Aux fils de Lau

27 mars 2017

Opter pour Florence

Pas pour la ville, même si j'en garde un souvenir lumineux. Pour la robe de La Maison Victor de novembre-décembre 2016.

IMG_8750

Je l'ai cousue en 34 pour un bon 36 du commerce, et taillée dans un tissu d'apparence laineux mais à mon avis synthétique, acheté en ligne il y a des lustres. Le montage n'en est pas très difficile, j'ai juste un peu ramé pour les finitions des épaules et leur petite fente. Je ne comprenais rien aux schémas, mais en suivant mon intuition, j'ai pu tomber sur le résultat recherché. Tout arrive.

Au final, tout irait bien, hormis quelques détails...

Tant que je me tiens comme la fille de la photo, sur la magasine, ça le fait.

IMG_8769

 

Mais si je me tiens normalement, la robe est moins gracieuse, un peu cubique, et cela ne tient pas au tissu, assez souple, en vérité. Le modèle, très simple, ne suit pas vraiment les formes du corps (ou il ne va pas à ma morphologie, comme dirait Christina...). Le haut est bien court, ou peut-être est-ce moi qui ai grandi du buste...

C'est un peu décevant, surtout quand, faute de temps, je n'ai rien cousu d'autre depuis un bail.

La suite en images :

IMG_8752

 

La petite fente d'épaule, finitions main (ou beaucoup de tralala pour pas grand chose...)

 

IMG_8754

 

La découpe triangulaire du côté. Sympa mais pas spectaculaire, chez moi.

 

IMG_8756

 

Mon popotin, avec marque de culotte. Sans commentaire.

 

IMG_8757

 

Posture débile, pour essayer de donner une forme à la robe...

 

IMG_8759

 

Ceinture entièrement surpiquée. Coutures presque droites !

 

IMG_8763

 

Pinces parfaitement alignées !!! Victoire. Enfin !

 

IMG_8766

IMG_8768

 

... et une bonne résolution : je ne coudrai plus un modèle présenté sur la quasi totalité des photos sous un trench, une veste, ou présenté dans des postures étranges.

 

C'est dingue ce que je progresse !

Posté par Laudette à 06:39 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :


15 février 2017

Se mesurer à plus fort que soi.

Depuis que je me suis remise à la couture (depuis sept ans, donc...), je n'ai pas fait preuve de la rigueur et de la volonté que les vraies passionnées ont déployé pour progresser. Il faut bien l'avouer, je couds de manière irrégulière, intuitive et branque, sans chercher à faire mieux.

Un hasard heureux, ou la chance, m'ont parfois permis de réussir des modèles de manière satisfaisante, et j'alterne, de ce fait, des cousettes désespérément faciles et des patrons plus ambitieux. Mais cette fois, j'ai compris ce que c'était qu'un patron qui demande du soin. Et qui ne négocie pas.

Lorsque j'ai découvert le patron Alysse de Slow Sunday, j'ai littéralement craqué. Il me rappelait une coupe de tunique-robe-truc vu il y a bien longtemps chez Comptoir des Cotonniers... le genre de modèle ultra original à l'époque (je vous parle d'il y a bien cinq ou six ans...). Et puis cette robe ne ressemblait à aucune autre proposée en patron, sur le marché. J'ai donc foncé. A la réception, j'ai bien constaté que le modèle était considéré comme nécessitant un niveau "avancé", mais j'ai chassé cette idée de mon esprit et attendu d'avoir le temps de m'y mettre.

En outre, me méfiant quand même de mes ambitions démesurées, j'ai choisi de commencer par un tissu "brouillon", une viscose achetée en ligne sur un coup de tête, puis -assez logiquement- stockée une éternité. Après avoir changé mille fois de destination, celle-ci devait donner une Alysse fluide du plus bel effet... C'était sans compter sur la fluidité, justement, du coupon, sur sa capacité à fuir, à glisser, à rendre inopérante toute tentative pour tracer droit.

Ajoutez au fisco ma tendance naturelle à ne jamais reporter sur mon tissu tous les repères (inutiles, évidemment !) et vous aurez un aperçu assez complet de cette chronique d'un échec annoncé. 

La coupe des pièces a été complexe, d'une part parce que le tissu a immédiatement refusé de coopérer, mais aussi parce que le patron demande beaucoup de tissu. J'ai dû ruser. Or, avec mon niveau, cela a été au détriment de la qualité du tracé. Puis le montage a commencé, assez agréable au départ, car le livret est bien fait et la patron précis. Rien à dire, de ce côté là. C'est au niveau des plis plats, devant, que ça s'est gâté : sans repères pour centrer correctement la pièce, je me suis trouvée avec des morceaux qui semblaient ne pas devoir coincider... Il y avait trop de plis, ou pas assez. Accablée par mes propres insuffisances, j'ai tranché et monté la pièce un peu à l'arrache, le flou du tissu ne permettant aucun travail rigoureux, à ce stade. Un peu comme cette copine de lycée qui fermait les yeux et criait avant d'appuyer sur l'accélérateur, au moment de croiser un camion dans une rue étroite, avec son permis tout frais en poche, j'ai monté ce qui devait être la pièce maitresse du modèle, en mode "bûcheronne".

Au final, la chose est décevante, mais point horrible, ce qui confirme que ce patron est vraiment formidable...

IMG_8687

IMG_8688

IMG_8698

IMG_8714 (2)

 

Les poches sont molles (oui... j'ai aussi renoncé à les border...) et je me demande bien à quoi sert l'empiècement du haut, invisible à cause du motif.

Je vais donc retenter ce modèle mais avec de l'uni, et avant toute chose, je vais faire la version courte, tunique, qui a le mérite de ne pas être une redîte de la robe. Bref, je suis un peu vexée, mais s'incliner devant la beauté et la complexité,parce qu'on n'a pas été assez exigeante, n'est pas vexant. C'est une contrariété qui fait avancer, qui vous relance.

IMG_8689

 

Tiens... Je suis presque au garde à vous !

IMG_8719

 

Et sinon, dans la foulée, je me suis fait une nouvelle paire de boucles. Dix secondes chrono en main !

Prenez un sequin ovale, une pampille ovale aussi couleur laiton et enfilez les deux sur unemonture de boucle grande taille. Et c'est tout !

Voilà.

A suivre donc pour une blouse en chambray de chez tissu price où, pendant les soldes, c'est le stagiaire de 3ème qui préparait les commandes...

IMG_8679

Posté par Laudette à 05:57 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

24 janvier 2017

Mettre un peu de brillant dans tout ça...

... et souhaiter, hors délais comme toujours, à celles qui viennent jeter un coup d'oeil ici - et parfois laisser un petit mot, comme on pose une petite pierre sur les autres, en montagne- 

Une belle et heureuse année 2017

... qu'elle nous épargne le pire, qu'elle préserve les notres, qu'elle nous grandisse un peu et qu'elle nous gratifie de ces oasis de légèreté qui sont le sel de la vie.

En attendant, donc, des lendemains qui chantent (et qui gagneraient à arriver vite !) j'ai tenté de mettre un peu de lumière artificielle dans tout ça.

Quand on n'a pas la disponibilité pour coudre, en raison de contrariétés diverses et persistantes, et de vacances loin de sa MAC, que fait-on ?

On tricote dans l'espoir d'avancer un boulet qui menace de ne jamais aboutir (vous connaissez l'histoire de l'escargot qui fait chaque jour la moitié du chemin qui lui reste à parcourir ?), ou on bijoute.

Aujourd'hui, donc, c'est bijoux !

... et c'est boulet aussi puisque j'aifini par achever un bracelet commencé en juillet 2014. Non, vous ne rêvez pas : les choses sont vraiment dramatiques, ici!

En 2014, j'ai reçu, pour la fête des mères, un métier à tisser les perles. Ravie, j'ai entamé une création free style qui m'a pris du temps (rapport au fil, choisi très gros pour des raisons de solidité, et qui rendait l'enfilage très dur... surtout sur les raccords) Une fois achevée, la chose était sympa malgré des irrégularités liées à l'emploi de perles de tailles variées. En revanche, le montage était difficile à envisager : la largeur (free style, donc...) ne correspondait à celle d'aucun fermoir. Je me suis donc perdue en hypothèses : montage d'embouts en cuir ou en tissu avec boutons et boutonnières, découpage aux tenailles d'un malheureux fermoir du commerce, incantations, oubli du bracelet au fond d'un tiroir...

Bref, ce n'est qu'en décembre, cette année que j'ai trouvé une manchette rigide chez Fifi Jolipois et réalisé qu'il suffisait de coller ma création dessus !!! Au final, j'aurais pu coller sur autre-chose (cuir, tissu, toile cirée, skaï...) mais je ne suis pas bien rapide.

Et ça donne ça :

IMG_8655

IMG_8657

 

(avec desfinitions roots, mais bon. Il est fini, on vous dit !)

Une fois entrée chez Fifi Jolipois, il fallait mettre à profit la visite et ne pas passer pour une malheureuse qui découvre l'usage de la colle...J'ai donc liquidé le bon d'achat offert par ma belle-mère (elle a la classe, quand même, ma belle-mère) en me munissant d'un kit pour bracelets en Miyuki. Avec fil et fermoirs !

IMG_8658

 

Il s'agit du kit numéro 2 et je me suis régalée à monter tout ça. Dès qu'on a tout (un fil à la bonne taille, des perles qui vont bien, le fermoir adapté), ben c'est plus simple ! Je me réjouis en outre qu'il me reste plein de perles en plus (les quantités sont hyper généreuses) pour me lancer dans un nouveau machin boiteux qui prendra 2 ans !

Elégante, donc, ma belle-mère avait aussi glissé dans le paquet, avec le bon d'achat, un petit kit tout fait et pas cher pour réaliser un sautoir en cinq minutes. Peu convaincue au départ, je l'ai quand même monté et il est adorable (et encore disponible en boutique pour un prix ridicule).

IMG_8662

 

Enfin, j'ai réalisé un presque plagiat qui menaçait de jouer lui aussi les prolongations. Il ya plusieurs années, j'ai découvert dans Marie-Claire idées, sur une photo qui vantait les bienfaits d'une crème quelconque destinée à rafraichir la peau d'une jouvencelle de 16 ans, une boucle d'oreilles qui m'a durablement traumatisée. Il s'agissait d'une création Réminiscence (hors de prix, sans doute) qui associait, sur un fermoir de grande taille une aiguille d'oursin tropical, un morceau de corail pendu à une chaînette et deux perles foncées montées sur clous. La chose était très  jolie et elle paraissait dangereusement faisable.

J'ai rassemblé le matériel (je vous dis pas la complexité que c'est de trouver des piquants d'oursins foncés, jolis, solides...), adapté ma version à un manque cruel de perles convaincantes, dans un stock personnel pourtant déraisonnable et remis l'ouvrage à plus tard, cinq ou six fois, parce que je n'arrivais pas à me satisfaire des options qui s'offraient à moi. J'ai conclu mi-décembre (en regardant Le Guépard, de Visconti ! N'importe quoi...) et le résultat est là :

IMG_8669

 

C'est moins joli que sur la photo du magasine, mais je ne suis pas une jouvencelle ! Tout vient de là... forcément.

Sinon, pour la boucle, j'ai viré les perles et associé deux éléments en métal laiton (une perle carrée et une goutte) qui font un contrepoint au côté naturel et marin des autres pendeloques. Je ne sais pas trop si je porterai cette création, mais je suis soulagée d'un poids : je peux arrêter de baver sur la photo de MCI !

De la couture est à venir, mais je peine à trouver le temps et l'énergie pour concrétiser les projets qui se succèdent et s'étiolent avec régularité. Une robe est en préparation , enfin, un brouillon, mais le résultat me déçoit déjà : un tissu fluide et difficile associé à un patron au dessus de mes compétences auront peut-être raison de ma motivation. Nous verrons!

Posté par Laudette à 06:11 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

13 décembre 2016

Tout confondre

Le vrai et le faux, le grand et le petit.

Est-ce la fatigue ? Est-ce un certain découragement devant les contrariétés et inquiétudes qui se relaient sans fin... j'ai des envies de ruines et de plantes (vous savez, ces êtres vivants qui ne vous contrarient jamais, réagissent à vos bons soins mais ne vous font jamais aucun reproche ?).

Petit jeu, donc : que faire avec ça ?

IMG_8556

 

Et ça ?

IMG_8557

Un jardin à étages ! Si.

La preuve.

IMG_8560

(OK, j'ai triché: c'est pas le même pot que celui du dessus qui était trop largement ouvert...)

 

IMG_8565

IMG_8566

 

Bon. Tout le monde a compris que la chose demande un peu de temps pour prendre tournure. Les plantes ont besoin de s'installer et de grandir !

Hier, j'ai réalisé le montage avec des pots cassés, un reste de terreau, de la mousse prélevée au sol (les petits degrés de l'escalier ne seront plus visibles si j'y installe une végétation trop haute) et quelques brins de succulentes que j'avais déjà en pots. L'enjeu est devenu de ne rien dépenser, et de faire l'installation de base en quelques minutes, sans planifier d'interminables achats. Reste maintenant au temps (qui ne négocie rien, lui) de faire son office. Je rajouterai une autre plante sur la terrasse du haut, plus tard. Je ne sais pas encore quoi. Mais j'ai d'autres succulentes en magasin.

L'idée vient de Pinterest.Tapez donc "pots", "cassés" et "plantes" et vous verrez... Il y a des merveilles.

Et puis à l'heure où d'autres rêvent de sapins, j'ai opté pour une obsession bien différente :

IMG_8568

IMG_8569

 

Je balbutie mes premiers amirugumis et j'ai fondu les plombs pour des cactus... Il y en a d'autres en projet, plus grands, plus clairs, avec des bras... La chose manque encore un peu de finesse et je crains bien d'être passée à autre chose avant d'avoir pu raffiner vraiment le truc, mais bon. On dompte ses démons comme on peut.

"Dans la vie, il y a des cactus

Moi je me pique de le savoir

Aïe aïe aïe, Ouille, AAAAîe"

... comme le disait le beau Jacques.

Posté par Laudette à 05:23 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

06 décembre 2016

Maquiller une vieille dame

Il y avait longtemps que je n'avais pas enfilé le bleu de travail, ressorti les outils du garage et joué de la ponceuse et du pinceau. Je dois avouer que cela ma manquait...

Ajoutez à cela que des recherches intuitives sur Pinterest avaient commencé à réveiller la bête qui ne sommeille jamais très profondément dans la peau de la bûcheronne. En outre, l'hiver commence à arriver et le mammifère -comme je l'avais déjà expliqué ici même pour justifier, sans doute, un achat inconsidé - nidifie avant d'hiberner. Parfaitement, Madame. Et si la pratique ancestrale de l'hibernation est en perte de vitesse chez les bipèdes du fait d'un rythme de vie parfaitement anti-naturel, il n'est pas interdit de nidifier, c'est à dire d'avoir, dès les premiers froids, des envies inconsidérées d'acheter des coussins, des plaids, des mugs,  ou d'accrocher des cadres et des étagères au mur.

En ce qui me concerne, j'ai été victime d'une conjuration qui a placé sur mon chemin une foule de petits meubles charmants qui n'attendaient que moi pour trouver une deuxième jeunesse. Comment, dans ces circonstances, prendre en considération le fait que ma maison, pleine comme un oeuf, ressemblera bientôt à un garde-meuble ?

J'ai donc croisé, chez Emmaüs, une vieille table de machine à coudre abandonnée dans un coin. Il faut croire que la mode d'en détourner le piètement en métal ouvragé a dû passer, parce qu'on en voit à nouveau partout pour moins de 40 €. J'ai hésité pour la forme (nous en avons déjà deux...) puis décidé que, bien toilettée, elle serait parfaite devant la porte d'entrée, sous l'appentis, pour présenter plantes et flacons de tailles diverses.

 

IMG_8393

Après observation de la bête, je me suis trouvée partagée : le dessus de la table, une bois enlevée la boite, vide désormais, qui avait abrité la machine, et qui ne me servirait à rien, était couverte d'une superbe marquetterie, raffinée à souhait, avec, sur le devant, un repère pour mesurer le tissu... Tout cela était émouvant de beauté, de travail, mais irrécupérable car abîmé par la pluie, le temps, le manque de soin. En outre, le trou laissé par la bécane était juste moche.

Le pied lui-même avait souffert : l'emplacement de la marque, dans un ovale, était vide (c'était une Frister & Rossmann).

IMG_8394

 

J'ai eu beau nettoyer le bois à l'essence de térébenthine, rien n'y faisiat : la fibre reprenait des couleurs mais les problèmes restaient entiers !

IMG_8402

Faute d'idée géniale, j'ai choisi d'aller auplus simple et de m'inspirer des meubles peints ou semi-peints que l'on trouve sur Pinterest (oui, encore !).

J'ai commencé par coller et clouer une plaque de contreplaqué sur la table. Adieu marquetterie...

IMG_8495

J'ai poncé les bords et les angles pour les adoucir, les arrondir et créer un semblant de continuité avec la bordure originale.

IMG_8497

Et j'ai peint en gris foncé. Au final, je suis un peu vexée, mon anthracite tire franchement sur le violet. N'est pas coloriste qui veut...

IMG_8551

 

Le résultat me convient, particulièrement pour l'usage que je veux en faire. Et puis cette table présente une bizarrerie, un truc que je n'avais jamais vu : normalement, la pédale est reliée àla roue par un mécanisme en métal. Rien de bien extraordinaire, rien que de très normal. Ici,une pièce amovible et ouvragée est en bois !

IMG_8554

 

Et je trouve ça trop chouette !

Posté par Laudette à 07:17 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :


01 décembre 2016

Faire sa tête de cochon, le regretter, recommencer.

Je suis une adepte de Marie-Claire idées. Depuis des années, j'achète ce magazine, je le lis, le relis, rêve devant, l'archive, le ressors religieusement longtemps après l'achat . Ce n'est pas que j'adhère  à tous les choix de déco, loin s'en faut. Certaines créations (en écorce ou en papier...) me laissent perplexe. Je ne corresponds pas non plus au modèle visé de lectrice : je n'ai pas les moyens d'acheter les objets de déco ou les produits mode et beauté conseillés. Mon intérieur s'accomoderait fort mal de la plupart des conseils donnés dans les pages du journal...

Mais parcourir Marie-Calire Idées, c'est comme pousser la porte d'un bazar chic qui vous fait rêver d'autre chose. C'est l'outil procrastinatoire par excellence, le rêve de l'ouvrage parfait remplaçant avantageusement la création elle-même. En outre, certaines idées créatives sont géniales ence sens qu'elles sont faisables, et je parle pas des recettes dont certaines sont devenues des classiques de la maison. Bref, c'est un de mes vices. (Ricanez pas, on en a toutes !)

Dans chaque numéro, donc, le mag propose un patron gratuit parfois offert par une marque qui s'assure par là un peu de publicité. L'offre profite à tous, et en premier lieu aux lectrices qui peuvent aller charger le patron sur le site. La Droguerie a notamment offert deux patrons de robes d'été (ici et ). J'ai donc été charmée de découvrir dans le dernier numéro une robe Iam Patterns qu'il s'agisait de réaliser : la Cassiopée. Toute à ma joie (la photo était charmeuse...), j'ai cliqué, suivi les liens et quelle n'a pas été ma déconvenue lorsque je suis tombée sur la page de la boutique, la page classique et régulière proposant le patron à la vente pour la modique somme de 14ou 15€. J'ai d'abord cru à une erreur, un lien corrompu, un code remise oublié au passage, mais non. Le patron gratuit est proposé à la vente.

Ici, une pose  Petit Larousse s'impose.

Gratuit : adj. qual. - du latin gratuitus, de gratis - 

  • Qui est fait ou donné sans qu'il en coûte rien, dont on jouit sans payer : L'enseignement gratuit et obligatoire.
  • Qui est accordé d'une manière désintéressée : Il est rare que les éloges soient gratuits.
  • Qui n'est ni motivé ni justifié : Une accusation gratuite.

Vous le sentez venir le méchant procès en sorcellerie ? (ou comment je vais fatalement illustrer la troisième définition ?!)

Frustrée, agacée, j'ai donc filé faire ma mauvaise tête sur IG où nombre de couturières encensaient le patron, jurant qu'elles coudraient la robe le week-end suivant. Avec une sale mauvaise conscience, mais un fond d'agacement amer, j'ai donc laissé un commentaire aussi acerbe qu'inutile auquel une personne charmante a répondu gentiment que le plan de coupe était offert.

Ma remarque était idiote, certes, mais j'avais déjà noté que le patron, réduit aux mensurations d'une page A4 était offert... Qu'à cela ne tienne. J'allais l'agrandir, l'imprimer, le couper, triompher (ou coudre une cassiopée pour Barbie !).

Le problème a donc rebondi lorsque j'ai tenté de négocier avec mon lecteur de PDF. Fourni avec mon ordi (acheté en juillet, doté d'un i5, respectable, donc !), celui-ci ne proposait pas l'option agrandissement... Agacement...

Et puis, agrandir oui, mais jusqu'où ? Mon mari, alerté sans doute par mes monologues et préférant éviter des test d'impression multiples, a pris les choses en main. Sur un site, il a découvert que pour que le repère qui mesurait 8 mm acquière la taille respectable de 5 cm, il fallait imprimer en 650 %. Forte de cette information, j'ai tenté l'expérience au collège... où j'ai découvert que le lecteur de PDF grossissait jusqu'à 400%, maximum non négociable.

De retour à la maison, j'étais d'une humeur de Yéti femelle en période de mentrues, envisageant presque d'acheter ce foutu patron, histoire d'en finir. Mon mari a donc opté pour l'abnégation totale (mais faut dire que subir Yéti toute la soirée...). Il a chargé le plan de coupe et lancé l'impression. Le repère de 5cm est ressorti, long de 6. 

Après réflexion, nous avons opté pour un agrandissement de 500%, et obtenu ça :

IMG_8438

Victoire pour le peuple !

Il restait à coller, découper, pour tailler, etc, etc...

Je m'y suis donc mise le vendredi suivant,en début d'après mid, après avoir sacrifié 15 ans de cheveux pas taillés chez une coiffeuse, pour obtenir ceci, un petit carré dégradé adorable que j'aurais dû faire depuis... ben... 15 ans :

IMG_8512

 

(on imagine l'état émotionnel dans lequel je pouvais être...d'ailleurs, c'est bien simple, je suis toute floue et ce vieux cochon de David Hamilton n'yest pour rien !)

Pour arranger les choses, j'ai allumé la TV et opté pour la rediffusion de Valmont, film sorti pour son malheur la même année (1988) que l'adaptation concurrente du roman de Choderlos de Laclos, Les Liaisons Dangereuses, celui de Stephen Frears... Me voilà donc, ciseaux à la main, un oeil sur mon patron et mon tissu (un coupon ancien choisi comme brouillon... heureusement), l'autre sur l'écran...

Ce n'est que dimanche après-midi, après avoir consacré le reste de mon week-end à des activités domestiques et pédagogiques, que j'ai compris mon erreur : j'avais pris les pièces du devant et du dos (dangereusement triangulaires, du fait du raglan combiné à l'option "chauve-souris") de travers,confondant l'encollure avec le dessous de bras.

Vous ne voyez pas ce que ça peut donner ni comment c'est possible ? Dites vous que c'est juste une horreur. Et si ça ne passe pas, prenez un doliprane, poussez le avec un armagnac et revenez : ça va s'éclaircir tout seul.

Honte. J'étais punie de ma colère, ramenée à ma petite hauteur de gacheuse de tissu prompte à faire la leçon... Instantanément, le tissu bon marché choisi pour cette tentative m'a semblé infiniment regrettable, doté d'un tomber parfait et d'une couleur sublime... épais, il devenait le coupon idéal pour une robe d'hiver.

Dégoûtée, j'ai tranché les deux pièces par le milieu pour rétablir les deux moitiés de patron que j'ai montées à l'endroit... avec une sublime couture au milieu du devant et du dos... et un haut de robe taillé, donc,pas du tout dans le droit fil !

IMG_8534

J'ai achevé mon montage avec une rigidité monacale (et zéro jouissance coupable, comme on s'en doute), entre autoflagellation et introspection douloureuse.

Ma cassiopée est quand même finie. 

IMG_8530

IMG_8541

IMG_8545

 

IMG_8547

Au final, j'ai taillé la plus petite des deux pauvres tailles généreusement offertes sur le plan de coupe, mais il a fallu recouper deux centimètres des deux côtés du haut. J'avais réduit le bas de 10 cm devant et dos (sans quoi mon coupon-test ne suffisait pas), et je suis encore dans un sac.

La forme de la robe est ainsi faite, et elle est originale et jolie, mais : 

  • elle ne s'accommode pas d'un tissu lourd ( c'était déconseillée... je sais...on suggérait de la soie ou de la viscose toute légère.)
  • je porte mal les robes amples à fronces (je le sais depuis longtemps aussi...)

Bref, j'ai pris de grandes résolutions, à défaut d'avoir cousu la robe de l'année : je ne médirai plus quand une jeune marque de patrons vendra le fruit de son labeur. C'est de mauvais goût. Et je ne coudrai plus de robe ample avec des fronces. Même si on me donne le patron.

Posté par Laudette à 05:54 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , ,

22 novembre 2016

Cacher son jeu...

 

 

IMG_8452

 

 

... comme une pensionnaire juste sortie du couvent,

 

IMG_8451

IMG_8458

mais qui aurait l'Afrique, cachée à l'intérieur !

 

IMG_8463

Comme je l'avais laissé entendre lors du dernier message, j'ai planché, cette semaine, sur un dossier "Manteau", tout en restant habitée par l'envie de coudre du wax. Je n'en sors pas : je crois que l'imprimé africain (formule désolante de globalité) fait désormais partie de mon petit répertoire de basiques. La mode peut changer, aller se faire voir, je crois bien que tout ceci est sans appel !

Bref, j'avais depuis longtemps l'envie de coudre une Aigue-Marine issue du livre Grains de Couture, Hommes et Femmes. Ce n'est pas le modèle qui m'avait sauté aux yeux en premier mais l'idée avait fait son chemin en souterrain et j'en étais arrivée au stade où coudre ce modèle relevait de l'évidence : nous avons toutes besoin d'une veste (oui, chez moi, c'est une veste ! Rapport à la longueur.) trapèze, classique et confortable, et nous avons grand besoin de marier le classique et l'afrique. D'ailleurs, ça rime.

En stock, j'avais un lainage bleu nuit à 10 € les 3 mètres, obtenu grâce à la tonte de quelques jeunes viscoses ou de petits polyesters, je suppose... Il faudrait quand même en finir avec l'usage générique du mot "laine" qui finit par désigner n'importe quel tissu épais d'apparence fibreuse. Passons... Vu le prix, j'ai tort de me plaindre (et j'aurais été naïve de croire à de la pure laine !), mais bon.

Le projet a pris corps lorsque j'ai eu l'illumination : j'allais faire la doublure en wax, avec le beau coupon acheté fin décembre, l'an passé, place Saint-Pierre. Celui-ci, moulte fois déplié, touché, humé, avait changé de destination mille fois...La doublure est une fin peu glorieuse mais le résultat est beau, sans compter qu'il fallait en finir avec les hésitations et les angoisses. Pressenti pour une chemise, ce beau wax serait resté intact, ma peur de foirer les raccords, pardon - ma lucidité concernant mon sens des raccords - étant légendaire.

 

IMG_8468

 

IMG_8466

Concernant le modèle, j'ai opté pour la plupart des options : devant droit et gauche en deux parties, poches (sans rabat : j'ai eu pitié de ma Mac, pourtant stoïque devant les épaisseurs), dos en trois pièces avec martingale, manches en deux parties mais sans la patte décorative, col claudine parce que j'en raffole.

IMG_8433

 

IMG_8444

IMG_8447

IMG_8448

Moralités : 

  • Ivanne est formidable. Son modèle est très bien fichu, un rien ambitieux dans la découpe, et clairement guidé. J'en ai profité pour lire (enfin !) l'intro du bouquin, et le passage sur la couture au masculin (qui n'a donc rien à voir avec le sujet) m'a beaucoup plu. Bref : Ivanne, présidente !
  • Un manteau, c'est long à coudre, surtout quand on réalise en cours de route qu'on a oublié de couper la parementure pour la doublure et que l'on a, du coup, gaspillé du wax ! Prise de conscience... sortie du couvent, quoi !

 

IMG_8437

Au final, je suis contente du résultat, même s'il est loin d'être régulier. Je porterai cette veste, j'en suis sûre (et même si je viens de m'offrir une gabardine superbe et déraisonnable... Passons...) parce qu'elle est originale et passe-partout à la fois et ultra chaude, ce qui devrait avoir un effet apaisant sur le hérisson qui a élu domicile dans ma gorge, rejoint ce matin par un pic vert qui s'acharne sous mon front côté droit. Je m'en vais donc de ce pas sacrifier au Dieu Paracétamol et célébrer le rituel du Grog.

Bise à toutes, au risque de vous contaminer.

IMG_8464

Posté par Laudette à 11:25 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

15 novembre 2016

Coudre la robe qu'on a déjà vue mille fois...

A chaque entrée dans l'hiver, je fais le même rêve. Je rêve d'un vêtement qui serait féminin (comprendre : une robe), mais confortable comme un tee-shirt (trapèze, donc, la robe), qui s'enfile et puis basta (en jersey,du coup), et qui soit chaud comme une sorte de doudou intégral dans lequel on pourrait se glisser.

Et puis généralement, j'abandonne, soit parce qu'une autre idée m'a détournée de celle-là, soit parce qu'une stupide hésitation entre deux ou trois (ou quatre) patrons possibles m'a fauchée en plein vol.

Cette année, aux prises avec un pull qui n'avance pas, des envies contradictoires en wax et un wagon de contrariétés familiales, j'ai sauté sur la simplicité : j'ai ressorti du placard à trucs un reste de molleton rayé de chez Vêtements Marins , Broderie.com (lien en haut à droite) - une tuerie déjà découpé pour ceci - et le patron de la petite robe jersey de la page 23 du Mix and Match de Yuko Sato. Ce dernier était en réserve depuis longtemps mais la mention du "dungaree" indispensable pour faire le revers des manches m'avait perturbée. Faute de cette exotique matière, j'ai ressorti un petit coupon de jersey marine coordonné au molleton et offert en échantillon lors de mon dernier achat chez VMB.C. L'idée était d'éviter les matières trop épaisses pour les parementures, histoire d'éviter l'effet Epaulettes à la Star Treck.

J'ai donc taillé et monté tout ça avec conviction, mais non sans étourderie (on ne se refait pas) : le tissu un peu déformé par le stockage et hâtivement posé sur la table n'était pas droit, ce qui a occasionné des dissymétries malheureuses au niveau des épaules. Pour le reste, j'ai opté pour un bracelet foncé en bas des manches en lieu et place du revers et j'ai rallongé le modèle de 5 bons centimètres parce je compte porter cette robe sans superposition et sans attenter aux bonnes moeurs.

Voilà la choses, sans prétention :

IMG_8407

IMG_8409

IMG_8415

IMG_8416

IMG_8421

 

La marque Petit Bateau peut encore dormir sur ses deux oreilles, mais j'ai enfin ma robe doudou (et sur ce coup là, je ne suis pas déçue ; l'hiver vient quand il veut !), et sans avoir déboursé un centime.

Reste maintenant à me remonter les manches (courtes, Dieu merci) pour commencer le montage du manteau coordonné (bleu foncé, quoi !) dont les pièces sont coupées depuis hier soir.

Posté par Laudette à 05:55 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

27 septembre 2016

Crayonner en wax

Parmi les projets qui tiennent la tête de ma TDL (to do list... l'expression ayant disparu de tous les blogs encore en activité, je tente coquètement le sigle... c'est indémodable, un sigle ! Bref.) depuis deux ans au moins, ce qui en dit long sur la rigueur et le rythme avec lesquels je couds, il y a la simplissime et indipensable jupe crayon. En WAX.

La chose aurait pu s'éterniser encore si je n'avais mis la main grâce à Pinterest (mon principal loisir procrastinatoire) sur LE tissu qu'il me fallait pour avoir l'impulsion. Il s'agit d'un motif de taille raisonnable pour un wax,en forme d'oeil dont la pupille serait une fleur. Il existe en plusieurs coloris. Le gris et bleu a d'ailleurs été utilisé pour un pantalon (de mémoire...) par une marque de vente par correspondance.

IMG_8366

Le tissu, trouvé sur My Little Mercerie, m'a aussitôt harponnée, mais mes finances étant à peu de choses près dans l'état ordinaire que l'on imagine avec un fils étudiant en rade d'ordinateur avec un rapport de stage à taper, et un plus jeune en pleine croissance incapable d'entrer un mollet dans un seul de ses pantalons de l'an passé... j'ai mis le panier en attente. Bien mal m'en a pris : au bout d'une douzaine d'heures de raisonnables tergiversations, il ne restait plus qu'un  mètre du précieux tissu. J'ai foncé.

La merveille une fois reçue (très vite et bien emballée), restait à régler l'épineux problème du patron. La jupe crayon est un basique : tout le monde est convaincu d'avoir au moins 3 versions concurrentes de ce modèle dans sa patronthèque (ça n'existe pas, patronthèque ? vous m'étonnez...). Or, c'est FAUX ! Cherchez...vous verrez !

Sans compter que la mienne devait avoir la taille haute et pas de ceinture (rapport aux modèles que j'accumule dans mon tableau Pinterst "Un Dressing en Afrique"...). J'ai donc épluché quelques bouquins, honteuse d'en avoir tant, si peu utilisés, puis j'ai opté pour la version présentée dans Coudre avec un Mètre de Tissu. La jupe correspondait, les explications étaient illustrées et je n'avais pas encore conçu quoi que ce soit qui en soit issu

IMG_8390

De plus, le titre du livre était on ne peut plus pertinent : il s'agissait de coudre un jupe (pas mini du tout ! à mon âge canonique et du fait de ma profession qui consiste tout de même à édifier la jeunesse, il est exclu de s'afficher en "large ceinture rien dessous") dans un mètre de wax. Je rappelle pour les non initiées que le wax, qui se vend d'ailleurs en inches par pur esprit de contradiction, est proposé en toute petite largeur : 1 m. 14 à peu près une fois virées les lisières blanches qui renseignent à profusion sur le nom fleuri du modèle, son origine, l'âge du capitaine, sa marque de dentifrice, le nom de sa soeur et les mesurations de la factrice...

A ce compte là, faire des raccords précis était hors de propos, mais avec un peu de persévérance, j'ai évité la catastrophe complète. A peu près. Disons qu'on note, à bien y regarder, une indéniable bonne volonté... C'est inespéré, je vous dis!

 Place aux photos (avec une option chemise en jean que je prenais pour LA bonne idée du jour jusqu'à me voir dedant, puis avc un pull noir qui ne me satisfait pas non plus. Si vous avez un avis, des idées...)

IMG_8378

IMG_8377

IMG_8387

IMG_8388

La taille (un S) est bonne, même si elle est confortable. Je peux me mettre aux tartines de saindoux sur brioche,couronnées de Fluff, y a de la place.

La fermeture invisible est la moins visible de celles que j'ai posées jusqu'à ce jour. Il reste néanmoins une motivante marge de manoeuvre. Tout va bien !

 

IMG_8382

IMG_8383

IMG_8389

(opération contorsion du palala pour essayer de montrer la fermeture...)

La longueur est convenable.

 

IMG_8370

Bref, je suis ravie... Reste à porter cette très dadame création dans le monde réel que je parcours de préférence en jean brut coupe straight ou en Chino marron-beige-marine !

Et puis... il faudra éponger un minime dégât colatéral : j'ai acquis un autre coupon de wax lorsque j'ai acheté celui-là,destiné àune jupe, lui aussi, mais froncée. Mais j'ai également, dans mes maraudes informatiques mis la main sur un autre coupon, identique au mien, mais bleu... L'hiver peut venir, et avec lui les longues soirées... Promis juré (craché aussi, à y être) je n'achète plus la moindre particule de chiffon jusqu'en janvier. Et j'ai pas dit de quelle année !

IMG_8369 VLISCO CLASSIC WAX FABRIC - CONGRÈS | This elegant pattern is the choice of…:

Posté par Laudette à 11:20 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

20 septembre 2016

Relire ses classiques...

  Image result for Martine Image result for Martine

Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu des Martine entre les mains. La pile d'albums était impressionnante, si bien qu'aujourd'hui, je serais bien incapable de les citer tous ! En outre, certaines images m'avaient marquée, plus que les récits eux-mêmes : l'envol d'une jupe rouge dans Martine à la ferme, la queue de cheval passant par une ouverture du bonnet dans Martine fait du ski (titre approximatif). La robe rose, dans Martine fait du théâtre, resta parmi mes références en matière d'élégance. C'estdans ce volume aussi que j'acquis une forme de fascination pour les greniers pleins de vieilleries, moi qui n'avais vécu qu'en appartement ou dans des constructions dépourvues de combles à entreposer des trésors.

Image result for martine fête son anniversaire

(LA couverture d'époque... Celle des albums que j'ai lus.)

 Martine fête son anniversaire m'a longtemps émerveillée pour les images de gâteaux, tellement plus parfaits que dans la vraie vie, au point que le goût des pommes d'amour m'a fait l'effet d'une mauvaise farce lorsque j'y ai touché. La marguerite dans les cheveux me laissait pensive : comment tenait-elle ? C'était perturbant. Elle pouvait glisser dans la crème fouettée... Mais toutes ces mousses me ravissaient etme frustraient à la fois. Les enfants du livre avaient une sorte de privilège.

See original image

 Mais ce volume là recèle aussi une explication lumineuse, le dévoilement d'une origine, d'un rêve :

Sur cette image, j'étais certes, à mes propres yeux, la petite fille aux cheveux chatains à qui on coud une robe, scène fréquente chez Mamie Odette (même si la Singer à pédale avait une autre allure), mais aussi, déjà, quelquepart,  la jeune maman au visage juvénile de poupée Cathy et aux jambes lisses habillant sa fille comme je parais mes poupées. Tout y est : la machine, le décor pastel et clair, les plantes sur la fenêtre dont je rêve encore parce que rien de tout ça n'est compatible avec mon capharnaüm !

J'ai donc sauté sur l'occasion de m'habiller à nouveau en Martine.

Bon, vous m'aviez vu venir, avec mes gros sabots ?! Je vous montre aujourd'hui la version courte de la blouse Aime comme Martine, presque terminée début juillet et achevée hier seulement, parce que mon été a été une succession de trajets en voiture, d'ouvertures et de fermetures de valises pour accompagner ma mère dans son traîtement (opération, résultats, analyses, injections...) contre un crabe.

J'ai repris la Mac et rangé dans un coin les projets de tenues estivales (certains vieux de deux ans...), cousu quelques empiècements et ourlets, et voilà !

IMG_8361

IMG_8363

IMG_8351

 

J'ai opté pour une version en jersey, dans un reste du tissu de ma robe Burda. Pour éviter de me trouver dans un sac, j'ai taillé en 36 mais viré les marges de couture. Le résultat me convient, même si ça baille un peu sous les bras.

IMG_8365

IMG_8358

 

J'aime beaucoup le dos dont j'ai taillé la partie haute en une seule pièce. Le devant, en revanche, aurait peut-être mérité d'être coupé normalement. J'ai préféré me simplifier la vie en le laissant tout d'une pièce, comme je l'ai vu sur le Blog Bee Made, mais en version robe. Sur ma blouse, le devant est un peu mou... 

IMG_8360

 

J'aime donc toujours Martine ! La saison d'en couper une autre est passée, comme celle de porter cette blouse fluide et facile à vivre mais des projets de jupe en wax tournent ferme. Je laisse la MAC à portée de main. On ne sait jamais !

Posté par Laudette à 06:52 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :