verre. On s'y blesse inutilement.

Je m'en vais réfléchir à un autre projet ! J'ai une envie de jupe qui me permette de dévolopper "l'Amour de Soi"... Eh Eh Eh (rire potache et débonnaire).

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11 février 2020

Revoir Gusta, ou essayer !

Aujourd'hui, au programme, je vous montre une robe impossible à photographier à mon niveau de compétence !

Le modèle, vous le connaissez déjà : j'ai refait une robe Gusta de Fibre Mood. Je l'avais tentée dans un tissu (faute !!!) non extensible et je l'avais trouvée trop belle mais difficile à porter dans les vraies situationsde lavie car un peu trop ajustée. Le projet de la refaire dans du jersey ou un coton-élastane était donc inscrit dans la liste. C'est chose faite.

Lors de mon avant dernier passage à Paris, j'ai craqué pour la viscose lurex de ma robe Tamara, pour un jersey de lin bleu nuit sublime mais un peu transparent (dont la destination, du coup, n'est pas encore établie) et pour un improbable coupon lourd, joli comme tout avec son aspect de tissu pour costume mais extensible comme un jersey, et sa couleur allant du noir à l'anthracite en passant par des auréoles plus claires. Je l'avais choisi pour une robe Izzy mais le modèle, après réflexion, m'a semblé incompatible avec la totalité des situations de ma vie et j'ai renoncé, privilégiant la petite robe facile et charmante qu'est Gusta.

Cette fois, j'ai mis les poches, ce qui m'a imposé de négocier les pinces, sur le devant, à la machine, alors que le reste du montage est fait à la surjeteuse. J'ai éliminé la fermeture dos qui, je le maintiens, ne sert à rien, à part à faire vendre des fermetures... 

Le résultat me va, même si :

  • je ne sais toujours pas faire des ourlets propres sur du tissu extensible. C'est pénible.
  • je me demande si la forme n'est pas plus gracieuse sans les poches...

Voilà la chose.

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Le tissu est impossible à montrer avec cette lumière. On voit mieux de près...

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Je pense que je porterai Gusta. Je l'aime bien et elle est confortable.

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31 janvier 2020

Faire le pont...

Non, je ne vais pas vous annoncer l'existence d'un nouveau jour férié qui nous permettrait à toutes de nous offrir un week-end de trois jours. Je ne vais pas non plus m'allonger sur le dos pour me hisser, nombril haut, sur le bout des pieds et des mains : c'est une posture qui m'amusait lorsque j'étais gamine mais que je ne pratique plus depuis quelques dizaines d'années. Quant au shoulder Bridge, en pilâtes, c'est certes l'un des mouvements qui m'ennuie le moins mais pas au point d'en faire un article !

Bon, en fait, le pont entre 2019 et 2020...c'est Tamara, commencée en décembre et avancée à petits pas sur des moments perdus entrelardés de crises de doute et de flemme. Mais elle est finie !

Le patron est agréable, bien conçu, pour autant que je puisse en juger (mais je ne suis qu'une béotienne, je le mesure !). Je n'ai pas noté de difficultés particulières et pour peu qu'on veuille être un peu soigneuse, cela va tout seul. Je dis ça, mais j'aurais pu l'être davantage : Je n'ai pas opté pour les boutons au niveau du décolleté, par exemple, et je le regrette car ça baille ! Je serai quitte pour placer une pression invisible ou deux... Là, j'ai dû rectifier le croisé des deux pans du haut avant chaque photo, ce qui est un peu pitoyable et m'amène à avouer qu'en l'état, cette robe n'est pas tout à fait mettable.

J'ai taillé dans mon avant dernier coupon de viscose lurex et j'ai hâte d'en avoir fini. La crise est passée : je ne peux plus voir ce tissu en peinture. J'en arrive même à me demander si je vais porter ce que j'ai taillé dedans. Une partie a d'ailleurs déjà décampé via Vinted, et sans regrets. Souvent femme varie, comme disait l'autre...

Voilà donc ma Tamara taillée en 36 pour un 36, non rectifiée, part au niveau des manches que je n'ai pas ouvertes pour des raisons de préférenc etde confort . Mais j'ai même mis les poches ! (Appelez la télé...)

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Voilà. Je suis assez satisfaite du résultat parce qu'il est conforme à ce que cela devait donner, mais je ne suis pas amoureuse de cette robe. Une fois de plus, le tissu m'a plu, le modèle est super mais je ne porterai peut-être pas l'assemblage des deux car le vêtement obtenu est un rien "chargé" et très dadame... On verra !

J'ai bien envie de me lancer dans un truc plus rapide et plus passe partout, un haut facile à mettre, par exemple, mais je ne sais plus où j'en suis de mes projets et je ne couds plus pour coudre, depuis longtemps ! A suivre.

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14 janvier 2020

Commencer l'année sous le signe de l'Action...

... et présenter tous mes voeux à celles qui ne vivent pas sur IG et viennent encore ici, avec une mention particulière pour celles qui lisent encore mes élucubrations!

Belle année 2020 !

Résistons, écrivons, lisons

et soyons bienveillantes.

Ce monde a besoin de fantaisie et de douceur...

Et parce que ce début d'année, aux fils de Lau, commence un peu dans le stress (passons), je n'ai toujours pas réussi à monter ma robe Tamara, taillée depuis le 27 décembre ! En revanche, le tricot me fait un bien fou : quelques rangées tous les soirs et je me sens bien !

Du coup, je vous présente encore un châle, toujours tricoté en Vintage Cake de chez Action, où, malheureusement, le filon s'est épuisé puisque les pelotes équivalentes ne proposent plus un camaïeu à partir d'une couleur dominante, mais une succession de teintes très contrastées. Cela ne m'inspire pas.

Portée par la réalisation agréable et rapide de mon Toudou, j'ai eu envie de réaliser un autre châle asymétrique, qui se tricote depuis une pointe. J'ai opté pour le Nurmilintu, accessible gratuitement depuis Ravelry (je vous ai dit combien j'aimais Ravelry ?...) et je ne regrette pas.

Primo, il est rapide à tricoter. Deuxio, la dentelle est jolie et motivante. En outre, comme elle aère le travail, elle "allonge" le châle sans coûter de laine en plus. Et au final, il est hyper joli...

Seule concession personnelle : ma pelote faisait 10 mètres de moins que la longueur conseillée dans le tuto. J'ai donc admis que mon Nurmilintu serait plus petit, qu'il me faudrait rogner un peu sur le modèle. Et en effet, la dernière bande de dentielle, chez moi, est d'un tiers plus petite que celle présentée dans le tuto. Cela ne pose aucun problème esthétique, à l'arrivée.

La preuve :

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Au delà de l'effet produit par la dentelle, j'aime beaucoup celui produit par les bordures : c'est net et travaillé à moindres frais. Et encore une fois, les rayures, aléatoires, certes, rendent bien.

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Je vais essayer de me remettre à la couture... Il faudrait quans même avancer cette Tamara, et puis deux autres petites robes de saison me font de l'oeil... et le matériel est rassemblé. Cela dit, je risque fort de tester immédiatement un autre produit de la même marque, des pelotes 100 % laine qui se tricotent en 8 et pourraient convenir pour un gilet dont le tuto m'est littéralement tombé dessus sur Pinterest. J'espère pouvoir en dire davantage très vite !

Prenez soin de vous.

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31 décembre 2019

Finir l'année sur une note de douceur et de feignâsserie

Après mon combo snood-écharpe bonnet, j'avais envie d'un ouvrage tricot qui aille vite, histoire, ce coup-ci, de ne pas y passer l'hiver. Je voulais du simple, du rapide, du sans effort.

J'ai fait pire.

J'ai pris le toudou, un châle délicieux dont tout l'intérêt réside dans les rayures... et j'ai délégué les rayures ! Oui, j'ai pris le tuto du Toudou, ici, et je l'ai tricoté avec une unique pelote dont la couleur varie en intensité sur environ 375 mètres. J'avais craqué dessus lors de l'ouverture d'un magasin dont le nom énergique m'était inconnu jusqu'à ce qu'une succursale rende dingue pendant au moins quinze jours la population de Auch. La moyenne surface y propose, depuis un an à peu près, tout et n'importe quoi à des prix modiques, dans un décor qui évoque assez bien l'époque riante de l'URSS. Sans que j'aie compris pourquoi, plusieurs magasins de cette enseigne ont ouvert en même temps dans différentes villes moyennes du Sud-Ouest. Est-ce une épidémie ? Mystère...

J'avais donc craqué,en raison du prix (et de mon besoin de ramener un machin) sur deux pelotes de coton mâtiné d'un rien de synthétique dont le dégradé de couleur m'avait tapé dans l'oeil.

Voilà celle qui me reste (enfin, à l'heure qu'il est, elle est entamée...) :

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Avec la jaune, j'ai donc tricoté un Toudou. Et franchement, ça a été un bonheur.

Je n'avais jamais réalisé de châle qui se monte depuis une pointe et j'ai trouvé ça agréable, motivant. En outre, ma pelote bon marché a fait le job au niveau des rayures ! La preuve :

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Franchement, je me demande si ça vaut la peine de faire le moindre effort...

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M'en vais continuer à glander.

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24 décembre 2019

Rendre hommage à la mère Noël (Attention : petit conte iconoclaste)

Derrière tout grand homme il y a, dans l'ombre, une grande femme. Pensez à Michelle, près de Barack, ou à tante Yvonne, aux côtés du Général...

OK Teen', tu ne vois pas de qui je parle... Ici, tu as deux solutions :

Soit tu restes ferme sur l'idée que tout ce qui est arrivé avant tes 12 ans est nul et non advenu, et tu te drapes dans ton mépris ordinaire. Tu peux dès lors passer ton chemin. Je ne sais d'ailleurs même pas ce que tu es venu faire sur cette page.

Soit tu bouges tes grosses fesses et tu vas promener ton acné sur cet objet extraordinaire qui ne demande aucun temps de chargement, ne consomme à l'usage aucune énergie fossile ni même nucléaire et ne plante jamais. Penche toi sur un livre et apprends. Voilà... oui, le Général, c'est ce grand type avec un gros pif qui déambule dans Paris libéré... on progresse... pas vite, mais on progresse...

Revenons à nos moutons et abandonnons un instant la nouvelle génération (oui... la fréquentation abusive d'adolescents finit par agacer...). La mère Noël a toujours été pour moi une source d'inspiration, et je trouve qu'on ne lui rend pas assez hommage.

En effet, celle qui devait devenir la fidèle compagne du Père Noël n'était pas née sous les meilleurs auspices. Fille d'une pole danceuse obèse dont la carrière peinait à décoller et d'un père qui avait rêvé d'entrer en politique avant de sombrer dans l'alcool, son destin menaçait de rester sombre. Les ambitions paternelles avaient ruiné la famille alors que la future dame en rouge était encore toute jeune. Il faut dire que le programme du fringant quarantenaire tenait en une formule ambitieuse : "casser les codes à tout le monde". On se doute qu'à cette époque lointaine et bénie où les gens lisaient les programmes avant de voter, l'individu n'avait aucune chance. Les soirées passée à plier les professions de foi n'ayant servi à rien, et les maigres finances de la famille ayant fondu comme neige au soleil, il avait fallu réagir. Balthazar, le frère aîné, était donc devenu dealer et il avait eu l'idée porteuse d'investir. Profitant de la nuit la plus longue de l'année, il comptait distribuer gratuitement aux enfants de la neige chimique en sachets histoire de fidéliser une clientèle encore jeune, et afin de boucler ce vaste programme dans les temps, il avait enrôlé sa soeur qui n'avait accepté que pour éviter une dérouillée historique. Alors qu'elle jetait les petites doses au hasard dans les boites aux lettres, et un peu aussi dans le caniveau car le sachet qu'elle avait ouvert pour se donner du courage lui avait un peu brouillé l'esprit, elle était tombée, au détour d'une rue, sur un étrange jeune homme roux et joufflu, tout de rouge vêtu, et équipé lui aussi d'une hotte (celle-là, rappelez-vous !). Le temps de décider s'il fallait prévenir Balthazar de l'existence d'un concurrent en risquant de provoquer une rixe, la pauvrette avait déjà été repérée.

Le garçon s'était retourné et l'avait dévisagée avec un sourire étonné, le sourire le plus gentil qui lui ait jamais été adressé. Alors biensûr, l'individu était rondouillard, sa présence nocturne au coeur de ce quartier résidentiel tout à fait inexplicable, et il n'avait pas fallu longtemps à la jeune fille pour se rendre compte que l'un des rennes, celui qui broutait discètement la hotte, était ivre mort alors qu'il était encore tôt, mais ni les bottes trouées, ni le projet stupide de s'introduire chez les gens pas le conduit de la cheminée n'avaient vraiement eu d'effet sur elle. Ce type là, c'était sa chance, son unique chance de s'en sortir. Elle l'avait senti presque tout de suite. Elle avait donc jeté ses sachets et s'était calée dans le traineau, au grand désespoir des cervidés, pour assister au chaud à la fin de la distribution la plus gratuite, la plus ambitieuse et la plus absurde qu'il lui ait été donné de suivre.

Ce qu'il advint du jeune couple au matin du 25 décembre ne nous regarde pas. La décence même nous impose de détourner pudiquement le regard. Qu'il suffise de dire q'une grande histoire était née.

Tout de suite, la mère Noël prit les choses en main et l'entreprise grandit. Elle avait hérité de son frère un solide sens des affaires et de sa mère un moral à toute épreuve. Primo, elle sevra Rudolf. Le renne. Puis elle embaucha des lutins chinois et pakistanais afin de fabriquer des jouets à moindres frais et sur place pour bénéficier du label "Fabriqué en France". L'entreprise grandit et acquit une solide réputation grâce à un marchand de soda auquel elle vendit très cher l'image de son mari. Ils étaient lancés...

Pourtant, les choses ne furent pas toujours simples non plus dans le foyer de Santa Klaus ! Comme beaucoup de compagnes de vedettes, il lui fallut rester dans l'ombre afin de ne pas décourager les groupies. Et puis que fallait-il penser d'un mari qui, lorsqu'elle évoquait son désir de devenir mère, lui répondait invariablement : "Moi, tu sais, mon truc, c'est plutôt les enfants des autres..." ? Elle s'endormit souvent, dans sa résidence de Laponie (oui, la famille avait quitté la France pour raisons fiscales), en se demandant si elle n'avait pas épousé le jumeau d'Emile Louis... Il leur vint pourtant Marie-Noëlle, une année où l'hiver avait été plus froid, et le père Noël se réjouit sincèrement, mais cela n'empêcha pas l'inévitable d'advenir : la mère et la fille continuèrent à passer les fêtes seules. Un comble.

Un tel destin de femme m'a inspirée.

Bon, et puis j'avais aussi de côté trois mètres de viscose lurex d'un rouge foncé dont la couleur n'était pas ce que mon écran d'ordi m'avait dit. Ajoutez à cela qu'une illumination m'avait soudainement fait réaliser le potentiel délirant de la robe Mira de Fibre Mood que j'avais ignorée lors de l'achat du journal, sous prétexte qu'elle ressemblait à toutes les robes à panneaux qu'on voyait partout, sans même un effort de fantaisie au niveau du col. Instagram m'ayant décillée, j'ai foncé.

Voilà la chose :

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Je suis sûre que la mère Noël a la même et qu'elle la portera ce soir pendant qu'elle fera les comptes.

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19 décembre 2019

Faire "Graou Graou..."

Lorsque Batman 2 (celui avec le pingouin) est sorti, ce n'est pas précisément le manchot qui avait attiré mon attention et celle des copines, mais plutôt Catwoman, jouée par la sublime Michelle Pfeiffer. Nous avions été marquées, en particulier par la scène, très Kitch, de sa transformation, lorsque sortie du corps de la petite secrétaire zélée et coincée, elle s'était (inexplicablement, d'ailleurs) changée en créature ultra sexy et un rien déglinguée. Le réplique introductive avait sonné comme un slogan : "Je me sens tellement plus miaou-miaou..."

Alors évidemment, aucune d'entre nous ne s'était mise à coudre des sacs poubelle pour se confectionner une combi SM à oreilles de minette. Les occasions de la porter étaient trop rares et il eut été bien difficile de défendre l'adage (pourtant incontestable) selon lequel un vêtement n'est jamais un consentement, accoutrée de la sorte dans les boites toulousaines de l'époque.

C'est donc sans collant noir et sans oreilles de chat, mais avec un brin de nostalgie, que j'ai photographié mon gilet Monceau léopard. Oui, parce qu'après avoir annoncé une robe Tamara, j'ai évidemment changé d'avis, enfin, de priorité, et il m'a semblé que ce dont j'avais besoin, c'était d'un gilet fantaisie, et d'un peu de rangement dans les coupons déjà attaqués. Or, il me restait de ma robe nouée un joli morceau de milano à utiliser dans une optique homéopathique, l'imprimé félin en total look étant difficilement compatible avec mon quotidien. A ce propos, la robe Silia est en vente sur Vinted... je ne la porterai pas.

Bref, après trois versions du gilet Monceau, une à rayures, usée à force d'avoir été portée, une en broderie et jersey blanc donnée à une amie et une en veste jamais mise, j'ai tenté la version "savane".

La voilà :

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Que dire ? L'imprimé reste radical, mais avec un jean ou du noir, ça passe.On doit pouvoir oser une jupe... peut-être même une jupe midi couleur fauve, rapport au centre des motifs qui est plus orangé foncé que marron.

Le modèle, lui, est sympa comme tout, mais ça, tout le monde le sait depuis dix ans.

Je n'ai pas thermocollé la patte de boutonnage, c'est un tort, mais on s'en passera. Les pressions noires sont très bien et elles évitent la corvée boutons-boutonnières. Et puis j'adore la petite ouverture sur les côtés.

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Et sinon, les chats du fond du jardin vont très bien. Ils sont toujours intouchables, toujours trop beaux même s'ils ont grandi à la vitesse de l'éclair. Ils sont désormais adolescents, c'est à dire blasés et couillons comme tout... Bref, je gagatise toujours et me désespère de ne pas pouvoir leur faire de calin ! Oh, ne riez pas, vous seriez désespérés aussi... Regardez ce petit échantillon...

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On leur donnerait le Bon Dieu sans confession, mais ce sont des Gremlins... Il faut les voir à l'oeuvre, le soir, sautant sur les étendoirs à linge et sur le mobilier de la terrasse !

 

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Lui, c'est Dodu. Il a la sihouette d'un nounours et l'air aimable de sa mère... On ne peut pas tout avoir.

 

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Je craque. Je vais voir s'ils ont mangé.

 

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