Aux fils de Lau

23 mai 2017

Tirer parti d'un petit coupon

Chez Toto, à Toulouse comme ailleurs, il y a les gros rouleaux de tissu, le réduit réservé au wax, les coupons déjà détaillés assortis d'une étiquette, et les "machins" vendus au poids. Entassés dans des bacs ou pliés et empilés, ils attendent qu'une frénétique couturière, armée d'un air pas aimable et de deux mains aptes à fouiller, retourner, saisir, veuille bien arrêter un choix et faire peser son trésor, de préférance en ignorant ostensiblement les concurrentes bavant sur sa sélection...

Il y a un an, j'ai fondu (toute seule et sans faire baver personne !) devant un morceau de viscose rouge semée de fleurettes blanches et bleues (j'ai toujours eu un truc avec le mélange "fleuri rouge et détail bleu", sais pas pourquoi...), le genre de tissu vif et charmant qui attendait juste que je l'adopte et que je choisisse l'idée géniale qui allait magnifier ces deux ou trois euros.

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Je suis donc rentrée chez moi radieuse, convaincue d'avoir fait l'affaire du siècle. C'était oublier que les dits coupons étaient attachés par de petits morceaux de plastique comme on en trouve pour fixer les étiquettes de promotion dans les boutiques de vêtements et que les petits liens translucides empêchaient de déplier le coupon et de le juger dans son entier. Tout le monde a déjà deviné la suite, la chute...

A l'ouverture du truc, le soir, après une heure de route, il est apparu que le coupon d'un mètre était décoloré dans un angle, en haut à gauche, taché en haut à droite (une trainée de bleu foncé avait dû se faire lors de l'impression du motif...), et qu'une bande décolorée bleuâsse-violine le barrait entièrement à une tentaine de centimètre du bas sur toute la largeur. Damned. Comment tout ceci avait-il pu m'échapper ? Mystère... La joie de la bonne affaire m'avait sans doute aveuglée et j'avais omis de détailler la chose en "triffougnant" dans le tissu pour essayer de le juger objectivement...

Il me fallait donc trouver un patron qui permette d'utiliser les restes, un patron doté de pièces de petite taille, peu nombreuses, mais si possible permettant de faire plaisir à un être humain adulte (moi, à y être) et pas seulement à Barbie ou à Little Pony.

J'ai donc copieusement hésité avant de jeter mon dévolu sur l'Indispensable de Delphine et Morrissette, mais dans une version 2 (la seule possible) resserrée dans tous les sens, avec un corps plus étroit (beaucoup plus étroit... 4 cm de moins de part et d'autre !), des manches courtes et une basque très riquiqui. Au final, elle n'a plus rien à voir avec l'original !

La preuve:

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La chose me plait bien, elle reste agréable à porter ce qui est de l'ordre du miracle vu que mes modifications, très empiriques, auraient pu rendre l'enfilage impossible ou faire hurler les couture au moindre mouvement... Toutefois, une si petite basque si basse sur une coupe près du corps marque les hanches et a tendance à faire comme une petite bouée de sauvetage.

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Je ris mais c'est un peu ridicule sous certains angles. Me voilà en mode "Petit Chaperon Rouge" à volant. Je ne pourrai envisager ce gentil petit haut qu'avec un pantalon serré ! Ici, sur les photos, on devine lebout de la ceinture qui, sorti du passant, pousse le tissu.

Au moins ai-je tenté un truc et suis-je sortie de la période pastel ! Un peu de wax devrait, sous peu, m'en guérir définitivement...

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16 mai 2017

Etre la joie...

... dans un top Joy de I am patterns !

Et se réjouir d'une bonne nouvelle.

Il y a quelques mois, je faisais part, ici même, de mon mécontentement devant le patron proposé par un magasine que j'aime pourtant au delà de la mesure : Marie-Claire Idées. Comme dans chaque numéro, l'exemplaire de la fin de l'année 2016 proposait une couture pour femme, en partenariat avec une marque de création de patrons en ligne. Or, le patron gratuit, après une course folle de lien en lien, se révélait être...  payant ! En un mot, le sujet "couture" du numéro était une pub. Consternation, frustration. 

Seul le plan de coupe était offert (Merci, mon prince !), utilisable qu'il était à condition d'être imprimé avec un grossissement de 500% (Oh oui, laissez-moi vous baiser la main...). Après des tentatives multiples pour imprimer le truc, le scotcher correctement et au terme d'une expérience globale dont la couture amateur n'était pas sortie grandie, j'avais fini par en vouloir à la terre entière.

Or, quel n'a pas été mon étonnement, que dis-je, ma jubilation, lorsque j'ai constaté il y a dix jours que Marie-Claire Idées avait changé de formule, et qu'un dépliant, au début du journal, proposait un patron gratuit et à taille réelle !

Victoire pour le peuple !!!

Bon, je reconnais volontiers que mes couinements de souris écrasée n'avaient pu émouvoir personne, les rédactrices du journal n'étant jamais venues se perdre ici.! Je ne suis, évidemment, pour rien dans ce petit miracle, mais je m'en réjouis pourtant, et j'ai donc eu envie de rendre hommage à cette généreuse nouvelle version en cousant un Joy, et, à y être, en le cousant ROSE !

Je vous le montre vite afin de pouvoir ajouter que le jounal étant encore en vente en ce moment même, vous pouvez courir récupérer de quoi vous offrir un peu de Joy !

 

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Le modèle est simplissime et charmant, le patron simple et précis comme du japonais mais sans les erreurs ! Il se coud à toute vitesse et le résultat est gratifiant au possible. 

 

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Patron taillé en 36 pour un 36 et confortable sans être trop ample ni long (un bonheur...)

Col danseuse un peu haut, un peu large, mais c'est sans doute moi qui suis difficile.

Coton imprimé vichy gros carreaux d'origine désormais incontrolable (achat internet hors d'âge...)

Du coup, je stationne encore un peu dans le pastel et j'ai ajourné deux projets raisonnables mais de plus grande ampleur. Avec des copies qui vont arriver en masse et le début des réjouissances collectives qui font du mois de mai un vrai triangle des Bermudes dont on sort, tous les ans, épuisé et affublé d'une cirrhose, je doute de pouvoir montrer grand chose avant des semaines, mais on ne sait jamais. Les miracles vont peut-être se mettre à voler en escadrille !

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09 mai 2017

Secouer le coco

... et en tirer une verrine !

Cela faisait longtemps que, sur Pinterest, j'avais sélectionné une série de recettes régressives et molles comme je les aime : crêmes au citron faciles, panna cotta au caramel beurre salé, étrangeté vegan au quinoa et lait d'amande (oui, parfois, je frise de délit contre le bon goût, je sais...). Mais un peu comme pour la couture, l'accumulation même de projets nuit à leur réalisation. La plupart de ces petites choses attend sagement une réalisation future.

Bref, j'ai profité du huit mai (encore férié, mais pas pour longtemps, si vous voulez mon avis...) pour réaliser une petite recette qui, j'avais prévenu les troupes, risquait fort de laisser l'assemblée perplexe :

Les perles du japon au lait de coco.

 

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Ingrédients :

  • 400 gr de crême de coco (en boite)
  • 20 cl de lait
  • 60 gr de perles du japon
  • 30 gr de sucre
  • du coulis de framboise (ou, comme moi, une peu de confiture de fraise faite de la veille !)

Réalisation :

Dans une casserolle, faire bouillir la crême de coco, le lait et le sucre.

Verser en pluie les perles du japon et remuer pendant 12 minutes, sur feu doux.

Laisser un peu refroidir puis monter les verrines et mettant au fond un peu de coulis (moins que sur la photo si vous utilisez de la confiture... C'est trop sucré !) et verser par dessus la crême de perles au coco.

Réfrigérer deux heures.

Au final, la chose est douce, compacte, très COCO ! J'adore, mais on gagnera à doser le coulis s'il est fort en sucre. On peut même l'éliminer si on est une vraie folle de noix de coco pure. Cela arrive à des gens très bien !

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26 avril 2017

Découvrir les mystères de la génétique

On me l'avait caché.

A en croire les images, je serais le fruit d'une fugitive rencontre entre Barbapapa et un Bubble Gum Malabar...

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C'est rose. Très rose... Cela tient de la blouse de femme enceinte des annés 80, de la tenue d'infirmière en service de néonatologie ou de la blouse d'agent de surface optimiste ! En fait, c'est une TOILE !

Ma période pastel-dentelle-diaphane-et-broderie touche à sa fin (enfin, je crois !) et j'ai utilisé un petit morceau de lin rose (acheté sur un malentendu : il semblait beaucoup plus pâle sur l'écran de mon ancien ordi...) pour tester un plagiat.

Je vous le résume en bref : dans le catalogue été 2016, la marque anglaise Boden (une tuerie pour qui aime les couleurs et les imprimés hystériques) proposait un top en lin jaune, avec de jolies fronces... Lui.

Mais le prix m'avait fait hésiter. En pleine crise d'économie domestique, convaincue (on se demande bien comment) d'être une ménagère responsable, adulte, j'avais renoncé à me l'offrir jusqu'à ce qu'une rupture de stock de début de promotion m'oblige à rester raisonnable, bien malgré moi. Nous étions nombreuses à avoir été victimes du même coup de coeur. Aussi, quelques temps plus tard suis-je tombée sur la version de Mamzelle Agnès, dont le blog est un charmant trésor... La couleur était la bonne, le choix du plumetis tout à fait judicieux.

Mais surtout, l'idée de coudre la blouse en exploitant un patron japonais à haut croisé était lumineuse. J'ai opté quant à moi pour le 5 du Otona No Couture mais choisi de faire une toile dans un morceau de lin qui, sans cela, serait resté encore longtemps au placard.

Au final, la chose est rose. Très rose, mais pour jardiner, ce sera parfait ! Et puis surtout, le défi est relevé : la toile est concluante. Le lin un peu rigide a tendace à "bouffer" mais avec une cotonade plus légère ou un jersey, ça peut être très bien. J'ai retouché le col pour qu'il croise plus, et plus bas. La modification est validée et sera peut-être accentuée afin de "dégager la poitrine" (comme le dirait Christina, ma nouvelle mère spirituelle, eh eh eh !!! Blague.). J'ai opté pour les manches d'un autre modèle (de mémoire, la 21...) que j'ai raccourcies.

Et dans un élan de revival 2010, j'ai mis un biais à l'intérieur pour finir l'encolure, dans un style Liberty qui aurait fait ma joie à l'époque et qui m'a surtout, ces jours-ci, simplifié la vie ! Allez, quelques photos, pour la forme.

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Et vive les patrons japonais, décidément formidables pour se lacher et se faire plaisir sans prétention !

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22 avril 2017

Accepter stoïquement les conséquences du "Brexit"

 

En ce temps où tout fout le camp, où des nuages noirs se profilent à l'horizon, en cette veille d'élections à vous dégoûter le plus enragé des démocrates, dans cette époque sombre de divisions et de querelles, il faut savoir sauver l'essentiel du désastre... Oui, l'Europe explosera peut-être. En effet,les anglais nous abandonnent. Mais non, nous ne renoncerons pas à la broderie anglaise.

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Et toc.

Afin de célébrer l'arrivée du printemps (ben oui, quand même !) et de coudre un truc facile qui me rajeunisse un peu en me ramenant à mes premières amours, je me suis cousu une 14 (ça faisait longtemps...) du Otona No Couture, livre japonais traduit ar Elégance et Sobriété, tout un programme, en broderie anglaise blanche. Pour cette 5, 6, 9, 25ème (?) version blouse de la robe, j'ai modifié le dos : j'ai coupé un empiècement en haut et opté, en dessous, pour un panneau à deux plis plats. Le reste est gardé tel quel, si ce n'est que j'ai redécalqué mon patron en taille 9, la 7 étant un peu juste pour ma carrure de sportive (la première qui rit, c'est dehors!), et pour un tissu non extensible. Au final, je suis assez satisfaite, même si le tissu acheté il y a des plombes je ne sais plus où est un peu transparent ( ça devient systématique cet exhibitionnisme involontaire... me demande si je devrais pas consulter...). Le dos me plait, la chose est mettable, même si, en mode tunique, la coupe trapèze fait franchement 2010. Une version 2 pourrait voir le jour dans un tissu plus fluide, et avec un effort de finition au niveau des poignets, ainsi que de la forme que je verrais plus droite. J'avais des idées, hein, c'est net, mais la flemme (assortie d'une envie d'éviter un plagiat trop flagrant de la jolie tunique en vente ici), m'a incitée à m'en tenir à du très simple.

La chose en images.

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Voilà qui ne va pas renouveler le monde de la couture, mais Dieu que c'est bon de se coudre un petit truc japonais rapide, de renouer avec ces patrons ultra-simples qui autorisent la prise d'initiatives !

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04 avril 2017

Tout laisser tomber

Oui. Je me suis rendue à l'évidence. J'ai lâché l'affaire,comme disent ceux qui croient être jeunes.

Soupir.

Lorsque ce patron est sorti, je ne l'ai pas remarqué. J'ai passé mon chemin, la tête ailleurs. Peut-être même l'ai-je trouvé trop court, trop vague, trop simple. C'est bien possible.

Puis, lorsque les réalisations ont commencé à fleurir partout, et que l'idée a germé dans mon esprit, je me suis dit que je n'avais pas besoin d'un patron pour coudre une blouse à basque froncée. Pardi !

L'idée faisant son chemin, j'ai adapté des modèles que j'avais, collant un volant à ma 14 chérie, ici, ou voulant une version robe quand même inspirée de, . Sentant bien les limites de mon système, je me suis tournée vers des patrons que j'ai préférés à l'autre. Je pense notamment à L'Indispensable réalisé ici, et dont je précise tout de suite que je l'aime d'amour, qu'il n'est pas qu'un second choix, et que je referai ce modèle que je trouve élégant, raffiné, modulable et tout et tout (même si ma version est impossible à mettre au vu de la transparence du tissu.)

Et puis j'ai craqué. Je ne saurais dire quelle version a eu ma peau, quel image vue sur la toile m'a achevée, il y en a tant... Mais je l'ai fait. J'ai acheté le patron de la 

Marthe

Et fort étrangement, je l'ai assemblé dans les huit jours et cousu juste après !

Que dire, si ce n'est que me voilà en conformité (trois ans après !!!). Si, quand même : je dois dire que Marthe se coud vite, que le modèle est vraiment original mais sans trop (manches raglan, dos sensiblement plus long...), il est -je le sens- addictif : tout coupon de tissu semble appelé à se convertir en Marthe, dès qu'on se laisse un peu aller. 

Cela dit, la coupe me va, sans plus : les hauts très larges ne sont pas ceux qui me flattent le plus, de sorte que je vais résister à la tentation de la couture à la chaîne.

Des images ? Allez.

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(pour imiter la photo de la marque...)

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J'ai cousu ma Marthe en 36, mais le 34 aurait peut-être suffi (comment se rendre compte dans un truc aussi vague ?), et j'ai opté pour un tissu "brouillon" acheté il y a bien longtemps sur un blog de vente. Il n'est plus disponible depuis longtemps, et c'est peut-être tant mieux car c'est pile poil un tissu à migraine. Lorsque je l'ai acheté, je n'avais vu qu'un micro morceau de la chose. Je ne savais donc pas que le motif n'est doté d'aucune symétrie, sauf si on l'utilise dans le sens de la largeur, ce qui constitue un attentat couturier de première catégorie. Oui, je sais, il est cocasse de me voir déguisée en puriste du droit fil, moi qui ne respecte aucune règle... Mais bon. Comme on peut être un rationaliste qui évite les chats noirs et redoute de casser un miroir, je suis une bûcheronne en couture qui respecte le droit fil. Quand elle le trouve.

Visez un peu l'engin :

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Même les deux motifs très ornés de droite ne sont pas parfaitement symétriques... A gauche, on trouve un à plat plus dépouillé, puis une bande ajourée très belle (que je n'ai pas pu utiliser !!!), puis du simple à nouveau. 

N'importe quoi. J'ai donc rusé en taillant le volant en vertical, pour avoir le motif tout le tour. Pour le haut et le dos, j'ai coupé de manière règlementaire, avec du motif sur les côtés. Le manches sont prises dans la partie la moins ornée. Au final, ça irait à peu près. J'ajouterai que le tissu laisse joliment passer la lumière, et qu'il aurait un petit côté Marie-Antoinette négligée. De quoi perdre la tête !

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Je suis donc l'heureuse propriétaire d'une Marthe que je risque bien de porter !

Pour la suite, j'ai des envies de broderie anglaise, mais avec des motifs plus réguliers... Il faut aussi que j'achève (au fusil, si nécessaire !) un boulet tricot qui m'a bloquée tout l'hiver entre "j'y travaille" et "je ne peux plus le voir en peinture je ne tricoterai plus jamais".

Allez, encore une photo pour la route !

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27 mars 2017

Opter pour Florence

Pas pour la ville, même si j'en garde un souvenir lumineux. Pour la robe de La Maison Victor de novembre-décembre 2016.

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Je l'ai cousue en 34 pour un bon 36 du commerce, et taillée dans un tissu d'apparence laineux mais à mon avis synthétique, acheté en ligne il y a des lustres. Le montage n'en est pas très difficile, j'ai juste un peu ramé pour les finitions des épaules et leur petite fente. Je ne comprenais rien aux schémas, mais en suivant mon intuition, j'ai pu tomber sur le résultat recherché. Tout arrive.

Au final, tout irait bien, hormis quelques détails...

Tant que je me tiens comme la fille de la photo, sur la magasine, ça le fait.

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Mais si je me tiens normalement, la robe est moins gracieuse, un peu cubique, et cela ne tient pas au tissu, assez souple, en vérité. Le modèle, très simple, ne suit pas vraiment les formes du corps (ou il ne va pas à ma morphologie, comme dirait Christina...). Le haut est bien court, ou peut-être est-ce moi qui ai grandi du buste...

C'est un peu décevant, surtout quand, faute de temps, je n'ai rien cousu d'autre depuis un bail.

La suite en images :

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La petite fente d'épaule, finitions main (ou beaucoup de tralala pour pas grand chose...)

 

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La découpe triangulaire du côté. Sympa mais pas spectaculaire, chez moi.

 

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Mon popotin, avec marque de culotte. Sans commentaire.

 

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Posture débile, pour essayer de donner une forme à la robe...

 

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Ceinture entièrement surpiquée. Coutures presque droites !

 

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Pinces parfaitement alignées !!! Victoire. Enfin !

 

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... et une bonne résolution : je ne coudrai plus un modèle présenté sur la quasi totalité des photos sous un trench, une veste, ou présenté dans des postures étranges.

 

C'est dingue ce que je progresse !

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15 février 2017

Se mesurer à plus fort que soi.

Depuis que je me suis remise à la couture (depuis sept ans, donc...), je n'ai pas fait preuve de la rigueur et de la volonté que les vraies passionnées ont déployé pour progresser. Il faut bien l'avouer, je couds de manière irrégulière, intuitive et branque, sans chercher à faire mieux.

Un hasard heureux, ou la chance, m'ont parfois permis de réussir des modèles de manière satisfaisante, et j'alterne, de ce fait, des cousettes désespérément faciles et des patrons plus ambitieux. Mais cette fois, j'ai compris ce que c'était qu'un patron qui demande du soin. Et qui ne négocie pas.

Lorsque j'ai découvert le patron Alysse de Slow Sunday, j'ai littéralement craqué. Il me rappelait une coupe de tunique-robe-truc vu il y a bien longtemps chez Comptoir des Cotonniers... le genre de modèle ultra original à l'époque (je vous parle d'il y a bien cinq ou six ans...). Et puis cette robe ne ressemblait à aucune autre proposée en patron, sur le marché. J'ai donc foncé. A la réception, j'ai bien constaté que le modèle était considéré comme nécessitant un niveau "avancé", mais j'ai chassé cette idée de mon esprit et attendu d'avoir le temps de m'y mettre.

En outre, me méfiant quand même de mes ambitions démesurées, j'ai choisi de commencer par un tissu "brouillon", une viscose achetée en ligne sur un coup de tête, puis -assez logiquement- stockée une éternité. Après avoir changé mille fois de destination, celle-ci devait donner une Alysse fluide du plus bel effet... C'était sans compter sur la fluidité, justement, du coupon, sur sa capacité à fuir, à glisser, à rendre inopérante toute tentative pour tracer droit.

Ajoutez au fisco ma tendance naturelle à ne jamais reporter sur mon tissu tous les repères (inutiles, évidemment !) et vous aurez un aperçu assez complet de cette chronique d'un échec annoncé. 

La coupe des pièces a été complexe, d'une part parce que le tissu a immédiatement refusé de coopérer, mais aussi parce que le patron demande beaucoup de tissu. J'ai dû ruser. Or, avec mon niveau, cela a été au détriment de la qualité du tracé. Puis le montage a commencé, assez agréable au départ, car le livret est bien fait et la patron précis. Rien à dire, de ce côté là. C'est au niveau des plis plats, devant, que ça s'est gâté : sans repères pour centrer correctement la pièce, je me suis trouvée avec des morceaux qui semblaient ne pas devoir coincider... Il y avait trop de plis, ou pas assez. Accablée par mes propres insuffisances, j'ai tranché et monté la pièce un peu à l'arrache, le flou du tissu ne permettant aucun travail rigoureux, à ce stade. Un peu comme cette copine de lycée qui fermait les yeux et criait avant d'appuyer sur l'accélérateur, au moment de croiser un camion dans une rue étroite, avec son permis tout frais en poche, j'ai monté ce qui devait être la pièce maitresse du modèle, en mode "bûcheronne".

Au final, la chose est décevante, mais point horrible, ce qui confirme que ce patron est vraiment formidable...

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Les poches sont molles (oui... j'ai aussi renoncé à les border...) et je me demande bien à quoi sert l'empiècement du haut, invisible à cause du motif.

Je vais donc retenter ce modèle mais avec de l'uni, et avant toute chose, je vais faire la version courte, tunique, qui a le mérite de ne pas être une redîte de la robe. Bref, je suis un peu vexée, mais s'incliner devant la beauté et la complexité,parce qu'on n'a pas été assez exigeante, n'est pas vexant. C'est une contrariété qui fait avancer, qui vous relance.

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Tiens... Je suis presque au garde à vous !

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Et sinon, dans la foulée, je me suis fait une nouvelle paire de boucles. Dix secondes chrono en main !

Prenez un sequin ovale, une pampille ovale aussi couleur laiton et enfilez les deux sur unemonture de boucle grande taille. Et c'est tout !

Voilà.

A suivre donc pour une blouse en chambray de chez tissu price où, pendant les soldes, c'est le stagiaire de 3ème qui préparait les commandes...

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24 janvier 2017

Mettre un peu de brillant dans tout ça...

... et souhaiter, hors délais comme toujours, à celles qui viennent jeter un coup d'oeil ici - et parfois laisser un petit mot, comme on pose une petite pierre sur les autres, en montagne- 

Une belle et heureuse année 2017

... qu'elle nous épargne le pire, qu'elle préserve les notres, qu'elle nous grandisse un peu et qu'elle nous gratifie de ces oasis de légèreté qui sont le sel de la vie.

En attendant, donc, des lendemains qui chantent (et qui gagneraient à arriver vite !) j'ai tenté de mettre un peu de lumière artificielle dans tout ça.

Quand on n'a pas la disponibilité pour coudre, en raison de contrariétés diverses et persistantes, et de vacances loin de sa MAC, que fait-on ?

On tricote dans l'espoir d'avancer un boulet qui menace de ne jamais aboutir (vous connaissez l'histoire de l'escargot qui fait chaque jour la moitié du chemin qui lui reste à parcourir ?), ou on bijoute.

Aujourd'hui, donc, c'est bijoux !

... et c'est boulet aussi puisque j'aifini par achever un bracelet commencé en juillet 2014. Non, vous ne rêvez pas : les choses sont vraiment dramatiques, ici!

En 2014, j'ai reçu, pour la fête des mères, un métier à tisser les perles. Ravie, j'ai entamé une création free style qui m'a pris du temps (rapport au fil, choisi très gros pour des raisons de solidité, et qui rendait l'enfilage très dur... surtout sur les raccords) Une fois achevée, la chose était sympa malgré des irrégularités liées à l'emploi de perles de tailles variées. En revanche, le montage était difficile à envisager : la largeur (free style, donc...) ne correspondait à celle d'aucun fermoir. Je me suis donc perdue en hypothèses : montage d'embouts en cuir ou en tissu avec boutons et boutonnières, découpage aux tenailles d'un malheureux fermoir du commerce, incantations, oubli du bracelet au fond d'un tiroir...

Bref, ce n'est qu'en décembre, cette année que j'ai trouvé une manchette rigide chez Fifi Jolipois et réalisé qu'il suffisait de coller ma création dessus !!! Au final, j'aurais pu coller sur autre-chose (cuir, tissu, toile cirée, skaï...) mais je ne suis pas bien rapide.

Et ça donne ça :

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(avec desfinitions roots, mais bon. Il est fini, on vous dit !)

Une fois entrée chez Fifi Jolipois, il fallait mettre à profit la visite et ne pas passer pour une malheureuse qui découvre l'usage de la colle...J'ai donc liquidé le bon d'achat offert par ma belle-mère (elle a la classe, quand même, ma belle-mère) en me munissant d'un kit pour bracelets en Miyuki. Avec fil et fermoirs !

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Il s'agit du kit numéro 2 et je me suis régalée à monter tout ça. Dès qu'on a tout (un fil à la bonne taille, des perles qui vont bien, le fermoir adapté), ben c'est plus simple ! Je me réjouis en outre qu'il me reste plein de perles en plus (les quantités sont hyper généreuses) pour me lancer dans un nouveau machin boiteux qui prendra 2 ans !

Elégante, donc, ma belle-mère avait aussi glissé dans le paquet, avec le bon d'achat, un petit kit tout fait et pas cher pour réaliser un sautoir en cinq minutes. Peu convaincue au départ, je l'ai quand même monté et il est adorable (et encore disponible en boutique pour un prix ridicule).

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Enfin, j'ai réalisé un presque plagiat qui menaçait de jouer lui aussi les prolongations. Il ya plusieurs années, j'ai découvert dans Marie-Claire idées, sur une photo qui vantait les bienfaits d'une crème quelconque destinée à rafraichir la peau d'une jouvencelle de 16 ans, une boucle d'oreilles qui m'a durablement traumatisée. Il s'agissait d'une création Réminiscence (hors de prix, sans doute) qui associait, sur un fermoir de grande taille une aiguille d'oursin tropical, un morceau de corail pendu à une chaînette et deux perles foncées montées sur clous. La chose était très  jolie et elle paraissait dangereusement faisable.

J'ai rassemblé le matériel (je vous dis pas la complexité que c'est de trouver des piquants d'oursins foncés, jolis, solides...), adapté ma version à un manque cruel de perles convaincantes, dans un stock personnel pourtant déraisonnable et remis l'ouvrage à plus tard, cinq ou six fois, parce que je n'arrivais pas à me satisfaire des options qui s'offraient à moi. J'ai conclu mi-décembre (en regardant Le Guépard, de Visconti ! N'importe quoi...) et le résultat est là :

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C'est moins joli que sur la photo du magasine, mais je ne suis pas une jouvencelle ! Tout vient de là... forcément.

Sinon, pour la boucle, j'ai viré les perles et associé deux éléments en métal laiton (une perle carrée et une goutte) qui font un contrepoint au côté naturel et marin des autres pendeloques. Je ne sais pas trop si je porterai cette création, mais je suis soulagée d'un poids : je peux arrêter de baver sur la photo de MCI !

De la couture est à venir, mais je peine à trouver le temps et l'énergie pour concrétiser les projets qui se succèdent et s'étiolent avec régularité. Une robe est en préparation , enfin, un brouillon, mais le résultat me déçoit déjà : un tissu fluide et difficile associé à un patron au dessus de mes compétences auront peut-être raison de ma motivation. Nous verrons!

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13 décembre 2016

Tout confondre

Le vrai et le faux, le grand et le petit.

Est-ce la fatigue ? Est-ce un certain découragement devant les contrariétés et inquiétudes qui se relaient sans fin... j'ai des envies de ruines et de plantes (vous savez, ces êtres vivants qui ne vous contrarient jamais, réagissent à vos bons soins mais ne vous font jamais aucun reproche ?).

Petit jeu, donc : que faire avec ça ?

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Et ça ?

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Un jardin à étages ! Si.

La preuve.

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(OK, j'ai triché: c'est pas le même pot que celui du dessus qui était trop largement ouvert...)

 

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Bon. Tout le monde a compris que la chose demande un peu de temps pour prendre tournure. Les plantes ont besoin de s'installer et de grandir !

Hier, j'ai réalisé le montage avec des pots cassés, un reste de terreau, de la mousse prélevée au sol (les petits degrés de l'escalier ne seront plus visibles si j'y installe une végétation trop haute) et quelques brins de succulentes que j'avais déjà en pots. L'enjeu est devenu de ne rien dépenser, et de faire l'installation de base en quelques minutes, sans planifier d'interminables achats. Reste maintenant au temps (qui ne négocie rien, lui) de faire son office. Je rajouterai une autre plante sur la terrasse du haut, plus tard. Je ne sais pas encore quoi. Mais j'ai d'autres succulentes en magasin.

L'idée vient de Pinterest.Tapez donc "pots", "cassés" et "plantes" et vous verrez... Il y a des merveilles.

Et puis à l'heure où d'autres rêvent de sapins, j'ai opté pour une obsession bien différente :

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Je balbutie mes premiers amirugumis et j'ai fondu les plombs pour des cactus... Il y en a d'autres en projet, plus grands, plus clairs, avec des bras... La chose manque encore un peu de finesse et je crains bien d'être passée à autre chose avant d'avoir pu raffiner vraiment le truc, mais bon. On dompte ses démons comme on peut.

"Dans la vie, il y a des cactus

Moi je me pique de le savoir

Aïe aïe aïe, Ouille, AAAAîe"

... comme le disait le beau Jacques.

Posté par Laudette à 05:23 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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